Green apprend dans la difficulté
25/12 22:02
Si cette année 2021 aura été plutôt pourrie (21 défaites...), elle aura été marquée par l'émergence aussi intattendue que rafraîchissante d'Etienne Green. Comptant 23 titularisations en L1 et 2 en équipe d'Angleterre Espoirs, le natif de Colchester s'est confié au Progrès.
"Le déclic s’est peut-être fait au début de la saison dernière, à l’arrivée d’André Biancarelli. Il est arrivé avec une vision du poste qui me correspondait. J’essaye d’appliquer au mieux ses conseils pour être performant. Il insiste beaucoup sur le fait d’effectuer les gestes justes : un gardien prendra toujours des buts mais si on fait le geste juste, on aura un pourcentage d’arrêts plus important.
Je passe après Janot, Ruffier, des personnes que j’ai admirées. J’ai toujours été fan de Sainté et j’avais un poster taille réelle de Janot dans ma chambre. Ensuite, j’ai pris Ruffier comme exemple. J’aime beaucoup aussi Neuer. Depuis petit, on est conditionné sur le fait que peu de gardiens réussissent. Je suis au club depuis mes 9 ans, seulement deux ou trois, grand max, sont sortis. Je savais que ce serait difficile mais j’étais prêt à travailler.
La saison actuelle ? Ce n’est pas drôle mais on apprend dans la difficulté. On concède beaucoup d’occasions et on prend beaucoup de buts. Ça fait mal. Après, je préfère gagner 3-2 contre Clermont que de faire un 0-0. On a le caractère et l’envie de faire mieux lors de la deuxième partie de saison. J'habite toujours chez mes parents mais en début d’année, je vais chercher un appartement. Je ne voulais peut-être pas tout chambouler d’un coup."
Anto est comme un sapin de Noël
25/12 17:48
Il a les boules.
C'est en effet en ces termes que l'entraîneur de Habib Maïga et Vincent Pajot s'est exprimé en conférence de presse au Cochonou Stadium après que son équipe a tenu en échec les vilains.
"On a marqué un but valable qui a été refusé. J’ai demandé au quatrième arbitre : « le but est valable d’après ce qu’on me dit. » Je n’avais pas encore vu les images. Quand on les voit, c’est catastrophique. Il me dit : « On a les outils aujourd’hui pour juger. » Le problème, c’est que c’est les hommes qui les jugent. Moi j’ai confiance dans les outils. J’ai moins confiance dans les hommes, et j’ai bien raison de ça. Mais bon, ça fait 30 ans que je suis dans le football, et ça fait 30 ans que je joue dans un jeu truqué voire faussé. C’est mon sentiment, vous ne me ferez pas changer d’avis.
Quand on vient à Lyon, il faut savoir qu’il y a une pression terrible sur tout le monde. C’est l’endroit où je me suis fait le plus volé en 30 ans. J’ai les boules car ça fait 10 faits de jeu qui nous sont contraires. On se retrouve 18e alors qu’on ne devrait pas y être. Il nous manque des points par notre faute par moment, et ça on va essayer de le corriger. On y travaille. Mais il nous manque aussi des points avec ce système du football. Le Football Circus est insupportable, il m’insupporte."
Antépénultièmes avec 4 points d'avance sur la lanterne rouge stéphanoise, les Grenats ne devancent les Merlus de Papy Lemoine (absent depuis deux mois à cause d'une blessure au mollet) qu'à la faveur des buts marqués car ils ont la même différence de buts (-16). On aura noté que l'ASSE, plombée par ses déroutes à Strasbourg (5-1) et contre Rennes (0-5) a de très loin la plus mauvaise différence de buts de l'élite (-23).
La billetterie fera un tabac (même plusieurs)
25/12 17:06
Jura Sud, qui accueillera l'ASSE le dimanche 2 janvier à 18h30 au Parc de Bram à Louhans (71), a communiqué hier sur la billetterie de ce 16e de finale de Coupe de France. Alors qu'au tour précédent Lyon La Duchère avait mis en place une billetterie en ligne, aucun ticket ne sera vendu sur le net !
Pour décrocher les précieux sésames (20€ l'unité en Tribune Honneur, 15€ pour les autres tribunes et 10 € pour les étudiants/ados, gratuit pour les U13) du mardi 28 après-midi au vendredi 31 décembre 12h00, il faut se rendre à Oyonnax (au tabac La Civette) ou dans le Jura : au Tabac Presse du Courrier (Saint-Claude), au Tabac Les Bouquins (Saint-Lupicin), au Tabac le Joker (Morbier), au bar Le Gaulois (Morez) ou à Running Conseil (Lons-le-Saunier).
Des points de vente éphémères ont par ailleurs été prévus au secrétariat de Jura Sud (le mercredi 29 décembre de 14h00 à 20h00), au garage AD d'Orgelet (le jeudi 30 décembre de 17h00 à 19h30) et au stade de Bram à Louhans (le jeudi 30 décembre de 10h00 à 16h00). Bref, les supporters stéphanois qui souhaitent faire ce premier déplacement de l'année 2022 seront contraints de choper leurs places au stade le jour du match (la billetterie ouvrira à 16h00).
Rémy n'est pas Jérémie
25/12 15:31
Dans son interview accordée à Metaratings.ru relayée par Telecom Asia, Rémy Cabella (Krasnodar) souligne l'importance de la vaccination contre le Covid-19.
"Deux jours avant le match de Ligue des Champions à Rennes, le club m'a appelé et m'a dit : « Rémy, tu dois rester à la maison, ne viens pas ». Ils m'ont dit que j'avais été testé positif au coronavirus. Je leur ai demandé de revérifier les autres tests, mais ils m'ont expliqué qu'il s'agissait d'un test officiel de l'UEFA et que je n'avais pas le choix. C'était une triste nouvelle pour moi. J'ai passé 21 jours enfermé chez moi.
J'étais très fatigué, mais le club s'est occupé de moi : ils étaient toujours en contact, faisaient constamment des tests, le médecin m'appelait plusieurs fois par jour. Je me sentais fatigué, épuisé. Ma tête, mon corps, tout me faisait mal. C'était bon d'être de retour. Au début, il y avait des difficultés respiratoires, mais petit à petit, sous surveillance, avec des capteurs qui contrôlaient mon état pendant l'entraînement, j'ai récupéré.
Je suis vacciné, mais j'ai le vaccin européen. Le vaccin russe n'est pas reconnu en Europe, j'ai donc été vacciné avec un vaccin homologué en France. Je pense que se faire vacciner est très important non seulement pour soi mais aussi pour les gens qui nous entourent. J'avais un coronavirus mais je me suis fait vacciner pour minimiser les risques que d'autres personnes soient porteuses du virus."
Un autre ancien Vert addict aux réseaux sociaux a un tout autre avis sur la question, ce qui lui vaut d'être taclé aujourd'hui dans La Voix du Nord.
"Ce n’est pas franchement ce à quoi on s’attend quand on débarque sur le compte Twitter d’un ancien gardien de but avec presque 400 matchs en pro au compteur, désormais entraîneur adjoint et responsable des gardiens à Valenciennes (Ligue 2). Et pourtant : si vous suivez Jérémie Janot sur les réseaux sociaux, vous tomberez sur les arguments de la fine fleur des anti-vaccins et des anti-pass sanitaire. L’ancien gardien de Saint-Etienne relaie sur les réseaux sociaux des argumentaires proches de la sphère complotiste."
Charles Abi à l'infirmerie
25/12 14:52
Charles Abi n'aura pas joué la moindre minute en décembre. Resté sur le banc contre Dijon et à Caen, l'attaquant prêté par Sainté à Guingamp n'était même pas dans le groupe de l'En Avant qui s'est fait éliminer par Amiens au Roudourou en Coupe de France avant de battre l'USL Dunkerque de Romain Revelli (avant-dernier de L2). Selon Ouest-France, l'attaquant de 21 ans souffre à nouveau au genou. Le natif de Clermont n'aura pris part qu'à 7 matches de L2 cette première moitié de saison, dont seulement 3 en tant que titulaire.
Bauthéac se souvient des Verts et de Puel
25/12 09:43
Défendant toujours les couleurs de l'Omonia Nicosie (Chypre), Eric Beauthéac (34 ans) s'est confié à Onze Mondial. Extraits.
"J'ai intégré le centre de formation de l'AS Saint-Étienne en 2000. C'était le meilleur compromis pour moi car c'était à 2h30 de chez moi. À l'époque, c'était l'un des meilleurs centres de formation. Les infrastructures, la qualité de vie : c'était une évidence de partir à Saint-Étienne. Au départ, ça a été difficile pour mes parents. Ils étaient réticent dans un premier temps. Je n'étais pas vraiment conscient de tout car je n'avais que treize ans. Mais pour moi, j'étais déjà un grand (rires). Aujourd'hui, je me rends compte en tant qu'adulte qu'un petit de treize ans est vraiment un enfant. Je comprends mieux ce que mes parents ont pu ressentir à l'époque. Mais je savais ce que je voulais. Finalement, j'ai fait le forcing et ça s'est concrétisé. Ça a été un vrai chamboulement. Les premiers mois ont été difficiles.
Déjà, c'était la première fois que je quittais mon cocon familial. Et en plus, tout était très strict à Saint-Étienne. On travaillait beaucoup, que ce soit sur le terrain ou à l'école. J'étais dans une atmosphère vraiment très professionnelle. Heureusement, ma famille a été très présente. Quand je n'allais pas bien, mes parents venaient me voir. Ma mère a fait beaucoup d'efforts pour moi. Chaque année, je faisais partie des meilleurs joueurs. Les dernières saisons, je m'entraînais régulièrement avec les pros. Signer pro à Saint-Étienne, c'était logique pour moi comme pour beaucoup de monde au club. Le président m'appréciait particulièrement, tout comme Georges Bereta. Pour lui, c'était impensable que je ne signe pas pro. J'étais très serein.
En 2007, j'arrivais à la fin de mon contrat stagiaire et je m'attendais à signer pro. Mais malheureusement, cela n'a pas pu se faire. Le contexte était particulier : il y avait deux entraîneurs, c'est incroyable quand on y pense (rires). Ivan Hašek et Laurent Roussey. Le premier m'aimait bien, mais pas le second. Il me trouvait trop petit. Il ne voulait que des grands costauds. Je n'entrais pas dans ses critères. Il ne voulait pas me faire signer pro. Tous les gens du club croyaient en moi, et poussaient dans mon sens. À la fin, il a accepté de me faire signer un an. J'ai refusé. Je savais que j'allais perdre un an de ma carrière.
J'ai rejoint l'OGC Nice au même moment que Claude Puel. Je sais que c'est un entraîneur qui est un peu critiqué, mais il m'a fait énormément progresser. Humainement, c'est loin d'être le meilleur coach (rires). Mais au niveau de la progression des jeunes joueurs, c'est le top. Dès les premiers entraînements, j'ai vu qu'il faisait tout pour faire progresser les jeunes. J'ai appris beaucoup de choses grâce à lui. Il m'a fait franchir de nombreux paliers. C'est clairement grâce à lui que j'ai explosé à Nice.
Nice venait de terminer la saison à la treizième place. L'arrivée de Claude Puel a permis au club de retrouver des ambitions. Il est venu avec beaucoup de jeunes joueurs méconnus, dont moi. La mayonnaise a pris très vite, ce qui est une chance. Notre saison a été exceptionnelle. C'est la meilleure saison de ma carrière ! Je me rappelle qu'à l'époque il y avait les étoiles sur France Football. J'avais été classé troisième ou quatrième à l'issue de la saison. J'avais même été pré-sélectionné en équipe de France. J'aurais aimé avoir au moins une sélection en équipe de France. Je pense que je le méritais à l'époque. C'est mon plus gros regret. Cela aurait pu donner un immense élan à ma carrière."
André Laurent pro-Markarian ?
25/12 08:43
Ancien président de l'ASSE (de 1983 à 1993), André Laurent (83 ans) donne son avis sur le projet de vente du club dans la dernière édition du Progrès. Extraits.
"Il faut une osmose, une communion, à deux têtes c’est très compliqué. Il faut un pilote, pas deux. Un investisseur étranger, ça peut marcher dans le cas où cet entrepreneur tient compte de l’aspect atypique de l’ASSE de son positionnement dans la cité. La meilleure solution serait de trouver quelqu'un qui connaît l’histoire de l’ASSE, de la ville et les gens qui la fondent. Personnellement, j’aurais pris contact avec des personnes de confiance pour établir la faisabilité du projet de vente et je n’aurais jamais annoncé quoi que ce soit avant d’avoir trouvé un partenaire.
Olivier Markarian s’est positionné ? Un entrepreneur local qui a réussi et qui connaît l’environnement, ça me paraît être la meilleure solution. C’est mieux que quelqu’un qui pose des millions sur la table et ne vient que le jour du match. À Saint-Etienne, ça ne marchera pas. Pour la vente du club, il ne doit pas être question d’affinité ou d’affect. Seul l’intérêt suprême doit primer. L’hypothèse que les deux présidents vendent tout en restant dans l’organigramme du club ? Quand on finit, on tourne la page. On devient disponible pour éclairer la route mais pas de l’intérieur. Sinon, cela risque de créer des contre-pouvoirs. "
A la petite semaine
24/12 15:42
En vacances depuis mercredi soir, les Verts reprendront l'entraînement après seulement 6 jours de trève. En effet, comme neuf autres clubs de Ligue 1, ils seront de retour sur les pelouses dès mecredi 29 décembre, soit 4 jours avant le match des 1/16è de finale de Coupe contre Jura Sud.
Cabella peiné pour Sainté
24/12 15:27
Actuellement 5e avec Krasnodar grâce à ses 4 buts et ses 6 assists, le meilleur passeur du championnat russe Rémy Cabella s'est confié cette semaine au site de paris sportifs Metaratings.ru, comme le relaye le site Telecom Asia. Extraits.
"Je suis maintenant très heureux. Individuellement, je fais une très bonne saison. Je pense que notre place est dans les trois premiers. Le championnat russe est plus violent que le championnat français. C'est beaucoup plus défensif qu'en France, où ils ont souvent une défense à quatre avec deux centraux. Je pense que si Kranodar jouait en Ligue 1, on serait dans les quatre premiers.
Je ne m'ennuie pas à Krasnodar. Nous nous entraînons beaucoup. Je regarde des séries, je joue aux jeux vidéo. J'aime me promener dans le parc près du stade, il est beau. C'est mon endroit préféré à Krasnodar. J'habitais à Saint-Etienne, il neige et il fait froid dans cette ville. Il fait beaucoup plus froid à Saint-Etienne qu'à Krasnodar. Je suis donc très heureux de jouer à Krasnodar et de vivre dans une ville chaude, je n'ai pas à me plaindre du climat.
Je suis venu à Krasnodar pour gagner des trophées et me battre pour la Ligue des champions, et je suis heureux maintenant, même si Saint-Etienne est dans mon cœur. Je suis en fin de contrat cet été, La direction veut savoir ce que j'ai l'intention de faire ensuite. Je dois discuter de tout avec ma famille parce que c'est important pour nous. Je prendrai ma décision vers la fin janvier ou en février.
Je surveille constamment ce qui se passe à Saint-Etienne, ce club sera toujours dans mon cœur, surtout avec ce que les Verts vivent en ce moment. C'est dur de les voir dans cette situation, ça me fait mal au cœur, et je leur souhaite de remonter au classement lors de la seconde moitié de saison. J'espère que la trêve sera bonne pour eux. Je reste en contact avec tous ceux qui sont restés au club. Il est très facile de communiquer avec les joueurs via les réseaux sociaux, Instagram et Snapchat. Je communique avec Khazri, Kolodziejczak et d'autres, comme Nordin. Nous sommes en contact de temps en temps."
Gueye égaye Ostende
24/12 14:42
Lâché par l'ASSE à Ostende l'été 2020 contre un petit millions d'euros après avoir joué seulement 46 minutes en équipe première sous le maillot vert, Makhtar Gueye a marqué la semaine dernière à la 42e contre Wilrijk son 11e but de la saison de L1 belge. L'avant-centre sénégalais, qui a fêté il y a trois semaines ses 24 ans, avait déjà claqué 11 pions lors de sa première saison belge.
🌪️ | Makhtar Gueye zette de volledige verdediging in de wind! 💪🇸🇳 #BEEKVO pic.twitter.com/MKUfx42lf3
— Eleven Sports (NL) (@ElevenSportsBEn) December 19, 2021
Et de 8 pour Ricky !
24/12 14:08
Twente a fait match nul avant-hier sur le terrain d'Utrecht grâce au 8e pion claqué cette saison par Ricky Van Wolfswinkel (32 ans). L'ancien attaquant stéphanois est actuellement le 5e meilleur buteur de l'élite néerlandaise, l'Ivoirien de l'Ajax Sébastien Haller dominant le classement avec 12 réalisations.
Sainté s'en remet aux phases arrêtées
24/12 10:19
Comme le souligne aujourd'hui la Pravda, l'ASSE est l'équipe de l'élite qui compte cette saison la plus forte part de ses buts inscrits sur coups de pied arrêtés.
1. ASSE : 59% (10)
2. Lorient : 47% (7)
3. Angers : 46% (12)
4. Clermont : 40% (8)
5. Metz : 39% (9)
Le natif de Guilherand-Granges charge Fabrice Grange
24/12 09:59
A bientôt 22 ans (il les fêtera le 9 janvier), Nathan Crémillieux n'a pas encore retrouvé de club depuis que l'ASSE l'a laissé libre en juin 2020. Le natif de Guilherand-Granges (Ardèche), qui n'a pas réussi à transformer son essai passé l'été dernier à Rodez (L2), avait déclaré quelques mois plus tôt à But ! Sainté : "Mes relations avec Fabrice Grange ? Je m'abstiendrai de tout propos. Parfois, le silence est plus éloquent que des mots. On restera sur du silence. Je n'ai rien à dire sur cette personne."
Comme l'a relevé hier sur notre forum le fidèle potonaute Kabigon, l'ancien international U17 est sorti de son mutisme hier sur son compte Instagram après avoir lu notre entretien avec l'ex-entraîneur des gardiens de des Canaris, des Verts et des Girondins.
"Cher Fabrice Grange, je suis ennuyé de lire certaines choses donc tout naturellement je vais rétablir la vérité.
Pendant deux ans, j'ai essayé de trouver un autre projet alors que j'étais à Saint-Etienne. Très dur pour moi de m'imaginer ailleurs au vu de mon attachement au club mais un Lyonnais me barrait la route. Grâce à mon petit parcours en équipe de France U17 (19 sélections, quart de finaliste au championnat d'Europe U17 en Croatie en tant que titulaire), j'avais quelques opportunités.
Il y avait malheureusement un gars qui appelait les clubs pour leur dire des horreurs sur moi. J'ai réalisé à ce moment précis que vous étiez en train de détruire ma vie dans le football. Vous savez, ce n'est jamais agréable de se faire insulter par l'entraîneur des gardiens des pros pendant tout un match. Ce n'est jamais agréable de ne pas pouvoir repartir du stade seul car mes coaches avaient peur que vous m'agressiez.
En rencontrant régulièrement la direction, rien de choquant pour eux, "il est comme ça." Ce n'est pas ça les valeurs stéphanoises Fabrice Grange. Les témoins de vos agisssements ne manquent pas, sachez le ! Un jeune gardien de Bordeaux en a fait malheureusement les frais. On en reparlera tôt ou tard. Contrairement à vous, si on me demande de choisir entre Lyon et Saint-Etienne, je saurai choisir."
Eliminé par les Verts, il ne passera pas l'hiver
24/12 09:03
Ayant réussi à perdre contre les Verts alors que les 5 autres équipes ayant affronté Sainté ces 4 dernières semaines ont gagné, Nicolas Le Bellec a été démis hier de ses fonctions d'entraîneur de Lyon La Duchère (N2).
Putain, 69 ans !
24/12 08:38
L'ASSE a encaissé 40 pions lors de la phase aller du championnat. Comme le souligne la Pravda, aucune équipe stéphanoise n'avait été aussi perméable à mi-saison depuis 1952. A l'époque, les protégés de Jean Snella avaient déjà pris 42 buts à Noël avant de resserrer les boulons : ils n'avaient concédé que 17 pions lors de la phase retour et fini à la 11e place avec 2 points d'avance sur les relégables.
Guilavogui fait gagner Paris
23/12 22:59
Retenu en sélection guinéenne comme Saidou Sow et Florentin Pogba pour jouer la CAN, Morgan Guilavogui (23 ans) a marqué avant-hier d'une reprise de volée l'unique but de la victoire du Paris FC (3e de L2) contre l'Amiens SC. Petit frère de Josuha, ancien U17 des Verts et actuel protégé de Thierry Laurey, celui que l'ASSE avait tenté en vain de faire revenir en 2020 a claqué 9 pions cette saison (6 en championnat, 3 en Coupe de France).
Jacky c'est fini
23/12 22:29
"L’AS Saint-Étienne et Monsieur Jacky Bonnevay ont décidé de mettre officiellement fin à leur collaboration à dater de ce jour" a indiqué ce soir le club sur son site officiel. "L’ASSE tient à remercier Jacky Bonnevay pour son professionnalisme au service du club à son poste d’entraîneur-adjoint et lui souhaite le meilleur pour la suite de sa carrière." Arrivé dans les bagages de Claude Puel, le natif du Coteau (près de Roanne) connaît donc sans surprise le même sort que le Castrais.
Une Passion qui ne se dément pas
23/12 22:03
Pour les retardataires, il est encore temps d'offrir à vos proches pour Noël (ou pour la Saint Etienne !) La Passion selon Saint-Etienne.
Mis en exergue successivement par France Bleu, Le Républicain Lorrain, Le Figaro, Dieu sur P2, Bernard Pivot dans Le Journal du Dimanche, Livres Hebdo, La Pravda, La Provence, L'Essor , RCF et Roro, le récit de Christophe Verneyre a été salué il y a quatre semaines pour sa "remarquable qualité" par Nathalie Ianetta.
Directrice du Service des Sports de Radio France, celle qui a officié près de vingt ans à Canal Plus intervenait en tant que présidente du jury du Prix FDJ Sport Sciptum, finalement attribué à Mathieu Palain pour son ouvrage Ne t'arrête pas de courir (éd. L'Iconoclaste).
Elle aussi membre de ce jury, Magali Conejero (Vendredi Lecture) dit avoir aimé le bouquin du cofondateur de Poteaux Carrés : "Même le lecteur le plus indifférent envers le ballon rond ne peut pas rester insensible devant l’attachement et l’enthousiasme que l’auteur manifeste pour les Verts ! À le lire, on comprend un peu ce que c’est de vibrer pour une équipe et ses joueurs."
Le blog Des Galipettes entre les Lignes a également fait paraître une chronique sur ce livre le mois dernier. Extraits.
"Ce que l’auteur nous raconte, c’est la naissance de sa passion pour le club de football de sa ville d’enfance, Saint-Étienne. « Je suis fou et afin de maîtriser cette folie à défaut de la guérir, je m’offre une récitation en forme d’auto-analyse ». (p. 19) Et de fait, il est impossible de passer à côté de l’attachement, de la tendresse et de l’enthousiasme que Christophe Verneyre exprime pour les Verts. Entre grandeur et décadence de son club, le gamin a grandi et entraîné dans sa passion femme et enfant.
"Même abonné aux désillusions, le supporter a une vertu folle : la ténacité. Il en redemande, alors il y retourne, il y revient inlassablement, telle la mouche sur son carreau." (p. 86) La bande-son éclectique en tête de chapitre réveille mille et un souvenirs et rythme les victoires et les défaites dans le Chaudron et à l’extérieur. L’auteur professe une vérité simple : il faut toujours y croire, même au plus mal."
Un bouquin d'une terrible actualité donc, à offrir de toute urgence en période défaites !
Angers diminué
23/12 16:36
Pour la reprise du championnat, les Verts tenteront de mettre fin à leur vilaine série (déja 5 défaites consécutives) dimanche 9 janvier (15h) à Angers.
S'ils seront privés de Neyou, Moukoudi, Bouanga, Khazri et Sow, tous CANés, ils ne pourront pas invoquer cette excuse pour justifier une éventuelle contre performance.
En effet Angers sera guère mieux loti : l'attaquant Bahoken et le défenseur Ebosse (Cameroun, 17 et 12 matchs cette saison en Ligue 1), les milieux Boufal et Ounahi (Maroc, 18 matchs chacun) manqueront à l'appel pour les mêmes raisons.
On notera par ailleurs que la COVID a fait des siennes en Anjou : lors de leur défaite hier à Montpellier (1-4), les Angevins étaient privés de 5 joueurs covidés : Petkovic, Mendy, Mangani, Cabot, Cho.
Selon les règles édictées par la Ligue (qu'on adule), les joueurs concernés devront respecter les mesures barrières et la distanciation physique durant les 7 jours suivant la levée de l’isolement. Ceci implique une reprise avec une distanciation sur et en dehors des terrains. La reprise collective, entraînement ou match se fait donc au mieux au 18e jour. Les éléments touchés n'auront donc le droit de reprendre l’entraînement collectif qu’à partir du 8, soit la veille de la 20e journée de L1. Le coach du SCO a précisé que les cinq joueurs « auront un programme de reprise individuelle à respecter ».
Si les Verts auront le match contre Jura Sud dans les jambes, Angers, éliminé en 1/32è de la Coupe, jouera contre Sainté son premier match de l'année.
Croire au maintien avec 12 points
23/12 15:43
Trois équipes ont déjà réussi à se maintenir dans l'élite alors qu'elles ne comptaient que 12 points maximum à mi-saison.
La saison 1988-1989, les protégés de Robert Herbin n'avaient que 9 points à la trêve (11 avec la victoire à 3 points) mais les Verts avaient fini à la 14e place à l'issue d'une phase retour canon (10 victoires, 7 nuls, 2 défaites).
La saison 2003-2004, le TFC ne comptait que 12 points à mi-parcours. Mais les promus, entraînés à l'époque par Erick Mombaerts avaient terminé à la 16e place avec 39 points, soit un de plus que le premier relégable (Guingamp).
La saison passée, Fabien Lemoine et ses coéquipiers avaient eux aussi bouclé la phase aller avec 12 points. Les promus Merlus avaient fini 16e également avec 42 points, soit 2 de plus que le barragiste nantais (qui s'était sauvé aux dépens de Toulouse).
Le derby le vendredi, rien d'inédit !
23/12 15:00
En ouverture de la 22e journée de L1, les Verts joueront au Cochonou Stadium le 21 janvier à 21h00. Un derby le vendredi, ça n'a rien d'inédit ! Ce sera en effet la 16e fois que les deux clubs s'affronteront en match officiel le 5e jour de la semaine. Les Verts, qui ont perdu 7 derbys ce jour-là, le dernier en date le 23 novembre 2018 (1-0 but de Jason Denayer), ont battu 3 fois les banlieusards un vendredi et une seule fois chez eux : le 26 février 1993, Gérald Passi et Sylvain Kastendeuch avaient tapé 2-0 la bande à Domenech à Gerland.
Payet, c'est cadeau
23/12 13:29
C'est la une de la Pravda, qui revient sur le nul arraché hier à la 98e minute par l'OM contre Reims grâce à un pénalty généreusement accordé par François Letexier à Dimitri Payet après intervention de la VAR.
Fort de son 7e pion claqué cette saison en L1, l'ancien numéro 7 de l'ASSE rejoint Wahbi Khazri à la 11e place d'un classement des buteurs dominé par l'ancien bourreau européen des Verts Jonathan David (12 réalisations).
Honorat porte les Brestois
23/12 09:47
Franck Honorat, qui n'a pas claqué le moindre pion sous le maillot vert, a marqué hier au stade de l'Aube son 6e but de la saison (le 10e de l'année 2021 en L1). Ce match nul a été marqué par l'expulsion dès la 13e minute de Jessy Moulin pour avoir trop contesté sur le banc.
L'entraîneur des Canaris compatit
23/12 09:09
Ouest-France relaye dans sa dernière édition les propos tenus hier en fin de soirée par Antoine Kombouaré.
"Si vous regardez les trois derniers matches en championnat, on est en difficulté mais on prend neuf points. On livre une très bonne première mi-temps. En deuxième, même si Saint-Etienne a plus d’occasions que nous, on a des situations. On a félicité Alban Lafont qui a fait quelques arrêts. Mais on y a cru jusqu’au bout. On a aussi une équipe qui provoque la réussite. L’année dernière on a failli crever. Et, six ou sept mois après, on se retrouve septième. C’est un truc de dingue. Il ne faut jamais se relâcher. Le précipice n’est jamais bien loin. On est plein d’humilité.
Le meilleur recrutement est d’avoir gardé nos joueurs. Je pense que le maintien acquis dans la grande difficulté a créé de la cohésion. C’est du classique. Aujourd’hui, on a 28 points. C’est au-delà de nos espérances, fantastique. Je tiens à féliciter les joueurs. Ce sont eux les acteurs de la réussite. Je suis triste pour Saint-Etienne qui méritait au moins le nul. On leur souhaite beaucoup de courage et de s’en sortir. C’est comme Nantes, des clubs mythiques qui doivent rester en Ligue 1."
D'une tristesse infinie
23/12 08:58
Comme le rapporte Le Progrès, Pascal Dupraz a commenté en conférence de presse la 21e défaite stéphanoise de cette triste année 2021.
"Le constat implacable, c’est que nous avons perdu car nous n’avons joué qu’une mi-temps. C’est un sérieux handicap. Il y avait beaucoup de crispation, l’équipe n’était pas dans la bonne dynamique, le bon tempo… En deuxième période, les joueurs se sont repris. Nous avons montré un meilleur visage, en équilibrant d’abord les débats avant de prendre l’ascendant. Il a manqué le petit geste même s’il faut reconnaître qu’Alban a fait le travail. Pour couronner le tout et nous enfoncer un peu plus, on encaisse un but qui nous plonge dans la tristesse.
Je vais assumer la responsabilité. En première période, mon plan de jeu n’a pas été payant. Nous sommes tous ensemble, il faut vite que je trouve la bonne formule. Elle est bien meilleure en seconde période. La deuxième période est source d’espoir. Les supporters ont été admirables alors que la première période a été d’une tristesse infinie. Il faut se dépêcher de recruter. Les manques ont déjà été définis avant mon arrivée et je savais en venant ici que l’ASSE allait perdre beaucoup de joueurs."
La période défaites
22/12 23:37
Très faibles avant la pause, plus dangereux en seconde période mais toujours aussi inefficaces, les Verts ont perdu ce soir à Geoffroy-Guichard face aux Canaris, Randal Kolo Muani ayant inscrit l'unique but de la rencontre à la 83e minute.
Forts de leur 5e défaite d'affilée (la 11e de la saison), les Verts confortent leut statut de lanterne rouge et bouclent cette première moitié de saison avec le misérable total de 12 points. Ils comptent désormais 4 points de retard sur l'avant-dernier Lorient (qui a tenu en échec le QSG) et sur le barragiste Metz (qui a fait match nul chez les vilains).
Aussi absurde que donner un prix à la Joconde
22/12 14:31
Associé d’Accuracy (société de conseil en finance d’entreprise) et auteur de Créer de la valeur dans le football, Henri Philippe évoque le projet de vente de l'ASSE dans la dernière édition du quotidien Ouest-France. Extraits.
"On peut vouloir acheter un club pour créer des synergies avec les autres activités de son groupe. Cet aspect a beaucoup de valeur dans le football car il peut être un outil fantastique de développement commercial. En achetant un club, vous achetez un réseau. Quand vous appelez le maire, le préfet ou un député, ils décrochent. Vous existez ! Certains peuvent être prêts à payer pour bénéficier de ce cercle.
Un petit club de foot de Ligue 1 coûte au minimum 10 millions d’euros. 80 millions d’euros maximum. L’équivalent d’un magnifique yacht ou d’un hypermarché. Mais, à la différence, un club vous permet d’accéder à la notoriété. C’est donc exorbitant, mais ça peut s’avérer très efficace.
Des clubs sont particulièrement riches d’histoire. À l’image de Saint-Etienne, qui n'a d'ailleurs toujours pas trouvé preneur, ou du FC Nantes. Comment évaluer financièrement cette valeur affective ? Vouloir évaluer cette valeur sociétale est aussi absurde que donner un prix à la Joconde. C’est particulièrement subjectif. D’autant que les marques que sont les Verts ou les Canaris sont très générationnelles.
C’est possible de gagner de l'argent avec un club de L1. Mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce sera très compliqué si vous cherchez à gagner sur le plan sportif. Car, comme pour le bon vieux principe de la course à l’armement entre les États-Unis et l’URSS, c’est extrêmement coûteux, car sans fin. Si vous voulez vous battre face aux clubs qui participent à la Ligue des champions, vous serez face à des actionnaires qui ont des poches profondes et qui n’ont pas investi pour gagner de l’argent mais pour exister sur la scène internationale. C’est dangereux. Non, le mieux est de viser le ventre mou du classement. Un club suffisamment bon pour ne pas être rétrogradé en Ligue 2 qui signifie la perte de la manne des droits télé. Et, une nouvelle fois, ne pas chercher le haut du classement.
Le fait qu'un club ne soit pas propriétaoie de son stade, cela peut être un frein à la vente. Tout dépend du contrat avec la municipalité. Beaucoup d’investisseurs pensent que c’est mieux, car c’est rassurant d’être chez soi. Mais ils ne voient pas l’autre face de la pièce. Ne plus louer le stade seulement les jours de matches implique de rentabiliser l’équipement. Et donc de devenir entrepreneur de spectacles. Un autre métier et d’autres risques. D’autant plus si vous avez un Zenith à proximité.
Quand on regarde les offres d’achat de l'AS Saint-Etienne, un fonds d'investissement russe et deux fonds d'investissement américains semblent sur les rangs. Les fonds d’investissement se retrouvent aujourd’hui avec des masses colossales d’argent à investir. Comme les actifs immobiliers et financiers ont beaucoup augmenté, ils recherchent des champs où l’on peut encore gagner de l’argent. Ils vont donc chercher des actifs de plus en plus exotiques. Comme le football. Ces fonds peuvent acheter ce billet de Loto qu’est un club.
Des entrepreneurs nantais réfléchissent à l'eventuel achat du FC Nantes et espèrent recueillir 10 millions d’euros. ? C’est beaucoup mais peu à la fois car ils seront obligés de s’adosser à un éventuel repreneur ? J’ai plutôt de la sympathie pour ce type de projets. Je trouve très sain que, dans notre société actuelle, des entrepreneurs locaux considèrent que leur rôle dépasse celui de leur seule entreprise. Le foot, ce n’est pas seulement une affaire de finance, et heureusement. C’est aussi une équipe dans un territoire, un centre de formation en lien avec les clubs amateurs. Il leur faut trouver un sponsor et convaincre des banques de les suivre. C’est compliqué mais imaginable."
Galette89 savoure !
22/12 14:05
Vainqueur hier de Grenoble (1-0), l’AC Ajaccio est champion d’automne de Ligue 2, avec seulement 8 buts encaissés en 19 journées ! Une belle perf pour les Acéistes face notamment à la concurrence d’anciennes écuries de Ligue 1 (Toulouse 2è, Auxerre 5è, Sochaux 6è). Promu entraîneur numéro un car Olivier Pantoni a été testé posotif au Covid juste avant la rencontre, le potonaute Galette89 (Jordan Galtier dans le civil) a eu les honneurs de la conférence de presse d’après-match. L’occasion pour lui de savourer sans s’enflammer : « il y a beaucoup de joie, et avec ce titre honorifique de champion d’automne, on a vécu une première partie de saison magnifique. L’équipe est solidaire depuis le début du stage de préparation. On termine le cycle aller à la première place mais on ne se prend pas la tête. Il n’y a pas d’objectif et il va falloir gérer l’effectif dans les prochains mois. Ca va être long jusqu’en mai. »
Chez Roussey et Aljic contre Jura Sud
22/12 11:35
Alors que Le Progrès avait évoqué hier le stade Marcel-Verchère (Bourg-en-Bresse), c'est finalement au Parc des Sports du Bram (Louhans) que les Verts joueront le 2 janvier à 18h30 leur 16e de finale de Coupe de France, comme l'a indiqué ce matin Jura Sud. D'une capacité de 9 750 places, ce stade est l'antre du Louhans-Cuiseaux, club de N2 dans lequels évoluent actuellements deux anciens pensionnaires du centre de formation de l'ASSE, Hugo Roussey (24 ans) et Muamer Aljic (21 ans).
Les Verts n'ont jamais gagné dans cette enceinte (2 nuls, 2 défaites). La dernière fois qu'ils s'y sont rendus, il y a vingt ans, ils avaient été éliminés 1-0 en 32e de finale de Coupe de France. Entraînés par Alain Ravera (qui fut l'adjoint d'Oscar Garcia puit de Julien Sablé lors du terrible automne 2017), les locaux s'étaient imposés 1-0. Nicolas Rabuel avait inscrit l'unique but de la rencontre à la 119e contre la bande à Anto, qui avait titularisé l'inoubliable Ted Agasson mais aussi Anthony Bartholomé (son unique apparition vert).
Que le remonte-pente savoyard nous sorte de la charrette !
22/12 10:20
Ouest-France a publié aujourd'hui une interview de Patrick Guillou. Extraits.
"En octobre 2019, le messie est arrivé à Saint-Etienne. Après trois saisons de crise, on nous a dit : "vous allez voir…" Le club était en position fragile car les bonnes décisions n’ont pas été prises au bon moment. On lui a confié les clés du camion, de l’autobus, du car. C’est la concentration du pouvoir dans les mains d’un seul homme. On en est arrivé à ne plus avoir de discernement, plus d’esprit critique.
Heureusement que Whabi Kahzri et Ryad Bouddebouz sont restés car ils ont aidé la charrette à sortir de la boue. Je veux bien entendre les problèmes de gros salaires. Mais il y a un projet qui a été validé et pas uniquement par Monsieur Puel. Quand vous lisez ses interviews, on comprend qu’il reproche aux vieux de ne pas courir. Il arrive à Lyon, il se prend la tête avec Cris. Il arrive à Leicester, il se prend la tête avec Vardy et Schmeichel. À Sainté avec Ruffier. Tu t’attaques à celui qui est le plus fort dans le club, et puis aux symboles, à celui qui est aimé par le public, le joueur qui est le plus ancien…
On s’est coupé de tout, du club familial, des supporters. Alors que le club était soi-disant en ruines, on nous avait promis un monde meilleur pour les dix prochaines années. Avant de se projeter aussi loin, il faut penser au quotidien. Le quotidien, c’est le maintien. Il y a tout à reconstruire. On a fait appel à de grandes gloires comme Loïc Perrin. Mais si rien n’évolue structurellement, je ne suis pas sûr qu’on ne soit pas confronté aux mêmes problèmes dans quelques mois. On est en pleine période de gambling. On jette la pièce en l’air en espérant qu’elle tombe du bon côté.
On espère que le remonte-pente savoyard nous sorte de la charrette. Il a l’uniforme de pompier de service. Il a montré à Toulouse qu’il était capable de remettre le club dans le bon chemin. La méthode, les ficelles, on les connaît. L'ASSE est le club français le plus titré. Ce n’est pas une amicale. Il ne faut pas jouer avec l’émotion des gens. C’est ce qui se passe depuis trop longtemps. On a besoin d’un entraîneur qui soit un fédérateur. Messieurs, Herbin, Batteux, Snella. Plus récemment, Nouzaret, Antonetti, Galtier, ce sont des grands entraîneurs qui ont su fédérer les joueurs et le public. Il faut rendre cette fierté d’appartenance à une communauté. On est les Verts, on est le seul club en France qui s’identifie à sa couleur. Il faut la faire revivre. Ça doit être le leitmotiv de ces prochaines semaines."