Geiger joue la prolongation

12/12 20:18
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Si son équipe est un peu à la peine cette saison (7e sur 10), Alain Geiger (60 ans) a officiellement prolongé aujourd'hui son contrat d'entraîneur du Servette de Genève jusqu'en 2023.

"J’ai passé déjà deux très belles années et demie ici avec une promotion et une qualification européenne. J’ai beaucoup de plaisir à travailler au Servette et de continuer à maintenir le cap. Je suis fier d’être grenat et de continuer le job dans un club que j’aime" s'est réjoui l'ancien défenseur de l'ASSE (de 1988 à 1990).

Jessy plus fort que Stéphane

12/12 18:26
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Dans la dernière édition du Courrier de l'Ouest, l'entraîneur angevin Stéphane Moulin pointe les difficultés offensives affichées par son équipe hier soir à Geoffroy-Guichard.

"Défensivement, on a montré de la concentration, de la rigueur, de l'agressivité. On a été efficace derrière mais pas devant. Ce n’est pas simple d’être les deux en même temps. Jessy Moulin a fait deux bons arrêts mais pour le reste on a mal négocié les opportunités qu'on a eues. Ces situations sont restées au stade de situations alors qu’on aurait dû les transformer en occasions. On a péché sur les phases de transitions et les attaques rapides, surtout en deuxième mi-temps. Le choix, la justesse, le tempo nous ont fait défaut.

Je l’avais dit au groupe, à force de performer, on finit par faire plus attention à nous. Saint-Etienne a évolué avec Boudebouz en position de n°10, entre les lignes, ce qui a nous a mis en difficulté par séquence. Ça modifie ce qu’on avait préparé. Les Verts ont par ailleurs fait en sorte de couper la relation entre Angelo Fulgini et Stéphane Bahoken. Stéphane a amené moins de profondeur que d’habitude. Pour étirer une équipe comme ça, il faut la faire reculer, et faire des appels dans son dos. Il n’y en a pas eu assez."

Stéphanie arbitrera les Stéphanois (3)

12/12 15:52
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Stéphanie Frappart, qui fêtera après-demain ses 37 ans, sera au sifflet ce mercredi soir à 21h00 au Matmut Atlantique pour le match qui opposera les Girondins aux Verts lors de la 15e journée de Ligue 1.

La native de Herblay-sur-Seine (95), qui avait officié lors de la finale remportée aux tirs au but par les Amazones contre les Louloutes de Montpellier en 2011, a déjà dirigé deux matches de l'équipe masculine professionnelle de l'ASSE.

Le 6 janvier 2019, les Verts avaient écrasé 6-0 l'Olympique de Strasbourg (R2) à la Meinau en 32e de finale de Coupe de France. Onze mois plus tard, ils s'étaient inclinés 3-1 à Reims malgré le but égalisateur de Romain Hamouma.

Stéphanie Frappart s'est distinguée cette saison sur la scène européenne. Après avoir arbitré Wesley Fofana (Leicester) et Eric Bauthéac (Omonia Nicosie) en Europa League, elle est devenu la première femme à diriger un match de Ligue des Champions (il y a dix jours à Turin).

A Bordeaux, fémoral à zéro (2)

12/12 14:43
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Comme le rapporte le quotidien Sud-Ouest, Jean-Louis Gasset a annoncé en conférence de presse que son capitaine Laurent Koscielny et son ailier Samuel Kalu, blessés au fémoral, ne seront pas rétablis pour la réception des Verts programmée mercredi soir à 21h00. Extraits.

"J’étais très optimiste dimanche dernier. Malheureusement, j’ai dû déchanter car l’IRM a révélé des lésions minimes mais qui nécessitent une dizaine ou quinzaine de jours de repos. On a vu différentes animations pour préparer les quatre matchs, car ensuite, on ne pourra plus s’entraîner : on ne pourra faire que de la récupération. Le groupe est réceptif, j’ai dit à tout le monde de se tenir prêt. J’ai trouvé les joueurs concentrés. Après ce sera le choix du match et des cinq changements : c’est important de pouvoir changer quelqu’un au bout d’une heure pour le préparer à l’échéance suivante.

On est sur une bonne dynamique, on va à Lille et cette rencontre vaut trois points. On ne fait pas l’impasse en se disant : mercredi, il y a un autre match à domicile contre Saint-Etienne. On va tout mettre en oeuvre pour essayer de faire les mêmes prestations qu’à Rennes et à Paris dans l’état d’esprit, la qualité. Hatem Ben Arfa est un bon joueur mais il y a d’autres bons joueurs dans ce groupe et j’espère qu’ils vont nous faire  gagner  des  matchs  les  uns après  les  autres. Si demain il est blessé ou suspendu, on ne joue plus ? Ce n’est pas du tout ça."

Un bon point de pris pour Bernardoni

12/12 12:57
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Dans la dernière édition du quotidien Ouest-France, le gardien angevin Paul Bernardoni commente le match nul et vierge d'hier soir à Geoffroy-Guichard. Extraits.

"C’est un bon point de pris. Les deux équipes ont eu des occasions et le nul semble logique. Ce sont des matches qu’il faut savoir ne pas perdre. Oui, on aurait pu jouer les contres un peu mieux sur la fin. Mais ça montre la progression qu’il nous reste à faire. C’est important de ne pas perdre, car on continue à engranger des points. C’est sûr qu’on a encaissé beaucoup de buts (22) depuis le début de saison, mais on en a pris dix en deux matches contre Montpellier et Paris. Forcément, ça fausse le bilan.

A Saint-Etienne, j'ai réussi les deux arrêts que j'ai eu à faire. Le premier ? Il fallait rester vraiment concentré. Je connais Denis Bouanga avec qui j’ai joué à Nîmes. Je sais qu’il est capable de percer une défense à tout moment. Le second, dans le temps additionnel ? Je suis content car contre Paris, j’ai pris le même en anticipant sur ma droite. J’avais pas mal discuté avec Arnauld Lucas et on s’était dit qu’il valait mieux que je reste sur mes appuis au moment où le joueur adverse arme sa frappe. Et j’ai réussi à garder ma main ferme. Il n’y a pas d’arrêt anodin.

Strasbourg, que l'on reçoit mercredi, joue ce dimanche contre Metz. Deux jours de repos en plus, ce n’est pas anodin…Clairement, et autant en profiter. On va bien pouvoir se reposer."

Pour rappel, les Verts bénéficieront eux aussi de deux jours de récupération en plus que leurs prochains adversaires girondins, qui joueront demain à 17h00 dans le Nord contre les Dogues. A l'ASSE d'en profiter pour renouer ENFIN avec un succès qui les fuit depuis leur victoire estivale au Vélodrome !

Casse-cou, Robocop et enfant de choeur

12/12 12:26
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Les Verts ayant remporté tous leurs treize points de cette saison les six fois où Mathieu Debuchy a été titularisé, le combatif capitaine stéphanois s'est exprimé sur le site de la Ligue qu'on adule.

"Le terme casse-cou me représente bien. Je l'étais quand j'étais petit. Encore maintenant peut-être un petit peu. C'est vrai que j'ai eu pas mal de petits pètes. A la plage, je me suis pris un rocher en pleine tête. Je suis ressorti avec un oeuf comme ça ! En vélo, j'ai fait le casse-cou, je me suis pété les deux poignets en même temps. Je suis rentré à la maison, ça a crié un petit peu, je m'en souviens. Je fonçais, je ne réfléchissais pas trop, ça m'a coûté quelques petits accidents.

Mon surnom Robocop vient de Lille. J'ai eu pas mal de grosses blessures, j'ai été opéré des deux genoux, des deux épaules, d'une cheville. J'ai eu des côtes cassées pendant un match avec un décollement de la plèvre. Je me suis blessé au pied lors d'un match à Sainté contre Reims. Je veux dégager le ballon, l'adversaire met son pied en opposition, je tape dans ses crampons. Ça m’a coupé la chaussure et ça m’a coupé le pied aussi. J'ai changé de chaussure, je suis reparti sur le terrain et on m'a fait des points de suture à l'hôpital le soir.

Je suis baptisé, j'ai fait ma communion et tout. J'ai fait quelques années de catéchisme, j'y allais le mercredi. J'étais quequefois enfant de choeur le dimanche matin à l'église. je suis resté croyant et j'ai beaucoup de tatouages en rapport avec la religion. J'ai plusieurs chapelets tatoué sur le corps. C'est quelque chose qui me suit, j'y crois beaucoup. Ça m'a aidé dans le foot et dans la vie de tous les jours. Je fais ma prière tous les soirs. J'ai des pensées pour des personnes de ma famille qui ne sont plus là. C'est en moi, ça restera comme ça."

La pagaille chez Paga

12/12 11:31
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Dans la dernière édition de Nice-Matin, Marcel Dib rappelle qu'il a joué avec le plus précoce joueur stéphanois de l'histoire mais aussi avec l'actuel entraîneur des Verts. Extraits.

"A Toulon, j'ai évolué avec Laurent Paganelli. Je le voyais jouer à Saint-Etienne avec des grands joueurs : Platini, Larios, Battiston. On a bien rigolé. Paga, c'était la joie sur le terrain. Impossible pour lui de rester sérieux. Quand je le vois à la télé, c'est le même. Un mec hors du commun.

Un jour alors qu'on rentrait à 2h du mat' d'un match à Auxerre, Paga m'invite à dormir chez lui. C'était un vrai baba cool lui. Je me retrouve sur un matelas dans la cuisine. C'était le bordel. En plein milieu de la nuit, ça commence à me gratter. J'avais des fourmis partout sur le corps. Elles avaient été attirées par les canettes qui trainaient partout chez lui. Je suis vite reparti chez moi ! (rires).

Claude Puel, c'était quelqu'un de très physique, on était complémentaire. On a joué quelques années ensemble, on a fait du bon travail pour les copains. On a aussi vu les petits comme Thuram et Petit qui tapaient à la fenêtre. On a rapidement compris qu'ils iraient très haut."

Et la Marek répondit à Marek

12/12 10:28
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Comme l'a relevé le site lensois.com, Vitorino Hilton a ravivé hier sur RMC un souvenir douloureux pour les supporters stéphanois.

"Lors de la saison 2006-2007, on perdait 3-0 à Bollaert contre Saint-Etienne. On revient, on entend le kop [situé dans la tribune Marek, ndp2] chanter alors que normalement, à 3-0… On s’est tous regardés et on s’est dit  "On joue pour eux". Au final, on revient à 3-3. Le kop à Lens, c’était vraiment quelque chose d’exceptionnel."

Pour rappel, les Verts menaient encore 3-0 à la 67e minute grâce à l'ouverture du score de Bafé Gomis et au doublé de Marek Heinz, les Sang et Or avaient arraché le nul en marquant trois buts de la tête à Jérémie Janot.

Guéguette soutient Ruffier

12/12 09:52
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Ex-fan des Verts et ancien portier de Lens, Marseille et Bordeaux, Gaëtan Huard a affiché hier soir sur son compte twitter son soutien au meilleur gardien stéphanois, sur le point d'être licencié par l'ASSE.

"Il faut peut être éviter d’avoir la mémoire trop courte à l’égard de Stéphane Ruffier, gardien qui a beaucoup donné et gagné avec l'ASSE, club prestigieux qui se doit de l’être jusqu’au bout."

Puel très proche de Printant

12/12 09:21
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Lors de son court passage d'entraîneur numéro un à l'ASSE, Ghislain Printant avait pris pile poil 1 point par par match (8). Ayant remporté 35 points en 34 matches, Claude Puel le devance d'un cheveu (0,03) mais pourra l'égaler en cas de défaite des Verts mercredi soir... à Bordeaux, où son prédécesseur sur le banc stphanois officie aujourd'hui aux côtés de Jean-Louis Gasset.

Mangani n'a pas gagné

12/12 08:43
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Dans Le Courrier de l'Ouest, le milieu angevin Thomas Mangani regrette que son équipe n'ait pas su exploiter ses contres pour l'emporter à GG.

"Les Stéphanois nous craignaient, j'ai senti qu'ils ne voulaient pas trop se découvrir parce qu’ils étaient prévenus. Les rares fois où ils l’ont fait, on aurait dû en profiter mais on n’a pas réussi. Ça a donné un match un peu fermé à certains moments, mais où il y a eu une bonne maîtrise dans l’ensemble."

Nadé gagne chez Ghezali

12/12 08:25
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Un match en retard de la 12e journée de National 1 opposait hier soir en banlieue deux joueurs  de 21 ans sous contrat avec l'ASSE jusqu'en 2022. Alors que Lamine Ghezali est comme Axel Kacou resté scotché sur le banc du SC Lyon (avant-dernier) de Nathan Dekoké (titulaire), Mickaël Nadé a fêté sa 12e titularisation de la saison aux côtés de Sami Belkorchia par une victoire 3-0 synonyme de première place pour son équipe QRM (Quevilly Rouen Métropole).

L'attaque la plus patraque de 2020

12/12 00:51
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Comme le souligne Opta, l'ASSE n'a marqué que 19 buts en L1 cette année 2020 (en 24 matches), plus faible total parmi les équipes présentes dans l'élite dans toute la période.

Stéphane Moulin voit le verre à moitié plein

12/12 00:28
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L'entraîneur du SCO a commenté en conférence de presse le point pris par son équipe à Geoffroy-Guichard ce vendredi soir.

"C'est toujours le verre à moitié plein et à moitié vide. Il est à moitié plein. Nous étions venus pour gagner mais le résultat me paraît logique. Chaque équipe a eu des occasions, nos gardiens respectifs ont fait deux arrêts décisifs de chaque côté. J'ai un regret car habituellement nous sommes plus efficaces sur les attaques rapides ou sur les phases de transition et nous n'avons pas su bien les négocier. Nous aurions dû mieux profiter de ces actions. On voit que Saint-Etienne est une équipe en regain avec plus de maîtrise. Je suis content que nous n'ayons pas pris de but. Je pense que ce match n'aurait pas dû se finir sur un 0-0. Nous progressons sur ce secteur défensif. "

On est dans le bon feeling

11/12 23:56
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Au micro de la mourante chaîne Téléfoot, Claude Puel a positivé ce soir après le nouveau match nul de son équipe.

"On est régulier depuis trois matches au niveau de la mentalité, au niveau de ce qu’on essaie de mettre en place. J’ai un groupe qui bataille, qui est réceptif, qui donne tout, qui n’est pas récompensé. On est dans le bon feeling. On se bat, on bataille, on essaie de jouer. On a eu plus de situations, plus de possibilités de prendre les trois points. On n’est pas récompensé, on manque de réussite, un petit peu de confiance parfois pour assurer le dernier geste.

Je suis satisfait du contenu. Bien sûr il nous faut les trois points, bien sûr on enchaîne les matches nuls mais on est dans le bon état d’esprit, dans la bonne mentalité. Il faut continuer dans ce sens, on a encore trois matches très importants pendant la trêve, il faut se donner de cette manière. Aujourd’hui on a eu le plus de frappes au but.

En première mi-temps on a eu trop de déchets et pas assez de sang froid pour ajuster les bonnes frappes. C’était mieux en deuxième, le gardien a fait de très beaux arrêts. Il ne nous manque pas grand-chose pour être récompensé. C’est en jouant de la sorte, en gardant cette mentalité qu’on va sortir la tête de l’eau.

Le levier pour renouer avec le succès c’est de continuer dans cette démarche. Il y a beaucoup de concentration, beaucoup de participation, on est acteurs dans nos matches. J’ai bien aimé aujourd’hui ceux qui ont débuté, ceux qui sont rentrés également. Jusqu’au bout on a poussé, jusqu’au bout on a essayé de se procurer des occasions pour forcer la décision.

On sait la difficulté de jouer contre cette équipe angevine, c’est un gros bloc défensif qui excelle dans le contre, qui excelle dans le jeu direct. Ce n’était pas évident et pourtant il a fallu pendant tout le match faire le jeu, sans trop s’exposer même si en fin de première mi-temps et en tout début de deuxième on a été sollicité. Jessy nous a maintenus dans le match.

Sinon, dans une grande majorité du match, on a fait de bonnes choses devant ce gros bloc, on a eu des situations. Il faut insister, il faut insister ! On sait qu’on va batailler. On est dans une situation où on sait qu’on s’est mis dans une mauvaise position. Cette réussite, il faut aller la chercher. Un petit but, quelque chose qui nous amène ce surcroit de confiance et qui décantera beaucoup de choses.

Pourquoi avoir titularisé Boudebouz plutôt qu’Aouchiche ? Adil a beaucoup joué depuis le début de saison, il a fait de très bonnes choses, il a été un peu dans le dur à un certain moment. C’est normal, c’est un apprentissage. C’est déjà ce qu’il fait avec la découverte de la première ligue. Ryad est bien revenu aussi. J’ai trouvé qu’il a fait une très bonne première mi-temps.

On a besoin de tout le monde, que ce soit Adil, que ce soit Ryad. Adil est sûrement plus à l’aise pour repiquer au centre en venant d’un côté, Ryad est plus à l’aise en étant derrière un attaquant. Il y a des complémentarités mais en tout cas je suis satisfait des deux parce qu’on a tout donné dans l’intensité, dans la qualité. Tout le monde sera récompensé."

Sainté a vendangé contre Angers

11/12 23:08
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Malgré plusieurs occasions franches de Ryad Boudebouz, Denis Bouanga, Harold Moukoudi, Timothée Kolodziejczak et Yvan Neyou, les Verts ont encore concédé un match nul et vierge ce soir contre le SCO en ouverture de la 14e journée de L1. Auteur de belles parades, Jessy Moulin a réalisé sa 5e clean sheet de la saison face à des Angevins qui ont mal négocié plusieurs contres très dangereux. L'ASSE, qui reste sur onze matches sans succès (7 défaites et 4 nuls), tentera de profiter de ses deux jours de récupération en plus que Bordeaux (qui joue à Lille après-demain) pour renouer enfin avec la victoire mercredi soir au Matmut Atlantique.

Chambost kiffe son nouveau poste

11/12 18:33
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Auteur du très joli premier but de la victoire contre le Paris FC qui a permis à l'Estac de prendre la tête de la L2, l'ancien capitaine de l'équipe réserve de l'ASSE Dylan Chambost s'éclate sous les ordres de Laurent Batlles, comme il l'explique dans la dernière édition de L'Est-Eclair. Extraits.

"L'équipe se sent très bien dans cette nouvelle tactique. On prend beaucoup de plaisir et j'ai la chance d'être placé plus haut, plus proche du but. Moi-même, je prends beaucoup de plaisir, j'ai beaucoup de liberté. Cela me permet de faire la dernière passe, de décrocher... Je suis très content de ce poste. On travaille beaucoup notre positionnement offensif et défensif depuis quelques semaines.

Dans ce dispositif en losange, on peut me considérer comme un numéro 10 à l'ancienne. C'est une tactique peu utilisée, très offensive. Et elle nous permet d'avoir des résultats. C'est un poste que je connaissais un peu, mais pendant ma formation, on n'avait pas de tactique avec un vrai 10. On était plutôt en 4-3-3, j'avais un poste de relayeur. Je suis content du rôle que j'ai actuellement.

Laurent Batlles prend des risques en alignant ce dispositif chaque week-end. C'est aussi parce qu'il a confiance en nous. De toute façon, il a toujours eu une vision offensive du foot. Il n'avait pas utilisé ce dispositif offensif avec la réserve de Saint-Etienne mais son jeu a toujours été basé sur la possession, sur un jeu vers l'avant. Le coach insiste aussi sur l'humilité, le fait de continuer à travailler.

J'avais un gros travail à faire sur le volume de jeu, sur la puissance, l'intensité, l'agressivité défensive. Petit à petit, je me suis mis au niveau de la Ligue 2. Pendant ma formation, j'avais besoin d'avancer sans brûler les étapes. Aujourd'hui encore, j'ai besoin de plus de temps que certains qui sont prêts plus tôt physiquement. Mais j'arriverai en haut. Je suis très heureux à Troyes, cette année encore plus."

Puel est le mentor d'Obraniak

11/12 13:27
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Prenant systématiquement la défense de Claude Puel sur la chaîne de la Pravda, Ludovic Obraniak évoque à nouveau son ancien entraîneur lillois dans la dernière édition de Sud-Ouest. Extraits.

"Le joueur le plus méchant avec qui j'ai joué dans ma carrière ? Je dirais Tavlaridis à Lille. Il ne rigolait pas. Il en a déboîté quelques uns ! L'entraîneur qui m'a le plus influencé ? Claude Puel, à Lille, m’a fait venir de Metz, donc c’est une sorte de mentor pour moi. Il m’a fait découvrir l’exigence que réclamait le haut niveau. Arriver avec lui sur le banc quand tu as 22 ans, c’est du bonheur. Il m’a donné toutes les bases et tous les principes du bon professionnel, ça m’a accompagné toute ma carrière."

Nordin titulaire ?

11/12 07:50
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La Pravda et Le Progrès annoncent que le numéro 18 des Verts sera titulaire ce soir pour la 6e fois de la saison (la dernière datait du 3 octobre lors de la défaite à Bollaert). Pour rappel, il est le dernier joueur stéphanois à avoir scoré contre le SCO. C'est lui qui avait ouvert le score à Angers le 22 septembre dernier avant que son équipe ne s'écroule (défaite 4-1).

Le onze de départ probable : Moulin - Debuchy, Moukoudi, Kolodziejczak, Trauco - Nordin, Neyou, Camara, Bouanga - Hamouma, Khazri.

N'Daw victime de racisme

11/12 07:17
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Sur la chaîne sénégalaise DTV, Guirane N'Daw a affirmé qu'il avait été victime de racisme à Furiani. "On m’a lancé des bananes, c’était à Bastia. Parfois les supporters urinent sur les bouteilles et vous les versent" a déclaré l'ancien milieu de terrain des Verts, qui a salué le geste de son compatriote sénégalais Demba Ba au Parc des Princes.

 

Pascual et les Verts

11/12 07:02
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Encarté chez les Magic Fans, les Associés et l'USS, le PDG du groupe Afflelou Didier Pascual parle de sa passion pour les Verts dans la dernière édition de la Pravda Mag. Extraits.

"Le crève-coeur, c'est de ne plus être dans le kop nord, le poumon du Chaudron. Je préfère une merguez-bière dans les kops au champagne-foie gras dans les loges. Quand j'avais 12 ans, une action m'a marqué lors de notre victoire contre les Glasgow Rangers du 6 novembre 1975. Seul devant le gardien, Dominique Rocheteau peut le dribbler et marquer. Il préfère donner le ballon à Hervé Revelli... On aborde là le sujet de l'offrande. Cette passion, tu ne l'expliques pas. Tu la vis. J'ai  70 maillots et les 80 ouvrages sur les Verts. Je les ai même en double, de peur d'en perdre un.

Je suis un passionné, avant d'être un ultra. Ce mot nuit d'ailleurs au mouvement. Les gens disent : "Didier, il va avec les hooligans." Il existe une sacrée nuance tout de même. C'est dommage que cette passion ne soit pas mieux prise en compte comme une composante du football. Un vrai ultra pose des congés pour aller voir un match en bus et fait des centaines ou des milliers de kilomètres. Respect. Moi, je suis un privilégié. Je suis allé à Manchester en avion, il y a trois ans. Si j'avais eu 20 ans, j'aurais fait le déplacement avec eux. Mais il y a un âge pour tout.

Si on gagne, je garde le maillot vert que j'ai enfilé pour le match. Sinon, j'en change. Je ne suis pourtant pas superstitieux. C'est fou à quel point ce club est rentré dans ma tête. Une fois, alors que les Stéphanois étaient interdits de déplacement, je suis allé tout seul à Metz, anonyme, sous la pluie et le froid. On a pris une branlée et je suis retourné à pied à la gare. Une fois chez moi, je me suis dit : "Qu'est-ce que je suis fou !" Quinze jours plus tard, je suis reparti voir jouer les Verts.

En sortant d'un match aux Costières avec des copains, des Nîmois nous ont demandé d'ouvrir nos blousons. Quand ils ont vu nos maillots, l'un d'entre nous a pris un coup de poing. Si les policiers n'étaient pas intervenus, on se faisait massacrer. C'est la seule fois où j'ai vraiment eu peur en voyant qu'ils attaquaient même la police. J'ai fini ma soirée avec un Kit Kat et un Coca dans ma chambre d'hôtel. Je ne sais pas si je retournerai un jour à Nîmes...

Alors que c'est assez courant en Angleterre, il n'entre pas dans la culture française de voir des chefs d'entreprise s'afficher de la sorte. C'est dommage. J'exerce une activité professionnelle rationnelle mais on a tous besoin d'un sas de décom­pression. Au stade, je suis un autre. Je me bats contre ceux qui veulent des stades cimetières. Sans ultras, ni fumigènes, c'est un opéra. J'ai assigné la Ligue devant le tribunal adminsitratif de Paris pour contester le match à huis clos du 12 janvier dernier.

Pour travailler dans le foot, il ne faut pas être passionné, dit cet expert-comptable. Ta passion te conduit à perdre ta lucidité et à faire des bêtises. Donc, je reste à l'écart. Mon bonheur, ce ne serait pas de m'acheter un yacht à Saint-Tropez mais un appart à Sainté".

Pas de supersub à Sainté

11/12 00:21
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La Pravda de ce vendredi pointe l'inefficacité des entrants stéphanois depuis le début de saison. Extraits.

"À part à Marseille, où Nordin, entré à la pause, a délivré sa troisième passe décisive de la saison à Bouanga (2-0, le 17 septembre), aucun des 59 autres entrants ne s'est révélé décisif. Seul Dijon fait pire en la matière. Avec 11 joueurs décisifs (buts ou passes décisives), Rennes détient le record des remplaçants qui se sont montrés décisifs cette saison en L1. Suivent Bordeaux (9) et Monaco (7), devant Angers et le PSG (6). Saint-Étienne, Metz, Reims (1) et Dijon (0) sont les moins performants dans ce domaine.

Puel est pourtant passé maître dans l'art d'utiliser l'amendement temporaire aux Lois du Jeu. Il autorise désormais une équipe à utiliser cinq remplaçants, « avec au maximum trois opportunités d'y procéder pendant le match » (Loi 3). Puel, l'entraîneur qui a utilisé le plus de joueurs cette saison (33), s'est déjà servi de cette subtilité du règlement à onze reprises.

Les dix derniers matches - trois nuls et sept défaites - se sont pourtant soldés sur un constat identique : aucun entrant n'a permis de renverser le score. Pis, avant d'entamer cette série, les Verts ont même vu le gain d'une quatrième victoire d'affilée leur filer entre les pieds après les entrées en jeu, ratées, de Hamouma et Monnet-Paquet, et celles des trop inexpérimentés Gourna, Rivera et Sidibé, pour la dernière demi-heure à Nantes (2-0 à la pause, 2-2 au coup de sifflet final, le 20 septembre)."

Ruffier et les procéduriers (6)

10/12 23:40
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La Pravda rapporte ce soir que l'ASSE compte licencier Stéphane Ruffier pour faute grave. Extraits.

"C'est le sens du courrier que vient d'envoyer le club à la commission juridique de la LFP pour la saisir en vertu de l'article 265 de la charte du football professionnel. Il porte sur la "résiliation unilatérale" du contrat de travail du joueur. Cette démarche fait suite à la seconde mise à pied à titre conservatoire de Ruffier survenue le 19 novembre pour "acte d'insubordination". Cette fois, il lui est reproché d'avoir adopté "une attitude méprisante en quittant prématurément et sans la moindre autorisation l'entraînement.

Fatigué, Ruffier a effectivement écourté une séance individuelle avec André Biancarelli, entraîneur des gardiens, le 11 novembre. Fait suffisamment grave, aux yeux de ses dirigeants, pour le convoquer de nouveau à un entretien préalable à une éventuelle sanction disciplinaire. Ruffier s'y est rendu le 2 décembre, accompagné de Mathieu Debuchy, son nouveau capitaine et représentant des joueurs. L'entrevue avec Xavier Thuilot, directeur général des services de l'ASSE, et François-Xavier Luce, directeur administratif et financier, aurait été très brève. Ruffier reste mis à pied, avec interdiction de se rendre au centre sportif Robert-Herbin de l'Etrat.

Les deux parties vont tout de même se revoir sous peu. Saisie par l'ASSE afin de lui demander de trouver une date "pour une tentative de conciliation sur cette éventuelle rupture anticipée du contrat de travail pour faute grave", la commission juridique de la LFP l'a arrêtée au mardi 15 décembre. Etant donné le conflit ouvert entre les deux parties depuis près de dix mois, il semble toutefois peu probable que cette conciliation trouve une issue positive. L'ASSE a besoin d'alléger, même momentanément, sa masse salariale avant l'ouverture d'un mercato d'hiver au cours duquel il souhaite obtenir le renfort de trois joueurs."

Abi in, Moueffek out

10/12 20:30
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Pour la réception du SCO programmée ce vendredi soir à Geoffroy-Guichard, Claude Puel a reconduit le groupe qui a concédé un tristounet match nul et vierge chez la lanterne rouge dijonnaise à une exception près : Charles Abi fait son retour et Aimen Moueffek disparaît.

Moulin, Bajic, Green - Debuchy, Sissoko, Moukoudi, Kolodziejczak, Sow, Trauco - Camara, Gourna, Youssouf, Neyou, Aouchiche, Boudebouz - Abi, Hamouma, Nordin, Khazri, Rivera, Bouanga.

Gasset agacé

10/12 18:57
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Dans sa dernière édition, Sud-Ouest évoque les matches que les Verts joueront à Bordeaux mercredi prochain. Extraits.

"Le calendrier de cette fin d'année étant surchargé, Jean-Louis Gasset est agacé par l’iniquité entre les temps de récupération pour son équipe et pour Saint-Etienne. Les Verts, qui jouent dès ce vendredi soir contre Angers, auront deux jours de plus que les Girondins, qui se déplacement ce dimanche à Lille. "Beaucoup de joueurs sont capables d’enchaîner mais on est à une période où il y a de la fatigue, le froid. On est un peu sur le fil du rasoir" dit le staff bordelais.

Au cœur de la question : Hatem Ben Arfa. Arrivé en octobre après avoir suivi une préparation individuelle depuis août, il a déjà disputé plus de matchs (5 contre 7) et quatre fois plus de minutes en deux mois que sur toute la saison dernière. La tendance est à une gestion au match par match : Ben Arfa débutera à Lille et, si tout va bien, contre Saint-Etienne. Les scénarios diront la possibilité de le faire souffler ou non avant la fin. Et un point sera fait avant Strasbourg."

Diony veut voir les Verts relever très vite la pente

10/12 18:14
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L'ancien flop offensif stéphanois Loïs Diony (9 pions en 65 matches lors de ses 2 ans et demi sous le maillot vert) s'est confié à France Bleu avant de retrouver le Chaudron demain soir en ouverture de la 14e journée de L1.

"Ça se passe très bien à Angers, je me suis bien adapté, on a des résultats donc je suis content. On fait notre petit bonhomme de chemin sans qu’on parle trop de nous et ça marche. Je prends le temps de jeu que l’on me donne. Je suis de nouveau dans la lumière, je rejoue en Ligue 1. Je suis en concurrence avec de très bons attaquants notamment Steph Bahoken qui marque donc je comprends que le coach continue de lui donner sa confiance.

Quand tu quittes un gros club comme l’ASSE pour revenir dans un club plus familial, ça peut te paraître comme un échec ou un départ à zéro. Mais ça a très bien pris, la situation au classement est favorable pour nous. J’ai besoin qu’on me donne de la confiance et de l’amour, ce n’est pas ce que j’ai ressenti à mon arrivée à Saint-Etienne. Ça a joué en ma défaveur, ça n’a jamais pu marcher, c’est dommage. J’ai tourné la page Saint-Etienne car il faut avancer.

Il n’y a pas de regret mais j’aurais bien aimé que ça marche. Une belle atmosphère comme les supporters peuvent mettre au match... Être un grand buteur de l’ASSE ça aurait été un plaisir mais il a été fait autrement, tant pis ! C’est passé. Je pense que j’aurais pu être utile cette saison à cet effectif stéphanois, le coach m’avait utilisé en fin d’année passée. Je pense que j’avais fait de bonnes prestations et que j’aurais pu continuer à donner mon coup de pouce.

J’ai connu des années très compliquées aussi à Saint-Etienne auparavant. Je sais que ce n’est pas facile, j’espère que les Verts vont relever très  vite la pente (sic). Je suis toujours en contacts avec des anciens coéquipiers. Quand vous faites trois ans dans un club… Saint-Etienne, ce n’est pas la ville la plus kiffante de France mais bon, quand même, vous avez vos petites habitudes et restez attachés à ces petites habitudes qu’on a.

J’avais créé de très gros liens avec certains joueurs, ça n’a pas été facile à partir que ce soit avec certaines personnes dans le staff ou autres, le staff médical. Mais bon, il fallait prendre cette décision. Vendredi je serai plus revanchard pour moi-même, je veux montrer qui est le vrai Loïs car je ne pense pas qu’on l’ait réellement connu à Saint-Etienne. Après, pfff, je ne suis pas là pour tirailler sur Saint-Etienne (sic).

J’ai souffert les années passées mais ça me fait plaisir de retrouver Geoffroy-Guichard et de jouer contre mes potes. Revanchard ? Pas plus que ça. Ça va faire bizarre de jouer dans un Chaudron à huis clos. Je pense que le public doit manquer aux joueurs. C’est un grand coup de pouce pour les Stéphanois quand on joue à domicile. Je pense que ça leur manque surtout dans leur période de crise qui est déjà compliquée à gérer sur le terrain. Quand tu perds 1-0 et qu’il n’y a personne pour te pousser derrière, ça doit être dur."

Moulin force le trait ...

10/12 17:12

... en disant qu'on force le respect.

C'est en effet ce qu'il a déclaré cet après-midi en conférence de presse : "L'ASSE a récemment accroché un nul contre Lille, ça force le respect. C'est une équipe qui va mieux et qui ne mérite pas de se retrouver en bas du classement.
On est au tiers du championnat. Pour le moment, on est encore au stade des tendances, il n'y a pas de norme.
Cette saison, il n'y a pas de domicile-extérieur. Pas de ferveur populaire, de pression sur le corps arbitral. Je préfère presque jouer à l'extérieur cette saison. On ressent beaucoup moins ce manque en déplacement que lorsque l'on joue à Kopa".

Fulgini, faut le gêner !

10/12 16:40
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Convoité par l'ASSE au printemps dernier, le meneur de jeu angevin Angelo Fulgini, auteur de 3 buts et 2 passes décisives cette saison, s'est confié à l'AFP avant de défier les Verts demain soir à Geoffroy-Guichard. Extraits.

"Avant on jouait avec deux milieux relayeurs et une sentinelle. Là on a changé, je suis au poste de nº10, je suis plus proche des attaquants et du but. Je me sens encore plus libre parce que je sais que derrière j'ai encore deux milieux récupérateurs. Cela me permet d'aller sur tous les fronts en attaque. L'année dernière, j'ai eu beaucoup d'occasions et je n'en ai mis qu'une ou deux. J'ai travaillé dessus, j'essaie de gagner en lucidité. Marquer un but, ce n'est pas facile. Il faut vraiment être tueur. C'est ce que je me dis depuis le début de saison. J'en ai déjà trois mais je sais que j'ai les capacités d'en mettre plus.

J'ai subi 51 fautes cette saison, bien plus que n'importe quel joueur des cinq grands championnats européens ? Cela fait partie de mon jeu. Je prends des risques. Les adversaires ont vu qu'à la récupération les autres essaient de me trouver directement pour lancer les contre-attaques donc ils essaient de les couper au plus vite. C'est surtout des fautes tactiques. À moi de faire attention ! Je n'ai pas un week-end où je reviens à la maison sans avoir une douleur quelque part.

On a réussi à progresser dans notre jeu, on arrive à garder plus le ballon. Après il faut qu'on arrive à gagner en régularité pour essayer de passer un palier. Chaque fois on arrive à faire un bon match ou deux, et après on retombe dans des travers. Je suis resté parce que c'est la saison qu'il me faut pour vraiment partir avec le sac rempli, si je dois partir. Je suis un compétiteur, je veux jouer au plus haut niveau, en Coupe d'Europe. Après, pourquoi pas avec Angers, on ne sait jamais !

Cette saison j'ai marqué contre Brest, Rennes et Lorient ? C'est une coïncidence, je ne choisis pas mes matches. Je vais essayer de marquer ce week-end à Saint-Étienne, au moins les Bretons ne pourront pas dire que je marque seulement contre eux !"

Pour Platini, ça suffit !

10/12 14:50

Après la mort de son ancien coéquipier à la Juve Paolo Rossi à l'âge de 64 ans, Michel Platini a exprimé son ras-le-bol de l'année 2020 dans la Pravda :

"Michel Hidalgo, Robert Herbin, Maradona, maintenant Paolo Rossi, ça suffit, 2020, c'est bon... Paolo était un grand joueur, un grand buteur, tout le monde se souvient de sa Coupe du monde 1982. On a joué trois saisons ensemble à la Juventus, de 1982 à 1985, et on a tout gagné. En 1982, il venait d'être le héros de la Coupe du monde, mais il avait du recul sur tout cela, il n'en jouait pas. Et Turin, ce n'était pas Naples.

[...] C'était un joueur vif et qui allait vite, et qui comprenait le jeu. Je l'avais revu il y a deux ans, on avait déjeuné ensemble, il était en train de tourner un film sur sa vie. C'était vraiment un gars gentil, Paolo."

Siroux, si vert

10/12 13:50
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Cofondateur des Magic Fans, Jean-Philippe Siroux fait partie des ultras mis à l'honneur par la Pravda. Extraits.

"Puisqu'il faut bien, tout de même, mettre un peu d'ambiance, Brassens puis Brel, surtout, chantent à tue-tête. Nous sommes dans une boulangerie de la Loire, à Saint-Chamond, à 13 km à l'est de Saint-Étienne. Comme les restaurants et les bars sont fermés, on y retrouve Jean-Philippe Siroux, 51 ans, qui travaille dans les environs. Informaticien, il est l'un des fondateurs du groupe d'ultras stéphanois les Magic Fans, qu'il a créé, avec quelques copains (ironie du sort dans le département du Rhône, où il étudiait alors) en 1991.

La chair est triste, hélas ! Et pas qu'elle. Siroux n'a plus assisté à un match de foot depuis un ASSE-Bordeaux (1-1) le 8 mars juste avant le début du premier confinement. « Je n'ai pas revu le stade depuis, même si j'y pense tout le temps. Mais je ne veux pas le voir, le manque est trop fort, je veux me protéger du foot », assure-t-il. Avant, il se demandait comment faisaient ses copains interdits de stade. « Maintenant, c'est nous tous qui le sommes. Ce n'est pas vraiment un deuil, car un décès, c'est définitif. Mais c'est quand même un monde qui s'effondre. Je n'aurais jamais imaginé ça. »

Quand on est ultra, la vie personnelle, familiale, amicale, professionnelle est d'abord conçue en fonction du match du week-end, à domicile comme à l'extérieur, mais là, tout s'arrête, sans que l'on sache quand on pourra retourner au stade. "Ma vie, je l'ai toujours vue comme ça, reprend Jean-Philippe Siroux. Je n'ai jamais assisté à un mariage ou un baptême les week-ends de derby. L'école ou le boulot pouvaient être pénibles, ce n'était pas grave tant qu'il y avait un match en fin de semaine. » A 13 ans, sa mère lui disait : « ça te passera. » Elle avait tort.

Le protocole est réglé à la perfection au fil des ans les jours de match. Ce rituel que décrit Jean-Philippe Siroux : « Mettre ta tenue, tes chaussures, l'écharpe autour du cou, le drapeau, aller saluer les copains au local, se garer au stade, dire bonjour aux stadiers. Même l'odeur des merguez et des frites me manque. Je n'ai pas mangé de frites depuis le mois de mars. » Plus que le jeu en lui-même, c'est la camaraderie, la vie sociale, les habitudes qui manquent. Les rendez-vous collectifs ratés, comme l'impossible adieu à Robert Herbin à Saint-Étienne.

Les mois passent. Jean-Philippe Siroux n'a pas regardé un seul match des Verts depuis mars, « un match, ça se vit au stade, pas devant sa télé ». Jean-Philippe Siroux assure qu'il ne remettra les pieds à Geoffroy-Guichard « que le jour où les tribunes populaires rouvriront normalement ». Lui aussi use de la métaphore religieuse pour parler de sa passion. « Oui, aller au stade pour moi, c'est comme un rituel religieux. Pas d'âge, pas de classes sociales, pas de politique, tout ceci disparaît alors que la société dans laquelle nous vivons ne réclame que cela, que des différences nous séparent. »

Tous unis dans la même foi, et qu'importe que le club, ses dirigeants, ses joueurs déçoivent et accumulent les mauvais résultats, la foi demeure. Même s'il avoue que le confinement les a aussi empêchés d'autre chose : aller au centre d'entraînement ou au siège du club pour gueuler après les défaites en série des Verts à l'automne. Comme d'autres dirigeants ou entraîneurs, Claude Puel et les présidents de l'ASSE peuvent dire merci au confinement."

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