Nanard regrette le retour avorté de Galette

09/05 10:56

Dans son bouquin Temps additionnel paru avant-hier aux éditions Solar, Nanard regrette le retour avorté de Galette. Extraits.

"Ne vivant pas à Saint-Etienne, je ne maîtrisais pas tout ce qu’il se passait au club mais il paraissait évident qu’entre Christophe Galtier et Roland Romeyer flottait une certaine tension. Je me souviens d’un match à Marseille où Roland avait tout fait pour éviter Christophe. En fait ils ne se parlaient plus, la situation devait intenable. Christophe décida de partir. 3 profils sortaient du lot pour lui succéder. Claude Puel mais il était encore sous contrat avec Southampton qui ne voulait pas le libérer. Claudio Ranieri qui me plaisait beaucoup mais ses exigences financières, autour de 350 000, 400 000 € par mois, le condamnaient aux yeux de Roland. Restait Oscar Garcia, dont l’expérience réussie à Salzbourg avait attiré notre attention et inspiré notre choix. Mais dès l’automne venu, pris dans des problèmes personnels insolubles, il décrocha au point de nous donner sa démission à la trêve [il s’est en réalité barré dès le 15 novembre, quelques jours après la manita prise à Geoffroy face aux vilains, ndp2].

Roland estimait que Julien Sablé était la personne idoine pour reprendre l’équipe. J’en doutais fortement. Je pensais même qu’on allait droit dans le mur avec lui. J’ai téléphoné à Christophe pour l’inviter à dîner. A table, face à face, je l’ai interrogé : « Je te pose la question de vérité : serais-tu prêt à revenir à l’AS Saint-Etienne ? » Il était libre et pouvait être rapidement opérationnel. Sa réaction ? Oui à condition, d’avoir les pleins pouvoirs sportifs. « Je n’ai pas besoin d’un directeur sportif, je veux simplement travailler avec mon adjoint Thierry Oleksiak, qui a déjà fait ses preuves. » Je ne pouvais pas rêver meilleure réponse de la part de Christophe avec lequel je m’étais aussitôt mis d’accord. Le lendemain, j’ai appelé Roland et je suis tombé de ma chaise : « Non, Bernard, c’est hors de question ! » Il restait sur son idée de Julien Sablé, en m’assurant qu’il ferait mieux que Christophe.

Roland m’écrivit même un texto en m’expliquant, chiffres à l’appui, qu’au cours des 7 prochains matches, l’équipe engrangerait 11 points avec lui et qu’elle se sortirait vite d’affaire. Il me demandait de trouver quelqu’un qui puisse aider Julien, l’accompagner. Eric Blondel, qui était team manager à l’ASSE, eut l’idée de Jean-Louis Gasset. Il s’est rendu à Saint-Etienne pour rencontrer Roland qui lui proposa un salaire de 20 000 € par mois. Gasset lui rit au nez. Sablé touchait une somme équivalente mais Jean-Louis avait 64 ans, une solide expérience et on l’appelait pour opération de sauvetage. Roland comprit qu’à moins de 60 000 €, Gasset ne bougerait pas de son domicile.

Julien lui précisa, à son arrivée : « Attention, je suis le numéro 1, toi le numéro 2. » Intérieurement, Gasset avait dû pouffer, genre : « Ben mon petit, on va bien voir ce que tu es capable de faire. » Il s’aperçut assez vite que Julien était sans doute un excellent patron du centre de formation, son doute un bon entraîneur adjoint mais n’était sûrement pas un numéro 1. Et ce qui devait arriver arriva : la catastrophe. L’équipe, au lieu de prendre 11 points comme Roland le promettait, engrangea 2 malheureux points. Il dut se rendre à l’évidence, déchargea Julien de ses responsabilités et nomma Jean-Louis entraîneur principal des Verts. Au même moment, Christophe, resté 6 mois sans entraîner, s’engageait avec le LOSC. Et 18 mois plus tard, il devenait champion de France…

Le bel hommage de Karambolage

09/05 09:17

Excellente émission d'Arte, Karambolage est revenu hier sur la mythique finale des Verts de 1976 à Glasgow. Merci à notre fidèle potonaute meta_42 de nous avoir signalé cette sympathique vidéo !

Elie rend hommage à Roby

09/05 08:47

Elie Baup rend hommage à Robert Herbin dans la dernière édition du Progrès. Extraits.

"C’est grâce à Pierre Garonnaire que j’ai fait la connaissance de Robert Herbin. J’admirais bien sûr l’entraîneur mythique des Verts d’autant plus qu’il était passionné par le développement des jeunes. Robert Herbin, c’était le football. C’était le Sphinx qu’on mettait sur un piédestal. Quand tu t’engageais dans le foot, c’était la référence. Il avait un côté mystique et mystérieux. Tu rencontres peu de gens comme ça dans ta vie ! 

Herbin a mis en place le travail physique répétitif intermittent. C’est intégré aujourd’hui. Il y a toujours eu l’impact technique, le jeu sans ballon mais à un moment, il faut courir ! Quand on voit aujourd’hui le pressing et le contre-pressing du PSG, ça veut dire qu’il y a un gros travail physique en amont. Aimé Jacquet a compris que sans ça, on ne pouvait atteindre le haut niveau. 98 lui a donné raison. Et ça a infusé la formation des entraîneurs. 

Herbin a inventé des choses importantes dans la progression du jeu, l’analyse. Il rationalisait le jeu, avec l’occupation de tous les espaces, sur les côtés… Il y avait un jeu en profondeur, vers l’avant, des milieux qui allaient presser haut. Aujourd’hui, on parlerait de transitions offensives rapides. Une notion d’utilisation de l’espace au niveau offensif puis de fermer partout les espaces qui reposait sur une grosse discipline et une grande générosité."

Passion, pression, émotion... accession ?

09/05 08:01

Cofondateur de Poteaux Carrés, Christophe Verneyre (alias "Parasar") sera ce samedi à la Librairie de Paris (6 rue Michel Rondet à Saint-Etienne) de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 16h30 pour dédicacer son excellent bouquin La Passion selon Saint-Etienne, publié il y a 5 ans aux éditions En Exergue et réédité le 3 octobre dernier. 

Rien de tel que de rencontrer la plus belle plume de la toile verte pour évacuer un peu la pression d'une journée qui s'annonce riche en émotions, avec la célébration des Verts de 1976 à Geoffroy-Guichard... et l'accession de l'ASSE en Ligue 1, si tout se passe bien contre Amiens et à Furiani !

Vive Saint-Étienne, vive les Verts, vive la République et vive la France !

09/05 07:30

S'il est un supporter de l'OM, Emmanuel Macron a conscience que l'ASSE reste le plus grand club de l'histoire du pays, le seul à l'avoir autant fédéré. Dans un message vidéo à l'adresse des Verts de 1976 réunis hier soir lors d'un dîner à Saint-Etienne, le Président de la République leur a rendu un vibrant hommage.

"Mes chers Verts, chers amis, je ne peux malheureusement pas être parmi vous ce soir, mais je voulais vous adresser quelques mots pour vous dire combien cette génération des Verts de 1976 a marqué et continue de marquer la mémoire française. Il y a 50 ans, vous avez fait bien plus que disputer la Coupe d'Europe des Champions. Vous avez redonné espoir à un football orphelin de la génération Kopa de 1958.

Des mois durant, toute la France a vibré avec vous, toute la France a regardé Saint-Étienne à la télévision avec les commentaires indispensables de Thierry Rolland et Bernard Père. Toute la France a espéré avec vous. Vous n'étiez pas, vous, les Verts, l'équipe de France, mais vous étiez devenus l'équipe de la France.

De Geoffroy-Guichard à Glasgow, vous avez porté les couleurs françaises avec générosité, avec humilité, ce qui a profondément marqué les Français. En venant d'une terre qui avait tant porté et elle aussi tant souffert, vous avez incarné cet esprit, cette combativité. Les batailles contre les Rangers, le Dynamo Kiev, le PSV Eindhoven, le Bayern Munich, déjà, sont une épopée qui demeure. Et tout cela avec cette forme de panache que l'on aime tant dans notre pays.

Les poteaux carrés d'Hampden Park demeurent à jamais, à tort ou à raison, le symbole de l'injustice. Mais peu importe, c'est aussi ce qui entretient une légende que la France a aimée et aime encore. Autour de Robert Herbin, avec Curkovic, Janvion, Farison, Repellini, Piazza, Lopez, Merchadier, Bathenay, Synaeghel, Larqué, Santini, les frères Revelli, Sarramagna, Rocheteau et tant d'autres, vous incarniez quelque chose de plus grand que le football, une équipe qui ressemble aux Français. Cette ferveur était telle qu'à votre retour de la finale perdue de Glasgow, des milliers de personnes vous avaient accueillis sur les Champs-Élysées avant que le président Valéry Giscard d'Estaing ne vous reçoive à l'Élysée.

Et puis, il y avait cette chanson de Monty qui a traversé le temps, que l'on reprend encore à Geoffroy-Guichard et que tout le monde connaît. 50 ans plus tard, votre épopée reste un souvenir intact pour des millions de Français et pour plusieurs générations, parce qu'au fond, les Verts de 1976 ne sont pas seulement une grande équipe de football, ils sont une part de notre mémoire collective. Alors ce soir, je voulais simplement vous dire merci. Merci pour ces souvenirs. Merci pour cette fierté que vous avez donnée au pays. Et je vous le dis comme je le pense en cet instant : qui c'est les plus forts, évidemment, c'est les Verts.

Alors vive Saint-Étienne, vive les Verts, vive la République et vive la France !"

Nanard fracasse Wantier

08/05 22:33

Dans son bouquin Temps additionnel paru hier aux éditions Solar, Bernard Caïazzo se targue d'avoir recruté les attaquants les plus impactants de l'ère Christophe Galtier et met un gros taquet à David Wantier, responsable du recrutement de l'ASSE de 2015 à 2020 et actuel directeur sportif de l'AJA. Extraits.

"En janvier 2012, la négociation pour un prêt d'Alejandro Alonso, l'Argentin de Monaco, était bien engagée lorsque son agent commença à faire monter les enchères. Pour éviter d'avoir le couteau sous la gorge, Monaco nous proposa alors le prêt d'Aubameyang et, le dernier jour du mercato, l'accord oral fut conclu avec son agent italien. Rendez-vous était pris à Saint-Etienne pour la visite médicale et la signature des documents. Or, coup de théâtre, l'agent d'Alonso nous faisait savoir dans le même temps qu'il acceptait finalement toutes les conditions fixées par l'ASSE, et qu'il viendrait le 31 pour parapher son contrat. 

Pour éviter tout risque, nous avions décidé d'accueillir les deux joueurs. Alonso, le premier arrivé, signa son contrat à nos conditions. L'agent d'Aubameyang étant en route vers Saint-Etienne, Roland me téléphona pour que je lui demande de rebrousser chemin : tout compte fait, lui et Christophe estimaient que l'ASSE n'avait plus besoin de Pierre Emerick Aubameyang. Ma réaction : nous ne pouvions pas faire une chose pareille ! Le prêt nous coûtait 30 000 € par mois, à nous d'assumer, quitte à ce que le joueur n'évolue qu'avec la réserve. Roland comme Christophe le comprirent. 

Arrivé remplaçant du remplaçant, Pierre-Emerick est devenu un joueur clé de l'ASSE et fut l'un des artisans de la victoire de la Coupe de la Ligue en 2013 (...) L'unique but de la finale a été marqué par Brandao. Fin juillet 2012, j'avais téléphoné à Elie Baup, alors entraîneur de l'OM, afin de prendre de ses nouvelles. Dans le cours de notre conversation, il me cita le nom de Brandao dont le club souhaitait se séparer. Personnellement Elie le regrettait mais il ne pouvait pas s'opposer à la décision de sa direction. J'avais aussitôt joint Franck Henouda, l'agent du joueur, et l'affaire fut bouclée en 48 heures. Brandao a été un peu l'âme de l'équipe stéphanoise. Sans doute pas le meilleur joueur et le plus esthétique, mais avec cette mentalité de gagneur comme il n'en existe pas beaucoup.

C'est le dernier recrutement auquel j'ai été mêlé. Depuis, rien, pas la moindre négociation. J'ai adressé de nombreux reproches à la cellule de recrutement du club, en lui disant : "Le plus incapable des supporters aurait fait un meilleur recrutement que vous." Je pensais en particulier aux Diony, aux Lacroix et même à Boudebouz et Kolodziejczak qui nous coûtèrent les yeux de la tête car leurs émoluments mensuels étaient de l'odre de 200 000 à 220 000€. Une aberration totale (...) Roland est devenu au fil du temps la victime de gens qui l'induisaient en erreur et profitaient de lui dans le recrutement comme Wantier. Le Roland plus jeune ne se serait pas laissé manoeuvré comme il l'a été. Or il a cédé (...) Si j'avais été le responsable du recrutement, je n'aurais sûrement pas pris un certain nombre de joueurs."

Attention quand même à Leautey !

08/05 19:45

Jamais les Verts n'ont été autant favoris d'un match de L2 cette saison que demain contre Amiens selon des bookmakers beaucoup plus partagés sur le sort du très incertain Bastia-Le Mans. 

L'ASSE devra quand même se méfier des Picards, notamment d'Antoine Leautey. Ayant mis 7 buts de moins que l'exercice précédent, le désormais trentenaire a été un des flops d'une saison qu'il a entamée à Reims avant de revenir dans la Somme au mercato hivernal. 

Courtisé vainement par Sainté au mercato estival 2023, le natif de Versailles avait battu 2 fois les Verts la saison 2023-2024 (il avait marqué le but victorieux au match aller à la Licorne). Entraînée à l'époque par Omar Daf, son équipe était plus hermétique qu'aujourd'hui.

On aura noté qu'il avait également claqué l'un des 3 pions victorieux des Picards lors de la dernière journée il y a 2 ans sur le terrain grenoblois d'un certain Brice Maubleu, qu'il défiera demain soir à Geoffroy-Guichard dans un tout autre contexte.

Les 18 pour écrire l'histoire demain face à Amiens

08/05 18:19

Dernière journée de championnat de Ligue 2 demain pour nos Verts, largement favoris à la montée au début de saison et qui finalement se doivent de battre le dernier Amiens, demain (coup d'envoi à 20 heures), tout en espérant un faux pas du Mans en Corse, là où les Verts ont démarré une piteuse série de 3 défaites consécutives.

Pour cette rencontre qui peut s'avérer historique, Philippe Montanier, au moment de faire son choix a dû composer avec les blessures et les incertitudes.

S'il sera privé de son habituel capitaine Gautier Larsonneur, le coach vert peut compter sur plusieurs retours d'importance :

En défense, Julien Le Cardinal, recrue de l'hiver qui a vite conquis les coeurs stéphanois est de retour, alors que Kevin Pedro blessé, Ebenezer Annan (appelé chez les Blacks star du Ghana) et Aboubakar Soumahoro, recrue hivernale non encore apparue en vert sont absents.

Au milieu de terrain, Aimen Moueffek fait lui aussi son retour dans le groupe, Adam Baallal retrouvant la réserve.

Enfin, et il ne sera pas de trop, notre meilleur buteur (et joueur ?) de la saison, Zuriko Davitashvili est bien présent, tout comme Djylian N'Guessan, lui aussi de retour de blessure.

Pas de doute, ce groupe est de qualité et largement armé pour faire vibrer Geoffroy-Guichard et tout un peuple vert qui a envie de rester éveillé tard, après une belle victoire face aux gars de la Somme. 

Videira vit pour ces matches-là

08/05 16:56

Alors que les Verts auront la chance de recevoir une lanterne rouge amiénoise déjà condamnée et assurée de finir dernière du championnat, les Manceaux auront un délicat déplacement à Bastia, qui joue sa survie en L2. Obligé de l'emporter à Furiani si Sainté fait le job contre les Picards, Patrick Videira s'est exprimé ce vendredi en conférence de presse. 

"On sait que ça va être très compliqué à Bastia mais on va y aller pour faire du Mans FC. La motivation est là, les garçons ont fait un championnat exemplaire, extraordinaire. On est des compétiteurs, on veut aller là-bas pour gagner. Armand-Cesari, c’est différent de Geoffroy-Guichard. Le Chaudron, ça fait énormément de bruit mais à Furiani il y a beaucoup d’intensité. C’est un club qui appartient aux familles. Vous voyez des enfants de bas âge, dès la naissance ils prennent la carte de supporter, de socio. C’est le club de la Corse, il y a des gens qui font plus de 2 heures de route pour voir les matches. Il y a énormément de ferveur au sein de ce club. Mon envie est très claire, je veux mettre Le Mans FC en 1ère division. Les Bastiais auront la volonté comme ils l’ont fait contre Sainté de vouloir emballer très rapidement le match, de mener rapidement au score pour amener le public avec eux. L’entame va être essentielle car cette équipe va mettre beaucoup d’intensité et d’agressivité sur les premiers duels.

Nous on a un projet de jeu bien défini et on doit s’y tenir. On va jouer un super match de football dans une belle atmosphère. On fait tous ce métier pour jouer ces matches à enjeu. On doit prendre beaucoup de plaisir et être déterminés, avoir du caractère. On ne dépend que de nous si on gagne à Bastia alors que le Sporting dépend d’un résultat de Boulogne à Laval. On n’a pas à regarder ce qui va se passer à Geoffroy-Guichard ou à Bauer [le Red Star reçoit un MHSC n'ayant plus rien à espérer, ndp2]. Je pense qu’en première mi-temps je ne me tiendrai pas informé de ce qui se passe dans ces matches-là en première mi-temps. Après, peut-être que je demanderai sur mon banc. Si on gagne, il n’y a pas de question à se poser. On a hâte d’être à demain, ce n’est que du bonheur. On a envie de vivre des émotions. On sait qu’on aura des gens derrière et on espère qu’on pourra fêter quelque chose de grandiose avec eux en rentrant."

Le père de l'Ange honoré

08/05 13:45


L'équipe familiale : Gérard Rocheteau : 1er rang 3ème à partir de la gauche
Dominique Rocheteau : 1er rang, avant dernier à partir de la gauche

Lundi 25 mai (lundi de Pentecôte), à 15 heures, aura lieu l'inauguration du stade Gérard Rocheteau à Etaules, là où il était ostréiculteur, là où il a fait ses premiers pas de footballeur, comme son fils aîné Dominique, le futur "Ange Vert" de l'ASSE.
Gérard Rocheteau (décédé le 18 février 2017) était un excellent ailier droit, numéro 7, dont la réputation dépassait largement la presqu'île d'Arvert.
"Surnommé "Kiki", il possédait un sacré crochet et un bon tir. Un jour, il faillit marquer un but au grand Remetter. Il donna des regrets à Kopa : "Si on t'avait connu plus tôt". Chaque dimanche, il marquait des buts à pleins casiers. " écrit Dominique dans le livre de Georges Dirand et Pierre Joly, édité chez Calmann-Lévy.

A cette occasion, le Variétés Club de France affrontera une sélection de la côte de Beauté. 
De grands noms du football seront présents : Christian Karembeu, Robert Pirès, Jean Pierre Papin, Alain Giresse, Jean-François Domergue, Marius Trésor, Souleymane Diawara, Julien Féret, Benoît Costil… 
Cette journée unique, organisée par Dominique Rocheteau, verra la présence exceptionnelle des mythiques Vrais Verts de 76, pour reprendre l'expression du communiqué de la Mairie d'Etaules

C'est une maladie sympa

08/05 11:58

Fondateur de l'US Ecotay-Moingt (club de R3 dont le joli parcours en Coupe de France cette saison s'est achevé dans l'ambiance festive du Chaudron), Christian Jouve reste un grand collectionneur de tout ce qui touche à l'ASSE, comme il l'a expliqué avant-hier à Ici Saint-Etienne Loire. Extraits.

"J'ai chez moi toute une vitrine dédiée à la saison 1975-1976. On y trouve une série de verres. Ils avaient fait une série de six verres avec sur chaque verre un joueur. Il y avait Rocheteau, Larqué, Curkovic... Le plateau avec la photo de l'équipe. L'assiette est collector, avec le nom des joueurs tout autours. La fameuse bouteille d'anisette... Il y aussi des anciennes places pour les matchs, un briquet, un porte-cigarette, des poupées, un peigne à cheveux, la reproduction miniature de la R5 verte dans laquelle les joueurs avaient descendu les Champs-Elysées. Et les fameuses bretelles. Ce sont les bretelles que tout le monde avait en 1976, avec écrit "Allez les Verts".

Dans la Loire, pratiquement toute les familles ont quelque chose sur l'ASSE. On arrive à en trouver dans les vide-greniers ou des gens m'en apportent lors des expositions. Maintenant il y a des boutiques spécialisées et Internet qui fait beaucoup de mal parce qu'ils annoncent des prix qui sont souvent erronés. Ce que je vois sur internet, moi j'en donne la moitié et encore. Collectionner, c'est une vraie passion, une maladie sympa. Quand je fais les brocantes, si je ne ramène rien, je suis malheureux. Il faut que je ramène quelque chose. Parfois quand j'arrive, je les ai déjà. Et bien tant pis. On les met dans les cartons de doubles pour échanger."

Caïazzo tacle Anto

08/05 11:06

Dans son bouquin Temps additionnel paru hier aux éditions Solar, Bernard Caïazzo glisse un petit tacle à Frédéric Antonetti. Extraits.

"Il réclamait le recrutement d'un avant-centre mais la DNCG ne nous en donna pas l'autorisation. Il fallait donc faire avec les moyens du bord, y compris avec les jeunes susceptibles d'intégrer l'équipe professionnelle. Je me souviens d'un match contre Créteil. Notre meileur buteur, Lilian Compan, blessé, n'était pas sur le terrain. Son remplaçant, Mickaël Dogbé, avait été lui-même remplacé après 45 minutes plutôt inconsistantes. Celui qui occupait le front de l'attaque avait 18 ans, et par sa puissance et sa vitesse, il créait un danger permanent et fut même le facteur X de l'ASSE. A 20 minutes de la fin, il marqua le but vainqueur et plaçait l'équipe sur une trajectoire ascendante pour le reste de la saison. Ce jeune avait pour nom Bafé Gomis, un sacré talent et une belle personne. Il jouera près de 150 matches avec les Verts et marquera une cinquantaine de buts. Son explosion montre qu'il faut toujours faire confiance à la vie et au destin. Imaginons un instant que nous ayons recruté un avant-centre.. Tout aurait peut-être été différent.

J'avais assisté au match en compagnie de Pascal Clément, président du conseil général, et Alexandre Bompard. A la fin du match, Pascal Clément avait rejoint le vestiaire pour féliciter Frédéric Antonetti, notamment pour le remplacement de Dogbé par Gomis. Une simple fomule de politesse et d'encouragement. Que n'avait-il pas dit ! A notre grand effarement, Fred était entré dans une colère noire en tapant dans les placards. Il hurlait : "Les supporters m'ont tué un joueur car Dogbé ne s'en remettra jamais !" Pascal Clément n'en croyait pas ses yeux ni ses oreilles. En quittant la pièce, il me glissa : "Cela ne doit pas être facile tous les jours avec le coach..." En fin psychologue, Alexandre Bompard alla voir un peu plus tard Fred pour lui demander de s'excuser, ce que le coach fit sans réserve.

La question du renouvellement du contrat d'Antonetti se posait et j'étais naturellement prêt à discuter avec lui. Mais tout ne se passa pas comme prévu. Il m'annonça qu'avec son ami Christian Villanova, il souhaitait avoir carte blanche pour le recrutement. Lequel Villanova me confirma que s'il n'avait pas les pleins pouvoirs, il quitterait le club. J'avais beau insister auprès d'Antonetti en lui indiquant que les autres clubs ne fonctionnaient pas ainsi, il refusait lui aussi de rester si Villanova n'obtenait pas satisfaction. Il faut savoir qu'Antonetti réclamait 60 000 € par mois, son adjoint De Zerbi 23 000 €, et qu'il voulait que Villanova ait des revenus de 30 000 € par mois, sans parler des primes. C'était il y a plus de 20 ans, aujourd'hui on parlerait au moins du double. J'ai tenté de les convaincre qu'ils faisaient fausse route, malheureusement sans succès. La mort dans l'âme, je n'ai pas reconduit leurs contrats. Mais comment laisser au seul directeur sportif la responsabilité du volet financier du recrutement, notamment les salaires et même les commissions d'agents ? Je m'étais renseigné auprès de plusieurs patrons de clubs. Ils m'ont tous dit que j'aurais été fou d'accepter les conditions fixées par Antonetti."

 

Un Ray de lumière

08/05 10:01

Après avoir aidé les Verts à se maintenir à la dernière journée il y a 28 ans pile poil en marquant à la 80e minute le but victorieux du Mans contre Louhans, Réginald Ray pourrait contribuer à la montée directe de l'ASSE demain soir au détriment de son ancien club. Avant d'accueillir les Sarthois, l'entraîneur bastiais s'est confié à Ouest-France. Extraits.

"On peut le voir comme un clin d’œil du destin, même si on ne sait pas encore pour qui il sera favorable. J’aurais préféré que nous soyons sauvés avant ce dernier match, tout comme j’imagine que Le Mans espérait valider sa montée plus tôt. C’est un match qui compte énormément pour les deux équipes. Pour nous, c’est un défi de taille, même si notre destin ne dépend plus uniquement de nous.

Aujourd’hui, je suis l’entraîneur du SC Bastia. Mon adversaire, c’est Le Mans. Toute mon énergie est concentrée sur les moyens de les battre. Il n’y a pas de place pour l’affect. Je suis un compétiteur : je ne laisse même pas mes enfants gagner aux cartes, au point que ma femme ne veut plus jouer avec moi (rires) ! Dans le milieu professionnel, c’est la même chose.

Le Mans, c’est le seul endroit où je me suis fait virer. La douleur est toujours présente mais je ne cherche pas de revanche pour autant. J’ai simplement un match à gagner contre un adversaire difficile qui fait une saison exceptionnelle. L'équipe qui a le plus à perdre samedi soir, c'est nous, forcément. Le Mans fera au pire les barrages. De notre côté, même avec un bon résultat, si le score de Laval ne nous est pas favorable..."

On ne peut pas faire du médiocre

08/05 09:19

Souhaitant que Philippe Montanier parvienne comme lui à faire monter les Verts, Olivier Dall'Oglio s'exprime dans la dernière édition de la Pravda. 

"Vu la fin de saison, les supporters vivent mal et ne comprennent pas les résultats. L'ASSE, c'est un très bon club qui suscite un engouement dans toute le France. Cela met une pression sur le résultat. On ne peut pas faire du médiocre. Avec les moyens financiers liés à l'arrivée d'un milliardaire canadien, le pression est encore plus forte. Comme les Verts viennent d'enchaîner 3 défaites, on cherche des raisons, des boucs émissaires. Les premières cibles sont le staff, les joueurs. Alors que c'est l'ensemble du club qui est responsable. Il faut faire force commune. Rien n'est perdu !"

Lobry de retour dans le Chaudron ?

08/05 09:06

Remis de sa rupture des ligaments croisés survenue le 1er novembre dernier, l'ancien milieu de terrain stéphanois Victor Lobry pourrait faire son retour dans le groupe amiénois à l'occasion du match de demain soir à Geoffroy-Guichard, même si son entraîneur Alain Pochat est resté prudent hier en conférence de presse.

"C'est une discussion que l'on doit avoir avec tout le monde : le staff médical, le prépa physique, le joueur aussi. Je ne peux pas prendre cette décision seul, il faut que vraiment tous les voyants soient au vert, qu'il y ait un intérêt aussi à ce qu'il puisse être dans le groupe. Est-ce que c'est le bon moment ? Il y a une réflexion par rapport à ça. Victor, c'est un bosseur, il est là tous les matins en salle à 8h00. Il a bossé comme un fou pour revenir. Il est en avance par rapport à une planif' normale de reprise. Lui, il a envie de bouffer du ballon, c'est sûr ! Maintenant, est-ce que c'est le bon timing ou pas... Je ne suis pas le seul décideur même si je trouve qu'il est cohérent dans ce qu'il propose en séance. Après, il y toujours cette appréhension quand on revient de blessure, j'ai connu ça aussi. Quand on s'est fait les croisés, sur les premiers contacts, on a toujours un certain frein."

Dans sa dernière édition, Le Courrier Picard rappelle que l'Amiens SC sera encore privé demain soir de plusieurs joueurs blessés : les latéraux gauche Arvin Appiah et Jérôme Roussillon, les avant-centres Ibou Sané et Jan Mlakar.

Ne pas remonter en L1 serait un terrible échec

08/05 08:37

Parlementaire le plus investi dans le soutien aux ultras stéphanois (il avait été un des premiers signataires de notre pétition lancée le printemps 2025 et ayant recueilli plus de 5 800 signatures), le député PS ligérien Pierrick Courbon (40 ans) parle évidemment des Verts dans la Pravda du jour.

"Il règne comme un sentiment de gâchis. Après l'arrivée de Philippe Montanier, il y a eu une dynamique, 7 victoires et 2 nuls lors des 9 premiers matches. On s'est mis à rêver quand on est revenu à 1 point de Troyes. Ne pas remonter en L1 serait un terrible échec. Mais il n'y a pas de résignation. Cela pousse tout le monde à faire encore plus de bruit samedi. Saint-Etienne, c'est une ville de besogneux. Le public attend une équipe digne. Des joueurs qui respectent leur métier, dévoués et professionnels. Le travail est une valeur cardinale. Autrement, ça ne passe pas."

Nanard ne sera jamais supporter du QSG ?

08/05 08:17

Faisant la promo dans la dernière édition du Progrès de son bouquin Temps additionnel paru hier aux éditions Solar, Bernard Caïazzo se félicite à nouveau d'avoir vendu le club à Larry Tanenbaum et nie être devenu un supporter du QSG.

"Le sujet, c’est d’avoir un actionnaire au club qui a les capacités financières pour y arriver. Larry est le seul qui peut mettre 500 millions sur plusieurs années. Il y a une espérance, mais on apprend plus dans la difficulté que dans la victoire. Et Kilmer a les moyens financiers de se tromper. Je sais qu’au bout du chemin, il y aura la lumière. J’ai une grande confiance en l’avenir. Le sujet, c’est d’avoir un actionnaire au club qui a les capacités financières pour arriver à ramener le club au sommet. 

Si je suis devenu supporter du PSG ? Non, ce ne sera jamais le cas. Même si je prends un immense plaisir à suivre les matches du PSG de mon ami Nasser. N’étant plus propriétaire de l’ASSE, je pensais que je pourrais voir les matches sans me sentir stressé. Mais non, le stress est toujours là. Rodez, je n’ai pu voir que la première mi-temps. J’ai un pacemaker… Mon cerveau est tellement habitué, comme s’il était conditionné. L’ASSE, c’est comme un enfant qui a pris son indépendance. Même loin, on ne le lâche pas."

Ici, on aime à se faire peur

08/05 07:53

Maire de Sainté et président de Saint-Etienne Métropole, Régis Juanico s'exprime dans la Pravda à la veille d'une dernière journée qui pourrait déboucher sur la remontée directe des Verts dans l'élite.

"On oscille entre stress et attentisme. On a organisé une campagne "Tous en Vert" en demandant à nos concitoyens de venir avec un dress code. Ici, on aime à se faire peur, cela fait partie de la dramaturgie stéphanoise. Les soirs de match, il y a des plaques d'immatriculation des quatre coins de la France. Il n'y a qu'à Saint-Etienne qu'on voit ça. Le club est indissociable de l'identité stéphanoise faite de solidarité, d'abnégation, d'humilité. Ce qu'incarnait l'univers 1976. On a réussi à transformer Sainté en ville verte. Dans quelle autre discipline sportive, aujourd'hui, un stade comme Geoffroy-Guichard est passé à une telle postérité ? Dans quelle autre discipline, une chanson comme celle de Monty (Allez les Verts, 4 millions d'exemplaires vendus), est encore chantée 50 ans après ?"

Annan et Boakye convoqués contre le Mexique

07/05 22:00

Pour la 1ère fois de sa carrière, Augustine Boakye a été convoqué hier en sélection ghanéenne. Comme son coéquipier stéphanois Ebenezer Annan, le meilleur passeur stéphanois de la saison (9 offrandes) a été retenu par Carlos Queiroz (en poste depuis 3 semaines) pour un match amical contre le Mexique programmé le vendredi 22 mai à Puebla, près de Mexico.

On espére que nos deux Black Stars auront validé leur maintien direct en Ligue 1 dès après-demain à Geoffroy-Guichard car ce match de préparation à la Coupe du Monde aura lieu entre l'aller et le retour du barrage qui opposera l'antépénultième de la Ligue 1 au vainqueur des play-offs de la Ligue 2.

La commission plutôt défavorable à la dissolution

07/05 19:24

Maire de Sainté, Régis Juanico évoque dans dans la Pravda l'audition le 13 avril dernier des responsables des groupes ultras stéphanois par la commission nationale consultative de préventions des violences lors des manifestations sportives. "La commission a plutôt rendu un avis défavorable à la dissolution mais le Ministère de l'Intérieur n'est pas tenu de le prendre en compte. Nos supporters en ont conscience, ça reste une épée de Damoclès."

"Le Ministère temporise" ajoute le député Pierrick Courbon dans le même quotidien sportif. "On a bien compris que s'il y avait une annonce de dissolution, elle serait concomitante avec notre fin de saison. Au moindre incident, ce serait la mort des groupes ultras. Il y aura une forme de mansuétude du public stéphanois si l'équipe gagne samedi même si elle ne montait pas directement en L1."

Monconduit veut gagner chez les Verts pour sa der

07/05 19:05

Avant de disputer après-demain soir à Geoffroy-Guichard le dernier match de sa carrière professionnelle, l'ancien milieu stéphanois et actuel capitaine des relégués amiénois Thomas Monconduit s'est exprimé en conférence de presse.

"Jouer mon dernier match à Geoffroy-Guichard, ce sera particulier pour moi, c'est évident ! Retrouver le Chaudron plein... Je pense qu'on va vivre quand même un moment assez unique et magique. Moi je connais l'ambiance. Certains joueurs de l'équipe ne la connaissent pas. Mais moi je sais ce que ça va être. C'est bien de finir là-bas. Bien sûr, ça aurait été mieux si on avait été maintenus, on aurait pu profiter de cette fête.

On y va en tout cas pour jouer le match et pour gagner. Si je vois les Verts armés pour monter ? Si les Verts ne sont pas armés pour monter en L1, personne n'est armé ! (sourire) Je me dis que ça va être très difficile pour Le Mans à Bastia. Mais nous on vient à Sainté pour accrocher les Verts et pourquoi pas gagner. Je pense que ça va être difficile pour eux aussi. Mais Saint-Etienne, c'est quand même l'équipe la plus armée pour monter à la base." 

Pour Ricky c'est bientôt fini

07/05 18:52

L'attaquant Hollandais, Ricky Van Wolfswinkel vit ses derniers instants de footballeur professionnel. So Foot, nous apprend que l'international (2 sélections) qui vient de fêter en début d'année ses 37 ans a décidé de stopper sa carrière à l'issue de cette saison.

Auteur de 10 buts en Eredivisie avec son club de Twente, notre éphémère joueur (2014-2015, 9 buts, 3 passes décisives) totalise, selon le site Football database, 635 matchs et 224 réalisations toutes compétitions confondues.

Amiens ne veut pas être juste un sparring-partner

07/05 18:41

L'entraîneur de la lanterne rouge Alain Pochat s'est exprimé en conférence de presse avant de défier l'ogre stéphanois après-demain soir à Geoffroy. 

"L’idée, c’est quand même de ne pas arriver en victimes à Saint-Étienne. En sachant que les Stéphanois sont condamnés à gagner devant plus de 38 000 spectateurs. Et quand on aime le foot, quand on est un compétiteur, on devrait tous avoir envie de jouer ce genre de rencontre. J’ai été clair. Beaucoup de joueurs savent qu’ils ne seront plus à Amiens la saison prochaine. J’attends qu’ils soient professionnels jusqu’au bout. Qu’ils n’inventent pas des blessures diplomatiques. Que je sache clairement qui veut aller à Saint-Étienne ou pas. Qu’ils aient l’honnêteté de me le dire, sinon je considérerai qu’ils ne sont pas pros.

De ce côté-là, j’ai été agréablement surpris. Personne n’a annoncé quoi que ce soit et tout le monde était sur le pont. Du coup, la séance s’est bien passée et je les ai sentis investis. J’ai insisté lourdement sur le fait de devoir rendre une copie, encore une fois, la plus propre possible. Faire en sorte de ne pas être juste un sparring-partner et surtout, de respecter le championnat. Parce que les Manceaux verraient ça d’un mauvais œil qu’on lâche le match. Franchement, je n'ai pas senti de démobilisation ! Mon staff avait peur de ça. tout le week-end, on en a parlé.

Je me suis fié à mon ressenti par rapport aux joueurs les plus investis. Ceux qui ont vraiment à cœur de jouer. Après, il y a ceux qui sont sous contrat la saison prochaine. Ils doivent se montrer. Sans oublier ceux qui ont envie de partir également et qui ont l’opportunité de faire un bon match. Je n'ai jamais joué ou coaché à Geoffroy-Guichard, ce sera une première. J’y suis allé pas mal de fois en spectateur à l’époque où j’étais à Lyon. Je connaissais bien Stéphane Ruffier. J’allais le voir régulièrement et je connais l’ambiance qui nous attend. Ça va être un beau match de football, comme on les aime, dans une belle ambiance."

Montanier veut puiser dans la boîte à confiance

07/05 17:38

En conférence de presse, Philippe Montanier agacé par les questions sur Rodez a préféré positiver avant d'aborder Amiens (samedi 20h) :

"Après trois défaites consécutives, on a une opportunité incroyable de pouvoir encore monter directement. A nous d’être prêts pour la saisir. Je trouve qu’à Rodez on a retrouvé nos stats physiques, nos standards athlétiques qu’on avait perdus sur les deux précédents matchs. Ça, c’est plutôt positif. Ca n’efface pas l’aspect négatif, nos erreurs techniques qui nous coûtent cher ces derniers temps, une efficacité offensive bien moindre. On a travaillé là-dessus cette semaine, et l’examen sera samedi. Il faut gagner des duels, être efficace dans les deux surfaces, mais le fait d’avoir eu de bons standards athlétiques montre qu’on reste prêts.

Ca m’ennuie de refaire Rodez, on a fait une conférence de presse jeudi, on l’a fait après le match, on va passer à autre chose quand même ! Je l’ai abordé, on clôt le chapitre. Rodez c’est fait, c’est fait. Ce qui m’intéresse c’est Amiens. On a fait un super match contre Dunkerque, on a fait un match bidon contre Bastia, des fois y a pas de continuité dans la performance, avec les mêmes joueurs, le même entraînement, le même système de jeu. C’est le football, y a pas de vérité absolue. Ce que je voulais transmettre par rapport à Rodez c’est que la fin était plutôt mieux. Pour moi c’est une petite étincelle qui me suffit pour bien préparer le match à venir. Depuis le début je vous dis que ça va se jouer à la dernière journée, je suis désolé d’avoir raison. C’est vrai que l’idéal est d’arriver dans le money time avec ses joueurs cadres, mais c’est l’occasion pour d’autre de se montrer, de montrer qu’ils peuvent être utiles à l’équipe. Il faut voir ce qu’on a déjà fait de positif. Ce qu’on a su faire, on est capable de le refaire. Il faut puiser dans notre boîte à confiance.

J’ai rencontré quand je suis arrivé tous les groupes de supporters, vraiment j’ai eu un bon échange. J’ai appris à les connaître, je ne savais pas tout le travail qu'ils font notamment sur l'aspect social. Il y a eu des tensions après le match à Rodez, c’est pour cela que je voulais qu’on se voie. Comme ça arrive avec les joueurs quand on s’embrouille, on se retrouve dans mon bureau, on s’explique et ça repart à zéro. C’était des échanges très constructifs, je les remercie. Ils ont déclaré leur soutien inconditionnel autour de l’équipe pour ce match, et ça c’est forcément appréciable. Ca va être une force pour nous samedi."

 

Acclamez Chalamet ! (28)

07/05 17:34

Dans la préface de Glasgow 76 – La folle épopée des Verts, bouquin de Patrick Mahé et Dominique Grimault paru le 1er avril dernier aux éditions Marabout, Jean-Michel Larqué cite le plus célèbre des supporters stéphanois. Extraits.

"A regarder nos héritiers d'aujourd'hui batailler devant 35 000 spectateurs en Ligue 2, cette citation mythique leur colle au maillot : "Les grandes équipes ne meurent jamais." Les "All Blacks", côté rugby, en ont fait une maxime. Aimé Jacquet, figure des "Verts" (1966-1975) et des "Bleus" champions du monde en 1998, idéalisait cet éloge. A croire que l'AS Saint-Etienne a posé une griffe indélébile sur le football français. Tel un sceau. Notre empreinte court au-delà du stade Geoffroy-Guichard (...)

De cette époque, Dominique Rocheteau, aux allures de rocker californien, gagna le surnom d'"Ange Vert" (qu'il tolérait du bout des lèvres). Le relais lui vient aujourd'hui de Los Angeles... Il est signé de Timothée Chalamet, nouvelle "idole des jeunes" et tout juste sacré meilleur acteur aux Golden Globes 2026. Le héros des films Dune qui, à l'écran, chanta aussi "Blowin'In The Wind" de Bob Dylan, adore poser pour les photographes dans le survêt' des Verts. Ainsi veille notre "Ange... de Hollywood !"

Larry est la plus grande fierté de Nanard (2)

07/05 16:54

Dans son bouquin Temps additionnel paru ce jour aux éditions Solar, Bernard Caïazzo se félicite d'avoir vendu le club à Larry Tanenbaum et en profite pour glisser un petit tacle à Jean-Michel Aulas. Extraits.

"Il y avait le match ASSE-OL sur le terrain mais aussi le match Caïazzo-Aulas en tribune présidentielle. Parfois l'envie vous démange d'imiter les supporters et de céder à la facilité des déclarations acides ou provocatrices contre votre adversaire. Mais ce n'est pas le rôle d'un président de club, qui doit savoir tempérer ses pulsions. A la suite d'un derby houleux, j'avais décidé de ne plus jamais répondre aux questions sur la rivalité avec l'OL à des médias qui cherchaient surtout à entretenir la polémique.

Je préférais me taire et mener le combat contre Aulas là où il me semblait le plus utile : dans les instances. Jean-Michel apparaissait à juste titre extrêmement puissant. Il a été un grand président, un "bâtisseur" qui a développé son club de façon remarquable. J'ai toujours eu beaucoup de respect pour lui, pour l'homme comme pour l'entrepreneur et le manager. Mais j'ai obtenu au moins le match nul face à lui, car je détenais plus d'influence à la Ligue auprès des présidents de club. C'était une de mes fiertés. 

En vérité, ma plus grande victoire est tout autre : avoir trouvé en la personne de Larry Tanenbaum le repreneur puissant qui arrivera à concurrencer l'OL. Nous ne luttions pas à armes égales. Ce ne sera plus le cas à l'avenir car Larry dispose de moyens bien supérieurs à Textor. La différence, c'est qu'Aulas a vendu son club à un personnage qui lui a versé plus de 100 M€ mais qui n'est pas un exemple de fiabilité. Pour ma part, j'ai mis en place un nouvel actionnaire dont la fiabilité sur le plan financier est totale. Je n'ai pas regardé ce que la vente pouvait me rapporter mais ce qu'elle garantissait pour la préservation des emplois."

C'était un chien, il ne lâchait rien !

07/05 16:30

Le Dauphiné Libéré a confirmé aujourd'hui ce que l'on subodorait depuis de longues semaines : le milieu de terrain annécien Vincent Pajot (35 ans) met un terme à sa carrière. La commotion cérébrale qu'il a subie le 26 septembre dernier lors de la défaite de son équipe à Troyes aura été celle de trop pour "celui qui donnerait son corps à la science" dixit Jessy Moulin. 

Le capitaine haut-savoyard Ahmed Kashi rend hommage à son coéquipier. "C’était un exemple au quotidien pour tout le monde, il donnait toujours tout. À l’entraînement, il pouvait être frustré en voyant des jeunes en faire un peu moins alors qu’il était l’un des plus âgés. Il n’y avait pas un entraînement où il n’était pas à 200 %. Ça nous a fait du mal ce qui lui est arrivé. C’était un leader naturel. Quand je revois nos matches, c’était un chien, il ne lâchait rien. Il était très, très important."

Le natif de Domont n'aura jamais gagné de titre en pro, battu avec Frédéric Antonetti en finale de la Coupe de la Ligue 2013 face aux Verts et défait avec Philippe Montanier en finale de Coupe de Coupe 2014 contre Guingamp. Celui qui aura joué 417 matches en pro dont 90 avec l'ASSE (6 buts et 3 passes décisives sous le maillot vert) aura quand même remporté la Coupe Gambardella avec le Stade Rennais en 2008 aux côtés de Kévin Théophile-Catherine et Yann M'Vila sous la houlette de Laurent Huard

Gramsci dans la colle

07/05 14:49

Peu avare de citations Philippe Montanier aurait pu évoquer ce midi en conférence de presse le philosophe italien Antonio Gramsci et son fameux : « Il faut allier le pessimisme de la raison à l'optimisme de la volonté ».

A défaut, il a quand même sorti un « je me veux optimiste » au milieu d’un océan de mauvaises nouvelles au sujet de l’infirmerie verte à 48h du dernier (ou pas) match  de la saison contre Amiens : « Gautier Larsonneur est incertain après avoir été touché au genou à Rodez, Kévin Pedro l’est aussi. Aïmen Moueffek et Zuriko Davitashvili, qui a retouché le ballon et qu’on testera demain, le sont également. Je me veux optimiste concernant Julien Le Cardinal, pour lequel on prendra aussi une décision demain. »

 

On leur doit tellement...

07/05 14:02

Sur Activ Radio, Philippe Gastal revient avec émotion sur la mythique équipe de 1976.

"L'image véhiculée par les Verts à l'époque a fait connaître la ville de Saint-Etienne. Beaucoup avant 1976 avaient du mal à situer géographiquement Saint-Etienne sur la carte de France. Vous auriez demandé à des gens de Brest, de Lille ou de Strasbourg, je ne sais pas s'il y en a beaucoup qui auraient répondu la Loire. Déjà, on a fixé géographiquement Saint-Etienne sur la carte de France. Et qui plus est, c'est une équipe qui a réveillé le football français. D'un point de vue sportif, ils ont énormément apporté au sport local mais également au sport national, à la France entière, surtout par les valeurs véhiculées.

Les Verts épousaient parfaitement les valeurs stéphanoises. Peut-être qu'aucune autre équipe ne s'est autant identifiée à la ville de Saint-Etienne. Avec ses valeurs de générosité, de solidarité, d'altruisme. A travers les valeurs de l'AS Saint-Etienne, c'était la ville de Saint-Etienne. Tous ces ouvriers qui travaillaient énormément à l'époque, je crois que c'est pratiquement 6 jours sur 7. C'était la sortie du dimanche.

Je me rappelle quand on arrivait le mercredi soir avec mon père, on ouvrait la porte de la voiture et on entendait "allez les Verts !' sur l'air d'Ave Maria. Vous aviez l'impression d'entrer dans une cathédrale. C'était émouvant. Vous vous disiez "ce soir on va gagner." Impossible n'est pas stéphanois ! 106 matches invaincus de mars 1973 à août 1977 ! Quand on arrivait, on se disait : "au pire on va faire match nul !"

Il y en a qui faisaient le détour en vacances pour venir voir un entraînemnt. Ils faisaient marcher l'économie locale. Ils dormaient à l'hôtel, ils visitaient Saint-Etienne. Il y a eu une continuité dans le temps depuis 50 ans. Si aujourd'hui, en 2026, on fait plus de 30 000 spectateurs de moyenne, on le doit à cette équipe. Enfin un club français pouvait montrer à l'Europe entière qu'il pouvait rivaliser avec les meilleures équipes européennes.

Nous sommes donc reconnaissants, redevables envers ces garçons, ces hommes charismatiques. Quand vous voyez le président Rocher, Pierre Garonnaire, Robert Herbin, les gueules qu'ils ont... Ce sont des personnages ! Et ces personnages, ils étaient à Saint-Etienne et ils rendaient fiers le peuple stéphanois. 

Ils ne s'en rendaient pas compte, c'étaient des rock stars. C'étaient les Beatles ! Ils partaient en tournée, ils remplissaient les stades partout. C'était la magie verte. La France était verte. Du soir de Kiev, du 17 mars au 13 mai 1976 le lendemain de la finale, tous les journalistes français descendaient de Paris, venaient ici. La capitale de la France, c'était Saint-Etienne.

Cela dépassait largement le cadre du football, du sport. C'était devenu un phénomène sociologique. On a au musée par exemple une affiche, on voit L'Express, un hebdomadaire économique, ils ont titré "Allez les Verts !". Jamais on n'a vu ça quand Marseille et Paris ont gagné la Coupe d'Europe. On le doit à ces hommes-là. On leur doit tellement. On les a tant aimés..."

Larry est la plus grande fierté de Nanard

07/05 11:58

Dans son bouquin Temps additionnel paru ce jour aux éditions Solar, Bernard Caïazzo ne parle pas que de l'OM et du QSG. L'ancien président de l'ASSE revient aussi sur ses vertes années et se félicite d'avoir vendu le club à Larry Tanenbaum. Extraits.

"Vincent Labrune nous assurait que les droits TV allaient être sensiblement au même niveau en 2024-2025 qu’en 2023-2024. Si Kilmer avait pu imaginer l’effondrement des revenus télévisuels, il n’aurait jamais signé. Mais qui aurait pu imaginer un tel écroulement des droits TV ? Personne en vérité. Quelques jours après la signature de la vente, j’ai eu le sentiment d’être un candidat à Fort Boyard. On était les derniers à être passés quand la grille s’est refermée.

Mon état d’esprit au moment de conclure la vente ? De la fierté certainement car je pensais que l’AS Saint-Etienne désormais avancerait sur de bons rails. En vingt ans, on avait beaucoup travaillé et beaucoup bataillé aussi. Dans certains domaines, on avait certainement déçu les supporters mais là, franchement, on avait réussi à remettre l’église au milieu du village avec un propriétaire en mesure de garantir le bonheur du peuple vert et… de mon fils, un ardent supporter ultra. L’avenir de l’ASSE était assuré, c’était le plus important.

J’ai dit aux nouveaux dirigeants que le club pouvait compter sur une très bonne équipe marketing. La preuve, en 2025, elle avait permis de passer de 20 M€ à 30 M€ de revenus commerciaux. Je leur avais aussi recommandé de prêter attention à la structure interne, en matière de recrutement notamment. Les services de scouting n’ont pas été à la hauteur, avec un nombre d’erreurs incalculables entre 2016 et 2022 qui ont dû coûter plus de 70 M€ de manque à gagner. Les plus-values ont été obtenues grâce à la vente des jeunes du centre de formation comme Saliba ou Fofana. Pour le reste, c’était zéro, le gros point noir du club ! Ce n’est pas faute de l’avoir dit et répété pendant des années…

Enfin, si Saint-Etienne a toujours été un club très médiatisé, au même niveau que Marseille et Lyon, il n’y a jamais eu une organisation de communication bien structurée. Ces dernières années, Roland ne voulait pas s’exprimer. Jean-François pas davantage, et ce n’était pas son rôle. Quant à Loïc, ce n’est pas un exercice qui lui plait. A l’arrivée, personne ne prenait la parole. Et c’était très pénalisant pour un club de la dimension de l’ASSE.

Saint-Etienne a la chance d’avoir pour propriétaire une personne extrêmement impliquée, qui dispose du cash nécessaire grâce en particulier à la vente de ses actifs sportifs au Canada. A 80 ans, Larry ne cherche pas à être le plus riche du cimetière mais à démontrer sa capacité à réinstaller le club au premier plan. Je nourris beaucoup d’espoir pour l’ASSE qui avance étape par étape et continue à se structurer comme le prouvent les arrivées d’un nouveau directeur marketing et d’un directeur financier, qui s’ajoutent aux forces vives du club.

Je suis intimement persuadé qu’il intégrera le top 5 français ces prochaines saisons. La montée en puissance dépendra de la qualité du recrutement et des moyens financiers mis en place. Il faut saluer l’arrivée d’une équipe de scouts internationaux de haut niveau, qui représentent un investissement important mais indispensable afin de pouvoir atteindre les sommets de la Ligue 1. Trouver une personne de la stature de Larry, c’était presque inespéré. Plus que d’avoir remporté la Coupe de la Ligue ou d’avoir eu un entraîneur de la trempe de Christophe Galtier, c’est la reprise du club par Larry qui représente ma plus grande fierté.

Avec lui, l’avenir du club est assuré. J’ai une très grande confiance en Larry. Les supporters doivent en prendre conscience : le club a un actionnaire financier avec une puissance financière du niveau top 5 des clubs français, bien supérieure à celle de l’Olympique Lyonnais. Je suis convaincu qu’avec le temps l’ASSE sera gagnante. Cela passera peut-être par des moments difficiles mais un grand patron comme Larry sait parfaitement définir les responsabilités et il saura changer les hommes si les résultats ne sont pas au rendez-vous.

La preuve avec l’arrivée de Philippe Montanier dont tout le monde s’accorde à reconnaître la très grande qualité professionnelle. Après l’épisode Horneland, Larry et Ivan ont su recruter le coach qu’il fallait pour l’ASSE. A la fin de l’année 2025, je leur avais écrit à plusieurs reprises pour leur signifier qu’avec cet entraîneur norvégien, contre lequel je n’ai rien personnellement, le club ne remonterait jamais en Ligue 1. Mon analyse reposait non pas sur une démarche personnelle, mais sur une réflexion approfondie sur ses compétences tactiques et psychologiques. Le changement a eu lieu, tant mieux !"

 

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