

Deux anciens pensionnaires du centre de formation de l'ASSE sont dans l'équipe type de la 14e journée de L2 selon l'autoproclamée "bible du football" : le gardien du Paris FC Anthony Maisonnial (auteur de plusieurs parades décisives lors du succès 1-0 de son équipe à Orléans) et le latéral droit sochalien Papou Paye (victorieux 2-0 contre Le Havre).
Maisonnial (Paris FC) - Paye (Sochaux), Ogier (Clermont), Hountoundji (Clermont), Le Goff (Lorient) - Tardieu (Troyes), Demoncy (Orléans), Pambou (Grenoble) - Semedo (Grenoble), Hamel (Lorient), Wissa (Lorient).
Ancien latéral de l'ASSE et actuel consutant sur beIN Sports, Patrick Guillou replonge dans ses années stéphanoises dans une longue interview accordée à Dessous de Verts. Extraits.
"Quand Pierre Repellini a repris l’équipe avec Monsieur Herbin, il m’a demandé si je voulais venir à Saint-Etienne. Je serais venu à vélo, en brouette, à pied. J’avais envie de porter ce maillot après avoir supporté cette équipe pendant de longues années. Même quand j’étais à Bochum ou à Rennes, j’ai toujours été supporter. D’Allemagne, je venais voir des matches de l’ASSE à Geoffroy-Guichard. J’ai tout de suite saisi cette opportunité de signer à Sainté.
La première année a été compliquée, il a fallu attendre la 13e journée pour remporter le premier match. Moi j’avais des problèmes avec l’une de mes filles, elle était malade. Il fallait que je m’en occupe et les dirigeants avaient été royaux avec moi. Je leur ai dit que je devais mettre ma carrière entre parenthèses, que je jouerai quand on aurait besoin de moi avec la réserve ou avec les pros.
On s’est sauvé cahin-caha grâce à un but de Reginald Ray lors d’un match entre Le Mans et Cuiseaux-Louhans. On perd à Lille mais on se sauve. On ne descend pas en National, c’est tiré par les cheveux. On fait une chouille monumentale car c’est un soulagement pour tout le monde. On reste entre joueurs, c’est un moment magique à Lille. Le triumvirat Bompard-Soler-Nouzaret se met ensuite en place.
Le recrutement est alors excellent, typique pour faire une montée de D2 en D1. Je crois qu’on a dû attendre la 20e journée à Guingamp pour connaître notre première défaite. Une vague de sympathie se met en place, on joue un football attractif. Pourtant les quatre premières journées on ne gagne pas un match mais derrière on fait une superbe série. Des supporters s’identifient à Fayolle et Ponsard, des gars du cru.
Il y a des gars qui sortent d’une saison galère et qui sont revanchards comme Claude Fichaux, Romarin Billong et moi. Il y a l’éclosion de Julien Sablé, l’éclosion du centre de formation avec des joueurs comme Lucien Mettomo et Pape Sarr. Il y a les recrutements de Gilles Leclerc, Nestor Subiat, Kader Ferhaoui, ça avait été bien pensé. Cette dynamique nous porte, on sait que rien ne peut nous arriver.
Le staff technique de l’époque - Robert Nouzaret, Yves Brécheteau, Rudi Garcia, Jeannot Dées – casse tout ce qu’on avait mis en place la saison d’avant. Au niveau du vestiaire, on remet des valeurs en place, une dynamique collective. On met des règles en place, de l’autogestion car on était aussi pour beaucoup des joueurs d’un certain âge. Avant que Robert Nouzaret prenne la parole, on savait faire notre auto-critique, notre ménage dans le vestiaire.
Il y a eu cet engouement, notamment cette semaine au mois d’octobre où il y a eu 100 000 supporters en trois matches à Geoffroy-Guichard. On se sentait invincible sur le terrain, on était porté par la dynamique, par le public, par l’engouement dans la ville. Geoffroy-Guichard c’est , la fois le poumon et le cœur de la ville. Tout tourne autour du club. Cet engouement, il faut en être digne."

Buteur puis passeur décisif dimanche dernier à Nantes, Miguel Trauco a brièvement livré sa réaction à France Bleu Saint-Etienne Loire à l'issue de cette rencontre.
"Il y a eu beaucoup de changements, l'arrivée d'un nouveau directeur et d'un nouvel entraîneur, avec d'autres idées. C'est complètement différent. Mais, nous les joueurs, on doit s'adapter. On travaille pour. Dans cette équipe, personne se sent installé, titulaire. Et cette concurrence tire le groupe vers le haut et nous permet d'avancer. Cela fait du bien de marquer. Cela permet de me rappeler au bon souvenir de tout le monde, et de savoir qu'on peut compter sur moi. Je veux rester à l'AS Saint-Étienne. Je sais que j'ai encore des choses à régler dans mon jeu, et des progrès à faire. Et je travaille pour ça."
Dans la dernière édition de France Football, Jean-Michel Larqué souligne la montée en puissance de Denis Bouanga, qui a fêté hier ses 25 ans.
"Devant, Claude n'a pas exactement l'embarras du choix. Quand il a mis Diony et Abi pour le derby, je me suis dit "Mon Dieu..." C'était pour envoyer un message à Khazri ou Beric qui ont davantage de qualités techniques mais que Claude trouve peut-être insuffisants sur le plan de l'énergie. Celui qui a pris sa chance, c'est clairement Bouanga. Son investissement dans le couloir, même en piston, apporte vraiment des choses car il a la caisse et le mental pour répéter les efforts. Il est généreux, il n'est pas maladroit techniquement même s'il manque de qualités quand il est trop haut voire en faux neuf, comme c'était le cas à Monaco avant d'être remis sur un côté après la pause.
C'est peut-être ça le véritable apport de Claude Puel en match, sa capacité à réajuster quand ça ne va pas. Tout n'est pas parfait, comme ses changements en Coupe d'Europe qui n'ont pas été très payants, mais il est proactif, il ne subit pas. Je crois qu'il le fait d'autant plus qu'il sait que son équipe n'a aucune marge, aucun confort, aucune maîtrise. Pour l'heure, il essaye donc d'optimiser les moyens à disposition. Mais on peut parier qu'en janvier prochain, il va y avoir du mouvement. Car en l'état, il ne va pas faire des miracles toute la saison."
Joyeux anniversaire @BouangaDenis ! pic.twitter.com/3ftVBER7NW
— ASSE Comps (@ASSEComps) November 11, 2019
Robert Herbin revient sur la victoire des Verts à Nantes dans la dernière édition du Progrès. Extraits.
"C’est le match le plus abouti de l’ASSE depuis le début de saison. C’est un match où il y a eu beaucoup de détermination, cela ressemblait à une course-poursuite, basculant de droite à gauche. S’imposer à la Beaujoire, ce n’est jamais facile et ce succès, acquis avec beaucoup de caractère, renforce l’état d’esprit de tous les joueurs. Il y a vraiment quelque chose de positif et de solide qui se dégage pour les prochaines échéances. J’avoue sincèrement que c’est une agréable surprise."
La Pravda du jour met en exergue les bonnes stats de Zaydou Youssouf, seul joueur à avoir disputé les sept matches de l'ère Puel.
"C'est le meilleur récupérateur des Verts depuis le début de saison en L1 (83 ballons récupérés, soit 18 de plus que tout autre Stéphanois). Il s'impose également comme celui ayant remporté le plus de duels, après Harold Moukoudi (64% contre 67,1%, sur 11 matches de L1 contre 8). Son aisance technique lui offre le meilleur pourcentage de dribbles réussis devant Denis Bouanga (21/24, soit un ratio de 87,5%) mais son efficacité devant le but reste perfectible."
Responsable du recrutement au centre de formation des Girondins, Yannick Stopyra regrette dans le même quotidien sportif que le milieu de terrain ait quitté Bordeaux pour Sainté cet été contre 2,5 M€. "Parce que Zaydou est encore loin de ce qu'il peut faire, notamment dans l'impact. Il ne se fait pas assez respecter dans les duels et le jeu de tête. Quand il va commencer à oser, à frapper avec son bon pied gauche, il aura un prorata buts supérieur et il va vraiment faire mal."

L'équipe de France U18 a écrasé son homologue espagnole 6-1 ce soir en quart de finale de Coupe du Monde U17 à Goiania (Brésil). Pour la quatrième fois depuis le début du tournoi, le Stéphanois Marvin Tshibuabua est resté sur le banc, Jean-Claude Giuntini ayant reconduit sans surprise la charnière Chrislain Matsima (Monaco) - Nianzou Kouassi (QSG). C'est d'ailleurs ce dernier qui a ouvert le score.

Dans France Football à paraître demain, Jean-Michel Larqué tacle les numéros 6 et 29 de l'ASSE.
"Il faut rappeler d'où il partait, ça ne courait plus beaucoup. Je ne veux même pas accabler Ghislain Printant, je pense qu'un certain nombre de joueurs n'avaient plus beaucoup d'investissement à l'entraînement, et fatalement, ça se ressentait sur le physique : ça jouait à la baballe, ça ronronnait. Je pense notamment au rythme de sénateur des milieux de terrain, entre un Cabaye dont le dernier match de haut niveau doit bien remonter à quatre ou cinq ans, et Yann M'Vila, qui joue huit transmissions sur dix de façon latérale ou en retrait, et dont la dernière action percutante doit remonter à l'époque où Nicolas Sarkozy était encore président de la République.
Derrière eux, Loïc Perrin était en grande difficulté, notamment sur le plan physique. Saliba est quand même très bon, et à ses côtés, le jeune Wesley Fofana est en train de saisir sa chance. Il ne faut rien retirer à ce qu'a apporté Perrin au club, mais athlétiquement, avec ces deux-là, il y a bien plus de répondant. Je ne suis pas sûr que Claude ait déniché l'entrejeu du Barça mais Youssouf apporte le volume, l'énergie et l'impact qui faisaient défaut depuis le début de saison. Alors, c'est sûr que ça ne s'embarrasse pas avec des redoublements de passes et ça ne fait aucune fioriture. Mais pour l'heure ce Saint-Etienne est plus efficace que lors des deux premiers mois de compétition."

Lors de l'émission L'équipe d'Estelle, l'ancien latéral stéphanois Benoît Trémoulinas a évoqué ce soir la belle dynamique stéphanoise.
"Je crois dans les chances des Verts de finir sur le podium cette saison. Ils sont sur une remarquable série. Sur les six derniers matches de L1, ils ont gagné cinq fois et fait un nul. C'est d'autant plus exceptionnel que leur jeu est encore perfectible. Il y a encore une marge de progression. Ce qui m'épate, c'est que Claude Puel a réussi à concerner tous les joueurs. Hier, Khazri et Perrin étaient sur le banc. Khazri entre en jeu avec le sourire, il court, il se bat, il défend. C'est des choses qu'on ne voyait pas il y a quelque temps. Il y cet effet "nouvel entraîneur". On sait comment ça se passe : quand un entraîneur arrive, inconsciemment les joueurs se la donnent un petit peu plus à l'entraînement, ils courent un peu plus. Défensivement, on voit que c'est plus rigoureux. Ce que fait Claude Puel est assez exceptionnel, maintenant on a envie de voir ça sur la durée. J'y crois."
Miguel Trauco, qui n'avait plus trouvé le chemin des filets depuis 18 mois, a marqué hier soir à la Beaujoire le 10e but de sa carrière professionnelle avant de délivrer sa première passe décisive de la saison.
A l'instar de la Pravda, France Football à paraître demain met le numéro 13 de l'ASSE dans l'équipe type de la 13e journée de L1 :
Oukidja (Metz) - Traoré (Rennes), Congré (Montpellier), Hilton (Montpellier), Trauco (Saint-Etienne) - Liénard (Strasbourg), Golovin (Monaco), Di Maria (QSG) - Niang (Rennes), Ajorque (Strasbourg), Payet (Marseille).
Le latéral gauche des Verts est selon le quotidien péruvien La Republica dans l'équipe sud-américaine du week-end en compagnie d'un certain Leo Messi, qui a réalisé un triplé à l'occasion du retour au Nou Camp d'Oscar Garcia, défait 4-1 pour son premier match à la tête du Celta Vigo.
Alisson (Liverpool) – Cuadrado (Juventus), Romero (Juventus) , Trauco (Saint-Etienne) – Fabinho (Liverpool), Valverde (Real Madrid), Di Maria (QSG), Messi (Barça) – Dybala (Juventus), Icardi (QSG), Correa (Lazio).

Après avoir arraché le nul jeudi dernier contre Sainté à Lviv, Oleksandria a encore dû partager les points hier sur le terrain de l'Olimpic Donetsk devant 350 spectateurs. Yuri Pankiv, qui avait offert un penalty à Wahbi Khazri, s'est fait expulser dès la 4e minute de jeu mais sa doublure Oleg Bilyk a réussi à garder sa cage inviolée. Les protégés de Volodymyr Sharan restent cinquièmes du championnat ukrainien.
Attendue le jeudi 28 novembre à 18h55 dans le Chaudron, La Gantoise s'est imposée 2-0 sur le terrain de Genk. Laurent Depoitre a ouvert le score dès la 3e minute de jeu d'une frappe croisée du droit suite à un tir du gauche de Milad Mohammadi repoussé par le portier local. Thomas Kaminski, qui avait permis aux Verts de reprendre espoir à Gand, a cette fois été irréprochable. Bien servi par Roman Yaremchuk, Jonathan David a marqué le but du break deux minutes après le retour des vestiaires. Les Buffalos profitent de la victoire de Malines à Liège pour piquer au Standard la deuxième place du championnat belge belge, à cinq points du leader (Club Bruges).
Les Loups sont quant à eux devenus des agneaux. Alors qu'il était resté invaincu les 13 premiers matches officiels de sa saison, le VfL Wolfsbourg a en effet concédé hier sa quatrième défaite consécutive. Le gardien autrichien Pavao Perva vient d'encaisser pas moins de 14 pions en 12 jours ! Les deux derniers à domicile contre le Bayer Leverkusen (buts de Karim Bellarabi et Paulinho). Josuha Guilavogui rétrograde en deuxième partie de tableau de Bundesliga (10e sur 18). N'en déplaise à Jean-Mimi, une victoire des Verts à la Volkswagen Arena le 12 décembre prochain est loin d'être impossible...

Bakary Sako, qui n'avait plus trouvé le chemin des filets depuis son but victorieux inscrit en Coupe il y a dix mois avec West Bromwich Albion contre Wigan, a claqué hier son premier pion sous les couleurs de Pafos contre Enosis.
Titularisé aux côtés de l'ancien réserviste stéphanois Mickaël Panos, l'ancien ailier gauche des Verts a concédé le nul dans le temps additionnel lors de cette 9e journée du championnat chypriote.
Passeur décisif sur la première égalisation stéphanoise d'hier et précieux dans son travail défensif, Franck Honorat commente brièvement ses débuts victorieux avec les Verts dans la dernière édition du Progrès.
"Je crois que j’ai marqué des points, surtout défensivement. J’avais déjà joué piston en match de préparation avec Claude Puel à Nice mais je n’avais que 16 ans."
Dans la dernière édition nantaise du quotidien Ouest-France, plusieurs Canaris commentent leur quatrième défaite consécutive. Extraits.
Abdoulaye Touré (photo AFP) : "Le sentiment que l’on a, c’est beaucoup de frustration. On prend trois buts débiles, évitables, surtout le premier et le troisième. On manque de caractère, de personnalité, d’expérience. Il va falloir vraiment se regarder dans la glace. Peut-être qu’on s’est vu un peu trop beau, on s’est peut-être trop enflammé et concentré sur le classement. On savait que c’était bancal et anecdotique. On le voit aujourd’hui : avec ces quatre revers, on a complètement chuté au classement."
Nicolas Pallois : "On n’a pas été bon défensivement. D’habitude, on est solide derrière… Ils n’ont pas eu beaucoup d’occasions mais ils mettent trois buts. On a montré du jeu après on ne va gagner un match en prenant trois buts…"
Charles Traoré : "Prendre trois buts alors que l’on mène deux fois, ce n’est pas normal. C’est un manque de concentration. Avant, on se battait l’un pour l’autre. Là, je pense que ce n’est plus trop le cas…"

Ayant remporté hier lors de la 13e journée son 4e succès avec les Verts, Claude Puel est l'entraîneur nommé en cours de saison ayant gagné le plus de points (13) après 5 matches sur les 5 dernières saisons selon la Pravda du jour.
1. Claude Puel (ASSE, octobre-novembre 2019) : 13 points
2. Julien Stéphan (Rennes, décembre 2018-janvier 2019) et Sergio Conceiçao (Nantes, décembre 2016-janvier 2017) : 12 points
4. Eric Bédouet (Bordeaux, août-septembre 2018), Leonardo Jardim (Monaco, janvier-février 2019), Patrick Collot (Lille, novembre-décembre 2016) : 11 points
Crédit photo : L'Equipe

Denis Bouanga est devenu grâce à son doublé d'hier le 6e meilleur buteur de la saison de L1, ex aequo avec le Monégasque Slimani, le Marseillais Benedetto, le Rennais Niang et les Parisiens Mbappé, Di Maria et Icardi (5 pions).
Seul joueur stéphanois ayant pris part aux 17 matches disputés par les Verts cette saison, le numéro 20 de l'ASSE revient sur la célébration de son but victorieux à la Beaujoire.
"J'ai pris mon fils dans mes bras. Il vient tout le temps me voir au stade, avec toute ma famille, ma femme, mes cousins... A l'échauffement, je regarde où il sont placés et si je peux marquer... Je travaille à l'entraînement pour partir de plus bas ou de plus haut et surtout pour me montrer plus lucide à l'entraînement."
Wahbi Khazri, qui a joué hier son 50e match sous le maillot vert (le 5e démarré sur le banc) commente le succès de Sainté à Nantes dans la dernière édition du Progrès.
"On a développé un peu plus de jeu que jeudi. On a montré des valeurs et c’est ce qu’il va falloir faire par la suite. Il y a eu de l’abnégation, un état d’esprit soudé. Les entrants sont entrés avec les mêmes intentions. Ça fait du bien de gagner après notre match de jeudi où je pense que l’on méritait la victoire. On a mal commencé notre saison, on n’était pas tous à notre niveau et maintenant c’est le cas. On est là où Saint-Étienne doit être."
Crédit photo : Imago Images

Auteur à la Beaujoire de sa troisième passe décisive victorieuse de la saison (après celles contre Dijon et les vilains), Ryad Boudebouz valide la méthode gagnante de Claude Puel dans la Pravda du jour.
"On connaît le onze qui va débuter le jour du match. Parfois la veille. C'est un plus, car ça marche. Cela maintient une concurrence. Tout le monde est obligé de se bouger à l'entraînement pour avoir sa place. Le coach garde la ligne directrice, et tout le monde est concerné. Même si le coach compte plus sur certains joueurs que d'autres, il garde la ligne directrice, et on se retrouve tous concernés. C'est bien pour le groupe car ça peut relancer tout le monde."
Crédit photo : Philippe Desmazes, AFP

Sans surprise, les deux buteurs stéphanois d'hier sont comme le bourreau des vilains dans l'équipe type de la 13e journée de la Pravda :
Oukidja (Metz) - Atal (Nice), Congré (Montpellier), Caleta-Car (Marseille), Trauco (Saint-Etienne) - Golovine (Monaco), Payet (Marseille), Liénard (Strasbourg) - Delort (Montpellier), Ajorque (Starsbourg), Bouanga (Saint-Etienne).
Crédit photo : AFP
Les Verts ne seront restés que quelques heures sur le podium, mais on n'en voudra pas trop à Dimitri Payet. Le mythique buteur du centième derby de l'histoire a en effet réalisé un doublé victorieux contre les vilains, qui comptent désormais cinq points de retard sur Sainté.
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Buteur puis passeur décisif contre les Verts, le milieu de terrain nantais Ludovic Blas est blasé par la quatrième défaite consécutive de son équipe, comme l'atteste ses déclarations en zone mixte rapportées par Ouest-France.
"On a été dangereux offensivement après je pense qu’on n’a pas défendu ensemble. Notre bloc n’a pas été assez compact, il y a eu trop d’espaces… Aujourd’hui je marque mais nous perdons, il faut vite oublier tout cela. On savait que c’était un match important aussi pour les 20 ans de la Brigade Loire, on est encore plus déçu.
Les fumigènes, ça donne du spectacle. C’est aussi pour cela qu’on aime jouer dans des stades plein. Les fumigènes donnent une bonne ambiance et c’est beau. C’est des trucs que l’on voyait quand nous étions enfants, comme tout footballeur j’ai envie que ça continue. Après ils en ont décidé autrement, c’est ennuyant."
Christian Gourcuff a volé dans les plumes de ses Canaris en conférence de presse après la victoire des Verts à la Beaujoire.
"Je pense que l’on a tout fait à l’envers. L’ouverture du score devait pourtant nous sécuriser. À chaque fois, ils égalisent en profitant de nos insuffisances défensives et notre déficit d’agressivité. C’est rédhibitoire. C’est vrai sur le premier but et d’une façon générale pendant le match. Ce déficit se traduit dans le jeu avec cette absence de prises de risque. On ne veut pas perdre la balle, alors on joue latéral, voire vers l’arrière. C’est inquiétant. Il y a eu trop de laxisme défensif. Cela ne contribue pas à donner confiance. Pourtant, je croyais que nous avions fait le plus dur en ouvrant la marque. Mais on manque de personnalité et de caractère. Il y a aussi une absence de prise de profondeur et d’accélération. On s’est créé des occasions mais ce n’est pas assez. Au final, on a juste fait illusion."

Comme l'a relevé l'agence de statistiques sportives Opta, Claude Puel a récolté 13 points lors de ses 5 premières rencontres de Ligue 1 sur le banc de Saint-Etienne (4 victoires, 1 nul), soit le meilleur départ pour un entraîneur dans l'histoire du club. Au Canal Football Club, Dominique Armand a souligné que l'entraîneur des Verts est le coach de l'élite qui a utilisé le plus de joueurs cette saison (26, dont Franck Honorat et Assane Diousse).
"J’essaie de faire comprendre aux joueurs que cette rotation est nécessaire pour que chacun puisse apporter au groupe de la fraîcheur quand il rentre. C’est une bonne concurrence" a déclaré Claude Puel à l'issue de la victoire à Nantes. "Une année avec Lille, on a joué plus de 60 matches en une saison car on avait commencé par la Coupe Intetoto. On a fait tourner lors de chaque rencontre. Cette saison-là, on a atteint les 8e de finale de la Coupe de l'UEFA et fini 2e du championnat."
Crédit photo : L'Equipe

Dominateurs mais inefficaces à l'image de leur avant-centre Yanis Lhery (photo), les U17 ont fait 0-0 cet après-midi à Grenoble. Comptant désormais 19 points de retard sur les vilains leaders après 11 journées, l'ASSE reste antépénultième, avec l'avant-dernière attaque de son groupe...
La compo : Moulineau - Hilaire, Kinunga, Bendriss, Ahmane - Bouyadel, Gourna, Watel (Gauthier, 49') - Mukanya (Othman, 56'), Lhery, Seda Mfukumoko (Yahiaoui, 82').Mfukumok Mfukumoko Mfukumoko
La réaction de Patrick Moreau : "On s'est créé sept ou huit occasions nettes mais c'est dommage, on n'en a pas mis une seule au fond. On manque de réalisme devant le but, ça ne date pas d'aujourd'hui. On est déçu de ne pas avoir remporté ce match."
Cui, cui, cui, les Canaris sont cuits ! Si les Nantais ont mené deux fois au score dans un stade de la Beaujoire à guichets fermés, les Stéphanois ont gâché les 20 ans de la Brigade Loire en s'imposant 3-2 grâce à un but de Miguel Trauco (parfaitement servi par Franck Honorat, décisif pour sa première apparition en vert) puis un doublé de Denis Bouanga.
L'ASSE monte sur la troisième marche du podium, à égalité de points avec Angers à neuf longueurs du leader parisien !
Les U19 ont à nouveau concédé un nul à domicile face à un mal classé cet après-midi sur le terrain Georges Bereta.
Les Verts menaient pourtant 2-0 à la pause grâce à deux corners de Louis Mouton (photo) repris par Yvan Bonnemain (à la 6e) et Ahmed Sidibé (à la 32e). Mais l'antépénultième Istres a réduit le score à la 50e sur corner avant d'arracher le nul à la 88e suite à une boulette de Lucas Calodat. Les Verts rétrogradent à la 5e place avant de défier le leader montpelliérain samedi prochain dans l'Hérault.
La compo : Monfort - Djile, Sow, Bakayoko, Calodat - Mouton, Ah. Sidibé, Saban - Bonnemain, Venus (Bozi, 82'), Tormin (Fatah, 64').
La réaction de Jean-Luc Dogon : "Ce n'est pas la première fois qu'on lâche des points à domicile après avoir mené, c'est un mal récurrent. J'avais pourtant prévenu les joueurs à la pause, notre avantage de deux buts était un peu flatteur, le contenu laissait à désirer. On a fait une seconde mi-temps catastrophique. On a malgré tout eu l'occasion de marquer un troisième but mais on n'est pas assez tueurs. Ce match nul est une contre-performance, il va falloir rectifier le tir."
Heureux présage pour cet après-midi ? Les Verts (du Cercle Bruges) ont battu 2-1 les Canaris (de Saint-Trond) hier soir grâce à une tête d'Idriss Saadi à la 89e minute.
Malgré son 3e pion claqué cette saison, l'ancien avant-centre stéphanois reste lanterne rouge de l'élite belge.

Dépité par le match des Verts en Ukraine, Jean-Michel Larqué s'est encore lâché sur RMC.
"Les Verts menaient 2-0 en Ukraine, c’était très, très bien payé. Mais les deux buts que tu prends, les pièces détachées de Renault, il ne les prennent pas ! C’est pas possible, c’est pas possible ! Le second but… Ruffier, reste dans ta cage ou si tu sors, sors le poing en avant au lieu de gifler le ballon ! Les Verts, dans les attitudes, les dégagements, pfff… Tu concèdes des corners, le ballon ripe sur la chausse. Ils font n’imp’, ils ne s’appliquent sur rien ! Ils ne s’appliquent pas sur les courses de replacement. Ils ne s’appliquent pas sur les touches. Ils ont le cul énorme de mener 2-0 et ils concèdent le nul. Tu peux dire comme Loïc Perrin que tu as encore ton destin entre les mains, mais tu ne gagneras pas à Wolfsbourg, c’est pas possible ! Les Verts ont fait un nul en Ukraine en étant mauvais. On est nuls. Saint-Etienne s’est affaibli. Ils n’ont pris que des joueurs moyens ou qui sont de l’autre côté de la montagne. Et les joueurs qui étaient bons les saisons précédentes ne sont plus au niveau. Loïc Perrin il faut l’écarter."

Enregistrant les retours de Charles Traoré et René Krhin, Christian Gourcuff a convoqué un groupe de dix-huit joueurs pour la réception des Verts. Blessé avec la réserve la semaine dernière, Wesley Moustache est absent. Côté défense, Molla Wagué sort du groupe des Canaris.
Le groupe : Lafont, Olliero - Pallois, Traoré, Girotto, Basila, Prado - Blas, Touré, Abeid, Moutoussamy, Benavente, Krhin, Louza, Simon, Bamba - Youan, Coulibaly.

L'actuel entraîneur des vilains est encensé aujourd'hui dans Le Parisien par deux autres viellies connaissances de la maison verte : son ancien DG lillois et son ex-buteur marseillais.
Frédéric Paquet : "On a vraiment eu de très bonnes relations. Rudi Garcia est droit et respectueux. Il a su tirer la quintessence de son effectif notamment lors du titre en 2011. Rudi a besoin d’avoir un environnement à pression. C’est quelqu’un qui aime ça et qui a besoin de ça. C’est un moteur pour lui. La Roma, c’était un environnement particulièrement exigeant. L’Olympique de Marseille aussi. Lyon, le projet dans lequel il s’inscrit, met une pression forte sur l’entraîneur. Partout où il est passé, il a réussi. Il est capable de s’intégrer dans tout projet de club. C’est un entraîneur qui entraîne mais qui défend aussi son club, qui s’implique. C’est appréciable"
Bafetimbi Gomis : "J’ai eu une relation forte avec lui. Il a d’ailleurs été d’un grand soutien quand j’ai perdu mon père à cette période. Il m’est arrivé d’avoir des explications avec lui quand il attendait plus de moi. Il ne mâche pas ses mots, mais au moins il dit les choses pour le collectif. Avant chaque match, il allait aussi frapper à la porte des chambres de joueurs, avait toujours un mot pour tout le monde. Il peut également prendre des décisions fortes et les assumer. Le groupe avait élu Lassana Diarra comme capitaine mais il a souhaité que ce soit moi peu après son arrivée. Il est alors allé parler à Lass alors que je me sentais vraiment mal par rapport à ça."
Mais Rudi Garcia s'est fait tailler en conférence de presse par un autre de ses anciens capitaines phocéens, passé lui aussi par l'ASSE : Dimitri Payet.
"On a vécu une dernière saison difficile, compliquée. Nos rapports se sont détériorés. La communication ne passait plus. Il y a eu des prises de tête, on ne s'est pas séparés en bons termes. Et ça fera bizarre de le voir dans le camp d'en face ce dimanche. Il y a quelques mois, on recevait Lyon, et vu sa causerie sur les joueurs lyonnais, les supporters lyonnais, le président lyonnais... Je n'irai pas dans le détail, mais je n'aimerais pas qu'il parle de nous comme ça. Cela fait bizarre qu'il postule trois mois après pour ce club-là. Mais il a bien fait, vu qu'il y est. Il ne faut pas qu'on commence à mettre nos sentiments dans un match comme ça, cela pourrait nous faire déjouer. Il faut mettre ça dans un coin de notre tête, s'en servir pour se booster."