Guillou se paye encore KSV

10/05 21:31

Sans surprise, Patrick Guillou glisse dans Le Progrès un nouveau taquet à KSV, les Verts n'ayant fini qu'à la 3e place un championnat dont ils étaient les grands favoris. Extraits.

"Le "PSG de la Ligue 2" n’a pas réussi à finir le chantier dans les délais. Dossier flingué proprement. Quelle suffisance quand tu regardes dans les rétroviseurs. "On va être champion", clamé haut et fort en début de saison. Budget XXL, promesses de grandeur, batailles d’ego et storytelling à outrance : le "Sainté de la Ligue 2" a raté sa saison. Dix défaites ! DIX !!! À ce stade, ce n’est plus un accident de parcours, c’est un mode de gouvernance.

En parallèle, les repreneurs nous expliquent le football depuis des mois. Propre, bien ficelé et avec éloquence. Sans émotion, ils affichent souvent un talent rare pour compliquer ce qui aurait pu rester simple. Avec un brin d’ironie, on pourrait presque penser que ce sont des juristes aux manettes du club. Ce dernier fonctionne parfaitement sur le papier. Sportivement, les signaux restent inquiétants."

Fin de match fatale pour les U19

10/05 21:13

Epanya, buteur du jour.

Le maintien assuré après la victoire face à Balma, les Verts se déplacaient à Nice (défaite à l'aller 0-2) pour le dernier match de la saison. La toute fin de match a été fatale aux Stéphanois qui s'inclinent (1-3) et finissent cette saison éprouvante à la 8ème place (sur 14).

En première période les joueurs du coach Frédéric Dugand se retrouvent en infériorité numérique dés la 24ème minute, le portier vert Mael Massé étant expulsé de façon sévère.

Déjà menés depuis la 20ème minute les Stéphanois rivalisent pourtant avec leurs adversaires du jour et parviennent même à revenir au score grâce à Daniel Epanya, entré en jeu à l'heure de jeu. Les Verts vont rater un face à face à 1-1 et craquer en fin de match à 2 reprises, la dernière sur l'engagement du 1-2, après une glissade du portier vert Rafael Fuleki.

La compo : Masse - Lengi, Lengue, Tatuszka, Jolivet - Aini (Epanya 64ème), Depalle, Ait-Amer, Vibert - Konte (Verhoeven 61ème), Yvars (R.Fuleki 24ème)

La réaction de Fredéric Dugand : "C'est une défaite avec des motifs de satisfaction. Alors qu'on a joué une grosse partie du match à 10 contre 11 on a montré de la combativité, de l'énergie, avec des joueurs impliqués qui n'ont pas lâché. J'ai aimé le bloc équipe et l'attitude des joueurs"

Les U17 finissent par une 12e défaite

10/05 19:50

Les U17 ont terminé leur très difficile saison par une défaite concédée cet après-midi 0-2 à la maison face à des Aiglons qui les avaient écrasés 6-1 au match aller. 

Dominés les 20 premières minutes et mis en difficulté notamment par les projections des milieux visiteurs, les Verts ont su les contenir et apporter du danger en transition. Rarement inquiétés en première période hormis sur des frappes de loin, les Stéphanois ont eu l'occasion de prendre l'avantage avant la pause mais Samuel Fuleki (photo) a trop croisé sa frappe.

Les Verts ont concédé l'ouverture du score 2 minutes après le retour des vestiaires sur un long ballon. Profitant de l'attentisme stéphanois, un Niçois parti à la base pour centrer a finalement tiré pour faire le break en milieu de seconde période. L'ASSE a eu le mérite de réagir et aurait mérité de réduire le score mais Mathéis Piskor puis Samuel Fuleki n'ont pas réussi à tromper le portier azuréen sauvé par sa barre sur une tentative de Melvin Bijot.

La compo : Vial - N.Mnemoi, Assoumani, Ngindu, Marliac - Mendy, Mansouri, Gary - Fuleki (Demassieux, 73'), Bijot, Piskor. 

Sainté aura donc perdu un match sur deux (12/24) cette saison. Les Verts finissent à la 10e place sur 13 équipes, à 24 points du premier Clermont, entraîné par l'ex-entraîneur des U17 stéphanois Patrick Moreau. Seul formateur non conservé par l'ASSE en 2024, ce dernier avait déjà fini premier de son groupe l'an dernier avec Ajaccio.

Dirigé par l'ancien gardien stéphanois Fabien Debec, le centre de formation du Clermont Foot est particulièrement performant cette saison car ses impressionnants U19 ont fini largement en tête de leur groupe avec 12 points d'avance sur le 2e (Metz), 16 sur le 3e (les vilains), 22 sur l'AJA, 25 sur l'ESTAC, 26 sur Reims et Strasbourg !

La réaction de David Le Moal :

"C'était un vrai bon match de jeunes aujourd'hui, j'aurais aimé en vivre davantage cette saison. On n'a pas été à la hauteur souvent mais ce dimanche on a montré de belles choses face à une belle équipe qui pouvait encore espérer de finir en tête du groupe. On a concédé 2 buts en seconde période mais les garçons n'ont pas baissé les bras et ont eu des occasions de revenir, ils n'ont pas été récompensés. Cette belle équipe niçoise a eu globalement la mainmise sur le ballon mais on l'a quand même bien embêtée. J'ai apprécié l'intensité et la volonté des joueurs.

Le championnat est terminé mais la saison ne l'est pas car on va disputer un tournoi à Plougonvelin, près de Brest, du 23 au 25 mai. C'erst le Festival Armor, un tournoi relevé car on va affronter le PSG, Nice, Le Havre, le Paris FC, les Rangers, et Braga. Dans l'autre poule il y a des clubs comme Rennes, Lens, Brest, Lorient. L'objectif est de bien figurer dans ce tournoi, de représenter dignement le club, de passer de bons moments avec les joueurs. C'est la première fois qu'on fait ce tournoi. On avait été invité la saison passée mais on n'avait pas pu participer car on avait fini à la première place en championnat et on devait faire les playoffs."

Les Audoniens sont bien

10/05 17:34

S'ils auront l'énorme avantage d'avoir 3 jours de récupération en plus et de jouer dans leur Chaudron, les Verts devront quand même se méfier de leurs visiteurs vendredi prochain en play-off. Ayant pris respectivement 30 et 27 points hors de leurs bases cette saison, le Red Star et le Rodez Aveyron Football sont en effet les deux meilleures équipes à l'extérieur de L2 (devant Le Mans, 26 et bientôt 29 quand son succès à Bastia sera homologué).

S'ils se sont inclinés à Geoffroy-Guichard, Audoniens et Ruthénois font partie des trop nombreuses équipes (10) qui ont battu cette saison de décevants Stéphanois considérés en début de saison comme les grands favoris du championnat. Avant d'accueillir après-demain un RAF qui n'a perdu aucun de ses 20 derniers matches de L2, Grégory Poirier s'est confié sur le compte facebook de son club.

"Quand j'ai appris ce qui se passait du côté de Saint-Etienne et de Bastia, j'ai fait un peu de coaching en vu des plays-offs. J'ai essayé de donner rapidement du temps de jeu aux 5 remplaçants. J'ai fait les changements peut-être plus rapidement que les autres matches. C'était important, surtout dans le secteur offensif, que les titulaires puissent récupérer en vue de ce qui nous attend. Avant le match, j'espérais la 3e place plus que la 2e. Il aurait fallu un concours de circonstances énorme pour qu'on décroche cette 2e place vu que Saint-Etienne recevait Amiens. 

On a fait deux fois 1-1 contre Rodez cette saison. C'est une équipe qui est sur une super dynamique. Sur la 2e partie de saison, ils sont premiers [avec 37 points devant Troyes 32 et Sainté 30, ndp2]. C'est une équipe très difficile, avec beaucoup de valeurs et très généreuse. Une équipe qui a battu Saint-Etienne il y a 8 jours donc on sent la qualité. Ce sera un peu une opposition de style. C'est un peu le même système de jeu mais c'est une équipe qui met beaucoup de courses et d'intensité, je pense qu'ils premiers dans ce domaine avec Annecy. Nous d'un point de vue technique et tactique on a beaucoup de maturité. Je pense que ça va être un top match !

Les playoffs, c'ert un peu le parcours du combattant. On est content de jouer ce match contre Rodez à domicile, devant notre public. La gestion des déplacements, avec la fatigue, ce n'est pas évident. C'est forcément un plus. Après, eux, ça ne va pas forcément trop les désavantager par rapport à leur façon de jouer. C'est important de jouer à Bauer, devant nos supporters, pour les récompenser et aller chercher les choses avec eux. On n'est pas habitué à jouer 3 jours après notre précédent match. C'est important de recharger les batteries. On a pas mal d'armes offensives. On a aussi Dembo Sylla qui n'est pas entré contre Montpellier et qui a beaucoup de jambes [au moins 2, ndp2]. On va faire beaucoup de récupération et de vidéo.

Il y a un très bon état d'esprit, on finit super bien. On a une super énergie. On le voit avec nos entrants qui impactent à chaque fois les scénarios. Pierre Lemonnier s'est fait les croisés mais on voit que Josué Escartin a répondu présent. On a le retour de Giovanni Haag, on va avoir Kemo Cissé. Je suis content de le bonne dynamique qu'on a retrouvé depuis 4 ou 5 matches voire un peu plus. Comme beaucoup d'équipes, on a eu un moment difficile dans la saison mais on a su trouver les ressources, les leviers pour rebondir. Je trouve qu'on est bien. Après, il va falloir gérer la fatigue, c'est ça qui va être important."

Les U16 flanchent contre Villefranche

10/05 17:21


Le gardien Léopold Dubanchet

Ils avaient déjà gagné au match aller (3-1). Ils ont récidivé hier sur le score de 2 à 0. Les Caladois du FC Villefranche Beaujolais ont sûrement bien mérité leur accession qui va permettre à ce groupe U16 de jouer la saison prochaine en U17 Nationaux. 

Le FCVB s'est donc imposé hier devant les U16 de Kevin De Jesus. Le score était acquis au repos.

Les locaux ont ouvert le score dès l'entame à la 6ème minute, sur un centre repris de la tête. Malgré des occasions de part et d'autre, le score n'évoluera pas jusqu'à la 40ème où les Caladois vont doubler la mise sur un contre rondement mené. 

La composition : Dubanchet - Tiambo (Fayolle, 60ème), Dubien, Dagbo- Seydi, Gobé (Thibaudat, 60ème), Reynoudt, K.Bufferne - El Omari, Freychet, Sidibé-Kaloga 

La réaction de Kevin De Jesus : "Nous prenons un but d'entrée. Ensuite le match est resté animé, avec des occasions de part et d'autre, ce que ne reflète pas le score. Nous avons eu quelques moments forts qui auraient pu nous permettre de revenir à la marque. Mais nous encaissons le second but à un moment clé, à la 40ème minute, sur une phase de transition conclue par Villefranche. Après le repos, le match a été moins emballant. Nous avions en face une bonne équipe qui va jouer le titre de champion et opérer en U17 Nationaux la saison prochaine. Elle a bien résisté malgré un carton rouge à l'heure de jeu."

C'est bien de gagner avec la manière

10/05 15:25

Dans Le Progrès, Maxime Bernauer se réjouit d'avoir écrasé Amiens hier soir à Geoffroy-Guichard. 

"On savait qu'on n'avait pas notre destin entre nos mains, notre mission du soir était de gagner par deux buts d'écart. On l'a fait ! Mais félicitations au Mans, ils ont fait une grosse saison. Nous, on n'a pas su faire ce qu'il fallait dans les moments clés. C'était nous contre nous. C'est bien de gagner avec la manière pour reprendre de la confiance et redonner une dynamique positive avec les supporters. On est réaliste, on ne peut pas se permettre d'être déçus même si on espérait que les planètes s'alignent. Il faut se remettre au travail."

Une manita en trompe-l'oeil ?

10/05 14:48

Les Verts auront bouclé leur décevant championnat par une manita contre Amiens en ayant eu le plus faible taux de possession de leur saison (38%) contre une lanterne rouge qui a justifié son statut de plus mauvaise défense de L2 et qui n'a cadré qu'1 seul de ses 13 tirs. Dans son compte rendu de la rencontre, Le Courrier Picard rappelle que l'ASSE a eu la chance de tomber sur une équipe amiénoise déjà faible intrinsinquèment mais aussi démobilisée et expérimentale hier soir dans le Chaudron. Extraits.

"L'enseignement se situe dans les choix d'Alain Pochat, qui n'avait pas emmené Alvero, Nduquidi ou Lutin et de facon plus surprenante Averlant. Pour ce match sans enjeu pour les Picards, certains choix ressemblaient à une manière de préparer l'avenir, de faire joueur des jeunes. Titulaire, Rafii (20 ans) a été remplacé à l'heure de jeu par Traoré (17 ans). Peu après, Manitu (20 ans) et Somon (18 ans) ont fait leur entrée. C'est à ce moment-là qu'Amiens a coulé définitivement et encaissé 3 nouveaux buts inscrits trop facilement par les Stéphanois."

Pas sûr que les Verts tomberont sur une équipe aussi friable en play-off vendredi soir à Geoffroy-Guichard...

En Avant Saivet !

10/05 14:11

Henri Saivet, qui n'avait plus scoré depuis son pion de la 1ère journée à Dunkerque, a retrouvé le chemin des filets lors de la dernière journée. Le milieu offensif clermontois a marqué de la tête l'unique but de la victoire du Clermont Foot contre l'En Avant Guingamp.

Le club d'Alpha Sissoko (non convoqué pour cette ultime rencontre) aura été l'un des plus gros flops de cette saison. Alors qu'ils visaient le top 5, les Costarmoricains ont fini à la 11e place à 18 points du 5e Rodez !

On rappellera que l'EAG a pourtant été la première équipe à battre les Verts cette saison de L2 (3-2 à GG lors de la 8e journée). 9 autres équipes auront réussi à faire chuter l'ASSE : Le Mans, Annecy, le Red Star, Dunkerque, Reims, Boulogne, Bastia, Troyes et Rodez. 

 

C'était la magie verte

10/05 13:42

Conservateur du Musée des Verts, Philippe Gastal s'est exprimé dans un reportage diffusé hier sur France 3 Auvergne Rhône-Alpes

Il y avait beaucoup de demandes à travers le courrier de personnes qui souhaitaient acheter une casquette, une écharpe...mais rien ne se faisait à l'époque. Donc les responsables de la direction du club ont pris contact avec des fournisseurs locaux pour demander à des usines locales si elles pouvaient en fabriquer. Il y a d'ailleurs un industriel stéphanois qui a pensé à fabriquer et à commercialiser un million de bretelles au printemps 76.

À l’époque, toutes les voitures pratiquement avaient un pare-soleil spécifié "Allez les Verts". D'ailleurs, en ce printemps en 76, toutes les voitures, même les trams de Saint-Etienne, étaient enrubannées de vert. Toutes les boutiques rivalisaient pour faire la plus belle devanture, que ce soit des charcutiers, des pâtissiers, et on voyait fleurir des produits dérivés à l'intérieur de ces magasins.

Quand l'ASSE se déplaçait, tout le monde voulait évidemment porter une écharpe ou une casquette à l'effigie du club. Qui n'est pas allé à Glasgow pour assister à la finale avec son accessoire à l'effigie de l'AS Saint-Etienne ! La France était verte, c'était la magie verte."

On a pris de la confiance pour les play-offs

10/05 08:30

Buteur et auteur de deux passes décisives hier soir contre la lanterne rouge, Lucas Stassin positive dans la dernière édition du Progrès

"C’est la première fois qu’on gagne un match 5-0 et qu’on finit avec de la déception. Mais il faut prendre le positif, on a pris de la confiance pour les play-offs. On n’avait pas notre destin entre nos mains, on a fait le job. On aurait dû le faire avant. C’est pour ça qu’on ne monte pas directement. On s’est tous demandé ce qu’il se passait quand le stade a crié à la fin mais on s’est vite calmé… Maintenant, on a potentiellement deux matchs sur trois à la maison, ce sera une grosse force. C’est dur, on a beaucoup de blessés mais personnellement je me sens bien. On donnera tout, j’espère que l’équipe sera motivée." 

Les Green Angels se payent KSV

10/05 08:16

Sous les yeux de Larry Tanenbaum, Ivan Gazidis, Huss Fahmy et Jaeson Rosenfeld, les Green Angels se sont payés KSV hier soir à Geoffroy-Guichard comme l'attestent les clichés ci-desssous pris par notre fidèle potonaute clements et publiés sur son site Furania Photos.

 

Montanier, entraîneur le plus performant en L2 cette saison

10/05 08:01

Comme le souligne Opta, Philippe Montanier a récolté 26 points en 13 matches, soit une moyenne de 2 points par rencontre. C'est la meilleure moyenne pour un entraîneur en L2 cette saison. Son prédécesseur Eirik Horneland, tournait à seulement 1,6 point par rencontre...

Lacuesta et Larios se sont tapés dessus

10/05 07:46

Ancien milieu de terrain de l'ASSE et du SCB, Félix Lacuesta replonge dans sa carrière pour la Pravda. Extraits.

"Le joueur le plus fort contre lequel j'ai joué ? Comme on parle toujours de joueurs offensifs, je vais citer deux défenseurs : Gérard Janvion et Osvaldo Piazza. Jean-Louis Cazes était un monstre. Mais Gérard était encore plus phénoménal comme arrière droit. Il avait tout. Quant à Osvaldo, c'était un bolide. Il partait balle au pied et allait taper devant. Extraordinaire.

Le plus drôle ? Avec les femmes ? Jean-François Larios. Moi aussi, j'ai aimé la terre entière. Mais depuis que j'ai rencontré Lucie, il y a 33 ans, je ne bouge plus une oreille. Qu'est-ce que tu veux y faire ? Jean-François a les boules de moi et il était jaloux. On a débuté ensemble à Saint-Étienne et on ne s'est pas trop entendus. On s'est tapé dessus, même. Il parait qu'il m'en veut aussi parce que les Verts de 76 lui reprochent toujours d'avoir dit au président Rocher, après la finale de Glasgow, que ce n'était pas grave car nous, les jeunes, allons la lui gagner. C'est moi qui ai dit ça ? Possible.

Le moment où je me senti le plus trahi ? De retour de prêt de Bastia, on se met d'accord avec Jean-François Larios : ou on signe tous les deux à Saint-Étienne, ou pas. Dans le bureau du président Roger Rocher, on ajoute : « On vient de jouer une finale de Coupe d'Europe. Il faut nous payer ce qu'on mérite. » Quinze jours se passent. Et un matin, je lis dans L'Équipe : « Larios signe à l'AS Saint-Étienne » Il s'est bien foutu de moi. De colère, j'ai resigné à Bastia. Ma plus grosse fête ? Après la victoire en Coupe de France avec Bastia, la première pour un club Corse [2-1 contre Saint-Étienne le 13 juin 1981, ndp2]. Elle a duré un mois. Le temps de faire le tour de l'île."

 

Duffus fait souvent la diff'

09/05 23:18

Au sein de la 2e meilleure attaque de la saison de L2 (59 pions, soit 1 de moins que le champion troyen), Joshua Duffus, auteur ce soir des 2 premiers buts de l'écrasant succès contre Amiens (5-0), aura de loin été le plus décisif au regard de son temps de jeu. En 806 minutes (hors temps additionnel) et seulement 7 titularisations, celui qui fêtera ses 21 ans à la fin du mois a claqué pas moins de 7 pions et délivré 3 passes décisives !

 

Une manita mais c'est pas la joie

09/05 22:57

Philippe Montanier a commenté en conférence de presse son 8e succès d'entraîneur stéphanois, à la fois le plus éclatant et le plus vain. 

"C’est la première fois que je vois un vestiaire triste après une victoire 5-0. Évidemment, tout le monde est déçu. Mais on a ce qu’on mérite, car on aurait dû performer avant ce match face à Amiens. Il fallait malgré tout performer ce soir, et même si ce n’est pas notre meilleure rencontre en termes d’engagement, ça permet de repartir du bon pied après trois revers de rang. Il fallait à tout prix casser cette spirale.

On a retrouvé de l’efficacité offensive, certains mouvements. Lorsque’il a fallu protéger Brice, tout le monde a répondu présent. Ce n’est pas notre meilleur match mais il était important de rebondir. Il faut récupérer avant une rencontre en configuration Coupe de France. On va rencontrer un adversaire qu’on connaît et qui nous connaît. Devant notre douzième homme, ce n'est pas rien. Même si ça s’annonce difficile, ça le sera aussi pour notre adversaire.

Joshua Duffus a une entorse de la cheville. Je me veux toujours de nature optimiste et je vais l'être le concernant. On doit également gérer Julien Le Cardinal pour lequel la douleur se réveille après une heure de jeu. Gautier Larsonneur a une plaie au niveau du genou, ce qui la flexion très difficile. On a la chance de compter sur un Brice Maubleu performant. Ce soir, côté positif, on récupère Aïmen Moueffek et Zuriko Davitashvili." 

Sainté passera par les play-off

09/05 22:03

Malgré leur victoire nette face à Amiens (5-0), les Verts devront passer par les play-off pour retrouver la L1 suite à la victoire du Mans à Bastia. Ils affronteront vendredi prochain à Geoffroy-Guichard le vainqueur du match entre Red Star et Rodez.

Pour cette première finale, Philippe Montanier avait aligné un 11 un peu différent, faisant confiance à Maxime Bernauer dans l'axe au côté de Julien Le Cardinal. Dennis Appiah suppléait Kévin Pedro et Brice Maubleu remplaçait Gautier Larsonneur. Au milieu, Luan Gadegbeku accompagnait Alpha Kanté. Devant, Joshua Duffus prenait le couloir gauche de Zuriko Davitashvili.

C'est ce même Duffus qui se mettait rapidement en action. Sur un ballon en profondeur d'Appiah, Cardona centrait pour le Jamaicain qui concluait face au but (1-0, 6e). Les Verts voulaient vite doubler la mise mais peinaient face à des Amiénois pourtant déjà relégués. Il fallait attendre les dernières minutes de la 1e mi-temps pour voir Stassin remettre d'une talonnade à Duffus dont le plat du pied ne laissait aucune chance au gardien amiénois (2-0, 40e).

Le Mans menait à Bastia et les Verts avaient fait le travail. Il fallait encore enfoncer le clou pour s'éviter une frayeur. Stassin, encore lui, remettait d'un bel extérieur le ballon dans l'intervalle pour Davitashvili qui cloturait le suspense (3-0, 69e). Les espaces s'ouvraient de plus en plus. Côté gauche, Stassin partait de son camp pour crocheter son défenseur dans la surface et fermer son pied droit pour aggraver la marque (4-0, 82e). Dans la foulée, Moueffek se présentait seul face au gardien amiénois pour terminer la soirée (5-0, 85e).

Comme il y a 2 saisons, les Verts de Montanier devront passer par les play-off et suivra avec attention le résultat de Red Star - Rodez ce mardi.

Le résumé vidéo de la manita est à voir ici.

La réserve arrache un succès capital contre Mâcon

09/05 21:49

Grâce à un but marqué à la 94e minute qui avait été fatale aux Amazones 3 jours plus tôt dans le même stade Salif-Keita, la réserve a arraché une victoire capitale dans l'optique du maintien.

Lors d'une première équilibrée, les Verts ont eu deux grosses occasions d'ouvrir le score. Mais Noah Moulin a perdu son duel avec le gardien et Karim Cissé a tiré sur le poteau. Auteur d'une excellente prestation, Matéo Houngbo-Civier a réalisé 2 parades décisives dans le premier acte et 3 autres dans le second.

Dominés après la pause, les Verts ont su résister grâce à leur impérial gardien mais aussi à des sauvetages en catastratrophe dont un de Karim Cissé. S'ils ont mal géré quelques situations de contres dans le temps réglementaire, les Stéphanois en ont planté un assassin dans le temps additionnel grâce à un exploit de leur supersub Mylan Toty (photo), qui a élliminé deux adversaires. 

La compo : Houngbo-Civier - Stojkovic, Kasia, Mouton (Benkou, 82'), Dodote - Sahraoui, Traoré (Sissoko, 75'), Baallal - Moulin (Agésilas, 67'), Othman, Cissé (Toty, 82').

Premier non relégable avec 1 points d'avance sur l'antépénultième Moulins et 2 sur Jura Sud, Sainté jouera samedi prochain lors de la dernière journée sur le terrain de la lanterne rouge Cosne, reléguée ce soir suite à sa défaite 

La réaction de Sylvain Gibert : "On on a fait une bonne première mi-temps contre une équipe qui jouait la montée et dont on connaît les qualités. Notre seconde période a été plus compliquée dans le contenu. Physiquement c'était compliqué, on sent que la saison est longue, les mecs sont impactés. Mais la grosse satisfaction, c'est l'état d'esprit. Les garçons ont été solides et solidaires. On a su résister, notamment grâce à un très grand Mathéo dans les cages. Et on a su aller chercher la gagne à la 94e, ce but nous fait un bien fou. C'est une vraie récompense pour les joueurs. il faut savourer mais on n'est pas encore maintenu. Notre maintien se jouera la dernière journée. Il faudra aller gagner à Cosne pour rester maîtres de notre destin."

Bridonneau était possédé

09/05 17:29

Espérant que le Chaudron vive une telle scène de liesse ce soir à Geoffroy-Guichard, Damien Bridonneau, qui gère désormais en famille la résidence de vacances Digoune sur les hauteurs de Furiani, est revenu hier pour Jérôme Gallo sur l'inoubliable but du titre contre Châteauroux inscrit il y a 22 ans (comme le temps passe !)

"J’étais très ami avec Philippe Masseguin, qui n’est malheureusement plus là [ce photographe de l’ASSE est décédé en novembre 2019 à l’âge de 60 ans, ndp2]. Philippe était très proche de moi, il m’a fait découvrir l’univers stéphanois, les valeurs du club. Un jour on a discuté et je lui ai dit : « J’aimerais bien savoir ce que ressent un buteur à Geoffroy-Guichard. » A chaque fois Philippe me boostait, me disait : « Damien, il faudrait que tu fasses un truc, que tu rentres dans l’histoire du club. » J’étais très proche des supporters.

Cet évènement est arrivé lors de cette dernière journée, contre Châteauroux. Fred Antonetti m’avait dit que pour ce dernier match il ferait jouer Patrice Carteron car il était en fin de contrat. Moi j’avais un peu les boules. Le coach me dit que je vais rentrer à la mi-temps mais je ne rentre pas tout de suite. Je m’échauffe du côté des Green Angels, j’ai dû inhaler quelques odeurs par-ci par-là (rires). Je me suis dit : « je n’ai rien à perdre, je suis frais comme un gardon, je cours beaucoup, j’y vais, je fonce. »

Je suis latéral droit, normalement je dois faire la touche. C’est David Hellebuyck qui fait la touche. Fred Mendy, « Petit Ly », normalement côté gauche, se retrouve à droite, on ne sait pas pourquoi. C’était complètement déglingué cette équipe au final ! (rires) On a tous été à l’abordage en fait, le public surtout. Il nous a poussés. Je marque ce but du titre et là… Maintenant je connais la sensation d’être un buteur à Geoffroy-Guichard. J’étais possédé, j’ai enlevé mon maillot."

L'occasion de revoir pour la 4242e fois ce fameux pion !

L'ASSE dans le top 5 français du merchandising

09/05 16:28

En charge de la marque, du marketing et de la communication des Verts, le directeur général adjoint de l'ASSE Cédric Chambaz s'est exprimé aujourd'hui sur France 3 Auvergne Rhône-Alpes.

"Le club reste parmi les plus gros vendeurs de produits dérivés, à la 5ème place en France. Les soirs de match, près de 1500 personnes passent en caisse à la boutique officielle. La descente en Ligue 2 n'a eu presque pas d'effet sur les ventes de merchandising. Nos fans sont vraiment fidèles. Dans l'adversité comme dans la réussite, ils sont là.

Si on réfléchit au business model d'un club de football, historiquement, ça s'ancre sur des droits télé, la vente de joueurs, le sponsoring, la vente de billets, et enfin, les produits dérivés. On l'a vu récemment, la partie droits télé est un élément qui est en train de disparaître. Donc il faut rééquilibrer l'équilibre entre les différents leviers sur lesquels on a encore le contrôle, en tant que club, et le merchandising prend une dimension plus importante.

On est en train de construire des choses contemporaines inspirées par le passé. Avec un club qui a été fondé en 1933, on a un énorme héritage sur lequel construire. On rajoute parfois des animations en point de vente qui vont rendre la visite encore plus exceptionnelle, comme la signature de dédicaces par des anciens joueurs ou la visite d'un joueur de légende qui se passe sur la région."

Après Macron, Mâcon !

09/05 15:02

Alors que leurs glorieux anciens de 1976 ont eu droit hier soir à un vibrant hommage d'Emmanuel Macron, les réservistes recevront Mâcon (2e) lors de l'avant-dernière journée de N3 ce samedi à 18h00 à Salif-Keita, là-même où les Vertes ont arraché à la 93e minute leur relégation en D2 il y a 3 jours.

Actuellement hors de la zone rouge seulement mais à égalité de points avec le premier relégable Jura Sud qui affronte à Auxerre une équipe de l'AJA n'ayant plus rien à jouer, les protégés de Sylvain Gibert risquent à leur tour de descendre car ils accueillent un club partenaire des vilains toujours en course pour la montée en N2. 

Son entraîneur Frédéric Jay évoque ce match dans la dernière édition du Journal de Saône et Loire. 

"Certains Stéphanois savent déjà qu'ils ne sont pas conservés mais les joueurs sont des compétiteurs. S'ils ont envie de devenir professionnels et d'en faire leur métier, j'estime qu'ils doivent faire leur travail jusqu'au bout. Pour moi, les réserves vont jouer le jeu jusqu'au bout et tout faire pour l'emporter. Je ne connais pas la politique des Verts mais je ne les vois pas accepter une descente en R1. A l'aller, on avait été mené et on avait renversé la vapeur face à de bons jeunes. Cela reste Saint-Etienne, un bon club formateur. Il y aura de la qualité en face. On doit d'abord compter sur nous nous, gagner ce match, en espérant que dans le même temps le leader Hauts Lyonnais fera un faux pas chez le 4e Orléans."

Fall s'impose à Pau

09/05 12:34

Avec le Clermont Foot (Saïdou Sow, Henri Saivet, Ilhan Fakili, Kader Bamba), le Pau FC est le plus vert des autres clubs que l'ASSE cette saison en L2. Mais les Béarnais seront encore privés de 3 de leur ex-Stéphanois ce soir à Reims lors de la dernière journée, comme le souligne La République des Pyrénées.

"Noah Raveyre était en pleurs ce vendredi matin. "Il devait jouer ce dernier match, il a tout fait pour, mais il s'est bloqué le dos à l'entraînement" raconte Thierry Debès. Anthony Briançon a subi "par athroscopie, un nettoyage de son genou" rèvèle l'entraîneur palois. Il sera à l'arrêt 3 à 4 semaines. Malgré une hécatombe en défense, Setigui Karamoko n'est plus apparu dans le groupe pro depuis fin février. Suite à une saute d'humeur avant la réception de Bastia, il est depuis cantonné en équipe réserve."

Tout va bien par contre pour Cheikh Fall ! Alors qu'il n'avait joué qu'un quart d'heure en L2 sous le maillot vert, l'ancien capitaine de la réserve s'apprête à jouer son 22e match de championnat de la saison, le 8e en tant que titulaire. Le Sénégalais de 22 ans s'est confié il y a une semaine dans le même quotidien régional

"Je joue là où le coach décide de me faire jouer, je suis au service du collectif. J’essaie de m’inspirer de mon idole Cristiano Ronaldo. J’essaie d’avoir la même éthique de travail : bien manger, bien dormir. C’est une saison d’apprentissage. J’aurai beaucoup appris cette saison, c’est ma première saison complète en pro. J’ai beaucoup appris sur l’intensité et l’exigence du haut niveau. J’ai beaucoup appris des joueurs expérimentés de l’équipe. J’aime bien Pau, je me sens bien ici."

L'ex-protégé de Razik Nedder et Sylvain Gibert a eu droit aux éloges de l'entraîneur palois il y a 8 jours en conférence de presse. 

"Cheikh a de très grosses capacités, un gros potentiel. Dans le domaine aérien il excelle, c’est lui qui se crée quasiment toutes les situations dès qu’il est sur le terrain. Il a un profil très intéressant car il peut joueur à trois postes : relayeur, sentinelle et défenseur central. C’est un  joueur pour l’avenir, un travailleur acharné qui va être amené à entrer de plus en plus dans la rotation."

Nanard regrette le retour avorté de Galette

09/05 10:56

Dans son bouquin Temps additionnel paru avant-hier aux éditions Solar, Nanard regrette le retour avorté de Galette. Extraits.

"Ne vivant pas à Saint-Etienne, je ne maîtrisais pas tout ce qu’il se passait au club mais il paraissait évident qu’entre Christophe Galtier et Roland Romeyer flottait une certaine tension. Je me souviens d’un match à Marseille où Roland avait tout fait pour éviter Christophe. En fait ils ne se parlaient plus, la situation devait intenable. Christophe décida de partir. 3 profils sortaient du lot pour lui succéder. Claude Puel mais il était encore sous contrat avec Southampton qui ne voulait pas le libérer. Claudio Ranieri qui me plaisait beaucoup mais ses exigences financières, autour de 350 000, 400 000 € par mois, le condamnaient aux yeux de Roland. Restait Oscar Garcia, dont l’expérience réussie à Salzbourg avait attiré notre attention et inspiré notre choix. Mais dès l’automne venu, pris dans des problèmes personnels insolubles, il décrocha au point de nous donner sa démission à la trêve [il s’est en réalité barré dès le 15 novembre, quelques jours après la manita prise à Geoffroy face aux vilains, ndp2].

Roland estimait que Julien Sablé était la personne idoine pour reprendre l’équipe. J’en doutais fortement. Je pensais même qu’on allait droit dans le mur avec lui. J’ai téléphoné à Christophe pour l’inviter à dîner. A table, face à face, je l’ai interrogé : « Je te pose la question de vérité : serais-tu prêt à revenir à l’AS Saint-Etienne ? » Il était libre et pouvait être rapidement opérationnel. Sa réaction ? Oui à condition, d’avoir les pleins pouvoirs sportifs. « Je n’ai pas besoin d’un directeur sportif, je veux simplement travailler avec mon adjoint Thierry Oleksiak, qui a déjà fait ses preuves. » Je ne pouvais pas rêver meilleure réponse de la part de Christophe avec lequel je m’étais aussitôt mis d’accord. Le lendemain, j’ai appelé Roland et je suis tombé de ma chaise : « Non, Bernard, c’est hors de question ! » Il restait sur son idée de Julien Sablé, en m’assurant qu’il ferait mieux que Christophe.

Roland m’écrivit même un texto en m’expliquant, chiffres à l’appui, qu’au cours des 7 prochains matches, l’équipe engrangerait 11 points avec lui et qu’elle se sortirait vite d’affaire. Il me demandait de trouver quelqu’un qui puisse aider Julien, l’accompagner. Eric Blondel, qui était team manager à l’ASSE, eut l’idée de Jean-Louis Gasset. Il s’est rendu à Saint-Etienne pour rencontrer Roland qui lui proposa un salaire de 20 000 € par mois. Gasset lui rit au nez. Sablé touchait une somme équivalente mais Jean-Louis avait 64 ans, une solide expérience et on l’appelait pour opération de sauvetage. Roland comprit qu’à moins de 60 000 €, Gasset ne bougerait pas de son domicile.

Julien lui précisa, à son arrivée : « Attention, je suis le numéro 1, toi le numéro 2. » Intérieurement, Gasset avait dû pouffer, genre : « Ben mon petit, on va bien voir ce que tu es capable de faire. » Il s’aperçut assez vite que Julien était sans doute un excellent patron du centre de formation, son doute un bon entraîneur adjoint mais n’était sûrement pas un numéro 1. Et ce qui devait arriver arriva : la catastrophe. L’équipe, au lieu de prendre 11 points comme Roland le promettait, engrangea 2 malheureux points. Il dut se rendre à l’évidence, déchargea Julien de ses responsabilités et nomma Jean-Louis entraîneur principal des Verts. Au même moment, Christophe, resté 6 mois sans entraîner, s’engageait avec le LOSC. Et 18 mois plus tard, il devenait champion de France…

Le bel hommage de Karambolage

09/05 09:17

Excellente émission d'Arte, Karambolage est revenu hier sur la mythique finale des Verts de 1976 à Glasgow. Merci à notre fidèle potonaute meta_42 de nous avoir signalé cette sympathique vidéo !

Elie rend hommage à Roby

09/05 08:47

Elie Baup rend hommage à Robert Herbin dans la dernière édition du Progrès. Extraits.

"C’est grâce à Pierre Garonnaire que j’ai fait la connaissance de Robert Herbin. J’admirais bien sûr l’entraîneur mythique des Verts d’autant plus qu’il était passionné par le développement des jeunes. Robert Herbin, c’était le football. C’était le Sphinx qu’on mettait sur un piédestal. Quand tu t’engageais dans le foot, c’était la référence. Il avait un côté mystique et mystérieux. Tu rencontres peu de gens comme ça dans ta vie ! 

Herbin a mis en place le travail physique répétitif intermittent. C’est intégré aujourd’hui. Il y a toujours eu l’impact technique, le jeu sans ballon mais à un moment, il faut courir ! Quand on voit aujourd’hui le pressing et le contre-pressing du PSG, ça veut dire qu’il y a un gros travail physique en amont. Aimé Jacquet a compris que sans ça, on ne pouvait atteindre le haut niveau. 98 lui a donné raison. Et ça a infusé la formation des entraîneurs. 

Herbin a inventé des choses importantes dans la progression du jeu, l’analyse. Il rationalisait le jeu, avec l’occupation de tous les espaces, sur les côtés… Il y avait un jeu en profondeur, vers l’avant, des milieux qui allaient presser haut. Aujourd’hui, on parlerait de transitions offensives rapides. Une notion d’utilisation de l’espace au niveau offensif puis de fermer partout les espaces qui reposait sur une grosse discipline et une grande générosité."

Passion, pression, émotion... accession ?

09/05 08:01

Cofondateur de Poteaux Carrés, Christophe Verneyre (alias "Parasar") sera ce samedi à la Librairie de Paris (6 rue Michel Rondet à Saint-Etienne) de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 16h30 pour dédicacer son excellent bouquin La Passion selon Saint-Etienne, publié il y a 5 ans aux éditions En Exergue et réédité le 3 octobre dernier. 

Rien de tel que de rencontrer la plus belle plume de la toile verte pour évacuer un peu la pression d'une journée qui s'annonce riche en émotions, avec la célébration des Verts de 1976 à Geoffroy-Guichard... et l'accession de l'ASSE en Ligue 1, si tout se passe bien contre Amiens et à Furiani !

Vive Saint-Étienne, vive les Verts, vive la République et vive la France !

09/05 07:30

S'il est un supporter de l'OM, Emmanuel Macron a conscience que l'ASSE reste le plus grand club de l'histoire du pays, le seul à l'avoir autant fédéré. Dans un message vidéo à l'adresse des Verts de 1976 réunis hier soir lors d'un dîner à Saint-Etienne, le Président de la République leur a rendu un vibrant hommage.

"Mes chers Verts, chers amis, je ne peux malheureusement pas être parmi vous ce soir, mais je voulais vous adresser quelques mots pour vous dire combien cette génération des Verts de 1976 a marqué et continue de marquer la mémoire française. Il y a 50 ans, vous avez fait bien plus que disputer la Coupe d'Europe des Champions. Vous avez redonné espoir à un football orphelin de la génération Kopa de 1958.

Des mois durant, toute la France a vibré avec vous, toute la France a regardé Saint-Étienne à la télévision avec les commentaires indispensables de Thierry Rolland et Bernard Père. Toute la France a espéré avec vous. Vous n'étiez pas, vous, les Verts, l'équipe de France, mais vous étiez devenus l'équipe de la France.

De Geoffroy-Guichard à Glasgow, vous avez porté les couleurs françaises avec générosité, avec humilité, ce qui a profondément marqué les Français. En venant d'une terre qui avait tant porté et elle aussi tant souffert, vous avez incarné cet esprit, cette combativité. Les batailles contre les Rangers, le Dynamo Kiev, le PSV Eindhoven, le Bayern Munich, déjà, sont une épopée qui demeure. Et tout cela avec cette forme de panache que l'on aime tant dans notre pays.

Les poteaux carrés d'Hampden Park demeurent à jamais, à tort ou à raison, le symbole de l'injustice. Mais peu importe, c'est aussi ce qui entretient une légende que la France a aimée et aime encore. Autour de Robert Herbin, avec Curkovic, Janvion, Farison, Repellini, Piazza, Lopez, Merchadier, Bathenay, Synaeghel, Larqué, Santini, les frères Revelli, Sarramagna, Rocheteau et tant d'autres, vous incarniez quelque chose de plus grand que le football, une équipe qui ressemble aux Français. Cette ferveur était telle qu'à votre retour de la finale perdue de Glasgow, des milliers de personnes vous avaient accueillis sur les Champs-Élysées avant que le président Valéry Giscard d'Estaing ne vous reçoive à l'Élysée.

Et puis, il y avait cette chanson de Monty qui a traversé le temps, que l'on reprend encore à Geoffroy-Guichard et que tout le monde connaît. 50 ans plus tard, votre épopée reste un souvenir intact pour des millions de Français et pour plusieurs générations, parce qu'au fond, les Verts de 1976 ne sont pas seulement une grande équipe de football, ils sont une part de notre mémoire collective. Alors ce soir, je voulais simplement vous dire merci. Merci pour ces souvenirs. Merci pour cette fierté que vous avez donnée au pays. Et je vous le dis comme je le pense en cet instant : qui c'est les plus forts, évidemment, c'est les Verts.

Alors vive Saint-Étienne, vive les Verts, vive la République et vive la France !"

Nanard fracasse Wantier

08/05 22:33

Dans son bouquin Temps additionnel paru hier aux éditions Solar, Bernard Caïazzo se targue d'avoir recruté les attaquants les plus impactants de l'ère Christophe Galtier et met un gros taquet à David Wantier, responsable du recrutement de l'ASSE de 2015 à 2020 et actuel directeur sportif de l'AJA. Extraits.

"En janvier 2012, la négociation pour un prêt d'Alejandro Alonso, l'Argentin de Monaco, était bien engagée lorsque son agent commença à faire monter les enchères. Pour éviter d'avoir le couteau sous la gorge, Monaco nous proposa alors le prêt d'Aubameyang et, le dernier jour du mercato, l'accord oral fut conclu avec son agent italien. Rendez-vous était pris à Saint-Etienne pour la visite médicale et la signature des documents. Or, coup de théâtre, l'agent d'Alonso nous faisait savoir dans le même temps qu'il acceptait finalement toutes les conditions fixées par l'ASSE, et qu'il viendrait le 31 pour parapher son contrat. 

Pour éviter tout risque, nous avions décidé d'accueillir les deux joueurs. Alonso, le premier arrivé, signa son contrat à nos conditions. L'agent d'Aubameyang étant en route vers Saint-Etienne, Roland me téléphona pour que je lui demande de rebrousser chemin : tout compte fait, lui et Christophe estimaient que l'ASSE n'avait plus besoin de Pierre Emerick Aubameyang. Ma réaction : nous ne pouvions pas faire une chose pareille ! Le prêt nous coûtait 30 000 € par mois, à nous d'assumer, quitte à ce que le joueur n'évolue qu'avec la réserve. Roland comme Christophe le comprirent. 

Arrivé remplaçant du remplaçant, Pierre-Emerick est devenu un joueur clé de l'ASSE et fut l'un des artisans de la victoire de la Coupe de la Ligue en 2013 (...) L'unique but de la finale a été marqué par Brandao. Fin juillet 2012, j'avais téléphoné à Elie Baup, alors entraîneur de l'OM, afin de prendre de ses nouvelles. Dans le cours de notre conversation, il me cita le nom de Brandao dont le club souhaitait se séparer. Personnellement Elie le regrettait mais il ne pouvait pas s'opposer à la décision de sa direction. J'avais aussitôt joint Franck Henouda, l'agent du joueur, et l'affaire fut bouclée en 48 heures. Brandao a été un peu l'âme de l'équipe stéphanoise. Sans doute pas le meilleur joueur et le plus esthétique, mais avec cette mentalité de gagneur comme il n'en existe pas beaucoup.

C'est le dernier recrutement auquel j'ai été mêlé. Depuis, rien, pas la moindre négociation. J'ai adressé de nombreux reproches à la cellule de recrutement du club, en lui disant : "Le plus incapable des supporters aurait fait un meilleur recrutement que vous." Je pensais en particulier aux Diony, aux Lacroix et même à Boudebouz et Kolodziejczak qui nous coûtèrent les yeux de la tête car leurs émoluments mensuels étaient de l'odre de 200 000 à 220 000€. Une aberration totale (...) Roland est devenu au fil du temps la victime de gens qui l'induisaient en erreur et profitaient de lui dans le recrutement comme Wantier. Le Roland plus jeune ne se serait pas laissé manoeuvré comme il l'a été. Or il a cédé (...) Si j'avais été le responsable du recrutement, je n'aurais sûrement pas pris un certain nombre de joueurs."

Attention quand même à Leautey !

08/05 19:45

Jamais les Verts n'ont été autant favoris d'un match de L2 cette saison que demain contre Amiens selon des bookmakers beaucoup plus partagés sur le sort du très incertain Bastia-Le Mans. 

L'ASSE devra quand même se méfier des Picards, notamment d'Antoine Leautey. Ayant mis 7 buts de moins que l'exercice précédent, le désormais trentenaire a été un des flops d'une saison qu'il a entamée à Reims avant de revenir dans la Somme au mercato hivernal. 

Courtisé vainement par Sainté au mercato estival 2023, le natif de Versailles avait battu 2 fois les Verts la saison 2023-2024 (il avait marqué le but victorieux au match aller à la Licorne). Entraînée à l'époque par Omar Daf, son équipe était plus hermétique qu'aujourd'hui.

On aura noté qu'il avait également claqué l'un des 3 pions victorieux des Picards lors de la dernière journée il y a 2 ans sur le terrain grenoblois d'un certain Brice Maubleu, qu'il défiera demain soir à Geoffroy-Guichard dans un tout autre contexte.

Les 18 pour écrire l'histoire demain face à Amiens

08/05 18:19

Dernière journée de championnat de Ligue 2 demain pour nos Verts, largement favoris à la montée au début de saison et qui finalement se doivent de battre le dernier Amiens, demain (coup d'envoi à 20 heures), tout en espérant un faux pas du Mans en Corse, là où les Verts ont démarré une piteuse série de 3 défaites consécutives.

Pour cette rencontre qui peut s'avérer historique, Philippe Montanier, au moment de faire son choix a dû composer avec les blessures et les incertitudes.

S'il sera privé de son habituel capitaine Gautier Larsonneur, le coach vert peut compter sur plusieurs retours d'importance :

En défense, Julien Le Cardinal, recrue de l'hiver qui a vite conquis les coeurs stéphanois est de retour, alors que Kevin Pedro blessé, Ebenezer Annan (appelé chez les Blacks star du Ghana) et Aboubakar Soumahoro, recrue hivernale non encore apparue en vert sont absents.

Au milieu de terrain, Aimen Moueffek fait lui aussi son retour dans le groupe, Adam Baallal retrouvant la réserve.

Enfin, et il ne sera pas de trop, notre meilleur buteur (et joueur ?) de la saison, Zuriko Davitashvili est bien présent, tout comme Djylian N'Guessan, lui aussi de retour de blessure.

Pas de doute, ce groupe est de qualité et largement armé pour faire vibrer Geoffroy-Guichard et tout un peuple vert qui a envie de rester éveillé tard, après une belle victoire face aux gars de la Somme. 

Videira vit pour ces matches-là

08/05 16:56

Alors que les Verts auront la chance de recevoir une lanterne rouge amiénoise déjà condamnée et assurée de finir dernière du championnat, les Manceaux auront un délicat déplacement à Bastia, qui joue sa survie en L2. Obligé de l'emporter à Furiani si Sainté fait le job contre les Picards, Patrick Videira s'est exprimé ce vendredi en conférence de presse. 

"On sait que ça va être très compliqué à Bastia mais on va y aller pour faire du Mans FC. La motivation est là, les garçons ont fait un championnat exemplaire, extraordinaire. On est des compétiteurs, on veut aller là-bas pour gagner. Armand-Cesari, c’est différent de Geoffroy-Guichard. Le Chaudron, ça fait énormément de bruit mais à Furiani il y a beaucoup d’intensité. C’est un club qui appartient aux familles. Vous voyez des enfants de bas âge, dès la naissance ils prennent la carte de supporter, de socio. C’est le club de la Corse, il y a des gens qui font plus de 2 heures de route pour voir les matches. Il y a énormément de ferveur au sein de ce club. Mon envie est très claire, je veux mettre Le Mans FC en 1ère division. Les Bastiais auront la volonté comme ils l’ont fait contre Sainté de vouloir emballer très rapidement le match, de mener rapidement au score pour amener le public avec eux. L’entame va être essentielle car cette équipe va mettre beaucoup d’intensité et d’agressivité sur les premiers duels.

Nous on a un projet de jeu bien défini et on doit s’y tenir. On va jouer un super match de football dans une belle atmosphère. On fait tous ce métier pour jouer ces matches à enjeu. On doit prendre beaucoup de plaisir et être déterminés, avoir du caractère. On ne dépend que de nous si on gagne à Bastia alors que le Sporting dépend d’un résultat de Boulogne à Laval. On n’a pas à regarder ce qui va se passer à Geoffroy-Guichard ou à Bauer [le Red Star reçoit un MHSC n'ayant plus rien à espérer, ndp2]. Je pense qu’en première mi-temps je ne me tiendrai pas informé de ce qui se passe dans ces matches-là en première mi-temps. Après, peut-être que je demanderai sur mon banc. Si on gagne, il n’y a pas de question à se poser. On a hâte d’être à demain, ce n’est que du bonheur. On a envie de vivre des émotions. On sait qu’on aura des gens derrière et on espère qu’on pourra fêter quelque chose de grandiose avec eux en rentrant."

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