Stéphane Diarra forfait contre les Stéphanois (2)

21/03 18:23

Comme au match aller, Stéphane Diarra sera forfait contre Sainté le vendredi 8 avril à Lorient en match d'ouverture de la 31e journée de L1. Comme le rapporte Ouest-France, le milieu de terrain lorientais sera absent quatre à cinq semaines après s'être blessé mercredi dernier au quadriceps.

Pour rappel, les Merlus ne comptent qu'un point d'avance sur le barragiste stéphanois et pourraient se retrouver derrière Sainté au moment de se pointer au Moustoir. Entretemps, Léo Pétrot et ses coéquipiers seront allés au Parc tandis que l'ASSE aura reçu l'OM de William Saliba.

Saliba, c'était écrit

21/03 13:50

Aucun de ceux qui l'ont vu sous le maillot vert mener ses troupes jusqu'au SDF en 2019 pour la finale de Gambardella et en parallèle contribuer à la belle 4è place des hommes de JL Gasset n'en doutait : William Saliba était destiné un jour à porter le maillot de l'équipe de France.

Ca ne devrait plus tarder car il a été appelé ce matin par Didier Deschamps, pour remplacer Pavard covidé, dans le groupe qui affrontera la Côte d'Ivoire (25 mars) et l'Afrique du Sud (29 mars).

La seule question désormais est de savoir quand Fofana le rejoindra.

 

Bocchi ne connaît qu'un derby

21/03 11:21

Interviewé hier dans la Pravda, l'ex-Niçois (et vilain) René Bocchi a évoqué la nouvelle rivalité entre Nice et Marseille ... et remis les choses à leur vraie place : "Moi qui ai joué à Nice, Lille et Lyon, je peux dire que le seul vrai derby que je disputais, c'était Lyon - Saint-Etienne. A Lyon des kinés avaient pleuré dans le vestiaire après une victoire contre Saint-Etienne. Je ne l'ai pas revu ailleurs."

Batlles s'y attendait

21/03 07:13

Dans L'Est-Eclair, Laurent Batlles revient aujourd'hui sur le match nul entre ses deux anciens clubs il y a trois jours à Geoffroy-Guichard.

"Troyes a fait une bonne première mi-temps car ils ont bien défendu, ont ressorti des ballons et se sont projetés vers l'avant. Sainté n'a pas joué au niveau qui devait être pour mettre en difficulté l'Estac. La seconde période a été à sens unique, il n'y a pas d'occasion à part la belle frappe de Yo Touzghar. L'équipe troyenne est plus solide. Ils avaient pris pas mal de buts, là ils en prennent moins. Entre une équipe de Saint-Etienne qui a parfois du mal à faire du jeu et une équipe de Troyes bien en place, je m'attendais à un match comme ça (...) J'espère retrouver un projet intéressant la saison prochaine (...) Vous me dites que mon nom va être associé à Saint-Etienne ? Il faut laisser les gens travailler. Je n'ai pas envie d'être associé à quoi que ce soit. Je ne vais pas commenter à nouveau ce que j'ai déjà dû commenter en juin, quand à chaque fois qu'un club sortait dans les médias, je devais me justifier."

Puel et Rocheteau chez les Chamois

21/03 06:54

Dominique Rocheteau, Claude Puel et Florent Sinama Pongolle joueront le mercredi 30 mars à Niort avec le Variétés Club de France contre une sélection d'anciens Chamois comme le rapporte Le Courrier de l'Ouest.

3 chances sur 4 de ne pas finir directement relégable !

21/03 06:26

A 9 journées du terme du championnat, l'ASSE a toujours 51% de chance de ne pas finir dans les trois derniers selon Fabien Torre. D'après les savants calculs de ce maître de conférences en informatique à l'Université Lille 3, Sainté n'a plus que 25% de "chance" d'être directement relégué suite aux défaites des Messins et des Girondins. On aura noté que l'ASSE a désormais 24% de "chance" d'être barragiste.

Aubame écrase le Real

20/03 23:33

Auteur d'un doublé et d'une passe décisive, Pierre-Emerick Aubameyang a été ce soir le grand artisan de l'écrasant succès (4-0) du FC Barcelone contre le Real Madrid à Santiago Bernabeu en match de clôture de la 29e journée de Liga. L'ancien attaquant stéphanois a déjà claqué 9 pions cette année en 11 matches disputés avec le Barça.

Zouma n'a pas eu de chatte

20/03 23:08

Tottenham a remporté 3-1 son derby contre West Ham ce dimanche lors de la 30e journée de Premier League. On aura noté que Kurt Zouma a ouvert le score contre son camp.

Hommage à Jean-Luc Ribar

20/03 21:05

La chaîne YouTube ASSE Memories, spécialisée dans les vidéos relatives au glorieux passé de l'ASSE, a réagi à la disparition de Jean-Luc Ribar en lui rendant hommage via un montage retraçant ses principaux faits d'armes sous le maillot vert.

De ses débuts lors de la saison 1983-84 à son ultime saison stéphanoise en 1987-88, revivez ou découvrez ce qui fit de ce talentueux milieu offensif un chouchou de Geoffroy-Guichard...

Les U18 calent contre St Genis Laval

20/03 19:31


Karim Cissé a fait son retour après sa blessure du mois d'août dernier.

Les U18 de Kevin De Jesus sont dans le dur. Longtemps invaincus, et dominant largement cette poule de U18 régionaux, ils ont subi aujourd'hui leur deuxième défaite, (0-1) sur le terrain Aimé Jacquet de l'Etrat, contre l'Olympique de St Genis Laval, après celle concédée la semaine dernière contre l'ES Veauche. 

Ce fut un match assez équilibré qui se décanta dans le dernier quart d'heure : profitant d'un ballon perdu à 35 m des buts par les Verts, les Saint-Genois se projetaient rapidement vers l'avant et un attaquant concluait d'une belle frappe. 
A noter, le retour, après une très longue blessure de Karim Cissé, arrivé à l'ASSE, il y a deux ans en provenance de La Duchère. Il s'était gravement blessé au genou au mois d'août dernier.  

La composition : Sabathié - Achour, Fernandes (Gaudry, 58ème), Gonnet, Makengo - Sissoko (Bouderbane, 25ème), Ramirez, K.Cissé - Venière-Jusseron, Mimoun, Germany.

La réaction de Kevin De Jesus"On n'a pas fait ce qu'il fallait pour emporter ce match. Certes, nous nous créons des occasions mais il manque la concrétisation. Nous sommes dans une période un peu délicate, mais cela n'enlève rien à ce que nous avons fait jusqu'à présent. Il nous reste à nous remettre d'aplomb, et à retrouver notre efficacité offensive, dès la semaine prochaine, contre un adversaire également bien placé au classement. "  

Un but, une biscotte et une défaite pour Bafé

20/03 18:28

En renard des surfaces, Bafé Gomis a ouvert le score ce dimanche pour Galatasaray sur le terrain de Gaziantep. Mais l'ancien attaquant stéphanois a mangé une biscotte juste avant le but égalisateur des locaux, qui se sont finalement imposés 3-1.

 

Les U17 déchantent à Didier-Deschamps

20/03 18:10

Vous avez pu suivre la rencontre en direct (et vous pouvez encore la visionner) sur la chaine twitch de l'AS Monaco : les leaders stéphanois ont été écrasés 4-0 à la mi-journée au stade Didier-Deschamps au Cap d'Ail (juste en face du stade Louis-II).

Dominateurs la première demi-heure, les Verts ont concédé l'ouverture du score à la 38e suite à une perte de balle d'Abderraouf Guechi. Ce dernier, servi par son capitaine Simon Cateland deux minutes plus tard, a fait trembler les filets mais le but a été logiquement refusé pour hors jeu. Sur un centre d'Enzo Mayilla, il a eu une nouvelle occasion d'égaliser en début de seconde période mais a perdu son duel avec le portier. Sur le contre, les locaux ont inscrit le but du break à la 48e.

Incapables de réagir, les protégés de Patrick Moreau ont subi les assauts des poulains (pas Fabrice) de Manuel Dos Santos. Les Monégasques ont tué le match sur un penalty concédé par Noam Gallo et transformé par Sandro Bertolucci à la 74e. Ce dernier, que l'ASSE avait tenté en vain de recruter, a corsé l'addition sur un lob à la 80e. Toujours en tête, Sainté n'a plus que 4 points d'avance sur son dauphin ajaccien. Mené 2-0 par l'OM, l'ACA a réussi a arracher le nul à Marseille. Pour rappel, les Corses comptent deux matches de retard.

La compo : Houngbo Civier – Lunetta, Pedro, Lemb, Gallo – Sahraoui (Solvery, 72'), Amougou, Cateland (Agesilas, 56') – Guechi, Pama Djobo, Mayilla (Zemangui, 67)

U19 : la situation se corse

20/03 16:24

Les U19 se sont inclinés 2-1 en fin de matinée à Ajaccio face à l'ACA. La course aux phases finales se complique.

Tout avait pourtant bien commencé dans cette rencontre puisque que c'est Antoine Gauthier (photo) qui a ouvert la marque (0-1, 19e) mais les Corses sont revenus dans la rencontre juste avant la pause (1-1, Touré, 45e).

Réduits à 10 à l'heure de jeu (Kinunga, 61e), les Stéphanois ont cédé dans le dernier quart d'heure (2-1, Pineiro, 77).

Les Verts (38 points) sont désormais quatrièmes du Groupe D à 8 points du leader monégasque. Ils recevront l'OGC Nice (5e, 36p) samedi 26/03 à 11h00.

La composition : Raveyre - Haon, Owusu, Kinunga, Bladi - Gauthier, Ngongolo, Njoya (Mfukumoko,72e) - Bile, Othman (Watel, 81e), Mukanya (Ngongar, 64e).

La réaction de Jean-Luc Dogon : "On a fait une bonne première mi-temps, on a dominé, on avait le ballon et on s'est créés de belles situations. On aurait pu rejoindre les vestiaires avec deux voire trois buts d'avance mais on prend une égalisation sur un corner qu'on a bêtement concédé. On était un peu moins bien en début de deuxième période et le carton rouge pour une faute en position de dernier défenseur a ensuite tout changé. Les Ajacciens nous ont pris de vitesse et contrairement à la première période, on a manqué de couverture."

Trauco, plus blanc et rouge que vert !

20/03 10:35

Le quotidien péruvien El Comercio nous apprend que Miguel Trauco est arrivé dès hier à Lima pour préparer aux mieux les matches que la Blanquirroja jouera lors des éliminatoires sudaméricains de la Coupe du monde contre l'Uruguay (à Montevideo la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 mars) et le Paraguay (à Lima la nuit du mardi 29 au 30 mars). Actuellement 5e et barragiste à un point de l'Albiceleste, le Pérou a encore de bonnes chances d'aller au Qatar. S'il s'impose dans le pays natal d'Ignacio Ramirez, il sera en ballotage très favorable car la sélection dont Carlos Diarte a porté le maillot est déjà hors course.

En fin de contrat avec l'ASSE dans trois mois, le latéral gauche de 29 ans a davantage joué en sélection (841 minutes) qu'en club (802 minutes toutes compétitions confondues) cette saison. Force est de constater que le natif de Tarapoto n'entre pas dans les plans de Pascal Dupraz. Le Haut-Savoyard ne l'a fait jouer que 98 minutes : 45 contre Nantes, 46 contre Lyon-Duchère et 7 contre Jura Sud. Depuis, le numéro 13 Verts n'a été convoqué qu'une fois dans le groupe, contre Lille il y a 9 jours (il est resté sur la banc).

La faute de Troyes, la faute de trop !

20/03 08:39

En conférence de presse, l'entraîneur de l'Estac Bruno Irles a vivement contesté le péno égalisateur obtenu par Mahdi Camara et transformé par Ryad Boudebouz.

"On est d'accord pour dire que Khazri, sur ce match, est vraiment allé chercher la faute à chaque fois ? Il est allé voir mon gardien et lui a dit "je vais aller l'obtenir ce penalty !"C'est bien joué, c'est l'expérience : il avait cette intention, on le voyait dans de nombreuses situations. Il peut marquer sans ça, c'est un super joueur qui peut marquer à n'importe quel moment. Saint-Etienne a beaucoup de chance de l'avoir dans son effectif mais il n'est pas obligé d'aller chercher le penalty comme ça car l'arbitre le voit aussi...

Le tacle de Palmer-Brown sur Camara ? On va va faire un vote dans la salle. Qui vote pour penalty ? Certains votent pour ? Ah d'accord, vous étiez peut-être copains avec ceux de la VAR ! Vous me dites que c'est l'accumulation des duels litigieux qui a conduit l'arbitre à siffler ? Regardez le match à nouveau ! Moi je les ai revues les trois situations. Je respecte votre point de vue mais je ne le partage pas. J'ai parlé avec mon joueur, il m'a demandé s'il y avait un "American problem" en France. Cela me fait râler car si on regarde l'ensemble du match, les situations franches de Saint-Etienne ne sont pas nombreuses."

Dans L'Est-Eclair, l'ancien attaquant et actuel consultant de RMC Kevin Diaz donne raison au technicien troyen. "C'est là que l'arbitre doit avoir de la personnalité. Ou alors celui qui est dans le camion du VAR doit lui dire d'aller revoir l'action car pour moi, il n'y a absolument rien ! C'est de la compensation parce qu'il y a la pression du Chaudron. On voit sur son visage que l'arbitre n'est pas sûr de lui !"

Dans le même quotidien aubois, l'ex-arbitre de L2 Sébastien Paris donne son avis. "J'étais au stade et en direct, j'ai dit "il y a penalty". Sur les images, on voit que Palmer-Brown touche le ballon mais en premie il touche le pied donc techniquement, si on prend les règles du jeu, il n'y a rien à dire. L'arbitre a-t-il compensé ? Je ne dirais pas ça mais avec les actions litgieuses au préalable, Palmer-Brown a attisé l'oeil de l'arbitre. En fait, c'était la faute de trop."

Aleksic tête de turc

20/03 07:50

Danijel Aleksic, qui fêtera dans un mois ses 31 ans, a marqué hier de la tête son 5e but de la saison de L1 turque. Malgré ce pion égalisateur de l'ancien attaquant serbe de l'ASSE, Basaksehir s'est finalement incliné 2-1 sur le terrain d'Adana Demirspor.

 

Tarak nostalgique des années Galette

20/03 07:32

Dans le livre de Jérémy Clément Pour le plaisir paru il y a trois jours aux éditions Amphora, le responsable du département médical de l'ASSE Tarak Bouzaabia se souvient avec nostalgie de l'ère Christophe Galtier.

"Je suis né à Paris mais j’ai fait ma scolarité secondaire dans un lycée à l’étranger. À 20 ans, j’ai choisi la fac de médecine de Saint-Etienne pour la simple et bonne raison que j’étais fan des Verts. Je n’y avais pas de connaissance ni d’attache, mais je n’ai jamais quitté cette ville depuis. Après mon internat, je me suis installé comme médecin généraliste. Je n’ai pas voulu choisir de spécialité. Ce qui le plaisait, c’était cette notion de médecin de famille : suivre les personnes au quotidien, leurs enfants, leurs évolutions. Ce côté proximité et humain m’a toujours motivé. Savoir écouter. Je m’étais dit qu’après 40 ans, je ferais autre chose, comme de la philo ou des études de lettres.

C’est alors que l’ASSE est venue me chercher. C’est encore une fois le côté humain qui m’a décidé à entrer dans l’équipe. En signant au club, j’ai dû complètement me désintéresser du foot que j’aimais pour me focaliser uniquement sur les hommes. Être médecin de footballeurs, ce n’est plus vraiment être médecin : concrètement, vous passez vos journées à ausculter des personnes en excellente santé. Les traumas sont souvent les mêmes, sans grande gravité, la plupart du temps. Vous développez donc le côté bien-être mental. Vous devenez confident, psy, conseiller : une réelle relation de confiance s’installe.

Lorsque je suis arrivé, Christophe Galtier était l’adjoint d’Alain Perrin. Une belle relation s’est créée entre nous deux. Nous étions sur la même longueur d’ondes. Nous nous sommes construits ensemble. Il est devenu un entraîneur très intelligent, qui écoutait et associait tout le monde avant de trancher et de prendre une décision. Il a emmené Saint-Etienne au plus haut niveau, et cette longue ascension a été une aventure merveilleuse. Ces années-là ont été les plus belles. Aujourd’hui encore, il ne s’écoule pas une semaine sans que j’en parle avec mon kiné chef, Hubert Largeron.

Il existait une ambiance et une entente incroyables au sein du collectif. Les choses étaient simples, franches et vraies. Je prenais un réel plaisir à m’intéresser aux familles, aux environnements, à l’environnement des joueurs. Le groupe était exceptionnel. Il y avait une réelle symbiose entre les joueurs et le staff technique et médical. Une confiance, un respect. Il n’y avait pas de faux semblant ni de langue de bois. Le vestiaire respirait la sérénité.  Une intelligence de tout le monde pour écouter l’autre et s’enrichir de l’autre. On ne s’en rend pas compte de l’extérieur, mais c’est quelque chose de plus en plus dur dans le milieu du football.

À cette époque, nous étions une vraie famille à l’intérieur comme à l’extérieur du stade. Quand Christophe Galtier et plusieurs « anciens » qui composaient le ciment de ce beau groupe ont quitté l’ASSE, les choses ont commencé à changer. Aujourd’hui, tout est un peu différent. J’ai parfois le sentiment que l’humain s’est quelque peu effacé face à l’argent. Il m’arrive d’avoir du mal à créer des liens avec la nouvelle génération de footballeurs. Ils se confient moins à moi. Les rencontres de leurs familles deviennent plus rares.  J’ai plus de mal à les amener à se livrer avec moi. Est-ce moi qui suis trop vieux ? Ou cette nouvelle génération qui distille sa vie de façon contrôlée sur le Net est-elle devenue méfiante des relations humaines ?

Maintenant, les réflexions se mènent dans l’instant présent, dans l’urgence. Il devient donc difficile au coach et au staff de créer une émulation qui donnera des fondations solides au groupe. La confiance se construit sur le temps, et cette notion n’est plus en adéquation avec la société de consommation dans laquelle nous évoluons. Je pense toujours que le rôle du médecin au sein d’un club pro est primordial. En 15 ans, j’ai réussi à mettre en place ce que je voulais, et je l’ai maintenu avec difficulté. Je pense avoir donné au football tout ce que j’avais à lui donner, et il me l’a bien rendu."

Les U15 fortes têtes

19/03 23:51


Maxence Tatuszka, auteur de deux passes décisives.

 

Autour du synthétique Georges Bereta, bon nombre de spectateurs ont sûrement longtemps cru à l'exploit des Andréziens dans le derby ligérien qui opposait donc les U15 de Jean-Philippe Primard à Andrézieux-Bouthéon FC. En effet, il restait quatre minutes à jouer, et les joueurs de la plaine étaient en train de damer le pion à l'incontestable leader stéphanois en défendant, bec et ongles, l'avantage pris dès l'entame du match. Mais les Verts trouvaient les ressources pour s'imposer 2-1, avec deux buts inscrits de la tête dans les ultimes minutes du match.

Les Stéphanois se faisaient cueillir dès les premières minutes. Une mauvaise relance était interceptée et un centre venu de la gauche permettait à un attaquant adverse, prenant le dessus sur une défense pourtant au marquage, d'ouvrir la marque. (0-1, 6ème). 
Ce sera le score au repos, les Verts n'étant pas parvenu à mettre leur jeu en place. 
Dès la reprise ils prenaient enfin le contrôle du match, retrouvant possession de balle et justesse technique. Ils se créaient des occasions : Djylian N'Guessan butait sur le gardien, Hani Guerroudj voyait sa belle frappe enroulée sortie de la tête , sur la ligne, par un défenseur, Quentin Prud'homme, d'une belle frappe enroulée, trouvait la transversale. Mais , à cinq minutes de la fin, le score était toujours en faveur d'Andrézieux. C'est alors que Maxence Tatuszka, côté droit, centrait au deuxième poteau pour Quentin Prud'homme, qui plaçait une tête victorieuse sous la barre. (1-1, 76ème).
Trois minutes plus tard, un coup franc, côté droit, tiré par Maxence Tatuszka, d'une frappe enroulée au point de penalty, trouvait Mathis Grillot qui, bien lancé, décochait une tête qui touchait la transversale et terminait au fond des filets. (2-1, 79ème). En quatre minutes, les Verts venaient de renverser une situation bien compromise.  


La composition : Ricignuolo - Cros U14 (Granier, U14, 65ème), N.Mouton U14, Gardant, Grillot - Tatuszka, Depalle, Poble (Moulin, U14, 32ème) - Prud'homme, Guerroudj (Ben Tiba, 60ème), N'Guessan. 

La réaction de Jean-Philippe Primard"Cette victoire n'a pas été facilement acquise. Nous n'avons pas fait une bonne première mi-temps : relances approximatives, jeu collectif pas mis en place, pas de présence dans les duels, niveau technique très moyen. En face, une équipe d'Andrézieux qui a joué son jeu et qui a ouvert rapidement le score pour mener 1-0 à la mi-temps. Pendant le repos, j'ai insisté sur le fait que nous ne pouvions pas faire pire, qu'il fallait relever la tête et retrouver notre jeu habituel. C'est ce que nous avons fait : nous avons eu la possession, avons été plus juste techniquement et avons fait reculer notre adversaire. Nous nous sommes créés des occasions. et nous avons fini par trouver la faille en toute fin de match. Au vu de la deuxième mi-temps, notre victoire est méritée. Mais sûrement pas au vu de la première où nous nous sommes mis en difficulté. Mais notre envie d'aller chercher la victoire, comme souvent cette année, nous a permis d'arracher cette victoire dans les dernières minutes."

Quant aux U14 de Frédéric Dugand, ils ont, eux aussi, remporté leur derby par 2 à 0, victoire qui leur permet de conforter leur place de leader avec cinq point d'avance sur St Priest.

La composition : Colombet - Vacher, Maisonneuve, Laplume, Favier (Patry, 25ème) - Poyet, Mical, Aini (Nativoha, 15ème) - Teillol, Ploton, Chakroun (Charros, 30ème)

 

Allée s'est régalé

19/03 22:37

Auteur de 12 apparitions sous le maillot vert en N3 lors de son unique saison verte (2016-2017), le milieu de terrain de Saint-Brieuc Ahmad Allée (25 ans) a réalisé un doublé victorieux contre les Caladois hier lors de la 26e journée de National 1.

Guillou tacle Dupraz

19/03 22:29

Dans Le Progrès, Patrick Guillou glisse un tacle à Pascal Dupraz. Extraits.

"Un brin de suffisance  ? Un manque d’humilité  ? Comment interpréter les propos du coach stéphanois ? Quel est le message envoyé aux joueurs quand le Haut-Savoyard déclare en conférence de presse : "Si on est maintenu avant la fin du championnat, j’irai en tribunes." Il semble que l’opération séduction a atteint son paroxysme." Propos stupéfiants pouvant être perçus comme une forme d’irrespect envers les autres pensionnaires de L1 dans la course au maintien. Aujourd’hui, à 9 journées de la fin, notre ASSE a 27 points au compteur. C’est la réalité du moment. Le compte n’y est pas. Loin de là !"

Krasso et Abi ont gagné

19/03 22:01

Si les Verts ont été tenus en échec hier soir à Geoffroy-Guichard, les deux attaquants prêtés par l'ASSE en L2 ont gagné à domicile ce samedi.

Titularisé pour la 7e fois par Olivier Pantaloni et remplacé à la 74e après une prestation correcte malgré une tête ratée en début de seconde période à 0-0, Jean-Philippe Krasso s'est imposé 1-0 contre Nîmes et remonte à la 3e place (à un point du Paris FC, qui a arraché le nul contre le Pau FC en trompant Stefan Bajic sur penalty).

De son côté, Charles Abi a joué au Roudourou les 20 dernières minutes de la facile victoire de Guingamp contre Nancy (3-1). Entré en jeu à 3-0, le natif de Clermont n'a pas réussi à scorer contre la lanterne rouge. Buteur dès sa première apparition avec l'EAG à Charléty, il n'a plus marqué en L2 depuis plus de 6 mois...

 

Gourna dacquois

19/03 21:16

Ayant joué hier son 53e match en L1 (le 26e en tant que titulaire), Lucas Gourna Douath fait partie des 20 joueurs retenus en équipe de France U19 pour le Tour Elite de l'Euro qui se déroulera dans les Landes. Comptant déjà 7 sélections dans cette catégorie d'âge, le matru des Verts affrontera successivement la Suède (le 23 mars à Dax), la République tchèque (le 26 mars à Saint-Paul-lès-Dax) et la Bosnie-Herzégovine (le 29 mars à Dax). Si les protégés de Landry Chauvin remportent cette triangulaire, ils joueront la phase finale de la compétition au début de l'été en Slovaquie.

Oleksiak salue l'élégance de Ribar

19/03 17:34

En pleine préparation de l'important match que les Aiglons joueront demain soir contre l'OM au Vélodrome, Thierry Oleksiak (debout à gauche) a pu se libérer quelques minutes pour saluer la mémoire de son ancien coéquipier Jean-Luc Ribar (à cacasson au milieu), décédé avant-hier à l'âge de 57 ans.

"Quelle tristesse et quel choc ! Jean-Luc était un garçon absolument charmant. C'était un très bon camarade. Jean-Luc était quelqu'un de fiable. Je n'ai jamais eu le moindre problème avec lui et ça m'étonnerait qu'il ait eu le moindre problèmes avec les autres. C'était un garçon de qualité, très agréable dans le travail. J'ai beaucoup apprécié toute cette période où j'ai partagé à ses côtés tous ces moments de football, entre autres, car on se voyait aussi en dehors des terrains.

On a joué trois saisons ensemble. La première, c'était en D1, il faisait ses débuts en pro. On a vécu une saison très compliquée, ponctuée par une descente. Cette relégation a été très difficile à vivre. Mais loin d'être une punition, les deux années de D2 ont été plaisantes et intenses. Il y avait énormément de monde au stade, on a eu de bons résultats, notamment grâce à des joueurs comme Jean-Luc qui ont apporté un vent de fraîcheur et de nouveauté. La doublette qu'il formait avec Jean-François Daniel a fait beaucoup de bien à notre équipe. On avait un groupe enthousiaste et dynamique.

Jean-Luc était un joueur très fluide, assez rapide. C'était un gaucher assez complet sur le plan offensif. Assez vertical. Il avait des qualités de pied, j'appréciais beaucoup sa façon d'orienter le jeu vers l'avant. Il faisait parfaitement le lien entre le milieu et l'attaque. Jean-Luc jouait avec justesse, délivrait des passes dans le bon tempo et et il avait le sens du but. C'était un joueur élégant. L'élégance, c'est que je retiendrai de Jean-Luc. Il était élégant dans la vie et sur le terrain."

Les Isséennes écrasent Saint-Etienne

19/03 16:20

Les Amazones, qui avaient réussi l'exploit de tenir en échec les Gorgones samedi dernier à Sainté, ont hélas sombré cet après-midi à Issy.

Sur une passe de Manon Uffren, Esther Okoronkwo avait pourtant ouvert le score dès la 13e minute de jeu. Mais les Isséennes ont égalisé à la 34e avant de prendre l'avantage dès le retour des vestiaires. Emily Burns a encaissé coup sur coup deux autres buts à l'entame du dernier quart d'heure.

Cette défaite (la 13e de la saison en 17 matches) face à un concurrent direct qui les avait déjà battues à l'aller enfonce un peu plus les protégées de Jérôme Bonnet. Les Vertes, qui comptent toujours 4 points de retard sur l'avant-dernier Soyaux, en a désormais 5 sur le premier non relégable (Guingamp, balayé 6-0 à Montpellier).

La compo : Burns - Bonet, Blanchard, Multari, Bornes (Carchio, 70') - Uffren (Vidal, 85'), Condon - Caputo, Pantelic (Gago, 62'), Jesus (Chaumette, 85')- Okoronkwo. 

Le Pau FC est Bajic fan

19/03 15:32

La République des Pyrénées met une nouvelle fois à l'honneur Stefan Bajic, devenu avant-hier le premier joueur de l'histoire du club béarnais (qui a vu passer Xavier Gravelaine, André-Pierre-Gignac, Edouard Cissé ou Adrien Rabiot) convoqué en équipe de France Espoirs (il affrontera à Calais avec William Saliba les Iles Féroé puis l'Irlande du Nord les 24 et 28 mars). Extraits.

"Le gardien numéro deux Benjamin Bertrand a bien accueilli l'arrivée de l'ancien portier stéphanois : "La chose qui nous a très vite rapprochés, c'est que nous avons eu le même entraîneur des gardiens : André Biancarelli, qui l'entraînait à l'ASSE, a été mon coach pendant 6 ans. Je savais quel serait son profil, la manière dont il travaillait. C'était un premier lien. On est passé par les mêmes séances. Puisqu'on a été formé de la même manière, on voit beaucoup de choses de la même façon. Stefan travaille beaucoup pour son âge. Il est aussi très mature, avec un discours posé, réfléchi. Il sait ce qu'est le haut niveau, il sait ce qu'est la pression, les enjeux. Il est formaté pour le haut niveau. Et il se prépare en fonction pour réussir. Il met beaucoup d'énergie pour réussir. Il prouve qu'il a l'étoffe pour devenir un très, très bon gardien. Il a un très bel avenir."

Le latéral droit Erwin Koffi l'adoube : "Stefan nous aide beaucoup. Il nous a sauvés plusieurs fois, notamment contre Valenciennes avec un super arrêt, pareil contre Amiens. Il nous soulage dans les airs. J'espère qu'il va nous aider ainsi jusqu'à la fin de la saison. Il dit ce qu'il faut et il parle quand il faut. Il est juste, pas du genre à crier pour rien et à partir dans tous les sens. S'il doit nous dire des choses, il va le faire sans hésiter mais il ne va pas non plus abuser du statut de gardien. Il a le bon équilibre. En plus il est jeune et il va encore progresser." Son entraîneur Didier Tholot ne s'en étonne pas : "Il a été très bien intégré et les premiers matches l'ont mis en confiance. Mais ses qualités, on les connaissait. Nous, on était persuadé d'avoir un très bon gardien jusqu'à la fin de saison."

 

Jean-Louis et Ghislain rongent leur frein

19/03 15:03

Ghislain Printant s'est confié hier soir sur France Bleu Hérault. Extraits.

"On s'est ressourcé auprès de la famille. Quand le terrain est absent, c'est très, très long. On va voir les matches, notamment à la Mosson. Je rentre de Paris où j'ai séjourné 3 jours au centre de formation du PSG. J'étais au Parc dimanche pour voir Bordeaux et j'ai assisté mercredi au match de Youth League contre Salzbourg. Je souhaite retrouver un banc, l'odeur du vestiaire, pouvoir partager avec un staff. C'est important, ça fait 30 ans que je fais ce métier-là. Il me manque. Le football, c'est une véritable passion. C'est un amour. J'aime regarder, j'aime comprendre, j'aime essayer d'analyser tout ce qui peut se passer dans le football. Je pense qu'on apprend à tout âge et de tout le monde.

Jean-Louis va très bien, on est en relation permanente. Je pense qu'il a fait comme moi, il s'est bien ressourcé. Je pense que le football lui manque également. Je sais qu'il a quelques projets dans la tête et qu'il a envie de revenir dans le football. Si je retrouve un banc, à l'heure actuelle, ce sera avec Jean-Louis. Je pense qu'on a une parfaite osmose tous les deux. Je souhaite d'ailleurs qu'il retrouve rapidement un rojet pour qu'on puisse aller prendre beaucoup de plaisir et essayer surtout d'en donner. Que ce soit en France ou l'étranger, Jean-Louis est ouvert à tout ce qui peut se présenter."

Souvent menés, rarement bredouilles !

19/03 10:24

"Vendredi soir à Geoffroy-Guichard, à l’occasion de la 29e journée de Ligue 1 (1-1), l’ASSE a glané un nouveau point après avoir été menée au score. Son huitième en 2022, plus que toute autre équipe du championnat sur l’année civile" souligne aujourd'hui le quotidien Ouest-France.

Bafé remercie Lacombe et Roussey

19/03 09:41

Dans un entretien paru avant-hier sur le site Foot Mercato, Bafé Gomis remercie deux anciens attaquants stéphanois qui l'ont aidé à devenir un remarquable buteur, de loin le meilleur formé à l'ASSE au XXIe siècle. Extraits.

"En France, pour être honnête, ils n’aiment pas le style d’attaquant que je suis. À l’étranger, j’ai souvent été plus reconnu qu’en France. Prenez l’exemple de Giroud, dans ce style, il est fréquemment critiqué alors qu’il fait une carrière extraordinaire. Finalement, on est plus reconnu par les joueurs qui jouent avec nous parce qu’on est des joueurs d’équipe, on défend, on ne rechigne pas au duel.

J’ai eu la chance de travailler avec Bernard Lacombe et Laurent Roussey. Ils m’ont beaucoup aidé. Si j’ai marqué autant de buts, c’est que j’ai pu bénéficier de nombreux conseils de leur part. J’ai essayé de les appliquer toute ma carrière. Bernard me répétait sans cesse « n’est pas attaquant qui veut » et c’est vrai. Laurent me disait souvent « premier poteau, premier servi ». Aujourd'hui, je m’aperçois qu’après chaque entraînement je répète mes gammes comme si je débutais malgré les nombreux matchs et buts que j’ai mis.

Quand on voit notre Ligue 1 qui rajeunit, parce que c’est la conjecture du football qui veut ça, il n’y a plus ces attaquants d’expérience. Par exemple moi quand j’étais à Saint-Etienne, j’étais avec Piquionne ou Feindouno. À Marseille, tu avais Pagis, Maoulida ou Niang. Ces joueurs n’ont pas fait des grandes carrières internationales, mais ils étaient des grands attaquants de Ligue 1 qui sentaient les coups. Notre Ligue 1 perd de ce genre de joueur parce que soit ils sont retraités ou ils partent vite à l’étranger.

A Lyon, j’ai pu faire des entraînements spécifiques avec Anthony Martial, Nabil Fékir ou Lacazette. Le fait, pour ces jeunes joueurs qui sortaient de la CFA, de faire des spécifiques avec Lisandro Lopez, Jimmy Briand et moi, ça leur fait gagner du temps. Ils n’hésitaient pas à demander des conseils et après, ils savent très tôt utiliser la bonne surface pour tirer. Avoir la bonne position du corps et des épaules. Ils savent quand aller au premier poteau, quand rester en retrait etc. Aujourd’hui, je suis content de les voir réussir dans leurs clubs respectifs. Moi, je n’ai pas eu un joueur de niveau international avec qui je puisse m’entraîner et qui me donne des conseils parce que la façon de penser d’un attaquant n’a rien à voir avec celle d’un milieu ou un autre joueur.

On a des responsabilités et ce côté égoïste. On doit l’avoir. Si tu ne l’as pas, tu ne peux pas être un grand attaquant. Il faut accepter d'être égoïste dans son jeu. J’ai mis du temps à passer ce pallier, moi. Aujourd’hui, je me lève, je pense au but, je dors, je pense à ça. Toute ma vie est calée sur la performance : il faut marquer. Tu regardes des vidéos de tes adversaires. Même quand je jouais en Arabie Saoudite. Ce n’est pas un niveau comme celui de la Ligue des champions, c’est clair. Je ne jouais pas contre Sergio Ramos, mais je le faisais toujours.

Même à mon retour en Ligue 1, je connaissais chaque défense que j’allais affronter, j’avais vu les 15-20 derniers buts qu’ils avaient encaissés. C’est un détail, mais c’est ce qui fait ton travail. C’est ce qui va dicter ta semaine, tu parles avec les ailiers et les milieux pour parler des faiblesses de ton futur adversaire, tu travailles sur des zones ou l’adversaire est en difficulté, tu fais du spécifique sur le jeu de tête parce que tu sais qu’ils ont du mal sur les duels aériens etc…"

Cabella ne reviendra pas ? (2)

19/03 08:55

Après s'être livré à la Pravda il y a trois jours, Rémy Cabella s'est confié hier à France Bleu Hérault. Extraits.

"Je suis en pleine rééducation, je me remets bien physiquement. Aujourd'hui, je ne peux pas jouer. Mais c'est pour bientôt. Après, j'ai parlé avec ma famille. Jouer loin de l'Europe, on refuse, même s'il y a des bonnes propositions. Ce n'est pas grave. Aujourd'hui, je veux rester en Europe, je veux me régaler et je veux que ma famille viennent me voir jouer. Ça, c'est important pour moi. Là, je suis en train de discuter avec des clubs. Et après, je prendrai ma décision quand tout sera fait.

Je refuserai le Golfe, la Chine, le Qatar. Pourtant, ils viennent. Ils viennent et continuent à venir. Mais non. Je préfère rester en Europe. Quitte à baisser mon salaire. Mais ça, c'est pas grave, c'est normal. Ça fait partie du jeu. Et si je dois refuser de grosses offres, ça ne me dérange pas. Je veux qu'il y ait ma famille pas loin, qu'elle puisse venir me voir jouer, puisque maintenant, je ne suis plus tout jeune, je n'ai plus 20 ans et j'ai envie qu'ils viennent au match, pour ressentir les émotions. Cela m'a manqué, quand même. 

J'ai toujours gardé contact avec Laurent Nicollin et j'ai toujours pensé à Montpellier. Parfois, on ne me pose pas la question, alors je n'en parle pas. Mais c'est vrai que j'ai toujours eu Montpellier dans un coin de la tête. C'est d'ailleurs ici que je me prépare, à Montpellier, parce que c'est là où j'ai mon docteur, où je me sens bien, où je connais un peu tout le monde. Et puis le club m'autorise aussi à pouvoir m'entraîner avec l'équipe, le jour où je peux m'entrainer. La porte n'est pas fermée.

Il y a un dilemme entre les clubs européens mieux armés auxquels je peux prétendre et les clubs chers à mon coeur mais moins ambitieux financièrement et sportivement. Il faut que j'arrive dans un club qui est stable, avec des joueurs avec qui je peux bien m'entendre, avec qui je peux jouer au football. Et c'est vrai qu'en ce moment, à Sainté, il y a des joueurs, en fin de contrat, avec qui je m'entends bien et que je connais très, très bien. Mais tout n'est pas encore réglé, même par rapport à la vente du club.

Il faut attendre que Sainté soit vraiment stable pour prendre une décision par rapport à ce club. Je ne veux pas prendre de décision aujourd'hui, surtout que là, ils tentent de se maintenir. Par rapport à ça, s'ils étaient vraiment dans le dur, s'ils avaient besoin de moi, et ce n'est pas le cas parce que je pense qu'ils ont l'équipe pour le faire, j'irais. J'irais pour rien, je m'en fous, juste pour jouer au foot et pour aider, c'est tout.

Montpellier, c'est vrai que ce n'est pas la Russie ou les gros clubs européens. Mais quoi qu'il arrive, je dois baisser mon salaire, et je vais le faire. Même le diviser par deux. Bon, il faut quand même un petit minimum, surtout pour ces années là. Plus tard ? Je m'en fous. Comme j'ai dit à ma famille, si je peux faire 2 ou 3 années encore... ensuite, c'est pas grave par rapport à l'argent. Je préfère jouer au foot et être dans un endroit qui me plait. Ça ne me dérange pas. Moi, je joue pour le plaisir, pour le plaisir de gagner.

Si je suis dans une équipe comme Montpellier, je vais tout faire pour retrouver la la Ligue des champions. Après, c'est vrai que jouer dans un club qui joue l'Europe comme en Grèce [ndp2 : il est convoité notamment par l'Olympiakos où évolue Yann M'Vila] ou comme j'ai connu en Russie, ça me dit bien, parce que c'est la Ligue des champions et c'est le très haut niveau. Et moi, c'est ça que je cherche aussi. Si on me donne la chance, je vais tout faire pour la jouer. J'aime le haut niveau, j'aime jouer au foot, j'aime la compétition. 

J'ai joué seulement deux ans à Sainté, mais j'avais l'impression d'y jouer depuis dix ans. J'ai été bien accueilli. Pourtant, la première année, j'étais prêté. J'appartenais à Marseille. On sait que Sainté et Marseille ne sont pas trop en accord, mais j'ai été accepté de suite. Ils ont vu que j'étais quelqu'un de bien et que je donnais tout sur le terrain, peu importe si j'appartenais à Marseille ou pas. Sainté, c'est donc une place particulière, parce que j'ai fait de belles années, même si la première année a été un peu difficile collectivement. Mais la deuxième fois, avec un groupe extraordinaire, je me suis régalé, dans le vestiaire. Le coach, tout le monde, même les supporters et les gens autour, ce sont de belles années, donc je suis content d'avoir joué à Sainté."

Bellus rend hommage à Ribar

19/03 08:22

A l'instar de son ancien entraîneur Henryk Kasperczak, Eric Bellus nous a livré sa réaction après avoir appris le décès de Jean-Luc Ribar, inoubliable milieu de terrain du renouveau stéphanois au mitan des années 80.

"Jean-Luc était un garçon intelligent, fin, blagueur. C’est quelqu’un qui aimait aller chercher l’autre avec des réflexions, toujours dans l’aspect convivial. Jean-Luc aimait bien allumer les autres. Il était calme, réservé et toujours de bonne humeur. Il avait quatre ans de moins que moi. Quand il est arrivé, il a amené beaucoup d’enthousiasme dans notre équipe. Il y a eu un renouveau du club avec son arrivée, celles de Jean-François Daniel, de Patrice Ferri. Ces garçons ont amené de la fraîcheur.

Jean-Luc était intelligent et avait une technique supérieure à la plupart d’entre nous. Il ne travaillait pas spécialement à l’entraînement, ce n’était pas un gros travailleur. Il a beaucoup joué sur ce talent qu’il avait. Je me souviens d’un derby qu’on avait remporté 5-1 contre L’OL à Gerland. Il avait éclaboussé le match de son talent. C’était un garçon vif et sur le terrain un très bon coéquipier, agréable.

C’était un gaucher fin et technique, très bon dans ses contrôles orientés, dans son accélération, dans sa vision du jeu. Il jouait numéro 10, quelque part il était le dépositaire de notre jeu. Il était là pour nous donner les ballons à Roger Milla et à moi devant. Jean-Luc a délivré beaucoup de passes décisives et il avait aussi le sens du but. Il a dû en mettre une quinzaine la première saison de D2.

Jean-Luc était précieux par son intelligence de jeu, sa capacité à se déplacer dans les intervalles, ses dribbles chaloupés. Il avait un centre de gravité assez bas, il était solide dans ses appuis et assez vif dans ses changements de direction. C’était un joueur élégant qui donnait d’excellents ballons et qui a mis aussi de jolis buts.

Je me souviens qu’il s’était illustré non seulement en championnat mais en Coupe de France. Jean-Luc avait mis un doublé en 16e de finale contre Nice et c’est lui qui avait marqué en fin de match en 8e de finale le but de la victoire contre Lens. Jean-Luc a été l’un des acteurs majeurs de ce renouveau stéphanois, qui a permis au club de retrouver l’élite deux ans après le traumatisme de la descente. Il n’y avait pas de star dans notre équipe, à part Roger qui était notre fer de lance et Jean Castaneda.

On formait une équipe solidaire dans laquelle les supporters se sont retrouvés. On a ressenti un élan, une ferveur populaire. Il y avait un vrai enthousiasme autour de l’équipe. Le club a atteint des records d’affluence à cette période-là. Plus de 35 ans après, les gens qui ont connu cette époque nous en parlent encore avec émotion. Et nous aussi, les joueurs, on n’a pas oublié le plaisir qu’on a pris ces années-là.

Quand j’ai entraîné Roanne, où j’ai vécu dix ans, j’ai eu l’occasion de recroiser Jean-Luc, il avait monté sa société de nettoyage. On s’est revu quelques fois et c’était toujours empreint d’amitié. C’est un sport dans lequel même si on ne s’appelle pas tous les jours on garde un lien tellement fort… On nous enlève une part de nous quand l’un de nous part. Jean-Luc va rester dans notre cœur. Je pense à sa famille et à ses proches."

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