Pétrot a vu rouge face au Betis
13/05 12:59

Formé au club et non conservé par les Verts, Léo Pétrot évolue en Liga depuis l'été dernier, sous les couleurs de Elche, promu et en course pour le maintien.
Le défenseur, qui vient de fêter ses 29 printemps a plus joué cette saison (35 matchs toutes compétitions, 1 but) que lors de la dernière saison en Ligue 1 des Verts (31 apparitions).
En déplacement au Betis de Séville, qui lutte pour une place en Ligue des Champions, le natif de Firminy, aligné dans une défense centrale à 3 unités a craqué à la 49ème minute du match, hier soir, et laissé ses coéquipiers à 10 alors que le score était de parité (1-1).
Le carton rouge pris hier par Léo pic.twitter.com/PLzf7hB8G3
— Poteaux Carrés (@poteauxcarres) May 13, 2026
Défait à l'issue du match (1-2), Elche va devoir batailler pour garder sa place dans l'élite espagnole où alors qu'Oviédo est déjà relégué, seules 6 équipes (sur 20) sont aujourd'hui assurées de se maintenir, avec notamment 5 formations, dont celle de Pétrot, à 39 points !
La symphonie inachevée de Pascal Dupraz
13/05 12:23

Dans son bouquin Temps additionnel paru jeudi dernier aux éditions Solar, Bernard Caïazzo revient sur le passage de Pascal Dupraz à l'ASSE. Extraits.
"Pascal Dupraz aura eu un défaut, un seul, qui favorisera malheureusement la chute du club : on l’avait engagé pour 19 matches [il a entraîné en fait 25 fois les Verts : 2O en L1, 3 coupe de France et 2 en barrage, ndp2] alors que si on l’avait pris pour 10 matches, jamais Saint-Etienne ne serait descendu (…) Il nous avait sorti de la zone de relégation et avait dit fin mars : "La saison prochaine, j’irai voir la Ligue 1 depuis le Kop." Cette déclaration était très maladroite. D’abord, on était loin d’être maintenu en Ligue 1. Ensuite, quand un entraîneur réussit l’opération maintien, en général on le conserve. A quoi bon proclamer des phrases pareilles, au risque de perturber le groupe ?
Je parle de 10 matches car c’est le laps de temps durant lequel il est arrivé à redresser la situation. Mais ce fut finalement une "symphonie inachevée" D’un maintien presque dans la poche 4 journées plus tôt, on s’est retrouvé en ballottage. A Auxerre, à l’aller, on menait 1-0 un match qu’on menait de la tête et des épaules. Il devait se traduire au tableau d’affichage par 2 ou 3 buts d’écart. Mais Pascal décida de jouer la carte défensive au lieu d’enfoncer le clou et Auxerre égalisa dans les dernières minutes.
3 jours plus tard, à Geoffroy-Guichard, alors que Saint-Etienne était largement supérieur, il passa a un système à 3 défenseurs que l’équipe n’avait jamais pratiqué. Or on n’improvise pas un tel système qui réclame un travail de longue haleine, de la coordination et de l’expérience. Auxerre en a profité pour ouvrir le score. Et arrivé à la séance de tirs au but, on savait tous que notre gardien [Paul Bernardoni, ndp2] n’était pas un spécialiste.
C’était la fin du monde, tout s’écroulait. Le choc subi fut terrible. Les supporters, furieux, envahirent le terrain et mirent le feu au stade (…) C’est le pire souvenir de ma période stéphanoise, y compris familiale. Mon fils, âgé de 15 ans, s’enferma une semaine dans sa chambre et tomba en dépression. Ce fut pour moi une souffrance terrible, comme si on m’enfonçait des aiguilles dans le corps."
Un coup de Maitre
13/05 11:30

Si les hommes de Robert Herbin n'ont hélas pas réussi à la mettre au fond le 12 mai 1976 à cause des poteaux carrés, le père de Nicolas Maitre y est parvenu ce jour-là selon ce cuisinier à l’université Savoie Mont-Blanc. Surnommé "Rasta" dans le Kop Sud, ce Green qui a prénommé sa fille Angèle par attachement à son groupe s'est confié hier dans Le Dauphiné Libéré. Extraits.
"Ça ne peut pas être une simple coïncidence. J'a forcément été conçu le 12 mai 1976. On ne me l’a jamais confirmé officiellement mais j’ai fait mes calculs et ça colle parfaitement. C’était écrit, presque inévitable. Aucun des supporters actuels de Sainté n’était à Glasgow il y a 50 ans et pourtant tout le monde sait ce qu’il s’y est passé. La ferveur populaire, les Champs-Élysées, la chanson de Monty, les poteaux carrés.
Tout ça c’est mythique, c’est notre patrimoine commun alors on en parle beaucoup entre nous. Je suis déjà allé à Nantes, à Marseille, à Lens… partout on me rebat les oreilles avec cette maudite finale mais ça ne me dérange pas, au contraire. Le niveau de notre équipe est moyen en ce moment et ce n’est pas super bien engagé pour la montée mais c’est encore possible via le play-off puis le barrage alors il faut y croire et tout donner !"
L'argent ne fait pas tout
13/05 10:38

Malgré un budget 4 fois moins important que celui des Verts et un effectif valant 6,7 fois moins que la vincible armada stéphanoise selon Transfermarkt, Le Mans FC a fini la saison devant l'ASSE, club le plus fortuné de Ligue 2.
Après le TFC (2001-2003), le VAFC (2004-2006), Arles-Avignon (2008-2010), l'ETG (2009-2011), le SC Bastia (2010-2012), FC Metz (2012-2014), le Gazélec Ajaccio (2013-2015), le Racing Club de Strasbourg et l'Amiens SC (2015-2017), le club sarthois est devenu le 10e club français au XXIe siècle à passer en 2 ans du N1 à la L1.
Son président Thierry Gomez s'en réjouit dans la dernière édition du quotidien Ouest-France. Extraits.
"Une montée n’arrive jamais trop tôt, c’est une opportunité exceptionnelle. Nous sommes peut-être en avance sur le tableau de marche, mais dans le football, on ne choisit pas son moment. Depuis mon arrivée il y a 10 ans, j’ai connu 5 montées [4 avec les hommes, une avec les féminines, ndp2]. Certains présidents n’en connaissent pas une seule en 15 ans de carrière. Je savoure ce privilège mais la Ligue 1 est 10 fois plus forte qu’il y a 10 ans. C’est une pression énorme. On n’a pas envie de décevoir.
L’argent est évidemment plus important en Ligue 1 qu’en Ligue 2 ou en National, et la présence d’Outfield est capitale pour cela. Mais attention : l’argent ne fait pas tout. C’est beaucoup plus complexe qu’une simple question de moyens. Il faut se souvenir que nous étions montés en Ligue 2 avec 5 millions d’euros quand certains en avaient 15. Là, nous montons avec un budget de 9-10 millions face à des clubs à 45 M€ ou 30 M€ (l'ASSE et le Stade de Reims). Je n’ai jamais géré par l’argent, je préfère m’organiser pour trouver des solutions.
il y a 10 ans, une montée en Ligue 1 garantissait environ 20 millions d’euros de droits TV. Aujourd’hui, on nous en garantit 3 millions. C’est un monde d’écart. Aujourd’hui, l’unité de mesure dans le football n’est plus le million d’euros, mais la tranche de 10 millions. Outfield va assurer environ un tiers du budget, ce qui est considérable. Il ne faut pas mentir au public : les billets seront forcément plus chers en Ligue 1. Nous avons besoin de ces recettes pour exister face à des clubs qui ont des budgets de 50, 100 millions, voire un milliard d’euros pour le PSG."
On ne parle pas de football mais de phénomène
13/05 09:48

Dans Le Dauphiné Libéré, Dominique Bathenay se rémémore la finale de Coupe d'Europe des Clubs Champions de 1976.
"On aurait aimé que ce soit différent, que cette trajectoire du ballon soit un peu plus basse, se rappelle amèrement le milieu défensif. Est-ce que ma frappe et la tête de Jacques Santini seraient rentrées si les poteaux étaient ronds ? On ne saura jamais et c’est très bien comme ça. Il faut conserver cette légende qui fait partie intégrante de l’histoire de Saint-Étienne et de l’histoire du football français. La descente sur les Champs-Elysées il y a 50 ans ? En fait, là, on ne parle pas de football, mais de phénomène. On se rend compte après coup qu’on a marqué une époque. Ce sont de formidables souvenirs pour les supporters mais pour certains d’entre nous, joueurs, ça nous est passé un peu au-dessus de la tête. On venait de perdre et on n’avait pas forcément l’idée de faire la fête."
Eric Blanc est devenu Vert
13/05 09:16

"Ça ne m’étonne pas qu’une partie du vil peuple fête des défaites. Les Verts en 1976, les Bleus en 1982... Depuis on a gagné des titres quand même ! Fêtons les titres ! 1976, ce n’est pas un moment heureux du sport français. Quand je vois qu'on fait plus la gueule quand on a gagné la Coupe du Monde en 2018 qu’en 1976. OK, super, fêtons les défaites... Pfff ! Et puis Saint-Etienne, ce n’est pas le grand départ du foot français en Coupe d’Europe, il y a eu le Stade de Reims avant" s'est agacé hier soir le suiveur du QSG Damien Degorre sur la chaîne de la Pravda.
Ancien champion de France de rugby (avec le Racing Club de Paris, en 1990), Eric Blanc lui a répondu.
"Moi j'avais déjà 16 ans en 1976 et je n'avais pas vu l'équipe de France. En 1966, on va en Coupe du monde, on est nuls. En 1970 et en 1974, pas de Coupe du Monde. Il y a eu un trou. Moi je n'étais pas Vert à la base parce que j'avais choisi mon camp, c'était les Hollandais et l'Ajax. Mais tout le monde était derrière les Verts, poussait les Verts. Ils ont vraiment lancé quelque chose. C'est normal de les fêter 50 ans après, même si c'est une défaite 1-0 un peu controversée. Ils ont manqué de chance, Rocheteau était blessé, etc.
Mais c'était une épopée fabuleuse, on en parle encore 50 ans après. Les Verts, c'était comme l'arrivée des Rolling Stones et des Beatles. Voilà, c'est tout ! C'était exceptionnel. C'est tout ! C'est une réalité. Les Verts avaient du panache. C'est un marqueur à vie ! 50 ans après, qu'est-ce qui reste ? C'est les émotions ! C'est comme les Pays-Bas, qui ont perdu deux finales de Coupe du Monde, en 1974 et en 1978, mais tu t'en fous ! Ils donnaient des émotions, t'avais envie de les voir jouer !"
Attention Montanier, le RAF peut gravir des montagnes !
13/05 08:15

S'ils seront favoris après-demain soir dans leur Chaudron face à une équipe qui a laissé du jus à Bauer et qui va se coltiner son 3e déplacement en 6 jours, les Verts de Philippe Montanier devront se méfier de Ruthénois en pleine confiance, invaincus depuis 20 matches (leur dernière défaite remonte au 29 novembre en Coupe de France contre Canet-en-Roussillon).
"Je pense que cette année, il y a une confiance énorme, que ce soit entre nous ou avec le staff. On suit à la lettre les consignes" déclare le défenseur central Raphaël Lipinski dans la Pravda. "Entre nous, on sait qu'on peut mourir les uns pour les autres. Il y a cette énergie entre nous qui fait qu'on peut gravir des montagnes" ajoute le capitaine du RAF.
Pochat vote Stassin
13/05 07:59

Après chaque rencontre, le site Foot National demande à chaque entraîneur de Ligue 2 de sélectionner le joueur de l'équipe adverse qui lui a fait la meilleure impression lors de leur confrontation.
Fort de son but et de ses deux passes décisives samedi dernier contre Amiens, Lucas Stassin a a désigné par Alain Pochat. Mais c'est Zuriko Davitashvili qui aura été le Vert le plus talenteux cette saison.
Le classement des Talents Verts
1. Zuriko Davitashvili (7 citations)
2. Florian Tardieu, Augustine Boakye (5)
4. Lucas Stassin (4)
5. Mickaël Nadé, Irvin Cardona (3)
7. Gautier Larsonneur, Julien Le Cardinal (2)
9. Brice Maubleu, Igor Miladinovic, Nadir El Jamali (1)
Didier Santini ravi de retourner à GG
13/05 07:45

La Pravda relaye les propos tenus hier par l'entraîneur ruthénois Didier Santini, ravi de retourner dans le Chaudron ce vendredi soir après avoir renversé (3-2) le Red Star hier.
"On a vécu un scénario de fou, à notre image. Même dans la difficulté, les joueurs ne lâchent rien, restent fidèles à nos principes, avec cette volonté d'en remettre et d'en remettre encore. Ce n'était pas notre meilleur match athlétiquement, mais on avait l'impression que dès qu'on encaissait un but, on pouvait répondre. Ce groupe m'étonne dans sa maturité. Ils savent qu'ils peuvent revenir. Ils ont cela en eux, cette confiance. Saint-Etienne, c'est une énorme montagne. J'ai l'impression d'être déjà parti d'ici [du stade Bauer, ndp2] avec l'esprit tourné vers ce nouveau défi.
Je me réjouis à l'avance d'aller jouer dans le Chaudron. J'adore avec ce public, cette ambiance. Ça va être de la folie ! On n'est évidemment pas favoris et je vais réfléchir à ce qu'on va proposer, même si je crois qu'il faudra rester dans ce que l'on sait faire. Il ne faut pas tomber dans des certitudes après les avoir battus il y a dix jours chez nous. On sait que ce sera une autre équipe devant son public et que ça va être très compliqué de s'entendre, de communiquer sur le terrain. Cela va être très important de se remettre les idées droites dès ce soir."
Ce sera Rodez, comme il y a 2 ans !
12/05 22:29

Comme il y a 2 ans, l'AS Saint-Etienne recevra le Rodez Aveyron Football en play-off ce vendredi soir à Geoffroy-Guichard (coup d'envoi à 20h30). Invaincus depuis leur défaite du 29 novembre dernier en Coupe de France contre Canet-en-Roussilon (N3), les Ruthénois ont été menés 2 fois au score ce soir au Stade Bauer contre le Red Star de Dylan Durivaux, mais ils ont su s'imposer 3-2 au terme d'une rencontre très intense.
Les Aveyronnais, qui vont enchaîner un 3e déplacement en 6 jours, arriveront probablement émoussés à GG comme le 24 mai 2024, quand Irvin Cardona et Nathanaël Mbuku avaient mis un terme à leur beau parcours. Mais l'ASSE devra se méfier de ce RAF. Ce club en a pris 4 dans le Chaudron lors de la 2e journée mais a nettement dominé la phase retour du championnat (37 points soit 5 de plus que le champion troyen et 7 de plus que les Verts).
Durivaux inamovible
12/05 19:51

Dylan Durivaux (24 ans), qui ne s'était pas vu proposer de contrat pro par l'ASSE à la fin de son septennat sous le maillot vert (2013-2020), est l'un des grands artisans de la belle saison du Red Star. Le défenseur audonien n'a pas manqué la moindre minute en Ligue 2 cette saison !
Seuls 3 autres joueurs peuvent en dire autant : le gardien rémois Ewen Jaouen mais aussi les Ruthénois Quentin Braat et Raphaël Lipinski, que le natif de Cannes reçoit ce soir à Bauer. Pour rappel, le vainqueur de cette rencontre affrontera les Verts à Geoffroy-Guichard dès vendredi soir (à 20h30).
Colas donne rendez-vous à Krasso
12/05 19:30

Erwan Colas, qui avait raté 2 balles de matches contre Reims lors de l'avant-dernière journée, a marqué samedi dernier à Furiani le premier but de la victoire mancelle synonyme de montée directe pour les Sarthois. Dans la dernière édition de L'Echo Républicain, l'attaquant de 29 ans n'en revient toujours pas
"Encore aujourd’hui, j’ai du mal à réaliser ce qui se passe. La saison prochaine, Le Mans ira jouer au Parc des Princes, au Vélodrome : c’est tellement incroyable… Même si on est resté très longtemps invaincus cette saison, on a vraiment compris qu’on pourrait le faire au moment où on est passé devant Saint-Étienne, le 25 avril. Dans un premier temps, le coach n’était pas content parce qu’on n’avait fait que match nul à Grenoble. Mais c’est ce point qui nous a permis de passer devant les Verts.
Lors de l'avant-dernière journée on a fait match nul contre Reims mais Saint-Etienne a perdu à Rodez. On savait que la rencontre à Bastia était loin d’être gagnée parce que les Corses jouaient leur survie en Ligue 2. On a réalisé le match qu’il fallait faire. J’ai ressenti une joie immense mêlée à un certain soulagement. J'ai un petit message à faire passer à l'atatquant du Paris FC Jean-Philippe Krasso. Surtout qu’il m’attende pour la saison prochaine. Deux gars issus de Chartres Horizon en L1, ce sera beau !"
Reste à savoir si Zipé sera encore Parisien la saison prochaine (il est actuellement sous contrat jusqu'en 2027). Blessé au genou depuis 2 mois, l'ancien numéro 14 de l'ASSE n'a marqué que 2 buts en 25 matches (12 en tant que titulaire cette saison).
Ciment et remerciements
12/05 18:52

La République des Pyrénées a publié aujourd'hui une longue interview de Jean-Michel Larqué. Extraits.
"Des gens réduisent ça à la finale perdue à Glasgow mais c'est une épopée dont on fête les 50 ans. Ce qui avait un peu rassemblé la France en 1974-1975, puis en 1975-1976, voire même en 1976-1977 puisqu'on est arrivés quand même en quart de finale contre Liverpool. Ce qui me reste maintenant, c'est surtout la réaction des gens qui ont vécu ces années parfois au stade, mais surtout derrière leur écran de télé. Aujourd'hui, on parle de fracture dans la société, mais là j'avais l'impression que c'était du béton armé et que ça rassemblait énormément les gens. La descente sur les Champs-Elysées le lendemain de la finale, parfois on en plaisaitait en disant : "Heureusement qu'on a perdu ! Si on a gagné, tu te rends compte le monde qu'il y aurait eu."
Ils me font tous la même réflexion : "Merci Monsieur Larqué pour les bons moments que vous nous avez fait passer." Quand ils disent ça, ils incluent bien sûr mes coéquipiers. Ils ont entre 50 et 75 ans, sont de classes sociales complètement différentes et ont vécu de la même manière ces moments-là. C'était un ciment extraordinaire. Avant d'assister au match contre Amiens, j'ai déjà vu cette saison dans le Chaudron les matches contre Pau et Annecy. 38 000 spectateurs, une ambiance de fou... C'est fabuleux ! Comment cette passion s'est transmise depuis notre époque jusqu'à aujourd'hui ? Je n'ai pas la recette mais c'est unique. Surtout en Ligue 2 !"
Cette équipe dans laquelle la France s'est retrouvée
12/05 18:21

Dans sa pleine page consacrée au cinquantenaire de la mythique finale de Coupe d'Europe, Le Figaro a rapporté aujourd'hui les propos tenus par Hervé Joly, historien, directeur de recherche au CNRS, et auteur d'un intéressant d'ouvrage sur les Verts de 1976 à paraître en septembre prochain aux éditions Atlande (Les perdants magnifiques). Extraits.
"Le football français se trouvait à cette époque dans un incroyable marasme, puisque, depuis la Coupe du Monde 1958 et les finales européennes du Stade de Reims, l'équipe de France, c'était une catastrophe, et les clubs ne passaient pratiquement pas de tour de Coupe d'Europe. Au niveau des sports collectifs, les équipes françaises ne faisaient pas rêver, à part le rugby avec le Tournoi des Cinq Nations. Le succès de Saint-Etienne a été d'autant plus remarqué.
Et il y a cette équipe dans lequelle la France s'est retrouvée, parce que justement elle n'était pas que stéphanoise. Il y avait des Méridionaux comme les frères Revelli,, des Nordistes comme comme Synaeghel, des gens de l'Est comme Santini, de l'Ouest comme Rocheteau, des Béarnais comme Larqué, des pieds noirs comme Lopez, un Antillais comme Janvion... Toute la France était représentée, sauf peut-être les Parisiens.
Le tout est plus que la somme des parties. Les joueurs, pris individuellement, n'étaient pas forcément extraordinaires, mais le club et leur entraîneur avaient vraiment réussi à constituer une équipe exceptionnelle qui ne s'est pas construite en un jour, qui est vraiment l'héritage d'un travail de longue haleine. Un groupe humbe et soudé, imprégné des valeurs de la ville, qui a fait trembler l'Europe."
Vendredi, Lucas saura !
12/05 17:57

Appelé pour la 1ère fois avec les A belges lors de la dernière trêve internationale, Lucas Stassin espère plus que jamais être du voyage aux USA pour la Coupe du monde.
Le verdict tombera vendredi avant le match de play-off. C'est en effet à 13h20 que Rudi Garcia annoncera sa liste, dans laquelle un nouveau concurrent à Stassin pourrait figurer : le Lillois Fernandez Pardo (8 pions cette saison en L1) a en effet choisi de représenter la Belgique plutôt que l'Espagne.
PC comme Patrick Cohen, Poteaux Carrés, Parti Communiste
12/05 15:08

Dans sa chronique politique, le journaliste Patrick Cohen (63 ans) a rendu un bel hommage aux Verts sur France Inter en ce jour du 50e anniversaire de la finale à Glasgow.
"En ce temps-là, 1976, les téléviseurs étaient les cubes et les cuisines en formica. Les joueurs de foot avaient des cheveux longs, les shorts courts et des maillots moulants. L'Ukraine était en URSS, le Dynamo Kiev avec Oleg Blokhine était la meilleure équipe d'Europe. Et après la défaite légendaire du Dynamo à Geoffroy-Guichard en quart de finale, on chantait « Allez les Verts ! » dans tous les repoints du pays, jusque dans les émissions de Guy Lux, là où le foot alors n'avait jamais posé un orteil.
Ils s'appelaient Larqué, Rocheteau, Janvion, Piazza, Curkovic, les frères Revelli. Ils n'étaient pas des stars. Et on peine à imaginer aujourd'hui à quel point cette équipe immensément populaire a pendant des mois fait vibrer et rendu heureux tout un pays jusqu'à ce moment unique de communion nationale. Après la finale perdue de Glasgow, 100 000 personnes sur les Champs-Élysées pour acclamer ces perdants magnifiques. Ce qui fait de cette épopée pas seulement un morceau d'histoire du foot, mais une page d'histoire de France.
Cette histoire nous dit tout n'est pas perdu dans une France en crise et dans une ville qui souffre. Saint-Etienne a vu fermer son dernier puits de mine trois ans plus tôt. Manufrance, la célèbre manufacture d'armes et de cycles, dont le nom orne les maillots des Verts, commence à battre de l'aile. Elle sera liquidée en 79. Et c'est du déclin de cette France industrielle et provinciale qu'émerge un sujet de fierté.
Pas seulement à cause de la gagne, mais de ce groupe auquel chacun peut s'identifier, que les Stéphanois peuvent croiser dans les rues de la ville des joueurs payés au mieux 5 à 8 000 euros d'aujourd'hui, pas des millionnaires. C'est le football d'avant la marchandisation et des droits télé, le foot du courage et de la solidarité, de l'envie d'être ensemble et de se battre pour les autres. Si la malchance des poteaux carrés de Glasgow fait partie du mythe, l'exceptionnelle cohésion de cette équipe n'était pas une légende. 50 ans après, les joueurs continuent de se voir et d'appeler Larqué capitaine. C'est tout cela qui nous paraît si exotique, si différent d'aujourd'hui, qui est entré dans la mémoire collective.
Et la politique dans tout ça ? C'est là que ça a commencé, la politique et le sport, et le foot. C'est là, avec l'épopée des Verts, que les politiques se sont immiscés. C'est là que les gouvernants ont compris la puissance symbolique du sport de masse et qu'ils ont voulu être de la fête. C'est le président Giscard d'Estaing qui multiplie les télégrammes à Saint-Étienne, à chaque match, avant d'accueillir les joueurs en héros, à l'Elysée après leur défaite. On ne voit pas encore les politiques dans les tribunes, mais ça va venir.
En 1980, François Mitterrand et Georges Marchais se rendent ensemble, mais en s'ignorant, à Geoffroy-Guichard. Défaite de Saint-Étienne [le 5 mars, défaite 1-4 contre Mönchengladbach, ndp2]. Commentaires séparés de l'un et de l'autre. François Mitterrand "Je suis désolé du résultat, il faut dire que l'équipe allemande a été excellente, beaucoup plus rapide et plus puissante. Je trouve que Saint-Étienne a souvent mieux joué au milieu de terrain, mais s'est laissé déborder par la vitesse et la puissance." Georges Marchais : "Je trouve qu'entre Larios et Platini, il y a quelque chose qui n'a pas bien marché. François Mitterrand était également du match ? Et oui mais moi quand je suis tout seul, on gagne." Ce qui n'a pas changé à 50 ans d'écart, c'est la gauche qui se querelle !"
Puel a coûté cher à Nanard
12/05 12:38

Alors qu'une obscure équipe de besogneux fête aujourd'hui dans l'indifférence générale les 50 ans d'une finale perdue, un légendaire ancien président de l'ASSE évoque un inoubliable ex-manager général des Verts dans son bouquin Temps additionnel paru jeudi dernier aux éditions Solar. Extraits.
"Après l'expérience Printant, il fallait réveiller le club et provoquer un électrochoc. Notre choix se porta sur Claude Puel. Il avait pour agent son gendre, Tom Calvet, marié avec sa fille. Je connaissais son père depuis 30 ans, il avait été directeur général au Club Méditerranée. Une famille très bien sous tous rapports ! Avec Claude, l'accord fut rapidement conclu sur la base d'un contrat de 3 ans et 250 000 € mensuels.
Pour son premier match, Claude retrouvait un club qu'il avait déjà entraîné, et pas n'importe lequel : l'Olympique Lyonnais, battu à la dernière minute par un but de Beric. Le stade Geoffroy-Guichard était en fusion. Tout démarrait bien mais ensuite les résultats furent moyens (...) En octobre 2021, on pointait à la dernière place. Les supporters grondaient et réclamaient le départ de Puel mais on a tenu bon le plus longtemps possible.
Mais les joueurs se plaignaient énormément du caractère taciturne du coach et de son absence de communication et de dialogue. Après la défaite 0-5 contre Rennes à Geoffroy-Guichard, notre devoir était de changer d'entraîneur. Les supporters grondaient de plus en plus, ils n'avaient pas forcément tort. L'affaire Ruffier, très mal gérée par le coach, fut la démonstration de sa difficulté à bien communiquer avec son groupe. L'addition fut lourde car il fallu payer les années de contrat de Puel, soit un coût de plus de 4 M€ !"
Passion et transmission
12/05 11:20

Le quotidien auvergant La Montagne met aujourd'hui à l'honneur la sympathique famille Gauthier. Extraits.
"Chez les Gauthier, l’amour des Verts fait partie intégrante des racines familiales. "Cela a commencé par mon arrière-grand-tante qui a suivi le club dès sa création en 1933, et ma grand-tante", explique Pierre, quatrième génération de la famille à supporter les Verts. "Ma grand-tante, avant même mon père, ça a été ma référence club. Jusqu’à ses 95 ans, elle continuait à suivre les matchs. Elle a transmis ça à mon père et ses frères. Mon père a suivi toutes les épopées européennes. Il était à Glasgow. Tout petit, il m’amenait au stade. Quand on partait en vacances, bizarrement, il y avait souvent un match des Verts pas loin. Ça a toujours été le ciment familial. Et c’était important pour moi de faire la même chose avec mon fils."
Installé à Brive (Corrèze), Pierre amène ainsi pour la première fois Arthur à Geoffroy-Guichard à l’âge de 6-7 ans. Il lui montre des DVD des matchs des différentes épopées : "Aujourd’hui, il est aussi mordu que moi, voire plus", poursuit cet abonné du kop sud. "Cette saison, on n’a pas raté beaucoup de matchs à domicile, où on retrouve d’autres membres de la famille. Après chaque match, j’avais l’habitude d’appeler mon père pour débriefer les rencontres. Et il parlait beaucoup foot avec mon fils, il lui racontait ses anecdotes."
Sainté n'a rien à faire en Ligue 2 pour Hollande
12/05 11:02

Supporter du Red Star, qui tentera ce mardi de décrocher à Bauer aux dépens du RAF son billet pour affronter les Verts dès vendredi soir à Geoffroy-Guichard, François Hollande s'est confié au Parisien. Extraits.
"Le Red Star, c'est une passion depuis l'adolescence. De Neuilly-sur-Seine, où mes parents habitaient, j'allais avec ma mobylette Peugeot 102 au stade Bauer pour assister à une dizaine de matches par saison. De par sa longue histoire, son implantation à Saint-Ouen, dans un département populaire, et son nom même, j'étais attiré par ce club de caractère.
En février 2015, alors chef de l'Etat, j'avais demandé au protole de l'Elysée d'accélérer le repas entre ténors de la majorité pour assister au 8e de finale de Coupe de France entre le Red Star et Saint-Etienne au stade Jean-Bouin. Cela n'a pas permis au Red Star de gagner la Coupe de France mais c'était un bon moment [l'ASSE avait gagné 2-1, but de Ricky Van Wolfswinkel et csc de l'ancien Vert Pierrick Cros, ndp2].
Le Red Star est un club populaire et jouit d'une certaine sympathie, pas uniquement en Seine-Saint-Denis. Faute de temps, je ne pourrai pas assister au match de play-off ce mardi au stade Bauer. Avec le PSG et le Paris FC, il pourrait y avoir 3 clubs de Ligue 1 en région parisienne. Je dois quand même avouer que ce je serai face à un dilemme en cas de match entre deux mythes, le Red Star et l'ASSE. Saint-Etienne n'a rien à faire en Ligue 2."
Deux ans après, Rodez veut rejouer un play-off à GG
12/05 10:23

Deux ans après, l'entraîneur ruthénois Didier Santini rêve de jouer à nouveau un match de play-off dans le Chaudron dans 3 jours, comme il l'a expliqué hier en conférence de presse avant de défier le Red Star de Dylan Durivaux ce mardi à 20h30.
"Avoir fini la saison à 58 points, soit seulement 2 de moins que Sainté, c'est beau pour le Red Star comme pour Rodez. Eux comme nous n'étions pas les plus attendus parmi les 5 premiers en début de saison. C'est clair, on va à Bauer pour gagner. Quand on arrive là, on ne peut avoir qu'une seule chose en tête, c'est gagner, gagner, gagner ! Il faut essayer d'aller le plus loin possible. Concernant les choses à améliorer par rapport à notre expérience des plays-offs il y a 2 ans, cela se jouer sur les paramètres le jour du match.
On va à Paris, on sait que les joueurs ont des proches qui vont venir, famille, amis, agens, etc. Je ne veux personne à l'hôtel ! Si quelqu'un passe, il reste 3 minutes pour dire bonjour et s'en va. Il y a 2 ans, certains joueurs avaient passé 1h ou 1h30 avec leur agent. Ce n'est pas possible, il faut rester focaliser sur le match. Pareil, il ne faut pas que quelqu'un cherche des places le jour du match. Il faut penser au Red Star et rien d'autre. Il ne faut pas penser non plus à la suite, ce serait une stupidité !"
7 000 spectateurs de plus qu'en 2024 !
12/05 10:22

Ce n'est pas une surprise mais c'est un plaisir sans cesse renouvelé : cette saison le Chaudron a joué plus que jamais son rôle de 12ème homme.
En effet, avec une affluence moyene de 31 443 spectateurs (malgré 5 matchs avec un huis clos partiel), cette saison 2026 est au dessus de la précédente (pourtant à l'étage au dessus) avec une augmentation de plus de 1 000 spectateurs (30 288 l'an dernier).
Plus spectaculaire encore, l'affluence moyenne de la saison régulière en 2024 (année de notre dernière remontée), était de 24 618 spectateurs, soit près de 7 000 de moins que cette saison.
Larqué préoccupé par l'avenir de Sainté
12/05 09:55

Le Courrier Picard a publié aujourd'hui une intervew de Jean-Michel Larqué. Extraits.
"Notre finale à Glasgow il y a 50 ans est rentrée dans la légende avec l'histoire des poteaux carrés. Forcément, j'y pense à peu près tous les jours. Même au Pays basque où je vis et qui est une terre de rugby. Je suis retourné voir les poteaux ce week-end à Saint-Etienne : ils sont bien carrés ! [Jean-Mimi avait récemment affirmé qu'ils étaient elliptiques dans Sud-Ouest puis sur RMC, ndp2]. C'est devenu le symbole de cette finale mais ce qui compte, c'est que nos ballons ne sont pas rentrés.
Les gens se rattachaient à nous et à ce qui faisait briller le football français. On a été un peu un symbole de renouveau, un réveil. Il ne faut pas oublier qu'en 1976, il y avait beaucoup moins de retransmissions d'évènements sportifs. Et en plus, elles étaient gratuites ! 50 ans après, notre épopée a traversé les générations. C'est fabuleux ! C'est un mythe de plus autour de cette épopée. Avoir vu toute la France de 1976 derrière nous, ça reste impressionnant et presque un mystère.
Je viens de passer 3 jours à Saint-Etienne où toute l'équipe de l'époque était réunie. On nous a rendu une multitude d'hommages. Nous avons assisté au match contre Amiens et nous sommes nombreux à avoir prolongé le séjour en Haute-Loire chez un ami qui faisait aussi partie de l'équipe. Le match de samedi avait l'air d'être une rencontre amicale ! J'ai suffisamment de grain à moudre avec Saint-Etienne pour vraiment me pencher sur les problèmes des Amiénois. Leur descente, c'est malheureusement le problème des clubs qui tirent le diable par la queue année après année faute de moyens.
C'est bien d'avoir été mis à l'honneur et de voir tant de gens sympas avec nous pour ces 50 ans de l'épopée mais je suis plus préoccupé par le présent et l'avenir de Saint-Etienne que par son passé. Je souhaite que les dirigeants actuels suivent un cap et se fixent un objectif de retour en L1 car peu de clubs peuvent se targuer d'avoir un stade et un public comme ça. Aujourd'hui, les Verts sont barragistes en ayant fini troisièmes. Il peut y avoir la Ligue 1 au bout... comme il peut n'y avoir rien du tout ! Si l'ASSE pouvait se réinstaller en L1 comme Lens, ce serait mieux. Lens est même en Ligue des Champions. Alors allons-y étape par étape..."
Sans pub, c'était magnifique
12/05 08:43

Dans Paris Match, l'Ange Vert parle du maillot que portait l'ASSE lors de sa fameuse épopée dont on célèbre ke cinquantenaire.
"C'est un maillot mythique, c'est sûr. En plus, ce vert brillant avec le liseré bleu-blanc-rouge sur le col... J'adore les maillots comme ça, simples en fait. J'adorais le maillot italien qui était tout bleu, celui de la Coupe du Monde 1970 au Mexique. Sans pub, c'était magnifique. Et, du coup, Le Coq Sportif a décidé de le rééditer pour les 50 ans de la finale de Glasgow. Et moi, j'ai fait quasiment toute ma carrière avec Le Coq Sportif puisque quand j'ai signé au PSG en 1980, Paris avait le même équipementier !"
Avec le temps, tout ne s'en va pas
12/05 08:27

Conservateur du musée de l'ASSE, Philippe Gastal donne tort à Léo Ferré dans la dernière édition du réputé quotidien suisse Le Temps.
"Le club joue aujourd’hui en Ligue 2 devant plus de 30 000 spectateurs. Une cinquantaine de départements est représentée à chaque match au stade Geoffroy-Guichard. Ce maillage des supporters, organisé à l’époque à travers le pays, perdure. L’ASSE a décomplexé le sport français en plein marasme à l’époque. Elle a insufflé une dynamique qui a abouti à la victoire à la Coupe du monde 1998. Seuls 25% des supporters actuels ont connu ce temps-là mais les liens avec ce supportérisme ne se sont jamais distendus."
Sainté, c'est un trésor caché
12/05 08:10

Nommé vendredi dernier par le maire Régis Juanico "ambassadeur de la ville de Saint-Etienne ayant la mission de porter la parole collective des Anciens Verts", Patrick Revelli souligne à quel point il est attaché à Sainté dans la dernière édition de la Pravda. Extraits.
"Je devais rester un an. J'ai finalement joué 10 ans pour Saint-Etienne, où j'habite toujours, près de 60 ans après. Le club est comme la ville, et c'est ce qui forge son identité. Quel est le lien entre le Malien Salif Keita, le Néerlandais Kees Rijvers et le Franco-Algérien Rachid Mekhloufi ? Le club. Au regard de son histoire ouvrière, Saint-Etienne a toujours été une terre d'intégration.
A part Osvaldo Piazza et Ivan Curkovic, on sortait tous du centre de formation. Qui dit formation dit formatés. Les Verts de 76 sont venus de la France entière, mais nous sommes tous d'ici. Je suis devenu l'un des leurs et je fais désormais partie du décor. Je ne suis pas le seul, beaucoup d'entre nous sommes restés à Saint-Etienne ou dans sa région. Nous avions tellement cette culture et cette mentalité stéphanoises qu'elles nous ont imprégnés.
Quand les Verts toussent, la ville est malade. Quand ils vont bien, Saint-Etienne a le sourire. J'aimerais qu'elle sorte de son carcan "c'est noir, c'est la mine" parce qu'en réalité, Saint-Etienne, c'est un trésor caché, une ville méconnue, avec son âme accueillante, des habitants formidables et sincères, en perpétuel renouvellement. Mais l'affaire Perdriau a sali son image. La double lame, ça a été la nouvelle descente du club la saison passée. Après avoir morflé des deux côtés, j'espère que le club va remonter poir aider la ville à reverdir."
Sarramagna rend hommage à Patrick Revelli
12/05 07:40

Dans la dernière édition du Progrès, Christian Sarramagna rend hommage à son ancien coéquipier Patrick Revelli.
"Pour moi, ça reste un exemple. Que ce soit à l'entraînement ou en compétition, il donnait toujours le meilleur de lui-même. Tout le temps. Moi, j'étais plus technicien mais lui mouillait vraiment le maillot. On n'a jamais compris pourquoi le public ne l'aimait pas trop. Pour nous les jeunes, ça a été un leader. Il nous a toujours guidés. Il a toujours eu un très bon état d'esprit. Par exemple, contre Chorzow, j'étais remplaçant. Il est sorti deux minutes avant la fin pour me faire rentrer et toucher la prime."
Davitashvili meilleur joueur de la saison de L2
11/05 22:26

Fort de ses 14 buts et de ses 5 passes décisives, Zuriko Davitashvili a reçu ce soir le trophée UNFP du meilleur joueur de Ligue 2. Sacré meilleur gardien il y a 2 ans, Gautier Larsonneur n'a pas été récompensé cette fois, le Ruthénois Quentin Braat lui ayant été logiquement préféré.
Le Red Star et Rodez sont deux clubs qui travaillent super bien
11/05 22:17

Le Red Star et Rodez vont s'affronter demain soir à 20h30 au stade Bauer. Caressant l'espoir de retourner vendredi soir dans un stade Geoffroy-Guichard où il s'est logiquement incliné 2-0 le 7 mars dernier, l'entraîneur audonien Grégory Poirier s'est exprimé ce lundi en conférence de presse.
"L’avantage de recevoir devrait être très important même si Rodez est rentré juste après son match à Annecy et a la chance de pouvoir se déplacer en avion privé. La récupération, c’est très important. On met l’accent sur la cryothérapie, les massages, les soins pour pouvoir régénérer. Mais on arrive à un moment de la saison où forcément il y a de la fatigue. On va jouer un très gros match. Il n’y a pas d’autre match demain soir, on sait que tout le monde va nous regarder. On va jouer devant notre public, devant notre famille. C’est un match capital, un match couperet. C’est un vrai plaisir de jouer ce match-là.
Si c’est un match bonus ? Je déteste ce mot-là ! Quand vous dites que c’est du bonus, ça veut dire que c’est déjà perdu. Non, c’est un peu comme une nouvelle compétition qui récompense notre saison, à Rodez et à nous. C’est un peu comme la Coupe de France, avec des matches à élimination directe. On sait qu’à la fin il y aura une équipe qui aura les larmes aux yeux et une autre qui va pleurer de joie. On se doit de croire en la montée, il ne faut pas avoir peur de ça. Il faut être ambitieux. Ce n’est pas du bonus ces play-offs, c’est une compétition à gagner.
Si le Red Star a sa place en Ligue 1 ? Ça arriverait vite mais ça ne se refuse pas. On est plutôt dans une dynamique de construction mais aujourd’hui si on arrive à aller en Ligue 1, on ne va pas la refuser, ça c’est sûr ! Je voudrais que tout le monde sache qu’on mérite autant que Saint-Etienne, autant que Rodez, qui fait une très belle saison. A un moment, il ne faut plus regarder les moyens, les infrastructures, il faut aussi regarder la saison. Si on est là, c’est qu’on mérite aussi.
Le Red Star et Rodez sont deux clubs qui travaillent super bien. Quand on voit l’adversité, avec Saint-Etienne, Reims… C’est ça qui fait la beauté du football. On sait que les moyens sont super importants, les infrastructures aussi, mais on reste sur un sport collectif, où dans le football tout est possible. On se connaît beaucoup avec Rodez, il y a une très bonne mentalité entre les deux équipes. C’est un avantage de jouer un match de play-off à la maison. Certes, on est la meilleure équipe de L2 cette saison à l’extérieur mais c’est important de recevoir en termes de récupération et de partage avec notre public."
Roth a ri
11/05 19:56

Auteur du coup franc fatal aux Verts à Hampden Park, Franz Roth est revenu pour Le Monde sur cette finale de Coupe d'Europe des Clubs Champions, dont on fêtera demain le 50e anniversaire. Extraits.
"Il n’y a que les Français qui en parlent ! Les Allemands, pas du tout. Apparemment, ce n’est pas un sujet intéressant pour nous, en Allemagne. Entretemps, le Bayern a gagné d’autres trophées… Je garde un très bon souvenir de ce match, tout simplement parce que nous avons gagné. Le match était à couteaux tirés, et nous avions eu de la chance. Après le match, j’ai échangé mon maillot avec Jean-Michel Larqué, qui était mon adversaire direct. On s’était livré un beau duel. Il était technique, endurant… Aujourd’hui, son maillot est au Musée du Bayern.
A Hampden Park, il y avait beaucoup plus de vert que de rouge, Saint-Etienne était beaucoup plus représenté que nous. Je ne sais pas exactement pourquoi. Je me dis que pour nos supporters, ça commençait peut-être à devenir ennuyeux : c’était notre troisième victoire en finale d’affilée dans la compétition. Nous, ça ne nous dérangeait pas de jouer devant plus de supporteurs adverses. On avait déjà notre routine, on était habitué à ces ambiances pour les matchs à l’extérieur.
On parle des poteaux carrés en France ? A la fin du match, dans notre équipe, aucun d’entre nous ne s’est demandé ce qu’il se serait passé si les poteaux avaient été ronds et pas carrés. Quand on gagne, ce genre de choses, ce sont des détails. Le plus important était pour nous que cette troisième victoire d’affilée en finale nous permettait de repartir avec le trophée en Allemagne et de le conserver. Même avec des poteaux ronds, il y a parfois des ballons qui sortent au lieu d’entrer dans les cages.
Jean-Michel Larqué déclare que j'ai marqué l’unique but du match sans attendre que l’arbitre ait sifflé pour m'autoriser à tirer votre coup franc ? Là, ça me fait bien rigoler. C’est n’importe quoi. Si je n’avais pas respecté la règle, j’aurais eu à le retirer. Ce but était régulier. J’en ai marqué plusieurs comme ça dans ma carrière, avec Franz Beckenbauer qui me décalait la balle pour que je frappe.
Comment on a fêté ce titre ? On n’a rien fait de spécial. Après le banquet, on s’est détendu, on a mangé un bon repas, et on a bu un ou deux verres de vin, peut-être trois. Personne n’était ivre au point de se faire raccompagner pour aller au lit. Ensuite, à notre retour, on a fêté la victoire sur le balcon de l’hôtel de ville. C’est obligatoire chez nous."
Le massacre du Printant (15)
11/05 18:53

"Dans ce club j'ai pris des gifles. Oscar Garcia, ce n'est pas moi qui l'avais choisi. Jean-Louis Gasset avait vendu à tout le monde, aux présidents, aux joueurs, aux supporters, qu'il fallait conserver Printant pour la continuité. C'était une erreur de casting" avait déclaré Roland Romeyer en conférence de presse le 4 octobre 2019. "Dans la vie, il y a des numéros 1 et des numéros 2. Ghislain Printant, on l'avait surclassé. On s'est séparés. Maintenant, on voit le soleil. Aujourd’hui, je suis rassuré. Merci à Claude Puel d’être venu !" avait poursuivi Roro.
Une fois n'est pas coutume, Bernard Caïazzo était en phase avec son associé, comme il l'explique dans son bouquin Temps additionnel paru jeudi dernier aux éditions Solar.
"Le numéro 2 qui devient numéro 1, cela ne coule pas de source. Pour Christophe, la réussite a été totale mais ce fut un échec avec Roussey et avec Printant. Tout dépend du caractère des hommes. Christophe, lui, avait ce charisme qui fait toute la différence. Jean-Louis Gasset nous avait chaudement recommandé son adjoint pour prendre sa suite. Il avait déjà été numéro 1 à Bastia, mais Bastia n'est pas Saint-Etienne !
Longtemps, nous avions hésité pour finir par se dire qu'il fallait le tester, un peu sous la pression des joueurs qui souhaitaient qu'il reste en poste. Mais on s'est vite rendu compte de notre erreur : Ghislain n'avait pas ce caractère affirmé indispensable pour conduire l'équipe professionnelle. Il voulait absolument Boudebouz et Kolodziejczak, qui coûtaient cher en transfert et dont les émoluments était de l'ordre de 200 000 à 220 000 €.
Par ailleurs, il voulait qu'on se sépare de Cabella. Je n'y étais pas favorable car, pour moi, il était un joueur clé capable de déséquilibrer une défense, ils étaient peu nombreux dans ce cas. Et puis, une offre de 12 M€ est arrivée en provenance de Krasnodar, un club russe, et Roland décida de le vendre... Cabella, lui, était tout heureux : il multipliait son salaire par deux ou trois. Mais à l'arrivée, l'équipe s'estt affaiblie, vu la qualité de recrutement extrêmement médiocre du club."
