Marquinhos plus titré que Sainté
14/05 13:36

Malgré la titularisation de Ruben Aguilar et l'entrée en jeu d'Allan Saint-Maximin, le QSG a décroché hier à Bollaert le 14e titre de champion de France de L1. C'est le 11e pour Marquinhos, qui fête aujourd'hui ses 32 ans. Ce dernier compte désormais plus de titres dans l'élite française que Sainté, dont le compteur est hélas resté bloqué à 10 depuis 45 ans. Le défenseur central brésilien a déjà soulevé la Coupe de France 8 fois, soit 2 de plus que les Verts. L'ASSE n'a plus remporté ce trophée depuis 49 ans (victoire 2-1 contre le Stade de Reims grâce à des buts d'Alain Merchadier et Dominique Bathenay).
Larso, Pedro, Le Cardinal et Duffus prêts à défier Rodez
14/05 12:46

En conférence de presse, Philippe Montanier a fait un état de ses troupes avant de recevoir Rodez demain soir à Geoffroy-Guichard. "Kévin Pedro est sélectionnable, tout comme Gautier Larsonneur. Tout est rentré dans l’ordre pour Joshua Duffus et Julien Le Cardinal. Tous sont de potentiels titulaires. Augustine Boakye est lui suspendu."
S'ils seront encore privés de Chico Lamba, Mahmoud Jaber, Florian Tardieu, Paul Eymard et Nadir El Jamali, les Verts semblent armés pour mettre un terme au beau parcours des Ruthénois, qui vont enchaîner un 3e déplacement en 6 jours. Pour rappel, le RAF s'est imposé samedi dernier à Annecy et avant-hier au stade Bauer.
La com, un malaise
14/05 10:33

Dans son bouquin Temps additionnel paru jeudi dernier aux éditions Solar, Nanard revient sur la mythique intervention de son ex-acolyte Roro en janvier 2021 à la télévision égyptienne. Extraits.
"La communication n'a pas constitué le point fort de l'AS Saint-Etienne pendant mes 20 années de présidence... Le club n'avait pas de stratégie de communication et c'est extrêmement regrettable. L'ASSE n'a jamais eu une stratégie réfléchie et organisée en la matière, comme cette de l'OM, du PSG ou de l'OL, excepté les années 2014-2015 avec Franckie Tourdre, qui avait bien travaillé avec nous avant de poursuivre sa carrière de directeur de la communication à Monaco puis à Marseille. Pendant 20 ans, la communication fut l'un de nos points faibles à Saint-Etienne.
Je me souviens de l'interview en visio d'un journaliste égyptien, qui s'exprimait dans un anglais incompréhensible, face à un Roland qui ne parlait pas un mot d'anglais. Il était question d'un joueur, Mostafa Mohamed, du club de Zamalek, auquel l'ASSE renonçait car une cohorte d'intermédiaires s'était mêlée du transfert. Roland avait évoqué la responsabilité des agents mais les interprètes avaient traduit : dirigeants. En Egypte, ils avaient compris que les dirigeants de Zamalek voulaient toucher des commissions, sachant que ce club est celui de l'armée...
Les autorités été scandalisées qu'on puisse remettre en cause leur intégrité, et l'histoire connut d'énormes répercussions. Le général en chef de l'armée égyptienne fit lui-même une déclaration publique extrêmement critique vis-à-vis des dirigeants de l'ASSE. Il avait le sentiment qu'on avait porté de graves accusations sur l'intégrité de l'armée égyptienne. Imaginez jusqu'où peut aller une communication mal maîtrisée ! Voilà l'exemple-type de ce qu'il ne faut pas faire : on ne répond pas au téléphone, à distance, dans une langue qu'on ne pratique pas, à des journalistes étrangers dont on ignore tout. C'est la démonstration que le directeur de la communication de l'époque n'avait pas bien cadré l'interview."
Ben Old sélectionné pour la Coupe du Monde
14/05 09:20

Sans surprise, Ben Old fait partie des 26 joueurs néo-zélandais sélectionnés aujourd'hui par Darren Bazeley pour jouer la Coupe du Monde. Après des matches de préparation contre Haïti (la nuit du 2 au 3 juin) et contre l'Angleterre (le 6 juin), le latéral stéphanois démarrera la compétition contre l'Iran (le 16 juin) avant de défier l'Egypte (le 22 juin) et la Belgique (le 27 juin).
Les Ruthénois seront plus fatigués que les Stéphanois
14/05 09:08

Centre Presse Aveyron rapporte aujourd'hui les propos tenus par l'entraîneur ruthénois Didier Santini Santini, dont l'équipe va se coltiner demain un 3e déplacement en 6 jours.
"Il y 2 ans, avant de venir à Sainté, il y avait eu cette séance de tirs au but mythique face au Paris FC et la folie complète de fin de match, on avait dépensé une énergie, une adrénaline énorme. Là, je pense qu'on a pu plus gérer la fin du match à Bauer. On sera quand même fatigués, ça c'est sûr, on le sera plus que les Stéphanois. Mais après, c'est dans la tête. Quand tu arrives à ce niveau-là de la compétition, il faudra que la tête prenne le dessus sur tout."
Calot n'est pas une bille !
14/05 08:52

Officiellement promu en Ligue 1 depuis hier soir par la commission de discipline de la LFP, Lucas Calodat (24) aura été un des grands artisans de l'exploit réussi cette saison par les Manceaux.
Surnommé "Calot" lors de ses vertes années (2017-2023), le natif de Paris a marqué 2 buts et délivré 4 passes décisives en 32 matches de L2 joués cette saison (27 en tant que titulaire). Il n'a donc raté que 2 matches (dont 1 contre Sainté, en raison de douleurs aux adducteurs).
Alors que son club formateur n'avait pas cru en lui (il n'avait fait qu'une apparition en pro en vert, à la 87e minute, lors d'une défaite 1-3 contre le QSG), sa valeur a été multipliée par 15 depuis qu'il a quitté le Forez (de 100 000 € à 1,5M€ aujourd'hui selon Transfermarkt).
L'ancien protégé de Razik Nedder a brillé cette saison à un poste de latéral gauche où l'ASSE a dû reconvertir son ailier Ben Old compte tenu des piètres performances d'Ebenezer Annan, acheté à l'Etoile Rouge de Belgrade pour 2 M€ mais titularisé seulement 14 fois en Ligue 2.
On rappellera que Sainté avait recruté l'été dernier un autre latéral gauche, qui a fêté la semaine dernière ses 19 ans : Lassana Traoré. Mais ce Sénégalais n'aura fait qu'une seule apparition en L2 (il était entré en jeu à la 85e lors de la 1ère journée à Laval) et 2 matches de N3 avant de rejoindre une infirmerie stéphanoise très prisée cette saison...
Murat croit en un exploit à Geoffroy
14/05 08:12

Dans la dernière édition de Centre Presse Aveyron, le président ruthénois Pierre-Olivier Murat évoque le match que son club jouera demain soir à Geoffroy-Guichard.
"Après avoir renversé le Red Star, on va jouer une deuxième équipe qui joue en vert, en espérant que ça nous porte chance... Les joueurs sont prêts, physiquement on va récupérer. Saint-Etienne a trois jours de plus pour préparer le match mais ça ne change rien, on est une équipe jeune. On n'a aucune pression, c'est une grosse force. On sait ce que l'on a à faire et on le fait très bien.
Il y a 2 ans, on avait perdu le match de play-off à Saint-Etienne mais la typologie des joueurs est différente. On était sur une fin de cycle avec des joueurs un peu plus âgés. Cette saison, si on enlève Quentin Braat et Alexis Trouillet, on n'a que des gamins de 20 à 23 ans. A cet âge-là, on récupère un peu plus vite !
On a une espèce de sérénité et de bonne humeur, c'est génial ! On travaille très sérieusement, chacun sait ce qu'il a à faire, mais on ne se prend pas la tête. Si je crois en nos chances ce vendredi dans le Chaudron ? Un Aveyronnais qui n'y croit pas, il reste à la maison. Si on n'y croit pas, on va manger un aligot saucisse au Bowling du Rouergue, on plie les bagages et on part en vacances !"
Sperry se paie les supporters stéphanois pour limiter le nombre de Ruthénois !
13/05 18:22

Nommé par Emmanuel Macron le 22 avril, le nouveau préfet de la Loire François-Xavier Bieuville ne prendra ses fonctions que le 18 mai. C'est donc le directeur de cabinet Adrien Sperry (photo) qui a pondu aujourd'hui un arrêté limitant à 600 le nombre de Ruthénois autorisés à venir après-demain soir à Geoffroy-Guichard. Ayant fêté ses 38 ans le mois dernier, le diplômé de l'ESSEC et de l'ENA invoque le comportement des supporters stéphanois et le risque de victoire du RAF pour motiver cette restriction. Extraits.
"A la suite des tensions entre groupes ultras stéphanois, le risque d'affrontements est présent entre Stéphanois. Une tension exacerbée par les résultats sportifs de l'équipe professionnelle qui mécontentent les supporters (...) Le perdant de ce match restera en Ligue 2 la saison prochaine (...) Les comportements des supporters ultras stéphanois sont souvent imprévisibles et peuvent évoluer pendant et après un match. Cette rencontre est susceptible de générer des troubles à l'ordre public, en particulier de la part des supporters stéphanois.
A titre d'exemple, lors du match retour du play-off Ligue 1 - Ligue 2 du 29 mai 2022, à la vue de la défaite de l'ASSE contre l'équipe d'Auxerre, les supporters stéphanois ont envahi la pelouse et des engins pyrotechniques avaient été lancés en direction des joueurs et de la tribune officielle en signe de mécontentement. Le contexte ne permet pas de mobiliser des forces de sécurité en nombre suffisant pour contenir les troubles qui seraient occasionnés."
Douline claque au derby du Lac
13/05 17:23

Formé à l'ASSE et passé par le RAF, David Douline (32 ans), associé dans l'entrejeu à Lamine Fomba, a marqué hier le premier des deux buts victorieux du Servette contre Lausanne-Sport lors de l'avant-dernière journée de l'élite suisse. C'est le 4e pion claqué cette saison en Super League par celui qui avait scoré au Stade de France sous le maillot vert lors de la finale de Coupe Gambardella perdue aux tirs au but contre Monaco en 2011.
Mangala a marqué en Bolivie
13/05 16:50

De la tête, Eliaquim Mangala (35 ans) a marqué avant-hier son premier but sous son nouveau maillot vert. Malgré l'ouverture du score de l'ancien défenseur central stéphanois, Oriente Petrolero s'est incliné 3-1 sur le terrain de l'ABB lors de cette 6e journée de l'élite péruvienne.
Primer gol de Eliaquim Mangala con Oriente Petrolero 🇫🇷#OrientePetrolero pic.twitter.com/D31hRSJ15n
— Schiapparelismo (@Schiapparelli7) May 11, 2026
Kasia privé d'Euro
13/05 15:16

Titularisé 7 fois cette saison en N3 et unique buteur de l'ASSE lors de la lourde défaite (1-4) des Verts en Gambardella à Aimé-Jacquet, Nathan Kasia est considéré comme le 2009 le plus prometteur de l'ASSE. Mais le défenseur central ne fait partie des 20 joueurs convoqués hier pour jouer l'Euro U17 en Estonie.
On aura notré que 16 autres centres de formation sont représentés dans cette liste de José Alcocer : le QSG (2 joueurs), Rennes (2 joueurs), Strasbourg (2 joueurs), Nantes (2 joueurs), Monaco, le Paris FC, Montpellier, Angers, Vilains, Toulouse, Nantes, Metz, Estac, Amiens SC, Reims et le Real Madrid.
Les Verts ont un avantage certain
13/05 14:14

A l'issue de sa défaite contre Rodez, l'entraîneur audonien Grégory Poirier a rappelé en conférence de presse que les Verts allaient aborder dans les meilleures conditions leur match contre le RAF ce vendredi soir à Geoffroy-Guichard.
"C'est beaucoup de déception de ne pas se qualifier pour le match à Saint-Etienne. Les joueurs sont très abattus vu le scénario de la rencontre. Maintenant, on doit retenir qu'on fait une saison magnifique, historique. Ce n'est pas facile de rester en haut de la Ligue 2, d'autant plus quand vous avez des clubs du calibre de Saint-Etienne ou Reims.
C'est top de jouer des play-offs. Après, au niveau temporel et en termes de récupération, c'est quasi-impossible de monter en Ligue 1 quand tu finis 4e ou 5e de Ligue 2. Aucune équipe ne l'a fait. Tu rejoues 3 jours après la dernière journée, si tu passes le premier play-off tu rejoues encore 3 jours après... C'est clairement un avantage pour le 3e mais en même temps, le 3e a fini devant nous à l'échelle de la saison.
C'est sympa à jouer les play-offs mais c'est très difficile sur l'aspect physiologique et athlétique ! Si Rodez est capable de gagner vendredi à Saint-Etienne ? Clairement, Saint-Etienne a l'avantage de recevoir. Dans le Chaudron, avec beaucoup de public. Les Verts n'ont pas joué cette semaine, ils ont un avantage certain."
Pétrot a vu rouge face au Betis
13/05 12:59

Formé au club et non conservé par les Verts, Léo Pétrot évolue en Liga depuis l'été dernier, sous les couleurs de Elche, promu et en course pour le maintien.
Le défenseur, qui vient de fêter ses 29 printemps a plus joué cette saison (35 matchs toutes compétitions, 1 but) que lors de la dernière saison en Ligue 1 des Verts (31 apparitions).
En déplacement au Betis de Séville, qui lutte pour une place en Ligue des Champions, le natif de Firminy, aligné dans une défense centrale à 3 unités a craqué à la 49ème minute du match, hier soir, et laissé ses coéquipiers à 10 alors que le score était de parité (1-1).
Le carton rouge pris hier par Léo pic.twitter.com/PLzf7hB8G3
— Poteaux Carrés (@poteauxcarres) May 13, 2026
Défait à l'issue du match (1-2), Elche va devoir batailler pour garder sa place dans l'élite espagnole où alors qu'Oviédo est déjà relégué, seules 6 équipes (sur 20) sont aujourd'hui assurées de se maintenir, avec notamment 5 formations, dont celle de Pétrot, à 39 points !
La symphonie inachevée de Pascal Dupraz
13/05 12:23

Dans son bouquin Temps additionnel paru jeudi dernier aux éditions Solar, Bernard Caïazzo revient sur le passage de Pascal Dupraz à l'ASSE. Extraits.
"Pascal Dupraz aura eu un défaut, un seul, qui favorisera malheureusement la chute du club : on l’avait engagé pour 19 matches [il a entraîné en fait 25 fois les Verts : 2O en L1, 3 coupe de France et 2 en barrage, ndp2] alors que si on l’avait pris pour 10 matches, jamais Saint-Etienne ne serait descendu (…) Il nous avait sorti de la zone de relégation et avait dit fin mars : "La saison prochaine, j’irai voir la Ligue 1 depuis le Kop." Cette déclaration était très maladroite. D’abord, on était loin d’être maintenu en Ligue 1. Ensuite, quand un entraîneur réussit l’opération maintien, en général on le conserve. A quoi bon proclamer des phrases pareilles, au risque de perturber le groupe ?
Je parle de 10 matches car c’est le laps de temps durant lequel il est arrivé à redresser la situation. Mais ce fut finalement une "symphonie inachevée" D’un maintien presque dans la poche 4 journées plus tôt, on s’est retrouvé en ballottage. A Auxerre, à l’aller, on menait 1-0 un match qu’on menait de la tête et des épaules. Il devait se traduire au tableau d’affichage par 2 ou 3 buts d’écart. Mais Pascal décida de jouer la carte défensive au lieu d’enfoncer le clou et Auxerre égalisa dans les dernières minutes.
3 jours plus tard, à Geoffroy-Guichard, alors que Saint-Etienne était largement supérieur, il passa a un système à 3 défenseurs que l’équipe n’avait jamais pratiqué. Or on n’improvise pas un tel système qui réclame un travail de longue haleine, de la coordination et de l’expérience. Auxerre en a profité pour ouvrir le score. Et arrivé à la séance de tirs au but, on savait tous que notre gardien [Paul Bernardoni, ndp2] n’était pas un spécialiste.
C’était la fin du monde, tout s’écroulait. Le choc subi fut terrible. Les supporters, furieux, envahirent le terrain et mirent le feu au stade (…) C’est le pire souvenir de ma période stéphanoise, y compris familiale. Mon fils, âgé de 15 ans, s’enferma une semaine dans sa chambre et tomba en dépression. Ce fut pour moi une souffrance terrible, comme si on m’enfonçait des aiguilles dans le corps."
Un coup de Maitre
13/05 11:30

Si les hommes de Robert Herbin n'ont hélas pas réussi à la mettre au fond le 12 mai 1976 à cause des poteaux carrés, le père de Nicolas Maitre y est parvenu ce jour-là selon ce cuisinier à l’université Savoie Mont-Blanc. Surnommé "Rasta" dans le Kop Sud, ce Green qui a prénommé sa fille Angèle par attachement à son groupe s'est confié hier dans Le Dauphiné Libéré. Extraits.
"Ça ne peut pas être une simple coïncidence. J'a forcément été conçu le 12 mai 1976. On ne me l’a jamais confirmé officiellement mais j’ai fait mes calculs et ça colle parfaitement. C’était écrit, presque inévitable. Aucun des supporters actuels de Sainté n’était à Glasgow il y a 50 ans et pourtant tout le monde sait ce qu’il s’y est passé. La ferveur populaire, les Champs-Élysées, la chanson de Monty, les poteaux carrés.
Tout ça c’est mythique, c’est notre patrimoine commun alors on en parle beaucoup entre nous. Je suis déjà allé à Nantes, à Marseille, à Lens… partout on me rebat les oreilles avec cette maudite finale mais ça ne me dérange pas, au contraire. Le niveau de notre équipe est moyen en ce moment et ce n’est pas super bien engagé pour la montée mais c’est encore possible via le play-off puis le barrage alors il faut y croire et tout donner !"
L'argent ne fait pas tout
13/05 10:38

Malgré un budget 4 fois moins important que celui des Verts et un effectif valant 6,7 fois moins que la vincible armada stéphanoise selon Transfermarkt, Le Mans FC a fini la saison devant l'ASSE, club le plus fortuné de Ligue 2.
Après le TFC (2001-2003), le VAFC (2004-2006), Arles-Avignon (2008-2010), l'ETG (2009-2011), le SC Bastia (2010-2012), FC Metz (2012-2014), le Gazélec Ajaccio (2013-2015), le Racing Club de Strasbourg et l'Amiens SC (2015-2017), le club sarthois est devenu le 10e club français au XXIe siècle à passer en 2 ans du N1 à la L1.
Son président Thierry Gomez s'en réjouit dans la dernière édition du quotidien Ouest-France. Extraits.
"Une montée n’arrive jamais trop tôt, c’est une opportunité exceptionnelle. Nous sommes peut-être en avance sur le tableau de marche, mais dans le football, on ne choisit pas son moment. Depuis mon arrivée il y a 10 ans, j’ai connu 5 montées [4 avec les hommes, une avec les féminines, ndp2]. Certains présidents n’en connaissent pas une seule en 15 ans de carrière. Je savoure ce privilège mais la Ligue 1 est 10 fois plus forte qu’il y a 10 ans. C’est une pression énorme. On n’a pas envie de décevoir.
L’argent est évidemment plus important en Ligue 1 qu’en Ligue 2 ou en National, et la présence d’Outfield est capitale pour cela. Mais attention : l’argent ne fait pas tout. C’est beaucoup plus complexe qu’une simple question de moyens. Il faut se souvenir que nous étions montés en Ligue 2 avec 5 millions d’euros quand certains en avaient 15. Là, nous montons avec un budget de 9-10 millions face à des clubs à 45 M€ ou 30 M€ (l'ASSE et le Stade de Reims). Je n’ai jamais géré par l’argent, je préfère m’organiser pour trouver des solutions.
il y a 10 ans, une montée en Ligue 1 garantissait environ 20 millions d’euros de droits TV. Aujourd’hui, on nous en garantit 3 millions. C’est un monde d’écart. Aujourd’hui, l’unité de mesure dans le football n’est plus le million d’euros, mais la tranche de 10 millions. Outfield va assurer environ un tiers du budget, ce qui est considérable. Il ne faut pas mentir au public : les billets seront forcément plus chers en Ligue 1. Nous avons besoin de ces recettes pour exister face à des clubs qui ont des budgets de 50, 100 millions, voire un milliard d’euros pour le PSG."
On ne parle pas de football mais de phénomène
13/05 09:48

Dans Le Dauphiné Libéré, Dominique Bathenay se rémémore la finale de Coupe d'Europe des Clubs Champions de 1976.
"On aurait aimé que ce soit différent, que cette trajectoire du ballon soit un peu plus basse, se rappelle amèrement le milieu défensif. Est-ce que ma frappe et la tête de Jacques Santini seraient rentrées si les poteaux étaient ronds ? On ne saura jamais et c’est très bien comme ça. Il faut conserver cette légende qui fait partie intégrante de l’histoire de Saint-Étienne et de l’histoire du football français. La descente sur les Champs-Elysées il y a 50 ans ? En fait, là, on ne parle pas de football, mais de phénomène. On se rend compte après coup qu’on a marqué une époque. Ce sont de formidables souvenirs pour les supporters mais pour certains d’entre nous, joueurs, ça nous est passé un peu au-dessus de la tête. On venait de perdre et on n’avait pas forcément l’idée de faire la fête."
Eric Blanc est devenu Vert
13/05 09:16

"Ça ne m’étonne pas qu’une partie du vil peuple fête des défaites. Les Verts en 1976, les Bleus en 1982... Depuis on a gagné des titres quand même ! Fêtons les titres ! 1976, ce n’est pas un moment heureux du sport français. Quand je vois qu'on fait plus la gueule quand on a gagné la Coupe du Monde en 2018 qu’en 1976. OK, super, fêtons les défaites... Pfff ! Et puis Saint-Etienne, ce n’est pas le grand départ du foot français en Coupe d’Europe, il y a eu le Stade de Reims avant" s'est agacé hier soir le suiveur du QSG Damien Degorre sur la chaîne de la Pravda.
Ancien champion de France de rugby (avec le Racing Club de Paris, en 1990), Eric Blanc lui a répondu.
"Moi j'avais déjà 16 ans en 1976 et je n'avais pas vu l'équipe de France. En 1966, on va en Coupe du monde, on est nuls. En 1970 et en 1974, pas de Coupe du Monde. Il y a eu un trou. Moi je n'étais pas Vert à la base parce que j'avais choisi mon camp, c'était les Hollandais et l'Ajax. Mais tout le monde était derrière les Verts, poussait les Verts. Ils ont vraiment lancé quelque chose. C'est normal de les fêter 50 ans après, même si c'est une défaite 1-0 un peu controversée. Ils ont manqué de chance, Rocheteau était blessé, etc.
Mais c'était une épopée fabuleuse, on en parle encore 50 ans après. Les Verts, c'était comme l'arrivée des Rolling Stones et des Beatles. Voilà, c'est tout ! C'était exceptionnel. C'est tout ! C'est une réalité. Les Verts avaient du panache. C'est un marqueur à vie ! 50 ans après, qu'est-ce qui reste ? C'est les émotions ! C'est comme les Pays-Bas, qui ont perdu deux finales de Coupe du Monde, en 1974 et en 1978, mais tu t'en fous ! Ils donnaient des émotions, t'avais envie de les voir jouer !"
Attention Montanier, le RAF peut gravir des montagnes !
13/05 08:15

S'ils seront favoris après-demain soir dans leur Chaudron face à une équipe qui a laissé du jus à Bauer et qui va se coltiner son 3e déplacement en 6 jours, les Verts de Philippe Montanier devront se méfier de Ruthénois en pleine confiance, invaincus depuis 20 matches (leur dernière défaite remonte au 29 novembre en Coupe de France contre Canet-en-Roussillon).
"Je pense que cette année, il y a une confiance énorme, que ce soit entre nous ou avec le staff. On suit à la lettre les consignes" déclare le défenseur central Raphaël Lipinski dans la Pravda. "Entre nous, on sait qu'on peut mourir les uns pour les autres. Il y a cette énergie entre nous qui fait qu'on peut gravir des montagnes" ajoute le capitaine du RAF.
Pochat vote Stassin
13/05 07:59

Après chaque rencontre, le site Foot National demande à chaque entraîneur de Ligue 2 de sélectionner le joueur de l'équipe adverse qui lui a fait la meilleure impression lors de leur confrontation.
Fort de son but et de ses deux passes décisives samedi dernier contre Amiens, Lucas Stassin a a désigné par Alain Pochat. Mais c'est Zuriko Davitashvili qui aura été le Vert le plus talenteux cette saison.
Le classement des Talents Verts
1. Zuriko Davitashvili (7 citations)
2. Florian Tardieu, Augustine Boakye (5)
4. Lucas Stassin (4)
5. Mickaël Nadé, Irvin Cardona (3)
7. Gautier Larsonneur, Julien Le Cardinal (2)
9. Brice Maubleu, Igor Miladinovic, Nadir El Jamali (1)
Didier Santini ravi de retourner à GG
13/05 07:45

La Pravda relaye les propos tenus hier par l'entraîneur ruthénois Didier Santini, ravi de retourner dans le Chaudron ce vendredi soir après avoir renversé (3-2) le Red Star hier.
"On a vécu un scénario de fou, à notre image. Même dans la difficulté, les joueurs ne lâchent rien, restent fidèles à nos principes, avec cette volonté d'en remettre et d'en remettre encore. Ce n'était pas notre meilleur match athlétiquement, mais on avait l'impression que dès qu'on encaissait un but, on pouvait répondre. Ce groupe m'étonne dans sa maturité. Ils savent qu'ils peuvent revenir. Ils ont cela en eux, cette confiance. Saint-Etienne, c'est une énorme montagne. J'ai l'impression d'être déjà parti d'ici [du stade Bauer, ndp2] avec l'esprit tourné vers ce nouveau défi.
Je me réjouis à l'avance d'aller jouer dans le Chaudron. J'adore avec ce public, cette ambiance. Ça va être de la folie ! On n'est évidemment pas favoris et je vais réfléchir à ce qu'on va proposer, même si je crois qu'il faudra rester dans ce que l'on sait faire. Il ne faut pas tomber dans des certitudes après les avoir battus il y a dix jours chez nous. On sait que ce sera une autre équipe devant son public et que ça va être très compliqué de s'entendre, de communiquer sur le terrain. Cela va être très important de se remettre les idées droites dès ce soir."
Ce sera Rodez, comme il y a 2 ans !
12/05 22:29

Comme il y a 2 ans, l'AS Saint-Etienne recevra le Rodez Aveyron Football en play-off ce vendredi soir à Geoffroy-Guichard (coup d'envoi à 20h30). Invaincus depuis leur défaite du 29 novembre dernier en Coupe de France contre Canet-en-Roussilon (N3), les Ruthénois ont été menés 2 fois au score ce soir au Stade Bauer contre le Red Star de Dylan Durivaux, mais ils ont su s'imposer 3-2 au terme d'une rencontre très intense.
Les Aveyronnais, qui vont enchaîner un 3e déplacement en 6 jours, arriveront probablement émoussés à GG comme le 24 mai 2024, quand Irvin Cardona et Nathanaël Mbuku avaient mis un terme à leur beau parcours. Mais l'ASSE devra se méfier de ce RAF. Ce club en a pris 4 dans le Chaudron lors de la 2e journée mais a nettement dominé la phase retour du championnat (37 points soit 5 de plus que le champion troyen et 7 de plus que les Verts).
Durivaux inamovible
12/05 19:51

Dylan Durivaux (24 ans), qui ne s'était pas vu proposer de contrat pro par l'ASSE à la fin de son septennat sous le maillot vert (2013-2020), est l'un des grands artisans de la belle saison du Red Star. Le défenseur audonien n'a pas manqué la moindre minute en Ligue 2 cette saison !
Seuls 3 autres joueurs peuvent en dire autant : le gardien rémois Ewen Jaouen mais aussi les Ruthénois Quentin Braat et Raphaël Lipinski, que le natif de Cannes reçoit ce soir à Bauer. Pour rappel, le vainqueur de cette rencontre affrontera les Verts à Geoffroy-Guichard dès vendredi soir (à 20h30).
Colas donne rendez-vous à Krasso
12/05 19:30

Erwan Colas, qui avait raté 2 balles de matches contre Reims lors de l'avant-dernière journée, a marqué samedi dernier à Furiani le premier but de la victoire mancelle synonyme de montée directe pour les Sarthois. Dans la dernière édition de L'Echo Républicain, l'attaquant de 29 ans n'en revient toujours pas
"Encore aujourd’hui, j’ai du mal à réaliser ce qui se passe. La saison prochaine, Le Mans ira jouer au Parc des Princes, au Vélodrome : c’est tellement incroyable… Même si on est resté très longtemps invaincus cette saison, on a vraiment compris qu’on pourrait le faire au moment où on est passé devant Saint-Étienne, le 25 avril. Dans un premier temps, le coach n’était pas content parce qu’on n’avait fait que match nul à Grenoble. Mais c’est ce point qui nous a permis de passer devant les Verts.
Lors de l'avant-dernière journée on a fait match nul contre Reims mais Saint-Etienne a perdu à Rodez. On savait que la rencontre à Bastia était loin d’être gagnée parce que les Corses jouaient leur survie en Ligue 2. On a réalisé le match qu’il fallait faire. J’ai ressenti une joie immense mêlée à un certain soulagement. J'ai un petit message à faire passer à l'atatquant du Paris FC Jean-Philippe Krasso. Surtout qu’il m’attende pour la saison prochaine. Deux gars issus de Chartres Horizon en L1, ce sera beau !"
Reste à savoir si Zipé sera encore Parisien la saison prochaine (il est actuellement sous contrat jusqu'en 2027). Blessé au genou depuis 2 mois, l'ancien numéro 14 de l'ASSE n'a marqué que 2 buts en 25 matches (12 en tant que titulaire cette saison).
Ciment et remerciements
12/05 18:52

La République des Pyrénées a publié aujourd'hui une longue interview de Jean-Michel Larqué. Extraits.
"Des gens réduisent ça à la finale perdue à Glasgow mais c'est une épopée dont on fête les 50 ans. Ce qui avait un peu rassemblé la France en 1974-1975, puis en 1975-1976, voire même en 1976-1977 puisqu'on est arrivés quand même en quart de finale contre Liverpool. Ce qui me reste maintenant, c'est surtout la réaction des gens qui ont vécu ces années parfois au stade, mais surtout derrière leur écran de télé. Aujourd'hui, on parle de fracture dans la société, mais là j'avais l'impression que c'était du béton armé et que ça rassemblait énormément les gens. La descente sur les Champs-Elysées le lendemain de la finale, parfois on en plaisaitait en disant : "Heureusement qu'on a perdu ! Si on a gagné, tu te rends compte le monde qu'il y aurait eu."
Ils me font tous la même réflexion : "Merci Monsieur Larqué pour les bons moments que vous nous avez fait passer." Quand ils disent ça, ils incluent bien sûr mes coéquipiers. Ils ont entre 50 et 75 ans, sont de classes sociales complètement différentes et ont vécu de la même manière ces moments-là. C'était un ciment extraordinaire. Avant d'assister au match contre Amiens, j'ai déjà vu cette saison dans le Chaudron les matches contre Pau et Annecy. 38 000 spectateurs, une ambiance de fou... C'est fabuleux ! Comment cette passion s'est transmise depuis notre époque jusqu'à aujourd'hui ? Je n'ai pas la recette mais c'est unique. Surtout en Ligue 2 !"
Cette équipe dans laquelle la France s'est retrouvée
12/05 18:21

Dans sa pleine page consacrée au cinquantenaire de la mythique finale de Coupe d'Europe, Le Figaro a rapporté aujourd'hui les propos tenus par Hervé Joly, historien, directeur de recherche au CNRS, et auteur d'un intéressant d'ouvrage sur les Verts de 1976 à paraître en septembre prochain aux éditions Atlande (Les perdants magnifiques). Extraits.
"Le football français se trouvait à cette époque dans un incroyable marasme, puisque, depuis la Coupe du Monde 1958 et les finales européennes du Stade de Reims, l'équipe de France, c'était une catastrophe, et les clubs ne passaient pratiquement pas de tour de Coupe d'Europe. Au niveau des sports collectifs, les équipes françaises ne faisaient pas rêver, à part le rugby avec le Tournoi des Cinq Nations. Le succès de Saint-Etienne a été d'autant plus remarqué.
Et il y a cette équipe dans lequelle la France s'est retrouvée, parce que justement elle n'était pas que stéphanoise. Il y avait des Méridionaux comme les frères Revelli,, des Nordistes comme comme Synaeghel, des gens de l'Est comme Santini, de l'Ouest comme Rocheteau, des Béarnais comme Larqué, des pieds noirs comme Lopez, un Antillais comme Janvion... Toute la France était représentée, sauf peut-être les Parisiens.
Le tout est plus que la somme des parties. Les joueurs, pris individuellement, n'étaient pas forcément extraordinaires, mais le club et leur entraîneur avaient vraiment réussi à constituer une équipe exceptionnelle qui ne s'est pas construite en un jour, qui est vraiment l'héritage d'un travail de longue haleine. Un groupe humbe et soudé, imprégné des valeurs de la ville, qui a fait trembler l'Europe."
Vendredi, Lucas saura !
12/05 17:57

Appelé pour la 1ère fois avec les A belges lors de la dernière trêve internationale, Lucas Stassin espère plus que jamais être du voyage aux USA pour la Coupe du monde.
Le verdict tombera vendredi avant le match de play-off. C'est en effet à 13h20 que Rudi Garcia annoncera sa liste, dans laquelle un nouveau concurrent à Stassin pourrait figurer : le Lillois Fernandez Pardo (8 pions cette saison en L1) a en effet choisi de représenter la Belgique plutôt que l'Espagne.
PC comme Patrick Cohen, Poteaux Carrés, Parti Communiste
12/05 15:08

Dans sa chronique politique, le journaliste Patrick Cohen (63 ans) a rendu un bel hommage aux Verts sur France Inter en ce jour du 50e anniversaire de la finale à Glasgow.
"En ce temps-là, 1976, les téléviseurs étaient les cubes et les cuisines en formica. Les joueurs de foot avaient des cheveux longs, les shorts courts et des maillots moulants. L'Ukraine était en URSS, le Dynamo Kiev avec Oleg Blokhine était la meilleure équipe d'Europe. Et après la défaite légendaire du Dynamo à Geoffroy-Guichard en quart de finale, on chantait « Allez les Verts ! » dans tous les repoints du pays, jusque dans les émissions de Guy Lux, là où le foot alors n'avait jamais posé un orteil.
Ils s'appelaient Larqué, Rocheteau, Janvion, Piazza, Curkovic, les frères Revelli. Ils n'étaient pas des stars. Et on peine à imaginer aujourd'hui à quel point cette équipe immensément populaire a pendant des mois fait vibrer et rendu heureux tout un pays jusqu'à ce moment unique de communion nationale. Après la finale perdue de Glasgow, 100 000 personnes sur les Champs-Élysées pour acclamer ces perdants magnifiques. Ce qui fait de cette épopée pas seulement un morceau d'histoire du foot, mais une page d'histoire de France.
Cette histoire nous dit tout n'est pas perdu dans une France en crise et dans une ville qui souffre. Saint-Etienne a vu fermer son dernier puits de mine trois ans plus tôt. Manufrance, la célèbre manufacture d'armes et de cycles, dont le nom orne les maillots des Verts, commence à battre de l'aile. Elle sera liquidée en 79. Et c'est du déclin de cette France industrielle et provinciale qu'émerge un sujet de fierté.
Pas seulement à cause de la gagne, mais de ce groupe auquel chacun peut s'identifier, que les Stéphanois peuvent croiser dans les rues de la ville des joueurs payés au mieux 5 à 8 000 euros d'aujourd'hui, pas des millionnaires. C'est le football d'avant la marchandisation et des droits télé, le foot du courage et de la solidarité, de l'envie d'être ensemble et de se battre pour les autres. Si la malchance des poteaux carrés de Glasgow fait partie du mythe, l'exceptionnelle cohésion de cette équipe n'était pas une légende. 50 ans après, les joueurs continuent de se voir et d'appeler Larqué capitaine. C'est tout cela qui nous paraît si exotique, si différent d'aujourd'hui, qui est entré dans la mémoire collective.
Et la politique dans tout ça ? C'est là que ça a commencé, la politique et le sport, et le foot. C'est là, avec l'épopée des Verts, que les politiques se sont immiscés. C'est là que les gouvernants ont compris la puissance symbolique du sport de masse et qu'ils ont voulu être de la fête. C'est le président Giscard d'Estaing qui multiplie les télégrammes à Saint-Étienne, à chaque match, avant d'accueillir les joueurs en héros, à l'Elysée après leur défaite. On ne voit pas encore les politiques dans les tribunes, mais ça va venir.
En 1980, François Mitterrand et Georges Marchais se rendent ensemble, mais en s'ignorant, à Geoffroy-Guichard. Défaite de Saint-Étienne [le 5 mars, défaite 1-4 contre Mönchengladbach, ndp2]. Commentaires séparés de l'un et de l'autre. François Mitterrand "Je suis désolé du résultat, il faut dire que l'équipe allemande a été excellente, beaucoup plus rapide et plus puissante. Je trouve que Saint-Étienne a souvent mieux joué au milieu de terrain, mais s'est laissé déborder par la vitesse et la puissance." Georges Marchais : "Je trouve qu'entre Larios et Platini, il y a quelque chose qui n'a pas bien marché. François Mitterrand était également du match ? Et oui mais moi quand je suis tout seul, on gagne." Ce qui n'a pas changé à 50 ans d'écart, c'est la gauche qui se querelle !"
Puel a coûté cher à Nanard
12/05 12:38

Alors qu'une obscure équipe de besogneux fête aujourd'hui dans l'indifférence générale les 50 ans d'une finale perdue, un légendaire ancien président de l'ASSE évoque un inoubliable ex-manager général des Verts dans son bouquin Temps additionnel paru jeudi dernier aux éditions Solar. Extraits.
"Après l'expérience Printant, il fallait réveiller le club et provoquer un électrochoc. Notre choix se porta sur Claude Puel. Il avait pour agent son gendre, Tom Calvet, marié avec sa fille. Je connaissais son père depuis 30 ans, il avait été directeur général au Club Méditerranée. Une famille très bien sous tous rapports ! Avec Claude, l'accord fut rapidement conclu sur la base d'un contrat de 3 ans et 250 000 € mensuels.
Pour son premier match, Claude retrouvait un club qu'il avait déjà entraîné, et pas n'importe lequel : l'Olympique Lyonnais, battu à la dernière minute par un but de Beric. Le stade Geoffroy-Guichard était en fusion. Tout démarrait bien mais ensuite les résultats furent moyens (...) En octobre 2021, on pointait à la dernière place. Les supporters grondaient et réclamaient le départ de Puel mais on a tenu bon le plus longtemps possible.
Mais les joueurs se plaignaient énormément du caractère taciturne du coach et de son absence de communication et de dialogue. Après la défaite 0-5 contre Rennes à Geoffroy-Guichard, notre devoir était de changer d'entraîneur. Les supporters grondaient de plus en plus, ils n'avaient pas forcément tort. L'affaire Ruffier, très mal gérée par le coach, fut la démonstration de sa difficulté à bien communiquer avec son groupe. L'addition fut lourde car il fallu payer les années de contrat de Puel, soit un coût de plus de 4 M€ !"
Passion et transmission
12/05 11:20

Le quotidien auvergant La Montagne met aujourd'hui à l'honneur la sympathique famille Gauthier. Extraits.
"Chez les Gauthier, l’amour des Verts fait partie intégrante des racines familiales. "Cela a commencé par mon arrière-grand-tante qui a suivi le club dès sa création en 1933, et ma grand-tante", explique Pierre, quatrième génération de la famille à supporter les Verts. "Ma grand-tante, avant même mon père, ça a été ma référence club. Jusqu’à ses 95 ans, elle continuait à suivre les matchs. Elle a transmis ça à mon père et ses frères. Mon père a suivi toutes les épopées européennes. Il était à Glasgow. Tout petit, il m’amenait au stade. Quand on partait en vacances, bizarrement, il y avait souvent un match des Verts pas loin. Ça a toujours été le ciment familial. Et c’était important pour moi de faire la même chose avec mon fils."
Installé à Brive (Corrèze), Pierre amène ainsi pour la première fois Arthur à Geoffroy-Guichard à l’âge de 6-7 ans. Il lui montre des DVD des matchs des différentes épopées : "Aujourd’hui, il est aussi mordu que moi, voire plus", poursuit cet abonné du kop sud. "Cette saison, on n’a pas raté beaucoup de matchs à domicile, où on retrouve d’autres membres de la famille. Après chaque match, j’avais l’habitude d’appeler mon père pour débriefer les rencontres. Et il parlait beaucoup foot avec mon fils, il lui racontait ses anecdotes."