On a pris de la confiance pour les play-offs
10/05 08:30

Buteur et auteur de deux passes décisives hier soir contre la lanterne rouge, Lucas Stassin positive dans la dernière édition du Progrès.
"C’est la première fois qu’on gagne un match 5-0 et qu’on finit avec de la déception. Mais il faut prendre le positif, on a pris de la confiance pour les play-offs. On n’avait pas notre destin entre nos mains, on a fait le job. On aurait dû le faire avant. C’est pour ça qu’on ne monte pas directement. On s’est tous demandé ce qu’il se passait quand le stade a crié à la fin mais on s’est vite calmé… Maintenant, on a potentiellement deux matchs sur trois à la maison, ce sera une grosse force. C’est dur, on a beaucoup de blessés mais personnellement je me sens bien. On donnera tout, j’espère que l’équipe sera motivée."
Les Green Angels se payent KSV
10/05 08:16
Sous les yeux de Larry Tanenbaum, Ivan Gazidis, Huss Fahmy et Jaeson Rosenfeld, les Green Angels se sont payés KSV hier soir à Geoffroy-Guichard comme l'attestent les clichés ci-desssous pris par notre fidèle potonaute clements et publiés sur son site Furania Photos.


Montanier, entraîneur le plus performant en L2 cette saison
10/05 08:01

Comme le souligne Opta, Philippe Montanier a récolté 26 points en 13 matches, soit une moyenne de 2 points par rencontre. C'est la meilleure moyenne pour un entraîneur en L2 cette saison. Son prédécesseur Eirik Horneland, tournait à seulement 1,6 point par rencontre...
Lacuesta et Larios se sont tapés dessus
10/05 07:46

Ancien milieu de terrain de l'ASSE et du SCB, Félix Lacuesta replonge dans sa carrière pour la Pravda. Extraits.
"Le joueur le plus fort contre lequel j'ai joué ? Comme on parle toujours de joueurs offensifs, je vais citer deux défenseurs : Gérard Janvion et Osvaldo Piazza. Jean-Louis Cazes était un monstre. Mais Gérard était encore plus phénoménal comme arrière droit. Il avait tout. Quant à Osvaldo, c'était un bolide. Il partait balle au pied et allait taper devant. Extraordinaire.
Le plus drôle ? Avec les femmes ? Jean-François Larios. Moi aussi, j'ai aimé la terre entière. Mais depuis que j'ai rencontré Lucie, il y a 33 ans, je ne bouge plus une oreille. Qu'est-ce que tu veux y faire ? Jean-François a les boules de moi et il était jaloux. On a débuté ensemble à Saint-Étienne et on ne s'est pas trop entendus. On s'est tapé dessus, même. Il parait qu'il m'en veut aussi parce que les Verts de 76 lui reprochent toujours d'avoir dit au président Rocher, après la finale de Glasgow, que ce n'était pas grave car nous, les jeunes, allons la lui gagner. C'est moi qui ai dit ça ? Possible.
Le moment où je me senti le plus trahi ? De retour de prêt de Bastia, on se met d'accord avec Jean-François Larios : ou on signe tous les deux à Saint-Étienne, ou pas. Dans le bureau du président Roger Rocher, on ajoute : « On vient de jouer une finale de Coupe d'Europe. Il faut nous payer ce qu'on mérite. » Quinze jours se passent. Et un matin, je lis dans L'Équipe : « Larios signe à l'AS Saint-Étienne » Il s'est bien foutu de moi. De colère, j'ai resigné à Bastia. Ma plus grosse fête ? Après la victoire en Coupe de France avec Bastia, la première pour un club Corse [2-1 contre Saint-Étienne le 13 juin 1981, ndp2]. Elle a duré un mois. Le temps de faire le tour de l'île."
Duffus fait souvent la diff'
09/05 23:18

Au sein de la 2e meilleure attaque de la saison de L2 (59 pions, soit 1 de moins que le champion troyen), Joshua Duffus, auteur ce soir des 2 premiers buts de l'écrasant succès contre Amiens (5-0), aura de loin été le plus décisif au regard de son temps de jeu. En 806 minutes (hors temps additionnel) et seulement 7 titularisations, celui qui fêtera ses 21 ans à la fin du mois a claqué pas moins de 7 pions et délivré 3 passes décisives !
Duffus lance parfaitement les Verts !pic.twitter.com/3su4TZvn47
— Alex (@Alex_InDaHouse2) May 9, 2026
Duffus pour le doublé ! Les Verts mènent 2-0 !
— Alex (@Alex_InDaHouse2) May 9, 2026
Bastia, réveillez-vous !pic.twitter.com/Mjcc6SOfPz
Une manita mais c'est pas la joie
09/05 22:57

Philippe Montanier a commenté en conférence de presse son 8e succès d'entraîneur stéphanois, à la fois le plus éclatant et le plus vain.
"C’est la première fois que je vois un vestiaire triste après une victoire 5-0. Évidemment, tout le monde est déçu. Mais on a ce qu’on mérite, car on aurait dû performer avant ce match face à Amiens. Il fallait malgré tout performer ce soir, et même si ce n’est pas notre meilleure rencontre en termes d’engagement, ça permet de repartir du bon pied après trois revers de rang. Il fallait à tout prix casser cette spirale.
On a retrouvé de l’efficacité offensive, certains mouvements. Lorsque’il a fallu protéger Brice, tout le monde a répondu présent. Ce n’est pas notre meilleur match mais il était important de rebondir. Il faut récupérer avant une rencontre en configuration Coupe de France. On va rencontrer un adversaire qu’on connaît et qui nous connaît. Devant notre douzième homme, ce n'est pas rien. Même si ça s’annonce difficile, ça le sera aussi pour notre adversaire.
Joshua Duffus a une entorse de la cheville. Je me veux toujours de nature optimiste et je vais l'être le concernant. On doit également gérer Julien Le Cardinal pour lequel la douleur se réveille après une heure de jeu. Gautier Larsonneur a une plaie au niveau du genou, ce qui la flexion très difficile. On a la chance de compter sur un Brice Maubleu performant. Ce soir, côté positif, on récupère Aïmen Moueffek et Zuriko Davitashvili."
Sainté passera par les play-off
09/05 22:03
Malgré leur victoire nette face à Amiens (5-0), les Verts devront passer par les play-off pour retrouver la L1 suite à la victoire du Mans à Bastia. Ils affronteront vendredi prochain à Geoffroy-Guichard le vainqueur du match entre Red Star et Rodez.
Pour cette première finale, Philippe Montanier avait aligné un 11 un peu différent, faisant confiance à Maxime Bernauer dans l'axe au côté de Julien Le Cardinal. Dennis Appiah suppléait Kévin Pedro et Brice Maubleu remplaçait Gautier Larsonneur. Au milieu, Luan Gadegbeku accompagnait Alpha Kanté. Devant, Joshua Duffus prenait le couloir gauche de Zuriko Davitashvili.
C'est ce même Duffus qui se mettait rapidement en action. Sur un ballon en profondeur d'Appiah, Cardona centrait pour le Jamaicain qui concluait face au but (1-0, 6e). Les Verts voulaient vite doubler la mise mais peinaient face à des Amiénois pourtant déjà relégués. Il fallait attendre les dernières minutes de la 1e mi-temps pour voir Stassin remettre d'une talonnade à Duffus dont le plat du pied ne laissait aucune chance au gardien amiénois (2-0, 40e).
Le Mans menait à Bastia et les Verts avaient fait le travail. Il fallait encore enfoncer le clou pour s'éviter une frayeur. Stassin, encore lui, remettait d'un bel extérieur le ballon dans l'intervalle pour Davitashvili qui cloturait le suspense (3-0, 69e). Les espaces s'ouvraient de plus en plus. Côté gauche, Stassin partait de son camp pour crocheter son défenseur dans la surface et fermer son pied droit pour aggraver la marque (4-0, 82e). Dans la foulée, Moueffek se présentait seul face au gardien amiénois pour terminer la soirée (5-0, 85e).
Comme il y a 2 saisons, les Verts de Montanier devront passer par les play-off et suivra avec attention le résultat de Red Star - Rodez ce mardi.
Le résumé vidéo de la manita est à voir ici.
La réserve arrache un succès capital contre Mâcon
09/05 21:49

Grâce à un but marqué à la 94e minute qui avait été fatale aux Amazones 3 jours plus tôt dans le même stade Salif-Keita, la réserve a arraché une victoire capitale dans l'optique du maintien.
Lors d'une première équilibrée, les Verts ont eu deux grosses occasions d'ouvrir le score. Mais Noah Moulin a perdu son duel avec le gardien et Karim Cissé a tiré sur le poteau. Auteur d'une excellente prestation, Matéo Houngbo-Civier a réalisé 2 parades décisives dans le premier acte et 3 autres dans le second.
Dominés après la pause, les Verts ont su résister grâce à leur impérial gardien mais aussi à des sauvetages en catastratrophe dont un de Karim Cissé. S'ils ont mal géré quelques situations de contres dans le temps réglementaire, les Stéphanois en ont planté un assassin dans le temps additionnel grâce à un exploit de leur supersub Mylan Toty (photo), qui a élliminé deux adversaires.
La compo : Houngbo-Civier - Stojkovic, Kasia, Mouton (Benkou, 82'), Dodote - Sahraoui, Traoré (Sissoko, 75'), Baallal - Moulin (Agésilas, 67'), Othman, Cissé (Toty, 82').
Premier non relégable avec 1 points d'avance sur l'antépénultième Moulins et 2 sur Jura Sud, Sainté jouera samedi prochain lors de la dernière journée sur le terrain de la lanterne rouge Cosne, reléguée ce soir suite à sa défaite
La réaction de Sylvain Gibert : "On on a fait une bonne première mi-temps contre une équipe qui jouait la montée et dont on connaît les qualités. Notre seconde période a été plus compliquée dans le contenu. Physiquement c'était compliqué, on sent que la saison est longue, les mecs sont impactés. Mais la grosse satisfaction, c'est l'état d'esprit. Les garçons ont été solides et solidaires. On a su résister, notamment grâce à un très grand Mathéo dans les cages. Et on a su aller chercher la gagne à la 94e, ce but nous fait un bien fou. C'est une vraie récompense pour les joueurs. il faut savourer mais on n'est pas encore maintenu. Notre maintien se jouera la dernière journée. Il faudra aller gagner à Cosne pour rester maîtres de notre destin."
Bridonneau était possédé
09/05 17:29

Espérant que le Chaudron vive une telle scène de liesse ce soir à Geoffroy-Guichard, Damien Bridonneau, qui gère désormais en famille la résidence de vacances Digoune sur les hauteurs de Furiani, est revenu hier pour Jérôme Gallo sur l'inoubliable but du titre contre Châteauroux inscrit il y a 22 ans (comme le temps passe !)
"J’étais très ami avec Philippe Masseguin, qui n’est malheureusement plus là [ce photographe de l’ASSE est décédé en novembre 2019 à l’âge de 60 ans, ndp2]. Philippe était très proche de moi, il m’a fait découvrir l’univers stéphanois, les valeurs du club. Un jour on a discuté et je lui ai dit : « J’aimerais bien savoir ce que ressent un buteur à Geoffroy-Guichard. » A chaque fois Philippe me boostait, me disait : « Damien, il faudrait que tu fasses un truc, que tu rentres dans l’histoire du club. » J’étais très proche des supporters.
Cet évènement est arrivé lors de cette dernière journée, contre Châteauroux. Fred Antonetti m’avait dit que pour ce dernier match il ferait jouer Patrice Carteron car il était en fin de contrat. Moi j’avais un peu les boules. Le coach me dit que je vais rentrer à la mi-temps mais je ne rentre pas tout de suite. Je m’échauffe du côté des Green Angels, j’ai dû inhaler quelques odeurs par-ci par-là (rires). Je me suis dit : « je n’ai rien à perdre, je suis frais comme un gardon, je cours beaucoup, j’y vais, je fonce. »
Je suis latéral droit, normalement je dois faire la touche. C’est David Hellebuyck qui fait la touche. Fred Mendy, « Petit Ly », normalement côté gauche, se retrouve à droite, on ne sait pas pourquoi. C’était complètement déglingué cette équipe au final ! (rires) On a tous été à l’abordage en fait, le public surtout. Il nous a poussés. Je marque ce but du titre et là… Maintenant je connais la sensation d’être un buteur à Geoffroy-Guichard. J’étais possédé, j’ai enlevé mon maillot."
L'occasion de revoir pour la 4242e fois ce fameux pion !
L'ASSE dans le top 5 français du merchandising
09/05 16:28

En charge de la marque, du marketing et de la communication des Verts, le directeur général adjoint de l'ASSE Cédric Chambaz s'est exprimé aujourd'hui sur France 3 Auvergne Rhône-Alpes.
"Le club reste parmi les plus gros vendeurs de produits dérivés, à la 5ème place en France. Les soirs de match, près de 1500 personnes passent en caisse à la boutique officielle. La descente en Ligue 2 n'a eu presque pas d'effet sur les ventes de merchandising. Nos fans sont vraiment fidèles. Dans l'adversité comme dans la réussite, ils sont là.
Si on réfléchit au business model d'un club de football, historiquement, ça s'ancre sur des droits télé, la vente de joueurs, le sponsoring, la vente de billets, et enfin, les produits dérivés. On l'a vu récemment, la partie droits télé est un élément qui est en train de disparaître. Donc il faut rééquilibrer l'équilibre entre les différents leviers sur lesquels on a encore le contrôle, en tant que club, et le merchandising prend une dimension plus importante.
On est en train de construire des choses contemporaines inspirées par le passé. Avec un club qui a été fondé en 1933, on a un énorme héritage sur lequel construire. On rajoute parfois des animations en point de vente qui vont rendre la visite encore plus exceptionnelle, comme la signature de dédicaces par des anciens joueurs ou la visite d'un joueur de légende qui se passe sur la région."
Après Macron, Mâcon !
09/05 15:02

Alors que leurs glorieux anciens de 1976 ont eu droit hier soir à un vibrant hommage d'Emmanuel Macron, les réservistes recevront Mâcon (2e) lors de l'avant-dernière journée de N3 ce samedi à 18h00 à Salif-Keita, là-même où les Vertes ont arraché à la 93e minute leur relégation en D2 il y a 3 jours.
Actuellement hors de la zone rouge seulement mais à égalité de points avec le premier relégable Jura Sud qui affronte à Auxerre une équipe de l'AJA n'ayant plus rien à jouer, les protégés de Sylvain Gibert risquent à leur tour de descendre car ils accueillent un club partenaire des vilains toujours en course pour la montée en N2.
Son entraîneur Frédéric Jay évoque ce match dans la dernière édition du Journal de Saône et Loire.
"Certains Stéphanois savent déjà qu'ils ne sont pas conservés mais les joueurs sont des compétiteurs. S'ils ont envie de devenir professionnels et d'en faire leur métier, j'estime qu'ils doivent faire leur travail jusqu'au bout. Pour moi, les réserves vont jouer le jeu jusqu'au bout et tout faire pour l'emporter. Je ne connais pas la politique des Verts mais je ne les vois pas accepter une descente en R1. A l'aller, on avait été mené et on avait renversé la vapeur face à de bons jeunes. Cela reste Saint-Etienne, un bon club formateur. Il y aura de la qualité en face. On doit d'abord compter sur nous nous, gagner ce match, en espérant que dans le même temps le leader Hauts Lyonnais fera un faux pas chez le 4e Orléans."
Fall s'impose à Pau
09/05 12:34

Avec le Clermont Foot (Saïdou Sow, Henri Saivet, Ilhan Fakili, Kader Bamba), le Pau FC est le plus vert des autres clubs que l'ASSE cette saison en L2. Mais les Béarnais seront encore privés de 3 de leur ex-Stéphanois ce soir à Reims lors de la dernière journée, comme le souligne La République des Pyrénées.
"Noah Raveyre était en pleurs ce vendredi matin. "Il devait jouer ce dernier match, il a tout fait pour, mais il s'est bloqué le dos à l'entraînement" raconte Thierry Debès. Anthony Briançon a subi "par athroscopie, un nettoyage de son genou" rèvèle l'entraîneur palois. Il sera à l'arrêt 3 à 4 semaines. Malgré une hécatombe en défense, Setigui Karamoko n'est plus apparu dans le groupe pro depuis fin février. Suite à une saute d'humeur avant la réception de Bastia, il est depuis cantonné en équipe réserve."
Tout va bien par contre pour Cheikh Fall ! Alors qu'il n'avait joué qu'un quart d'heure en L2 sous le maillot vert, l'ancien capitaine de la réserve s'apprête à jouer son 22e match de championnat de la saison, le 8e en tant que titulaire. Le Sénégalais de 22 ans s'est confié il y a une semaine dans le même quotidien régional.
"Je joue là où le coach décide de me faire jouer, je suis au service du collectif. J’essaie de m’inspirer de mon idole Cristiano Ronaldo. J’essaie d’avoir la même éthique de travail : bien manger, bien dormir. C’est une saison d’apprentissage. J’aurai beaucoup appris cette saison, c’est ma première saison complète en pro. J’ai beaucoup appris sur l’intensité et l’exigence du haut niveau. J’ai beaucoup appris des joueurs expérimentés de l’équipe. J’aime bien Pau, je me sens bien ici."
L'ex-protégé de Razik Nedder et Sylvain Gibert a eu droit aux éloges de l'entraîneur palois il y a 8 jours en conférence de presse.
"Cheikh a de très grosses capacités, un gros potentiel. Dans le domaine aérien il excelle, c’est lui qui se crée quasiment toutes les situations dès qu’il est sur le terrain. Il a un profil très intéressant car il peut joueur à trois postes : relayeur, sentinelle et défenseur central. C’est un joueur pour l’avenir, un travailleur acharné qui va être amené à entrer de plus en plus dans la rotation."
Nanard regrette le retour avorté de Galette
09/05 10:56

Dans son bouquin Temps additionnel paru avant-hier aux éditions Solar, Nanard regrette le retour avorté de Galette. Extraits.
"Ne vivant pas à Saint-Etienne, je ne maîtrisais pas tout ce qu’il se passait au club mais il paraissait évident qu’entre Christophe Galtier et Roland Romeyer flottait une certaine tension. Je me souviens d’un match à Marseille où Roland avait tout fait pour éviter Christophe. En fait ils ne se parlaient plus, la situation devait intenable. Christophe décida de partir. 3 profils sortaient du lot pour lui succéder. Claude Puel mais il était encore sous contrat avec Southampton qui ne voulait pas le libérer. Claudio Ranieri qui me plaisait beaucoup mais ses exigences financières, autour de 350 000, 400 000 € par mois, le condamnaient aux yeux de Roland. Restait Oscar Garcia, dont l’expérience réussie à Salzbourg avait attiré notre attention et inspiré notre choix. Mais dès l’automne venu, pris dans des problèmes personnels insolubles, il décrocha au point de nous donner sa démission à la trêve [il s’est en réalité barré dès le 15 novembre, quelques jours après la manita prise à Geoffroy face aux vilains, ndp2].
Roland estimait que Julien Sablé était la personne idoine pour reprendre l’équipe. J’en doutais fortement. Je pensais même qu’on allait droit dans le mur avec lui. J’ai téléphoné à Christophe pour l’inviter à dîner. A table, face à face, je l’ai interrogé : « Je te pose la question de vérité : serais-tu prêt à revenir à l’AS Saint-Etienne ? » Il était libre et pouvait être rapidement opérationnel. Sa réaction ? Oui à condition, d’avoir les pleins pouvoirs sportifs. « Je n’ai pas besoin d’un directeur sportif, je veux simplement travailler avec mon adjoint Thierry Oleksiak, qui a déjà fait ses preuves. » Je ne pouvais pas rêver meilleure réponse de la part de Christophe avec lequel je m’étais aussitôt mis d’accord. Le lendemain, j’ai appelé Roland et je suis tombé de ma chaise : « Non, Bernard, c’est hors de question ! » Il restait sur son idée de Julien Sablé, en m’assurant qu’il ferait mieux que Christophe.
Roland m’écrivit même un texto en m’expliquant, chiffres à l’appui, qu’au cours des 7 prochains matches, l’équipe engrangerait 11 points avec lui et qu’elle se sortirait vite d’affaire. Il me demandait de trouver quelqu’un qui puisse aider Julien, l’accompagner. Eric Blondel, qui était team manager à l’ASSE, eut l’idée de Jean-Louis Gasset. Il s’est rendu à Saint-Etienne pour rencontrer Roland qui lui proposa un salaire de 20 000 € par mois. Gasset lui rit au nez. Sablé touchait une somme équivalente mais Jean-Louis avait 64 ans, une solide expérience et on l’appelait pour opération de sauvetage. Roland comprit qu’à moins de 60 000 €, Gasset ne bougerait pas de son domicile.
Julien lui précisa, à son arrivée : « Attention, je suis le numéro 1, toi le numéro 2. » Intérieurement, Gasset avait dû pouffer, genre : « Ben mon petit, on va bien voir ce que tu es capable de faire. » Il s’aperçut assez vite que Julien était sans doute un excellent patron du centre de formation, son doute un bon entraîneur adjoint mais n’était sûrement pas un numéro 1. Et ce qui devait arriver arriva : la catastrophe. L’équipe, au lieu de prendre 11 points comme Roland le promettait, engrangea 2 malheureux points. Il dut se rendre à l’évidence, déchargea Julien de ses responsabilités et nomma Jean-Louis entraîneur principal des Verts. Au même moment, Christophe, resté 6 mois sans entraîner, s’engageait avec le LOSC. Et 18 mois plus tard, il devenait champion de France…
Le bel hommage de Karambolage
09/05 09:17

Excellente émission d'Arte, Karambolage est revenu hier sur la mythique finale des Verts de 1976 à Glasgow. Merci à notre fidèle potonaute meta_42 de nous avoir signalé cette sympathique vidéo !
Elie rend hommage à Roby
09/05 08:47

Elie Baup rend hommage à Robert Herbin dans la dernière édition du Progrès. Extraits.
"C’est grâce à Pierre Garonnaire que j’ai fait la connaissance de Robert Herbin. J’admirais bien sûr l’entraîneur mythique des Verts d’autant plus qu’il était passionné par le développement des jeunes. Robert Herbin, c’était le football. C’était le Sphinx qu’on mettait sur un piédestal. Quand tu t’engageais dans le foot, c’était la référence. Il avait un côté mystique et mystérieux. Tu rencontres peu de gens comme ça dans ta vie !
Herbin a mis en place le travail physique répétitif intermittent. C’est intégré aujourd’hui. Il y a toujours eu l’impact technique, le jeu sans ballon mais à un moment, il faut courir ! Quand on voit aujourd’hui le pressing et le contre-pressing du PSG, ça veut dire qu’il y a un gros travail physique en amont. Aimé Jacquet a compris que sans ça, on ne pouvait atteindre le haut niveau. 98 lui a donné raison. Et ça a infusé la formation des entraîneurs.
Herbin a inventé des choses importantes dans la progression du jeu, l’analyse. Il rationalisait le jeu, avec l’occupation de tous les espaces, sur les côtés… Il y avait un jeu en profondeur, vers l’avant, des milieux qui allaient presser haut. Aujourd’hui, on parlerait de transitions offensives rapides. Une notion d’utilisation de l’espace au niveau offensif puis de fermer partout les espaces qui reposait sur une grosse discipline et une grande générosité."
Passion, pression, émotion... accession ?
09/05 08:01

Cofondateur de Poteaux Carrés, Christophe Verneyre (alias "Parasar") sera ce samedi à la Librairie de Paris (6 rue Michel Rondet à Saint-Etienne) de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 16h30 pour dédicacer son excellent bouquin La Passion selon Saint-Etienne, publié il y a 5 ans aux éditions En Exergue et réédité le 3 octobre dernier.
Rien de tel que de rencontrer la plus belle plume de la toile verte pour évacuer un peu la pression d'une journée qui s'annonce riche en émotions, avec la célébration des Verts de 1976 à Geoffroy-Guichard... et l'accession de l'ASSE en Ligue 1, si tout se passe bien contre Amiens et à Furiani !
Vive Saint-Étienne, vive les Verts, vive la République et vive la France !
09/05 07:30

S'il est un supporter de l'OM, Emmanuel Macron a conscience que l'ASSE reste le plus grand club de l'histoire du pays, le seul à l'avoir autant fédéré. Dans un message vidéo à l'adresse des Verts de 1976 réunis hier soir lors d'un dîner à Saint-Etienne, le Président de la République leur a rendu un vibrant hommage.
"Mes chers Verts, chers amis, je ne peux malheureusement pas être parmi vous ce soir, mais je voulais vous adresser quelques mots pour vous dire combien cette génération des Verts de 1976 a marqué et continue de marquer la mémoire française. Il y a 50 ans, vous avez fait bien plus que disputer la Coupe d'Europe des Champions. Vous avez redonné espoir à un football orphelin de la génération Kopa de 1958.
Des mois durant, toute la France a vibré avec vous, toute la France a regardé Saint-Étienne à la télévision avec les commentaires indispensables de Thierry Rolland et Bernard Père. Toute la France a espéré avec vous. Vous n'étiez pas, vous, les Verts, l'équipe de France, mais vous étiez devenus l'équipe de la France.
De Geoffroy-Guichard à Glasgow, vous avez porté les couleurs françaises avec générosité, avec humilité, ce qui a profondément marqué les Français. En venant d'une terre qui avait tant porté et elle aussi tant souffert, vous avez incarné cet esprit, cette combativité. Les batailles contre les Rangers, le Dynamo Kiev, le PSV Eindhoven, le Bayern Munich, déjà, sont une épopée qui demeure. Et tout cela avec cette forme de panache que l'on aime tant dans notre pays.
Les poteaux carrés d'Hampden Park demeurent à jamais, à tort ou à raison, le symbole de l'injustice. Mais peu importe, c'est aussi ce qui entretient une légende que la France a aimée et aime encore. Autour de Robert Herbin, avec Curkovic, Janvion, Farison, Repellini, Piazza, Lopez, Merchadier, Bathenay, Synaeghel, Larqué, Santini, les frères Revelli, Sarramagna, Rocheteau et tant d'autres, vous incarniez quelque chose de plus grand que le football, une équipe qui ressemble aux Français. Cette ferveur était telle qu'à votre retour de la finale perdue de Glasgow, des milliers de personnes vous avaient accueillis sur les Champs-Élysées avant que le président Valéry Giscard d'Estaing ne vous reçoive à l'Élysée.
Et puis, il y avait cette chanson de Monty qui a traversé le temps, que l'on reprend encore à Geoffroy-Guichard et que tout le monde connaît. 50 ans plus tard, votre épopée reste un souvenir intact pour des millions de Français et pour plusieurs générations, parce qu'au fond, les Verts de 1976 ne sont pas seulement une grande équipe de football, ils sont une part de notre mémoire collective. Alors ce soir, je voulais simplement vous dire merci. Merci pour ces souvenirs. Merci pour cette fierté que vous avez donnée au pays. Et je vous le dis comme je le pense en cet instant : qui c'est les plus forts, évidemment, c'est les Verts.
Alors vive Saint-Étienne, vive les Verts, vive la République et vive la France !"
Nanard fracasse Wantier
08/05 22:33

Dans son bouquin Temps additionnel paru hier aux éditions Solar, Bernard Caïazzo se targue d'avoir recruté les attaquants les plus impactants de l'ère Christophe Galtier et met un gros taquet à David Wantier, responsable du recrutement de l'ASSE de 2015 à 2020 et actuel directeur sportif de l'AJA. Extraits.
"En janvier 2012, la négociation pour un prêt d'Alejandro Alonso, l'Argentin de Monaco, était bien engagée lorsque son agent commença à faire monter les enchères. Pour éviter d'avoir le couteau sous la gorge, Monaco nous proposa alors le prêt d'Aubameyang et, le dernier jour du mercato, l'accord oral fut conclu avec son agent italien. Rendez-vous était pris à Saint-Etienne pour la visite médicale et la signature des documents. Or, coup de théâtre, l'agent d'Alonso nous faisait savoir dans le même temps qu'il acceptait finalement toutes les conditions fixées par l'ASSE, et qu'il viendrait le 31 pour parapher son contrat.
Pour éviter tout risque, nous avions décidé d'accueillir les deux joueurs. Alonso, le premier arrivé, signa son contrat à nos conditions. L'agent d'Aubameyang étant en route vers Saint-Etienne, Roland me téléphona pour que je lui demande de rebrousser chemin : tout compte fait, lui et Christophe estimaient que l'ASSE n'avait plus besoin de Pierre Emerick Aubameyang. Ma réaction : nous ne pouvions pas faire une chose pareille ! Le prêt nous coûtait 30 000 € par mois, à nous d'assumer, quitte à ce que le joueur n'évolue qu'avec la réserve. Roland comme Christophe le comprirent.
Arrivé remplaçant du remplaçant, Pierre-Emerick est devenu un joueur clé de l'ASSE et fut l'un des artisans de la victoire de la Coupe de la Ligue en 2013 (...) L'unique but de la finale a été marqué par Brandao. Fin juillet 2012, j'avais téléphoné à Elie Baup, alors entraîneur de l'OM, afin de prendre de ses nouvelles. Dans le cours de notre conversation, il me cita le nom de Brandao dont le club souhaitait se séparer. Personnellement Elie le regrettait mais il ne pouvait pas s'opposer à la décision de sa direction. J'avais aussitôt joint Franck Henouda, l'agent du joueur, et l'affaire fut bouclée en 48 heures. Brandao a été un peu l'âme de l'équipe stéphanoise. Sans doute pas le meilleur joueur et le plus esthétique, mais avec cette mentalité de gagneur comme il n'en existe pas beaucoup.
C'est le dernier recrutement auquel j'ai été mêlé. Depuis, rien, pas la moindre négociation. J'ai adressé de nombreux reproches à la cellule de recrutement du club, en lui disant : "Le plus incapable des supporters aurait fait un meilleur recrutement que vous." Je pensais en particulier aux Diony, aux Lacroix et même à Boudebouz et Kolodziejczak qui nous coûtèrent les yeux de la tête car leurs émoluments mensuels étaient de l'odre de 200 000 à 220 000€. Une aberration totale (...) Roland est devenu au fil du temps la victime de gens qui l'induisaient en erreur et profitaient de lui dans le recrutement comme Wantier. Le Roland plus jeune ne se serait pas laissé manoeuvré comme il l'a été. Or il a cédé (...) Si j'avais été le responsable du recrutement, je n'aurais sûrement pas pris un certain nombre de joueurs."
Attention quand même à Leautey !
08/05 19:45

Jamais les Verts n'ont été autant favoris d'un match de L2 cette saison que demain contre Amiens selon des bookmakers beaucoup plus partagés sur le sort du très incertain Bastia-Le Mans.


L'ASSE devra quand même se méfier des Picards, notamment d'Antoine Leautey. Ayant mis 7 buts de moins que l'exercice précédent, le désormais trentenaire a été un des flops d'une saison qu'il a entamée à Reims avant de revenir dans la Somme au mercato hivernal.
Courtisé vainement par Sainté au mercato estival 2023, le natif de Versailles avait battu 2 fois les Verts la saison 2023-2024 (il avait marqué le but victorieux au match aller à la Licorne). Entraînée à l'époque par Omar Daf, son équipe était plus hermétique qu'aujourd'hui.
On aura noté qu'il avait également claqué l'un des 3 pions victorieux des Picards lors de la dernière journée il y a 2 ans sur le terrain grenoblois d'un certain Brice Maubleu, qu'il défiera demain soir à Geoffroy-Guichard dans un tout autre contexte.
Les 18 pour écrire l'histoire demain face à Amiens
08/05 18:19

Dernière journée de championnat de Ligue 2 demain pour nos Verts, largement favoris à la montée au début de saison et qui finalement se doivent de battre le dernier Amiens, demain (coup d'envoi à 20 heures), tout en espérant un faux pas du Mans en Corse, là où les Verts ont démarré une piteuse série de 3 défaites consécutives.
Pour cette rencontre qui peut s'avérer historique, Philippe Montanier, au moment de faire son choix a dû composer avec les blessures et les incertitudes.
S'il sera privé de son habituel capitaine Gautier Larsonneur, le coach vert peut compter sur plusieurs retours d'importance :
En défense, Julien Le Cardinal, recrue de l'hiver qui a vite conquis les coeurs stéphanois est de retour, alors que Kevin Pedro blessé, Ebenezer Annan (appelé chez les Blacks star du Ghana) et Aboubakar Soumahoro, recrue hivernale non encore apparue en vert sont absents.
Au milieu de terrain, Aimen Moueffek fait lui aussi son retour dans le groupe, Adam Baallal retrouvant la réserve.
Enfin, et il ne sera pas de trop, notre meilleur buteur (et joueur ?) de la saison, Zuriko Davitashvili est bien présent, tout comme Djylian N'Guessan, lui aussi de retour de blessure.
Pas de doute, ce groupe est de qualité et largement armé pour faire vibrer Geoffroy-Guichard et tout un peuple vert qui a envie de rester éveillé tard, après une belle victoire face aux gars de la Somme.
Videira vit pour ces matches-là
08/05 16:56

Alors que les Verts auront la chance de recevoir une lanterne rouge amiénoise déjà condamnée et assurée de finir dernière du championnat, les Manceaux auront un délicat déplacement à Bastia, qui joue sa survie en L2. Obligé de l'emporter à Furiani si Sainté fait le job contre les Picards, Patrick Videira s'est exprimé ce vendredi en conférence de presse.
"On sait que ça va être très compliqué à Bastia mais on va y aller pour faire du Mans FC. La motivation est là, les garçons ont fait un championnat exemplaire, extraordinaire. On est des compétiteurs, on veut aller là-bas pour gagner. Armand-Cesari, c’est différent de Geoffroy-Guichard. Le Chaudron, ça fait énormément de bruit mais à Furiani il y a beaucoup d’intensité. C’est un club qui appartient aux familles. Vous voyez des enfants de bas âge, dès la naissance ils prennent la carte de supporter, de socio. C’est le club de la Corse, il y a des gens qui font plus de 2 heures de route pour voir les matches. Il y a énormément de ferveur au sein de ce club. Mon envie est très claire, je veux mettre Le Mans FC en 1ère division. Les Bastiais auront la volonté comme ils l’ont fait contre Sainté de vouloir emballer très rapidement le match, de mener rapidement au score pour amener le public avec eux. L’entame va être essentielle car cette équipe va mettre beaucoup d’intensité et d’agressivité sur les premiers duels.
Nous on a un projet de jeu bien défini et on doit s’y tenir. On va jouer un super match de football dans une belle atmosphère. On fait tous ce métier pour jouer ces matches à enjeu. On doit prendre beaucoup de plaisir et être déterminés, avoir du caractère. On ne dépend que de nous si on gagne à Bastia alors que le Sporting dépend d’un résultat de Boulogne à Laval. On n’a pas à regarder ce qui va se passer à Geoffroy-Guichard ou à Bauer [le Red Star reçoit un MHSC n'ayant plus rien à espérer, ndp2]. Je pense qu’en première mi-temps je ne me tiendrai pas informé de ce qui se passe dans ces matches-là en première mi-temps. Après, peut-être que je demanderai sur mon banc. Si on gagne, il n’y a pas de question à se poser. On a hâte d’être à demain, ce n’est que du bonheur. On a envie de vivre des émotions. On sait qu’on aura des gens derrière et on espère qu’on pourra fêter quelque chose de grandiose avec eux en rentrant."
Le père de l'Ange honoré
08/05 13:45

L'équipe familiale : Gérard Rocheteau : 1er rang 3ème à partir de la gauche
Dominique Rocheteau : 1er rang, avant dernier à partir de la gauche
Lundi 25 mai (lundi de Pentecôte), à 15 heures, aura lieu l'inauguration du stade Gérard Rocheteau à Etaules, là où il était ostréiculteur, là où il a fait ses premiers pas de footballeur, comme son fils aîné Dominique, le futur "Ange Vert" de l'ASSE.
Gérard Rocheteau (décédé le 18 février 2017) était un excellent ailier droit, numéro 7, dont la réputation dépassait largement la presqu'île d'Arvert.
"Surnommé "Kiki", il possédait un sacré crochet et un bon tir. Un jour, il faillit marquer un but au grand Remetter. Il donna des regrets à Kopa : "Si on t'avait connu plus tôt". Chaque dimanche, il marquait des buts à pleins casiers. " écrit Dominique dans le livre de Georges Dirand et Pierre Joly, édité chez Calmann-Lévy.
A cette occasion, le Variétés Club de France affrontera une sélection de la côte de Beauté.
De grands noms du football seront présents : Christian Karembeu, Robert Pirès, Jean Pierre Papin, Alain Giresse, Jean-François Domergue, Marius Trésor, Souleymane Diawara, Julien Féret, Benoît Costil…
Cette journée unique, organisée par Dominique Rocheteau, verra la présence exceptionnelle des mythiques Vrais Verts de 76, pour reprendre l'expression du communiqué de la Mairie d'Etaules

C'est une maladie sympa
08/05 11:58

Fondateur de l'US Ecotay-Moingt (club de R3 dont le joli parcours en Coupe de France cette saison s'est achevé dans l'ambiance festive du Chaudron), Christian Jouve reste un grand collectionneur de tout ce qui touche à l'ASSE, comme il l'a expliqué avant-hier à Ici Saint-Etienne Loire. Extraits.
"J'ai chez moi toute une vitrine dédiée à la saison 1975-1976. On y trouve une série de verres. Ils avaient fait une série de six verres avec sur chaque verre un joueur. Il y avait Rocheteau, Larqué, Curkovic... Le plateau avec la photo de l'équipe. L'assiette est collector, avec le nom des joueurs tout autours. La fameuse bouteille d'anisette... Il y aussi des anciennes places pour les matchs, un briquet, un porte-cigarette, des poupées, un peigne à cheveux, la reproduction miniature de la R5 verte dans laquelle les joueurs avaient descendu les Champs-Elysées. Et les fameuses bretelles. Ce sont les bretelles que tout le monde avait en 1976, avec écrit "Allez les Verts".
Dans la Loire, pratiquement toute les familles ont quelque chose sur l'ASSE. On arrive à en trouver dans les vide-greniers ou des gens m'en apportent lors des expositions. Maintenant il y a des boutiques spécialisées et Internet qui fait beaucoup de mal parce qu'ils annoncent des prix qui sont souvent erronés. Ce que je vois sur internet, moi j'en donne la moitié et encore. Collectionner, c'est une vraie passion, une maladie sympa. Quand je fais les brocantes, si je ne ramène rien, je suis malheureux. Il faut que je ramène quelque chose. Parfois quand j'arrive, je les ai déjà. Et bien tant pis. On les met dans les cartons de doubles pour échanger."
Caïazzo tacle Anto
08/05 11:06

Dans son bouquin Temps additionnel paru hier aux éditions Solar, Bernard Caïazzo glisse un petit tacle à Frédéric Antonetti. Extraits.
"Il réclamait le recrutement d'un avant-centre mais la DNCG ne nous en donna pas l'autorisation. Il fallait donc faire avec les moyens du bord, y compris avec les jeunes susceptibles d'intégrer l'équipe professionnelle. Je me souviens d'un match contre Créteil. Notre meileur buteur, Lilian Compan, blessé, n'était pas sur le terrain. Son remplaçant, Mickaël Dogbé, avait été lui-même remplacé après 45 minutes plutôt inconsistantes. Celui qui occupait le front de l'attaque avait 18 ans, et par sa puissance et sa vitesse, il créait un danger permanent et fut même le facteur X de l'ASSE. A 20 minutes de la fin, il marqua le but vainqueur et plaçait l'équipe sur une trajectoire ascendante pour le reste de la saison. Ce jeune avait pour nom Bafé Gomis, un sacré talent et une belle personne. Il jouera près de 150 matches avec les Verts et marquera une cinquantaine de buts. Son explosion montre qu'il faut toujours faire confiance à la vie et au destin. Imaginons un instant que nous ayons recruté un avant-centre.. Tout aurait peut-être été différent.
J'avais assisté au match en compagnie de Pascal Clément, président du conseil général, et Alexandre Bompard. A la fin du match, Pascal Clément avait rejoint le vestiaire pour féliciter Frédéric Antonetti, notamment pour le remplacement de Dogbé par Gomis. Une simple fomule de politesse et d'encouragement. Que n'avait-il pas dit ! A notre grand effarement, Fred était entré dans une colère noire en tapant dans les placards. Il hurlait : "Les supporters m'ont tué un joueur car Dogbé ne s'en remettra jamais !" Pascal Clément n'en croyait pas ses yeux ni ses oreilles. En quittant la pièce, il me glissa : "Cela ne doit pas être facile tous les jours avec le coach..." En fin psychologue, Alexandre Bompard alla voir un peu plus tard Fred pour lui demander de s'excuser, ce que le coach fit sans réserve.
La question du renouvellement du contrat d'Antonetti se posait et j'étais naturellement prêt à discuter avec lui. Mais tout ne se passa pas comme prévu. Il m'annonça qu'avec son ami Christian Villanova, il souhaitait avoir carte blanche pour le recrutement. Lequel Villanova me confirma que s'il n'avait pas les pleins pouvoirs, il quitterait le club. J'avais beau insister auprès d'Antonetti en lui indiquant que les autres clubs ne fonctionnaient pas ainsi, il refusait lui aussi de rester si Villanova n'obtenait pas satisfaction. Il faut savoir qu'Antonetti réclamait 60 000 € par mois, son adjoint De Zerbi 23 000 €, et qu'il voulait que Villanova ait des revenus de 30 000 € par mois, sans parler des primes. C'était il y a plus de 20 ans, aujourd'hui on parlerait au moins du double. J'ai tenté de les convaincre qu'ils faisaient fausse route, malheureusement sans succès. La mort dans l'âme, je n'ai pas reconduit leurs contrats. Mais comment laisser au seul directeur sportif la responsabilité du volet financier du recrutement, notamment les salaires et même les commissions d'agents ? Je m'étais renseigné auprès de plusieurs patrons de clubs. Ils m'ont tous dit que j'aurais été fou d'accepter les conditions fixées par Antonetti."
Un Ray de lumière
08/05 10:01

Après avoir aidé les Verts à se maintenir à la dernière journée il y a 28 ans pile poil en marquant à la 80e minute le but victorieux du Mans contre Louhans, Réginald Ray pourrait contribuer à la montée directe de l'ASSE demain soir au détriment de son ancien club. Avant d'accueillir les Sarthois, l'entraîneur bastiais s'est confié à Ouest-France. Extraits.
"On peut le voir comme un clin d’œil du destin, même si on ne sait pas encore pour qui il sera favorable. J’aurais préféré que nous soyons sauvés avant ce dernier match, tout comme j’imagine que Le Mans espérait valider sa montée plus tôt. C’est un match qui compte énormément pour les deux équipes. Pour nous, c’est un défi de taille, même si notre destin ne dépend plus uniquement de nous.
Aujourd’hui, je suis l’entraîneur du SC Bastia. Mon adversaire, c’est Le Mans. Toute mon énergie est concentrée sur les moyens de les battre. Il n’y a pas de place pour l’affect. Je suis un compétiteur : je ne laisse même pas mes enfants gagner aux cartes, au point que ma femme ne veut plus jouer avec moi (rires) ! Dans le milieu professionnel, c’est la même chose.
Le Mans, c’est le seul endroit où je me suis fait virer. La douleur est toujours présente mais je ne cherche pas de revanche pour autant. J’ai simplement un match à gagner contre un adversaire difficile qui fait une saison exceptionnelle. L'équipe qui a le plus à perdre samedi soir, c'est nous, forcément. Le Mans fera au pire les barrages. De notre côté, même avec un bon résultat, si le score de Laval ne nous est pas favorable..."
On ne peut pas faire du médiocre
08/05 09:19

Souhaitant que Philippe Montanier parvienne comme lui à faire monter les Verts, Olivier Dall'Oglio s'exprime dans la dernière édition de la Pravda.
"Vu la fin de saison, les supporters vivent mal et ne comprennent pas les résultats. L'ASSE, c'est un très bon club qui suscite un engouement dans toute le France. Cela met une pression sur le résultat. On ne peut pas faire du médiocre. Avec les moyens financiers liés à l'arrivée d'un milliardaire canadien, le pression est encore plus forte. Comme les Verts viennent d'enchaîner 3 défaites, on cherche des raisons, des boucs émissaires. Les premières cibles sont le staff, les joueurs. Alors que c'est l'ensemble du club qui est responsable. Il faut faire force commune. Rien n'est perdu !"
Lobry de retour dans le Chaudron ?
08/05 09:06

Remis de sa rupture des ligaments croisés survenue le 1er novembre dernier, l'ancien milieu de terrain stéphanois Victor Lobry pourrait faire son retour dans le groupe amiénois à l'occasion du match de demain soir à Geoffroy-Guichard, même si son entraîneur Alain Pochat est resté prudent hier en conférence de presse.
"C'est une discussion que l'on doit avoir avec tout le monde : le staff médical, le prépa physique, le joueur aussi. Je ne peux pas prendre cette décision seul, il faut que vraiment tous les voyants soient au vert, qu'il y ait un intérêt aussi à ce qu'il puisse être dans le groupe. Est-ce que c'est le bon moment ? Il y a une réflexion par rapport à ça. Victor, c'est un bosseur, il est là tous les matins en salle à 8h00. Il a bossé comme un fou pour revenir. Il est en avance par rapport à une planif' normale de reprise. Lui, il a envie de bouffer du ballon, c'est sûr ! Maintenant, est-ce que c'est le bon timing ou pas... Je ne suis pas le seul décideur même si je trouve qu'il est cohérent dans ce qu'il propose en séance. Après, il y toujours cette appréhension quand on revient de blessure, j'ai connu ça aussi. Quand on s'est fait les croisés, sur les premiers contacts, on a toujours un certain frein."
Dans sa dernière édition, Le Courrier Picard rappelle que l'Amiens SC sera encore privé demain soir de plusieurs joueurs blessés : les latéraux gauche Arvin Appiah et Jérôme Roussillon, les avant-centres Ibou Sané et Jan Mlakar.
Ne pas remonter en L1 serait un terrible échec
08/05 08:37

Parlementaire le plus investi dans le soutien aux ultras stéphanois (il avait été un des premiers signataires de notre pétition lancée le printemps 2025 et ayant recueilli plus de 5 800 signatures), le député PS ligérien Pierrick Courbon (40 ans) parle évidemment des Verts dans la Pravda du jour.
"Il règne comme un sentiment de gâchis. Après l'arrivée de Philippe Montanier, il y a eu une dynamique, 7 victoires et 2 nuls lors des 9 premiers matches. On s'est mis à rêver quand on est revenu à 1 point de Troyes. Ne pas remonter en L1 serait un terrible échec. Mais il n'y a pas de résignation. Cela pousse tout le monde à faire encore plus de bruit samedi. Saint-Etienne, c'est une ville de besogneux. Le public attend une équipe digne. Des joueurs qui respectent leur métier, dévoués et professionnels. Le travail est une valeur cardinale. Autrement, ça ne passe pas."
Nanard ne sera jamais supporter du QSG ?
08/05 08:17

Faisant la promo dans la dernière édition du Progrès de son bouquin Temps additionnel paru hier aux éditions Solar, Bernard Caïazzo se félicite à nouveau d'avoir vendu le club à Larry Tanenbaum et nie être devenu un supporter du QSG.
"Le sujet, c’est d’avoir un actionnaire au club qui a les capacités financières pour y arriver. Larry est le seul qui peut mettre 500 millions sur plusieurs années. Il y a une espérance, mais on apprend plus dans la difficulté que dans la victoire. Et Kilmer a les moyens financiers de se tromper. Je sais qu’au bout du chemin, il y aura la lumière. J’ai une grande confiance en l’avenir. Le sujet, c’est d’avoir un actionnaire au club qui a les capacités financières pour arriver à ramener le club au sommet.
Si je suis devenu supporter du PSG ? Non, ce ne sera jamais le cas. Même si je prends un immense plaisir à suivre les matches du PSG de mon ami Nasser. N’étant plus propriétaire de l’ASSE, je pensais que je pourrais voir les matches sans me sentir stressé. Mais non, le stress est toujours là. Rodez, je n’ai pu voir que la première mi-temps. J’ai un pacemaker… Mon cerveau est tellement habitué, comme s’il était conditionné. L’ASSE, c’est comme un enfant qui a pris son indépendance. Même loin, on ne le lâche pas."
Ici, on aime à se faire peur
08/05 07:53

Maire de Sainté et président de Saint-Etienne Métropole, Régis Juanico s'exprime dans la Pravda à la veille d'une dernière journée qui pourrait déboucher sur la remontée directe des Verts dans l'élite.
"On oscille entre stress et attentisme. On a organisé une campagne "Tous en Vert" en demandant à nos concitoyens de venir avec un dress code. Ici, on aime à se faire peur, cela fait partie de la dramaturgie stéphanoise. Les soirs de match, il y a des plaques d'immatriculation des quatre coins de la France. Il n'y a qu'à Saint-Etienne qu'on voit ça. Le club est indissociable de l'identité stéphanoise faite de solidarité, d'abnégation, d'humilité. Ce qu'incarnait l'univers 1976. On a réussi à transformer Sainté en ville verte. Dans quelle autre discipline sportive, aujourd'hui, un stade comme Geoffroy-Guichard est passé à une telle postérité ? Dans quelle autre discipline, une chanson comme celle de Monty (Allez les Verts, 4 millions d'exemplaires vendus), est encore chantée 50 ans après ?"