La Duch' veut qu'on trébuche
17/12 07:07
La Pravda de ce vendredi évoque le 32e de finale de Coupe de France qui opposera Lyon La Duchère à l'ASSE ce dimanche en banlieue dès 13h45. Extraits.
"C'est une sacrée entrée en matière pour Pascal Dupraz : le nouvel entraîneur de l'AS Saint-Étienne a hérité dimanche d'un déplacement à Lyon, en terre ennemie, dans le quartier de La Duchère, pour son premier match à la tête des Verts. « On prend conscience quand on arrive ici qu'il y a énormément de rivalité, témoigne Nicolas le Bellec, l'entraîneur duchérois, originaire de Chartres. La volonté du club est d'avoir beaucoup de Lyonnais dans l'effectif. » Longtemps ambitieuse en National, avec la volonté assumée de monter en Ligue 2, « La Duch'» végète aujourd'hui en milieu de tableau (10e) de sa poule de N2, avec un effectif renouvelé et peu expérimenté, conseillé par Sonny Anderson, l'ancien buteur lyonnais.
Pour la voir s'entraîner, il faut remonter dans le passé de l'Olympique Lyonnais et se rendre à la Plaine des jeux de Gerland, un territoire aujourd'hui dédié au rugby et au LOU. C'est ici, sur le terrain n° 8, que La Duchère prépare son derby. La caméra de BFM enregistre, preuve que l'événement fait parler, depuis le tirage au sort. « On sait qu'il y aura beaucoup de monde au stade, ce sont les bruits qui courent », souri Le Bellec. Ses joueurs ont vécu le tirage au sort des 32es ensemble, au siège du club, et le nom de l'adversaire a provoqué une certaine euphorie. Avec l'idée de le faire tomber ?
« Khazri, par exemple, a plus de 450 matches de Ligue 1 à lui tout seul (225 en réalité), tempère le coach. Chez nous, toute l'équipe réunie a, à peine, 225 matches de N2. Donc c'est incomparable. Mais on va quand même essayer de leur créer quelques problèmes. » Les Stéphanois en auront au moins dans les oreilles : alors que le préfet du Rhône a interdit le déplacement des supporters des Verts, plusieurs fans de l'OL ont acheté des places pour aller soutenir le club duchérois ou insulter l'adversaire, selon les points de vue. Là-haut sur la colline du IXe arrondissement, au coeur de ce quartier autrefois sensible mais au cadre de vie amélioré par les politiques de la Ville, le vétuste stade Balmont risque de résonner comme rarement, dimanche."
Les Manceaux regrettent Krasso
17/12 06:49
Entraînés par l'ancien vilain Cris, les Manceaux (10èmes de National 1 à 12 points du troisième et barragiste Annecy) font une saison très moyenne et regrettent l'actuel numéro 14 des Verts, comme l'atteste cet extrait d'un article paru aujourd'hui dans Ouest-France.
"La priorité du mercato hivernal est surtout offensive, aucun attaquant n’émerge à plus de quatre buts à la mi-saison. Auteur de trois réalisations cette saison, Julien Bègue est conscient des manques offensifs de son équipe. "Toute recrue peut apporter sa pierre à l’édifice. La saison dernière, c’était Jean-Philippe Krasso." Prêté l'hiver dernier, l’attaquant de Saint-Étienne avait terminé l’exercice avec cinq buts et une passe décisive en 14 rencontres. Son ratio (1 but toutes les 147 minutes) est supérieur à celui de chacun des avants-centres actuels."
Le président de La Duchère y croit dur comme fer
16/12 23:25
Président de Lyon La Duchère et DG de 6e Sens Immobilier, Jean-Christophe Vincent s'est confié sur le site du District de Lyon et du Rhône avant de recevoir les Verts ce dimanche à 13h45 en Coupe de France. Extraits.
"Je ne pouvais pas être plus heureux qu’à l’annonce de ce tirage. Le hasard a bien fait les choses d’ailleurs puisque je l’avais prédit, même si je ne suis pas médium. C’est le tirage idéal, contre une grosse équipe, en difficulté sportive. Nous allons représenter Lyon et aurons le soutien de tous ceux qui aiment le football dans la ville et l’agglomération.
Au sein du club, tout le monde était super heureux de ce tirage idéal… et croit en la qualification. Pour l’anecdote, Nicolas Gagneux, le président-fondateur de 6ème Sens Immobilier, est un ex bad-gone. Il a cru à une blague quand je lui ai annoncé la nouvelle. Il était comme un gosse ensuite.
Nous allons jouer à Balmont où j’espère que nous ferons le plein de spectateurs, même si les conditions de sécurité seront drastiques avec cent vingt agents de sécurité au lieu des dix habituels et une ou deux compagnies de CRS. Sportivement, nous allons recevoir une équipe de l’AS Saint-Etienne en difficulté en ce moment avec un changement d’entraîneur dernièrement, en plus de son classement en L1. Maintenant, nous aurons en face de nous des professionnels forcément talentueux.
Nous miserons sur la jeunesse de notre effectif avec beaucoup de joueurs n’ayant pas percé dans le monde pro, à qui nous voulons offrir une seconde chance, et pour qui notre volonté ne sera jamais de les retenir en cas de demandes des échelons supérieurs. Ce serait une occasion peut être unique pour eux de se montrer dans le bon sens du terme, c’est-à-dire collectivement. Je crois fermement que nous pouvons le faire.
Il y a un engouement à créer autour du club et nous y travaillons. Contre la réserve de l’OM, nous avons accueilli près de 1200 spectateurs à Balmont. Ce qui n’était plus arrivé depuis 93 et la venue de Pau pour le match de la montée en L2 . Mais au-delà de l’aspect derby, nous allons accueillir un club, l’AS Saint-Etienne, dont nous partageons la vision populaire du football que nous souhaitons développer à Lyon la Duchère. On est tous supporter de l’OL mais nous pensons qu’il y a la place à Lyon pour un "petit club" qui attire un autre public que celui de l’OL. Nous voulons être différents mais complémentaires du football spectacle proposé par notre voisin. Ce match de coupe de France tombe donc à pic."
Morgan Guilavogui motivé contre les vilains
16/12 23:03
Si son grand frère Josuha est en difficulté avec Wolfsbourg (11e de Bundesliga et éliminé de le Coupe d'Europe), Morgan Guilavogui (23 ans) est en pleine bourre avec le Paris FC (4e de L2 à 2 petits points du leader ajaccien). Avant de défier les vilains, l'ancien U17 de l'ASSE, qui a claqué 8 pions cette saisons (5 en championnat et 3 en Coupe de France), s'est confié à Foot Mercato. Extraits.
"Quand j’ai appris que je ne pourrai pas signer en U17 à l'OM, c’était une grosse déception. Mon grand frère arrive à me faire signer un an de convention à Saint-Étienne, histoire de me préparer pour intégrer un centre de formation. Mes débuts étaient très compliqués car c’était la première fois que je partais de loin de ma famille. Je me retrouve seul à l’ASSE sans mon grand frère, étant donné qu'il venait de signer à l'Atlético.
Il fallait d'une part que je m'adapte à la famille et que je me mette au niveau parce que l'année précédente, Saint-Étienne a fini champion national U17. J’arrive en première année, il n’y a pas d’équipe 2 donc c'est assez compliqué au départ. Mais petit à petit, j'ai réussi à prendre le rythme et à bien progresser, j'ai rattrapé le retard que j'avais. A Sainté il y avait Allan Saint-Maximin. Je n’ai pas eu la chance de le côtoyer en catégorie de jeunes mais c'était vraiment le joueur qui sortait du lot. Il était vraiment au-dessus…
J'ai rebondi à Toulon, d'abord avec les U19 puis avec la réserve et enfin en équipe première. Mes prestations avec Toulon ont attiré plusieurs clubs pros. Au départ, j'avais Lorient et Saint-Étienne qui voulaient me signer, mais c'était plus de la post-formation, alterner entre la réserve et les pros. Le Paris FC m’a directement donné ma chance en équipe première. J'ai été mis en relation avec Idriss Ech-Chergui, un ancien du PFC qui jouait avec moi à Toulon, qui m’a proposé au directeur sportif. Ce dernier a validé mon profil et m'a proposé au coach René Girard, qui a donné son accord pour me recruter.
C’est toujours un grand plaisir de jouer la Coupe de France, surtout quand on sait qu'on peut rencontrer des équipes d’un niveau supérieur c'est toujours plaisant. Pour nous, ce sont des matches bonus, ce sont des rencontres où il faut se lâcher et prendre beaucoup de plaisir et ne pas se prendre la tête. Cette semaine, on travaille pour ce week-end et on verra le résultat. On va tout faire pour en tout cas. Je ne dirais pas que j'ai plus de motivation parce que je suis passé par l’ASSE. J’ai eu la chance de voir les matchs de mon grand frère et le derby contre Lyon et ça a toujours été des grands matchs. Et là, voir que moi aussi je vais jouer contre l’OL, forcément c'est une motivation en plus."
Vito est prêt à reverdir
16/12 14:15
Fraîchement retraité des terrains (en mai dernier), l'ancien défenseur de Montpellier Vitorino Hilton s'est exprimé pour 90' Football sur la rumeur qui l'envoie à Saint-Etienne à 44 ans !
"J'ai été un peu surpris de voir cette rumeur sortir ! Moi, je suis partant. S'ils me contactent, je suis prêt ! Je ne dis pas non parce qu'on ne peut pas refuser un club comme Saint-Etienne. C'est un club mythique. Si le coach Dupraz a dit qu'il pensait à moi, alors pourquoi pas. Mais pour le moment, je n'ai pas été contacté."
Le pari Pascalien (3)
16/12 12:09
C'est officiel depuis deux jours, Pascal Dupraz va tenter de sauver les Verts de la relégation. Les dirigeants vont-ils réussir leur pari Pascalien (rappelons au passage qu'on peut résumer le pari pascalien par l'idée suivante : que Dieu existe ou qu'il n'existe pas, autant croire en lui pour être sûr de gagner sa place au paradis, si paradis il y a ; proposition qu'on peut largement reprendre à notre compte concernant la survie des Verts en Ligue 1) ?
Après ses années de joueur, et sa longue histoire avec Evian Thonon Gaillard, retour sur ses saisons toulousaines pour ce 3ème épisode :
Le 1er mars 2016, Pascal Dupraz est nommé sur le banc toulousain à la place de Dominique Arribagé, parti quelques jours plus tôt après un nouveau revers face à Rennes, à domicile (1-2). Le TFC est alors 19e, à dix points de Reims, premier non relégable. Il présente le profil du relégué type tant la guigne lui colle aux crampons, comme sur cette défaite concédée contre Rennes avec deux buts encaissés dans les arrêts de jeu. Larguée au classement, l’équipe ne l’est en revanche ni dans le jeu ni dans l’esprit. Le groupe a du talent (Ben Yedder, Braithwaite, Trejo …) et n’a pas lâché malgré les éléments contraires. N’empêche le défi paraît presque fou à tous les observateurs, Toulouse restant sur 2 nuls et 6 défaites lors des 8 derniers matchs.
Dupraz, viré huit mois auparavant d’Evian, décide pourtant de le relever. Avec une conviction affirmée dès sa première conférence de presse : «J'entends que le TFC a une chance sur un milliard de se maintenir en L 1. Pour moi, c'est plus une chance sur deux : soit il se maintient, soit il ne se maintient pas. Permettez-moi de tenter ce pari fou, laissez-nous le tenter. La situation est certes incertaine, mais l'incertitude demeure. Le TFC est bien en L 1. Il faut mettre des choses en action pour inverser la tendance.» Au-delà de cet optimisme affiché, il promet de la rigueur : «un cadre extrêmement strict en termes de ponctualité ou de règlement. Je veux qu'on soit irréprochables sur le respect de certaines valeurs.» Presque bravache, il conclue en lançant à ses joueurs : «Les neuf premiers matches, j'ai besoin de vous, le dixième, je m'en occupe.»
C’est gonflé, mais le résultat est là : neuf matchs plus tard, Toulouse est 17ème après 4 victoires, 3 nuls et 2 défaites. Il reste à conclure. Pas le plus simple, car la 38ème journée les envoie à Angers et seule une victoire en Anjou leur garantirait de ne pas finir dans la charrette. Le reste appartient désormais à la légende immortalisée par une causerie d’avant-match qui a des centaines de milliers de vues sur Youtube.
Le match est dur. Angers joue le jeu, et prend deux fois l’avantage. Toulouse égalise mais c’est insuffisant car Reims explose les Vilains (4-1) qui, eux, ne l’ont pas joué, le jeu. Alors Toulouse doit s’imposer. A la 66ème minute, Dupraz se retourne vers son banc et confie à son adjoint : «Je sais pas pourquoi, je réfléchis à Bodiger avec son pied gauche. Je sais pas pourquoi mais j'ai ça en tête». Il le fait rentrer en lui confiant qu’il a l’intuition que c’est lui, avec sa patte gauche, qui fera la différence. C’est sans doute ce que des milliers de coachs disent aux remplaçants quand ils rentrent pour aider à faire basculer un match. N’empêche… A la 80ème sur un coup franc excentré, Bodiger, à peine 21 ans, trouve la lucarne d’Angers. Toulouse a accompli le miracle. Comme Dupraz leur avait promis lors de sa causerie, les joueurs sont des héros.
Toulouse a gagné son maintien, Dupraz a gagné une image, celle d’un faiseur de miracles, qui dope la confiance de ses joueurs.
La saison suivante est un prolongement idéal de la fin de la précédente. Après 9 journées, Toulouse compte 17pts et des victoires significatives sur Bordeaux, Lille, le QSG et Monaco. Mais de l’autre côté de l’Espagne aussi, l’hiver est rude. Et Toulouse rentrera dans le rang pour finir 13ème en mai.
Une demi-saison plus tard, l’histoire finit mal. En janvier 2018, Toulouse est 19e, Sadran, considérant que «toutes les conditions sportives et extra-sportives n’étaient pas réunies» pour maintenir Toulouse, décide, en accord avec Dupraz, de mettre fin à leur collaboration. Trois mois plus tard, Dupraz expliquera : «Le TFC était engagé dans une opération maintien. Il fallait certainement changer quelque chose. Personnellement, honnêtement, je ne me sentais pas capable de coacher 16 matchs pour une équipe qui jouait le maintien parce que dans mon esprit, ma santé avait pris le dessus. Et pour moi, il était important de me reposer et de me soigner pour pouvoir à nouveau entraîner.» Il ajoutera cette phrase étonnante : «Alors que nous avions réalisé l’exploit du maintien en 2016, fort de cette réussite, j’aurais dû être plus ferme quant à certaines orientations sportives. Il y a eu quelques incongruités dans l’organigramme du club. Je pense qu’il était inconcevable pour certains d’être les patrons du recrutement, alors que j’étais l’entraîneur du TFC. Je n’aurais pas dû accepter de telles situations. Avec le recul, j’aurais dû partir au bout de ces 10 matchs-là. J’aurais dû réclamer, fort de mon succès, de partir.» On adorerait qu'il ait le même type de dilemme en mai prochain...
Plombé par sa dernière saison, son bilan toulousain est cependant presque équilibré avec 24 victoires 22 nuls et 30 défaites en championnat.
Les propos racistes envers Denis ne resteront pas impunis
16/12 07:00
Comme le rapporte la dernière édition du Progrès, six individus ont comparu hier devant le tribunal de police pour avoir envoyé trois vidéos à Denis Bouanga le 3 avril dernier via Schnapchat où on les voit tenir les propos suivants envers le numéro 20 des Verts : "sale gros noir", "l’ASSE est un club de race blanche, blanche", " joyeux anniversaire sale négro" et "joyeux anniversaire enculé."
Leur avocat a tenté de les défendre : "Mes clients adorent l’ASSE, ils passent leur vie à supporter l’ASSE et ses joueurs et ce n’est pas toujours facile. On est dans une soirée qui dégénère avec une alcoolisation massive. Des propos sont tenus, mais on ne peut pas savoir qui les a dits. Après, "enculé" ce n’est pas un propos raciste, et dans le milieu du football, c’est une sorte de virgule qui vient construire pas mal de phrases."
Le procureur a requis la peine maximale : 1 500 € d’amende chacun et un stage de citoyenneté. Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 23 février prochain.
Le mercato ne sera pas atone
16/12 06:42
Le président exécutif et le coordinateur sportif des Verts ont évoqué le mercato hivernal hier en conférence de presse.
Jean-François Soucasse : "Une réunion a eu lieu mardi soir sur ce thème et il y en aura d’autres. Il faudra que l’ASSE soit plus active au mercato qu’initialement prévu. S’agissant des moyens, les actionnaires ont convenu de la nécessité de mettre à disposition du club des moyens significatifs. Le mercato est un sujet de négociations, il serait contre-productif de lancer à la volée des montants. Nous avons des profils ciblés."
Loïc Perrin : "Ce sera surtout sous forme de prêt. On va essayer de chercher des joueurs qui sont, peut être, en difficulté dans des clubs importants, comme font beaucoup de clubs. Il y a des bruits qui courent sur une possible annulation de la CAN. Pour nous cela changerait beaucoup de choses puisque cinq joueurs sont impactés. Personnellement, je ne serai pas déçu par l'annulation de la CAN."
Moins de pressing haut avec Dupraz !
15/12 23:38
Dès son premier entraînement stéphanois, Pascal Dupraz a invité ses joueurs à ne plus faire le pressing haut que pronaît Claude Puel, comme l'atteste cette vidéo postée ce soir par le Late Football Club.
1⃣er entrainement pour #Dupraz à @ASSEofficiel 👂 pic.twitter.com/z6C6rsf04N
— Late Football Club (@LateFootClub) December 15, 2021
Bienvenue les Ch'tis le 15 janvier !
15/12 23:17
Le Sainté-Lens de la 21e journée de L1 a été programmé le samedi 15 janvier à 17h00. Le peuple vert et Florent Balmont n'ont pas oublié la dernière fois que des Ch'tis sont venus dans le Chaudron un 15 janvier...
Romain hors terrain
15/12 22:22
Romain Hamouma a accordé un bel entretien à Mohamed Bouhafsi dans "Hors Terrain", podcast à écouter sur Amazon Music. Extraits.
"Le 19 juillet 2012, c’est une date importante pour moi. C’est la date de mon arrivée à l’ASSE. C’était beaucoup de joie, d’appréhension aussi car c’est un très, très grand club. Mais j’étais plein d’ambition, déterminé. C’était impossible pour moi d’imaginer que j’allais jouer plus de 300 matches avec les Verts et gagner un titre. A 34 ans, être toujours dans un club français, c’est énorme ! J’avais signé quatre ans, je n’aurais jamais cru que je resterai tant d’années dans un club comme ça, très exigeant par ce qu’’il a été dans les années 70 et par ce qu’il est encore actuellement car il y a un public qui demande beaucoup. Pouvoir passer autant d’années dans ce club... Moi j’en suis tombé amoureux et je suis content d’y être encore !
J’ai eu beaucoup de clubs sur moi quand j’étais à Caen. J’ai eu Paris, Marseille, Lyon, Lille. Mais c’est le coup de fil de Christophe Galtier et notre rencontre qui ont fait que j’ai choisi Saint-Etienne. J’ai besoin d’humanisme dans ma relation, je veux que la personne soit humaine. Christophe s’intéresse au joueur, à la personne. Et ça, c’est le plus important pour moi. Il m’a mis dans le bain et a été très exigeant tout de suite. Pendant toute ces années il a toujours été très proche de moi, on a gardé ce relationnel. C’est ce qui a fait la différence. Je ne sais pas ce qu’il pense exactement de moi mais je sais que quand je le vois, j’ai énormément d’affection pour ce coach. C’est quelqu’un qui n’oublie pas, qui est respectueux. C’est quelqu’un qui me touche. Alors j’ai connu des embrouilles, mais j’ai connu des moments comme la Coupe de la Ligue, des moments de famille. Tout ça me touche. Quand j’en parle ça me remue un peu car je repense à tout ça.
Je pense aussi au stade. Quand ça va bien, il est incroyable ce stade. Quand ça va mal, c’est dur. Ce public est incroyable, c’est ce qui fait qu’on aime Saint-Etienne. T’es transporté. Transporté ! Incroyable. Les gens ils vivent pour ce club, ils se privent pour ce club, ils font des concessions pour aller au stade parce qu’ils aiment ça. Ils ont envie de partager, de soutenir le club. Pour eux c’est leur exutoire après leur semaine de travail. Ce public incroyable, ça me touche parce que Saint-Etienne, c’est le travail. Sainté, ce n’est pas une ville qui roule sur l’or. On sait que le public est populaire et que les gens font énormément d’efforts pour venir au stade. C’est bien sûr difficile pour moi de voir actuellement le club dans un état comme ça.
Marquer dans le derby, c’est lunaire. Quand tu marques dans le Chaudron, déjà, c’est incroyable. Quand tu marques dans le derby, tu sors de toi-même. Quand t’entends le public derrière toi. Waouh ! Incroyable ! Quand t’arrives à l’ASSE, tu sais que t’es dans le club des Larqué, Platini… Dès que t’arrive on te le dit mais tu le sais déjà. C’est un club qui est assez impressionnant par son histoire. Le musée est intéressant à faire, on l’a fait il n’y a pas longtemps encore. C’est hyper intéressant. Tu vois tout ce qui s’est passé, la ferveur autour de ce club. C’est quand même le club qui a descendu les Champs-Élysées, t’imagines ? C’est assez extraordinaire. Saint-Etienne, c’était la France !
Si je dois garder une image, c’est ça, la descente des Champs. Je trouve que c’est hyper représentatif ! Descendre les Champs, à Paris alors que t’es Saint-Etienne et que tu viens de perdre la finale de la Coupe d’Europe. Ça te montre la ferveur qu’il y avait autour de club. Une ferveur nationale, c’était vraiment la France. C’est incroyable ! Moi je pense qu’il faut être fier de ça, être fier de jouer pour ce maillot. C’est important de continuer à perpétuer ça. Y’a pas longtemps, on a revu les matches de cette époque. Ils ont joué des équipes de fous. C’étaient des ogres contre les petits stéphanois. Petits mais costauds ! C’est ça qui est cool, ça faisait un peu style Coupe de France. Le petit poucet, quoi ! Mais en fait tu te rends compte qu’ils avaient une équipe qui était valeureuse. Ils se battaient, ils n’avaient peur de rien, ils remontaient des scores de fous furieux emmenés par ce public incroyable. Les gens assis sur les toits et tout, un club de fous !
Le poids des anciens, on le ressent au sein du club. On les entend… On les entend bien fort, hein Jean-Michel ! (rires) On l’entend bien. Après, ce sont des gens amoureux du club. Quand ça va un peu moins bien, forcément ils sont tristes et ils le font savoir. Pas toujours de la bonne manière, mais c’est normal, ce sont des amoureux du club. « Allez, qui c’est les plus forts évidemment c’est les Verts, ils ont un bon public et les meilleurs supporters, on va gagner, ça c’est juré, alleeez ! » C’est une belle chanson.
À Sainté j’ai eu longtemps cette remise en question, cette impression d’illégitimité, ce syndrome de l’imposteur. J’ai vu une psychologue du sport pour ça. Et des fois ça revient. Le fait d’être bien élevé, cette faculté de te remettre en question, moi elle y est tout le temps. Elle y est trop souvent. Trop ! L’humilité qu’on t’inculque, moi elle est trop présente dans ma carrière. Et quand tu regardes les grands joueurs, ils n’ont pas cette humilité. Moi c’est ce qui m’a manqué à un moment donné, d’être plus confiant, d’être plus sûr de moi. J’avais ce sentiment du mec qui n’est pas à sa place, j’en ai discuté énormément avec une psy. Je disais des choses, tout et son contraire. Je disais que j’avais ce syndrome d’imposteur et quand je ratais des trucs je disais « je n’ai pas le droit de rater ça. » Elle me disait : « Tu penses que tu n’es pas légitime et tu penses que tu ne dois rien rater ? » je n’acceptais pas le sentiment d’échec. Je me contredisais. On a beaucoup discuté sur plein de choses comme ça, ça m’a énormément aidé et servi au cours de la carrière. On veut toujours mieux faire mais il y a des moments où la remise en question est trop présente. Moi je me souviens d’être dans des réunions qui n’étaient pas pour moi et de me sentir visé.
En 2014, j’ai eu des présélections en équipe de France, j’étais dans les 50. C’était impensable ! mais là j’étais vraiment bien. Bien dans mon football, bien dans ma tête, en confiance. J’étais super bien. Mais après il y a eu des blessures qui sont venues m’embêter un peu mais je suis quand même fier de ça. J’étais fier de rendre heureux mes parents, ma femme, mon fils Victor. Les blessures je les ai eues, je n’ai rien fait pour. Si je ne les avais pas eues, aurai-je fait une autre carrière ? Certainement. Mais est-ce que j’étais capable de faire une autre carrière ? Est-ce que ce n’était pas ma limite ? Peut-être que j’ai trop forcé sur mon physique. Je pense que le très haut niveau, ce n’est pas facile. Peut-être que c’était ma barrière, que c’était trop haut pour moi. Je suis un peu triste de ça car j’aurais aimé voir ce que ça aurait donné.
Je ne sais pas si je vis ma dernière saison à Saint-Etienne. J’ai 34 ans, j’avoue que physiquement des fois ça pique un peu. Les saisons sont difficiles là à Saint-Etienne en ce moment. Je ne sais pas. J’attendrai, quitte à changer de niveau. Mais j’arrêterai quand je sentirai le moment, je ne forcerai pas plus. Si je sens que c’est fini, ça s’arrêtera. Je ne veux pas avoir de regret en tout cas. Je ne veux pas arrêter en me disant « t’aurais peut-être dû continuer. » Je pense qu’il faut toujours garder le goût, l’envie, la détermination, l’ambition. Si on n’a plus ça, il faut arrêter. Je suis en fin de contrat avec l’ASSE, ce n’est pas une injustice. Je respecte les gens en place, la politique mise en place.
Je pense que tu dois prolonger quand tu apportes quelque chose au club. On ne prolonge pas les joueurs pour leur faire plaisir. Le plus important, c’est l’institution. Empiler les contrats car je suis Romain Hamouma et que ça fait dix ans que je suis là, ça n’a aucun intérêt. On n’est que de passage. Je ne suis que de passage à Saint-Etienne, les autres aussi. Le plus important c’est le club, ce que l’on veut faire du club. On doit faire des contrats pour faire progresser le club. Moi je suis un ouvrier du club. C’est ce que dit Blaise Matuidi, un bon gars, un bon Stéphanois. J’ai prolongé cette année en voulant aider le club, ça ne se passe pas super bien, je l’avoue, j’ai un peu de mal.
Ça me touche car l’année dernière j’étais bien. Rater la prépa a été compliqué, on est dans une période difficile avec beaucoup de jeunes joueurs, une reconstruction. Ce n’est pas simple de voir son club galérer et de ne pas pouvoir l’aider. Je vais me batte pour revenir comme je l’ai toujours fait. Mais je ne suis pas là à demander des contrats de cinq ans ou six ans, je m’en fous. Ce que je veux, c’est que le club soit là où il doit être. J’ai une reconversion au club qui est importante pour moi, pour aider le club. Si je ne dois pas continuer à Saint-Etienne, je ne continuerai pas à Saint-Etienne. mais je continuerai pour le football et pour apporter ce que je connais. Je ne connais que ça et je pense que je peux aider plein de gars.
J’en ai parlé au club, je souhaiterais m’occuper des attaquants, parce que j’ai été attaquant toute ma carrière. En fait je voudrai être coach des gardiens mais pour attaquants. Je veux avoir une relation de confiance avec les attaquants, comme si j’étais un grand frère. Ce n’est pas moi qui vais décider si l’attaquant joue ou pas, je m’en fous. Moi ce qui m’intéresse, c’est de faire progresser le mec, et de savoir quand il va bien ou pas. C’est ça qui est important pour moi. Ça, je ne l’ai pas eu à Saint-Etienne, et je pense que c’est très important pour les joueurs d’avoir quelqu’un sur qui tu peux compter, à qui tu peux parler, qui soit honnête avec toi et qui veut te faire progresser : faire des retours vidéo sur les matches, des p’tits trucs comme ça.
J’aimerais que les supporters se souviennent de moi en disant que j’’étais un bon mec, que j’étais un bon footballeur – c’est important quand même - et que j’ai toujours fait le maximum. Voilà, c’est tout !"
Turpin pour en finir avec 2021
15/12 21:34
L'arbitre de la rencontre entre Saint-Etienne et Nantes est désormais connu. Il s'agit d'un régional en la personne de Clément Turpin. Il sera assisté à la VAR de Florent Batta. Les Verts restent sur 3 belles performances avec cet arbitre : un nul 1-1 contre le PSG la saison passée, une victoire 3-2 à Nantes en novembre 2019 et la victoire dans le derby pour les débuts de Claude Puel. Espérons qu'il réserve le même bonheur à Pascal Dupraz pour sa première en L1 avec l'ASSE.
RDV en 2022 pour Bouanga
15/12 21:27
Suite à son carton rouge contre Reims pour un geste d'humeur évitable, Denis Bouanga a écopé de 2 matchs de suspension ferme. Il ne participera donc pas au match de Coupe de France contre La Duchère ni au dernier match de L1 de l'année 2021 contre Nantes.
Dupraz y croit
15/12 17:49
En conférence de presse en début d'après-midi, Pascal Dupraz a décrit son état d'esprit à l'issue de son premier entraînement avec le groupe :
"Je suis très fier d'avoir été choisi. Il y a à peine une semaine, j'ai reçu un appel de Jean François Soucasse, qui m'a demandé si j'étais partant pour une entrevue. À partir de ce moment-là, dans mon esprit, ça n'a pas fait l'ombre d'un doute. Personnellement, Saint-Étienne, c'est impossible de refuser. Je ne veux pas faire de sensiblerie, je ne peux pas le faire. Mon père a été champion de France amateurs, il était dans les tribunes de l'AS Saint-Étienne, souvent. En 1976, j'avais 14 ans. À cette époque, comme ensuite pendant beaucoup d'années, ce club m'a interpellé. C'est le club qui correspondait le plus à ce que je crois au plus profond de moi-même du football. C'est un sport de base, de masse. C'est un club évocateur. Je ne pouvais pas imaginer un seul instant entraîner l'ASSE dans le contexte actuel.
À l'initiative de Jean-François, Loïc et Samuel, nous avons rencontré toutes les forces vives du club, pratiquement toutes. Je suis interloqué par l'amour que vouent les employés à l'ASSE. Ce sont des gens qui sont là depuis 17, 19, 25, 28 ans. C'est suffisamment rare pour être souligné. Ça me donne les poils.
C'est avec beaucoup d'humilité que je viens ici, avec beaucoup d'enthousiasme. J'entends jouer mon rôle, mais je veux que les rôles soient partagés. Nous allons nous maintenir parce que chacun d'entre nous aura donné le meilleur de lui-même. La situation est compliquée. On ne peut avoir aucun impact sur le passé, il faut résolument se concentrer sur le présent et le futur. Le premier match revêt une importance capitale. Ensuite, la rencontre contre Nantes sera d'un point de vue émotionnel très forte pour moi. Ici, c'est une place forte du foot français. C'est un club de référence, avec des supporters sans égal en France, qu'il convient d'associer à cette volonté de rédemption. Il va falloir s'occuper de l'équipe de Saint-Étienne, ne pas se concentrer sur les résultats de nos concurrents. Il faut avoir un impact sur ce que les joueurs vont faire, les placer dans les meilleures conditions pour que les joueurs performent à nouveau. Ils ont déjà performé. Il se trouve que depuis quelque temps, le constat est implacable. Douze points en 18 matches, c'est sous-performer pour un club de ce standing. Je leur ai témoigné (ndp² : aux joueurs) toute ma reconnaissance. Je leur ai dit que la confiance en soi, pour ma part, c'est 50 % au moins de la performance. Il faut d'abord qu'ils retrouvent confiance en eux individuellement. Cette confiance rejaillira ensuite sur le collectif. Ce sont des mots simples, beaucoup d'empathie, de bienveillance. Certains m'ont décrit, souvent à tort, comme un gueulard. Mais en fait je suis surtout quelqu'un qui aime les gens, les personnes, qui sait vivre avec les générations contemporaines malgré mon âge avancé. L'objectif se situe là, redonner confiance à l'équipe. On dit jouer au football, pas travailler au football. Il faut qu'ils jouent. Pour cela il faut des attitudes. Tous ces préceptes qui concernent l'aspect tactique, je vais le réserver aux joueurs avant de vous le livrer. Vous pourrez continuer à dire que je suis un garçon qui motive beaucoup les joueurs et que je suis assez pauvre tactiquement. Ça me va bien comme ça.
Claude Puel est un excellent entraîneur, Jacky Bonnevay est un excellent adjoint. Ce sont des amis. J'ai été en formation au FC Sochaux avec Jacky. Je n'ai pas envie de parler sur ce qui s'est fait avant. C'est la décence qui m'oblige à le faire. Je vais amener ma contribution, ma réflexion, mon analyse sur le jeu. La chance pour moi est d'avoir été consultant depuis le début de saison. Si je ne pensais pas qu'il puisse se maintenir, je ne serais pas là devant vous. Il ne performe pas, il y a tout un tas de raisons, mais je les garde pour moi. Il faut s'aligner, tous, faire preuve d'humilité, ne pas s'inscrire ici en arrivant comme un sauveur. C'est une obligation. Je ne vais pas fuir mes responsabilités. J'ai la faiblesse de penser que j'ai des recettes pour faire en sorte que l'équipe aille mieux. Si on l'améliore, je ne vais pas dire non. Mais je ne suis pas velléitaire. La CAN va creuser l'effectif pendant quelques matches. Mais si les joueurs sont à leur niveau, il n'y a pas de raison que cela ne soit pas le cas, à condition qu'ils trouvent confiance en eux. Hier matin Julien m'a rapporté que les joueurs étaient touchés. Grâce à leur travail, au soleil également, et cet esprit d'écrire une nouvelle histoire. Ils ont bien répondu ce matin. C'était bien, il y avait de l'enthousiasme, beaucoup d'application, de concentration. Mais il n'y aurait rien de mieux que deux victoires qui nous permettraient de passer les fêtes de Noël avec des rêves plein la tête."
Le pari Pascalien (2)
15/12 11:18
C'est officiel depuis hier, Pascal Dupraz va tenter de sauver les Verts de la relégation. Les dirigeants vont-ils réussir leur pari Pascalien (rappelons au passage qu'on peut résumer le pari pascalien par l'idée suivante : que Dieu existe ou qu'il n'existe pas, autant croire en lui pour être sûr de gagner sa place au paradis, si paradis il y a ; proposition qu'on peut largement reprendre à notre compte concernant la survie des Verts en Ligue 1) ?
Pour le 2ème épisode de notre feuilleton, retour sur la longue, belle et tourmentée histoire d'amour entre Dupraz et son club qui change de nom aussi fréquemment que d'entraîneur.
En 1993, après la montée du FC Gaillard en Division Honneur, Dupraz qui a quitté Gueugnon depuis 2 ans, en est nommé entraîneur-joueur. Six ans plus tard, il parvient à hisser le club en CFA 2.
Dans la foulée, en 2000, Pascal Dupraz termine sa carrière de joueur pour se consacrer à ses activités d’entraîneur. Avec un succès à la fois indéniable (première promotion en CFA en 2002) mais compliqué à se dessiner en coulisse en particulier. Le FC Gaillard est devenu le FC Croix de Savoie 74 après une première fusion. Et il accède au National en 2004. Il n’y restera que deux saisons, étant relégué en 2006 en CFA. Dupraz connaît alors les affres de la descente en tant que coach et vit la quasi faillite de son club pour le sauvetage duquel il met la main à la poche. Après la descente, Dupraz quitte son poste d’entraîneur et devient Directeur Sportif d’un club qui vit une nouvelle fusion : sous la pression de Danone, il se rapproche de Thonon et devient d’abord l’Olympique Croix de Savoie 74 puis Evian Thonon Gaillard en 2009. Après être provisoirement redevenu entraîneur, il a repris son rôle de Directeur Sportif, et ce n’est donc pas lui qui fera gravir les deux derniers échelons vers la Ligue 1 à l’ETG.
En effet, l’ETG remporte d'abord le titre de champion de National avec Paille puis Casoni comme entraîneurs. Ce dernier conduit dès la saison suivante Evian au titre de Ligue 2 en 2011, et donc à la montée en Ligue 1. Casoni, étrangement viré alors qu’Evian est 11ème à la trêve, puis son remplaçant Corréa amènent l’ETG à une belle 9ème place finale à l'issue de cette première saison en Ligue 1.
Dès la saison suivante, Corréa, suite à un départ difficile, est viré et remplacé par Dupraz qui va donc coacher Evian trois saisons en Ligue 1. Avec succès en Coupe (finale de Coupe de France en 2013, quart de finale de Coupe de la Ligue en 2014) et deux classements moyens (16è en 2013, 14è en 2014) avant la relégation en 2015 (18è).
Au-delà de la déception sportive, la relégation marque la fin de sa longue histoire avec le club, il est (ainsi que son fils) licencié pour faute grave par le président.
Si l’aventure de plus de 20 ans se termine mal, il faut reconnaître à Dupraz d’avoir été un des hommes clés de la création d’un club -certes un peu artificiel- et de sa spectaculaire progression dans la hiérarchie du football français.
Rebaptisé aujourd’hui Thonon Evian Grand Genève football (!), le club vient de remonter en Nationale 2, dans la poule de l’équipe réserve de Sainté.
Camara et Bouanga, hommes de base de Puel
15/12 11:09
Claude Puel a débuté 75 matchs avec l'ASSE entre octobre 2019 et décembre 2021. Au total, 55 joueurs différents ont participé à ces différentes rencontres. On l'a déjà écrit, 19 joueurs ont fait leurs débuts en pro sous le mandat Puel. Mais qui a été le plus présent sur le terrain avec l'ancien entraîneur stéphanois ? Si Denis Bouanga a disputé le plus de rencontres (70 sur 75), c'est Mahdi Camara qui a été le plus longtemps aligné (5589 min).
Le 11 le plus souvent utilisé en terme de temps de jeu est donc celui-ci : Moulin - Debuchy, Moukoudi, Kolo, Trauco - Camara, Neyou - Nordin, Bouanga - Hamouma, Khazri. Les entrants les plus fréquents étant Youssouf, Boudebouz, Aouchiche et Gourna.
- Mahdi Camara (65 matchs disputés / 5589 min)
- Denis Bouanga (70 / 5309)
- Timothée Kolodziejczak (48 / 4084)
- Harold Moukoudi (44 / 3736)
- Miguel Trauco (48 / 3706)
- Yvan Neyou (42 / 3291)
- Mathieu Debuchy (39 / 3158)
- Wahbi Khazri (47 / 3145)
- Arnaud Nordin (59 / 3041)
- Jessy Moulin (33 / 2970)
- Romain Hamouma (50 / 2837)
- Zaydou Youssouf (52 / 2743)
- Ryad Boudebouz (43 /2569)
- Adil Aouchiche (50 / 2236)
- Lucas Gourna (43 / 1918)
- Etienne Green (22 / 1873)
- Saïdou Sow (26 / 1834)
- Charles Abi (37 / 1533)
- Wesley Fofana (18 / 1530)
- Yvann Maçon (19 / 1455)
- Stéphane Ruffier (16 / 1440)
- Pape Abou Cissé (14 / 1260)
- Yann M'Vila (16 / 1240)
- Loïc Perrin (14 / 1084)
- William Saliba (11 / 990)
- Aïmen Moueffek (24 / 978)
- Franck Honorat (12 / 849)
- Mickaël Nadé (10 / 800)
- Yohan Cabaye (11 / 668)
- Gabriel Silva (10 / 665)
- Loïs Diony (11 / 652)
- Jean-Philippe Krasso (20 / 626)
- Kévin Monnet-Paquet (16 / 553)
- Alpha Sissoko (10 / 516)
- Stefan Bajic (6 / 465)
- Jean-Eudes Aholou (7 / 400)
- Sergi Palencia (5 / 399)
- Anthony Modeste (7 / 292)
- Panos Retsos (4 / 273)
- Maxence Rivera (19 / 239)
- Bilal Benkhedim (6 / 202)
- Baptiste Gabard (2 / 134)
- Assane Dioussé (7 / 127)
- Ignacio Ramirez (5 / 120)
- Robert Beric (4 / 94)
- Mathys Saban (4 / 79)
- Yanis Lhery (3 / 64)
- Brian Djile Nokoue (2 / 53)
- Edmilson Correia (4 / 46)
- Marvin Tshibuabua (1 / 42)
- Tyrone Tormin (3 / 16)
- Abdoulaye Sidibé (1 / 9)
- El-Hadji Dieye (2 / 7)
- Rayan Souici (1 / 4)
- Lucas Calodat (1 / 1)
Vito, c'est du pipeau ?
15/12 07:41
Selon Santi Aouna (celui qui avait certifié sur Foot Mercato que le latéral tunisien Wadji Kechrida avait signé à l'ASSE), Pascal Dupraz souhaiterait enrôler le jeune Vitorino Hilton (44 ans), libre depuis la fin de son aventure au MHSC. Le Progrès évoque aujourd'hui cette rumeur reprise hier soir par Le Parisien.
"De gros doutes subsistent sur l’état de forme de Joris Gnagnon. Il n’a plus rejoué depuis le 15 décembre 2020 et a souffert dernièrement du Covid. Est-ce que cela incitera l’ASSE à recruter un nouveau défenseur ? Ce n’est pas la tendance actuelle même si la rumeur Vitorino Hilton a beaucoup fait parler mardi. « Des conneries » selon une source proche du club."
Et de 10 pour Modeste !
15/12 07:17
Sous les yeux d'un Josuha Guilavogui impuissant resté sur le banc, Anthony Modeste a réalisé un doublé victorieux (3-2) hier sur le terrain de Wolfsbourg.
Alors qu'il n'avait pas trouvé le chemin des filets la saison dernière sous le maillot vert, le fils de Guy a marqué 10 buts cette saison de Bundesliga en 16 matches qu'il a tous démarrés en tant que titulaire.
L'ancien attaquant stéphanois est actuellement le quatrième scoreur de l'élite allemande derrière Robert Lewandowski (Bayern, 18 pions), Patrik Schick (Leverkusen, 14 buts) et Erling Haaland (Dortmund, 11 réalisations).
Les Amazones en Coupe contre les Louloutes
15/12 06:52
Avant-dernières en D1 avec 5 petits pris en 11 journées, les Amazones recevront le 9 janvier à 14h30 en 16e de finale de Coupe de France les Louloutes de Montpellier (cinquièmes avec 19 points). Pour rappel, les Vertes avaient remporté en mai 2011 cette compétition (qui s'appelait à l'époque "Challenge de France") en battant en finale les Héraultaises aux tirs au but.
Govou fan de Dupraz
15/12 00:01
Sidney Govou, qui a évolué sous les ordres de Pascal Dupraz à l'ETG, parle du nouvel entraîneur des Verts dans la dernière édition du Progrès. Extraits.
"C’est quelqu’un de très intelligent, un meneur d’hommes qui sait très vite à qui il a affaire. Il est capable de te faire grimper au rideau, il sait transcender son équipe. Autant il peut être excessif lors des matchs et afficher un comportement totalement à l’opposé dans le privé où il est calme et réfléchi. C’est un furieux pendant 90 minutes mais, en temps normal, il est posé. Il joue de son environnement. Il s’adapte et sait faire preuve d’empathie avec certains joueurs."
Roro a imposé Juju pour épauler Dupraz
14/12 23:19
Le Parisien a dévoilé les coulisses de la nomination de Pascal Dupraz. Extraits.
"Selon un membre de l’ASSE, il veut se mettre dans la même posture d’urgence que ses nouveaux joueurs. Et il ne veut surtout pas lier une éventuelle prolongation à un maintien de Saint-Étienne en Ligue 1. C’est la méthode choisie par le Haut-Savoyard : monter dans le navire forézien qui prend l’eau sans bouée de sauvetage.
Seul bémol dans sa tâche, il ne sera accompagné que d’un homme de confiance, le préparateur physique Baptiste Hamid. Il a réclamé sans succès la venue de son adjoint à Caen, Stéphane Bernard, en proposant même… de payer son salaire. Dans le Forez, il va donc s’appuyer sur Julien Sablé, un des adjoints de Claude Puel que le président Roland Romeyer voulait absolument conserver pour épauler Dupraz.
Il devrait maintenant faire jouer son réseau et tenter le prêt d’un défenseur central, en difficulté dans un club anglais, pour le relancer. Et la venue d’un autre défenseur âgé, pourquoi pas l’ex-Montpelliérain Hilton, 44 ans et pourtant retraité depuis six mois, est à envisager. Il se souvient sûrement que c’est en enrôlant le Brésilien Claudio Caçapa, vieillissant à Lyon, qu’il avait fait monter Thonon-Gaillard en L1 en 2011.
Selon nos informations, c’est la certitude que le maintien était possible, affichée par Dupraz, lors de son entretien, qui a fait pencher la balance de son côté aux détriments de Frédéric Hantz. Reste désormais à en persuader ses nouveaux joueurs."
Dupraz en rêvait
14/12 23:04
Roland Romeyer, qui avait déjà pensé à Pascal Dupraz pour succéder à Christophe Galtier, Jean-Louis Gasset et Ghislain Printant, a exaucé aujourd'hui le rêve du Haut-Savoyard. Ce dernier a souvent parlé des Verts avant d'en devenir officiellement le 44e entraîneur. Extraits issus de quelques vieux potins carrés...
"Il faut avoir du respect pour ce club de Saint-Etienne. J’espère que notre manière de respecter les Verts sera de les mettre en difficulté. L'avantage sera que notre stade sera rempli. Hélas, il y aura beaucoup de perruques vertes, ce que je déplore. Peut-être que mon voisin, savoyard comme moi, portera une perruque de cette couleur et supportera les Verts. C’est dommage." (site officiel de l'ETG, novembre 2012).
"Les supporters des Verts sont vraiment des supporters dans toute la splendeur du terme ! De vrais supporters. Il y a une vraie ferveur. Ce club de toute façon est mythique. J'ai suivi l'épopée au même titre que l’avènement de l'Ajax Amsterdam. J'étais devant ma télé. J'étais enthousiaste à l'idée de regarder la télé avec mes parents et de supporter les Verts." (France Bleu, avril 2016).
"Il faut se méfier de cette équipe stéphanoise qui est meilleure que le TFC. Sur les dernières saisons, il n’y a pas photo. Sur le passé, non plus. Sur le début de saison, non plus puisqu’ils sont classés au-dessus de nous. La meilleure recette, c’est de respecter nos adversaires. Et davantage encore parce que j’aime ce club et le président Romeyer." (Le Progrès, janvier 2017).
"Il est vrai que j’ai été approché par quelques clubs, dont Saint-Etienne. J’ai simplement informé le président Sadran de ces contacts, mais ça n’a aucune valeur de surenchère" (Infosport +, juin 2017).
"Aller en Ligue 2, ce serait mourir. Ça n’empêche pas de vouloir bien vivre avant. L'ASSE, c’est un top club. Les Verts ne sont pas à leur place. C’est une chance pour mes joueurs de jouer des matches comme celui-là, dans le Chaudron. On ne doit pas avoir peur. J’ai envie que Saint-Étienne amorce un redressement mais après le match de dimanche…" (Le Progrès, janvier 2018).
"Je suis très heureux d’aller à Bolalert et d’entendre les Corons. Le club est en Ligue 2 depuis des années, mais les supporters sont toujours derrière, ils sont toujours à fond. C’est un super stade et un super club parce qu’il est extrêmement populaire. C’est un des meilleurs publics de France avec celui de Marseille et celui de Saint-Etienne." (site officiel du Stade Malherbe de Caen, février 2020).
"Si j'avais la surface financière suffisante, si je faisais partie d'un fonds d'investissement... Il y a fort à parier que ça va être un fonds d'investissement qui va acheter l'ASSE. Ils n'ont qu'un seul but, revendre d'ici 6 ou 7 ans et faire un max de bénéfices. Ils ne vont pas tous y arriver mais s'il y a bien un endroit où ils peuvent y arriver, c'est l'AS Saint-Etienne. Ce club est extrêmement attractif. Il a 200 clubs de supporters disséminés un peu partout en France. C'est aussi bien voire mieux que Lens, aussi bien que l'OM. C'est un club populaire à l'instar de Liverpool en Angleterre. Liverpool, je ne sais pas si vous vous êtes déjà promené là-bas, mais ce n'est pas très sexy non plus.
L'attractivé de la ville de Saint-Etienne ? C'est quand même une ville située en Rhône-Alpes. C'est quand même une région extrêmement attractive. Le plus beau derby du championnat de France se situe en Rhône-Alpes, c'est Saint-Etienne-Lyon. Il y beaucoup, beaucoup, beaucoup de raisons pour faire que l'ASSE soit attractive. Aujourd'hui les deux présidents sont d'accord pour vendre, ce n'était pas le cas les dernières fois. Le fait de vendre va leur permettre de bien vendre et surtout va permettre de l'ASSE à retrouver des couleurs, même si avec Galtier et aujourd'hui avec Puel, franchement ils ont les bons managers pour performer, j'en suis certain !" (RMC, avril 2021).
Ce sera Dupraz !
14/12 21:00
L'ASSE a officialisé ce soir l'arrivée de Pascal Dupraz. Le Haut-Savoyard de 59 ans s'est engagé jusqu'en juin 2022 avec pour mission le maintien du club dans l'élite. Il sera accompagné par Baptiste Hamid (préparateur physique). S'il nous offre en sus une 7e Coupe de France, on ne sera pas contre !
Pas de supporter nantais à GG
14/12 20:43
Déplorant que la préfecture de la Loire n'accepte que 200 d'entre eux à GG dans 8 jours et leur impose de venir en bus, les supporters nantais ont annoncé dans un communiqué commun qu'ils boycottaient ce match de la 19e journée de L1.
Les 19 lancés par Puel
14/12 20:00
Fidèle à sa réputation de formateur, Claude Puel aura fait débuter 19 carrières professionnelles à l'AS Saint-Etienne.
Ainsi Edmilson Correia (4 matchs), Bilal Benkhedim (6), Maxence Rivera (19), Yvann Maçon (19), Yvan Neyou (42), Lucas Gourna (43), Aïmen Moueffek (24), Adboulaye Sidibé (1), Tyrone Tormin (3), Jean-Philippe Krasso (20), Saïdou Sow (26), Marvin Tshibuabua (1), Baptiste Gabard (2), Etienne Green (22), Yanis Lhery (3), Mathys Saban (4), Brian Djile Nokoue (2), El-Hadji Dieye (2) et Lucas Calodat (1) ont effectué leur premier match en professionnel sous le maillot vert sous le mandat du Castrais.
A cette liste, on pourrait rajouter 3 noms avec les 37 matchs de Charles Abi (sur 43 en L1), les 50 d'Adil Aouchiche (sur 51 en L1 dans sa carrière), les 10 premiers matchs de L1 d'Alpha Sissoko et les 10 de Mickaël Nadé (sur ses 11 en L1)
Fracture du coude pour Green
14/12 17:01
"Les emmerdes, ça vole en escadrille". La citation pourrait parfaitement convenir à l'ASSE qui, en plus d'être 20eme de L1, vient de perdre son gardien Etienne Green pour une durée de 5 à 6 semaines selon Le Progrès :
"L’international espoirs anglais souffre d’une légère fracture au niveau du coude, occasionnée sur une intervention peu avant le quart d’heure de jeu à Auguste-Delaune. Malgré la douleur, Etienne Green a serré les dents jusqu’à la pause avant de céder sa place à Stefan Bajic, qui devrait garder la cage stéphanoise jusqu’à son retour."
Etienne devrait faire son retour à la mi-janvier pour le derby, à moins que Pascal Dupraz ne décide de changer la hiérarchie des gardiens en faveur de Stefan Bajic qui devrait le remplacer dès ce week-end à La Duchère. La Pravda ajoute que le board stéphanois se pose désormais la question de recruter un gardien cet hiver.
Le dossier Puel est clos
14/12 16:27
Comme l'affirmait la Pravda un peu plus tôt, l'aventure de Claude Puel à l'ASSE a pris fin. Le site officiel l'a acté par un bref communiqué cet après-midi
"L'AS Saint-Étienne et Monsieur Claude Puel ont décidé d'un commun accord de mettre un terme à la mission de Manager général et d'entraîneur de l'équipe première occupée par ce dernier depuis le 4 octobre 2019.
L'ASSE remercie Monsieur Claude Puel pour le travail accompli durant plus de deux ans à la tête du secteur sportif du club dans un contexte sanitaire et économique particulièrement délicat, et lui souhaite le meilleur pour la suite de sa carrière."
Ce sera Dupraz ? (6)
14/12 12:51
Encore un peu de patience pour la Pravda du jour qui évoque le départ de Claude Puel et l'arrivée de Pascal Dupraz :
"Les dirigeants stéphanois veulent une séparation à l'amiable, pas une rupture pour faute grave synonyme de procès devant les Prud'hommes. Puel devrait revenir au centre sportif Robert-Herbin, ce mardi après-midi. Si tout est O.K. entre les deux parties, l'officialisation de son départ devrait être annoncée dans la foulée. Ce mardi soir ou mercredi. Il devrait en coûter entre 1,5 et 1,8 M€ aux Verts.
Son départ entraînera par ricochet l'arrivée de Pascal Dupraz. Il arrivera en effet à Saint-Étienne par train, au début de l'après-midi.Le board des Verts voulait qu'il vienne seul. Lui, souhaitait venir avec deux fidèles : Stéphane Bernard, son entraîneur adjoint, et Baptiste Hamid, son préparateur physique à Caen (L2). La « poire » a finalement été coupée en deux : Dupraz viendra sans adjoint mais avec son préparateur physique. Cela revient à penser que Julien Sablé, numéro 3 sous l'ère Puel et entraîneur intérimaire à Reims samedi soir (0-2), deviendra son numéro 2."
Le pari Pascalien (1)
14/12 11:38
Selon la Pravda et le Progrès c’est Pascal Dupraz qui devrait tenter de sauver les Verts de la relégation. Les dirigeants vont-ils réussir leur pari Pascalien (rappelons au passage qu'on peut résumer le pari pascalien par l'idée suivante : que Dieu existe ou qu'il n'existe pas, autant croire en lui pour être sûr de gagner sa place au paradis, si paradis il y a ; proposition qu'on peut largement reprendre à notre compte concernant la survie des Verts en Ligue 1) ?
Pour se faire un idée, retour en cinq épisodes sur la carrière du futur coach des Verts.
Retour tout d'abord sur sa vie d'avant coaching, car on l'oublie mais Pascal Dupraz a été joueur avant de devenir entraîneur.
L’homme de Haute-Savoie, né à Annemasse a intégré à 14 ans le centre de formation de Sochaux. Il a par la suite accompli une honnête carrière professionnelle à Thonon, Brest, Mulhouse, Toulon et Gueugnon pour un total de plus de 200 matchs en Pro.
Attaquant, « plus passeur que buteur » (a-t-il confié un jour au Télégramme) c’est à Brest qu’il a le plus joué (4 saisons et 70 matchs en division 1 au milieu des années 80 pour 13 buts), l’occasion au passage pour lui de taper les Verts de Diarte, Zanon, Kupcewicz 3-2 à Francis-le-Blé en août 1983.
Roland Courbis, qui l’a eu sous ses ordres à Toulon a confié (dans le livre Une saison avec Pascal Dupraz) : "C’était un bon joueur de première division doté de qualités moyennes, correspondant à l’expression “bon joueur de club”. Excellent coéquipier, il arrivait à utiliser la totalité de ses capacités, effectuant ce dont il était capable parfaitement mais s’y limitant, n’essayant pas d’en faire plus. Ce joueur de caractère ne se laissait pas marcher dessus. Il détestait la défaite. De plus, il était intelligent et comprenait directement s’il devait commencer un match remplaçant, ce qui en faisait un joueur facile à entraîner pour moi."
Après son passage à Toulon, Dupraz achève à Gueugnon, en division 2, sa carrière de joueur en 1991. Il rentre vite au pays, et devient entraineur-joueur du FC Gaillard en 1993. Mais ça, on en reparlera dans le 2ème épisode du pari Pascalien !
Larqué aide les réfugiés
14/12 07:51
Dans la dernière édition du quotidien Sud-Ouest, Jean-Michel Larqué explique pourquoi il a visité l'Académie du Hameau au nord de Pau la semaine dernière. Extraits.
"J'ai offert un jeu de maillots et de shorts à une vingtaine de réfugiés formés par cette académie. Ils ont organisé des petits tournois à droite, à gauche, et des petits matches. Ils n’étaient pas très équipés et l’idée de ces tenues est de leur offrir un équipement pareil à celui de n’importe quel footballeur.
Ce n’est pas anodin que deux clubs comme la JAB [Jeanne d'Arc Le Béarn, où a été formé Larqué avant de venir à Sainté, ndp2] et l’Académie du Hameau s’associent dans une démarche comme celle du travail auprès des réfugiés. La JAB est un club historique de Pau, issu d’un patronage catholique, et l’Académie est un club laïc et récent.
Ce sont deux histoires, deux clubs différents mais avec des points communs. Après la guerre, mon papa m’avait raconté comment les patronages avaient accueilli les réfugiés espagnols. Je ne porte pas de message politique, je dis simplement que cette tradition d’accueil doit perdurer. "