Guillou flingue JFK, Anto et Cartoche !

30/12 10:09

S'il se remémore avec délectation les moments festifs de ses vertes années, l'entraîneur adjoint des Girondins Patrick Guillou n'a pas perdu sa maîtrise du tacle glissé dans "La Légende des Verts par ceux qui l'ont écrite", ouvrage de Bernard Lions paru le mois dernier aux éditions Hugo & Cie. Extraits.

 

"Le 8 mai 1998, nous sommes tous partis fêter notre maintien en D2 dans une boîte de nuit à Lille. Et là, j'ai vécu une des plus belles fêtes de toute ma carrière. On a fait un échauffement brésilien par colonnes de cinq sur la piste de danse. On a dansé sur la musique de "Pump It Up". En souvenir, ce tube de Danzel est devenu notre hymne par la suite. Le fait d'être passés tout près de la mort nous a ressuscités. Un noyau dur s'est créé cette nuit-là. C'est comme si nous avions passé un pacte à l'Opéra Night. Car derrière, on a enchaîné 22 matches sans défaite, jusqu'à celui à Guingamp.

 

On décalait les entraînements pour pouvoir monter au bar Fly et au Queen à Paris. Après notre victoire au Stade de France contre le Red Star, on est parti une semaine aux Antilles. On a commencé à tourner au rhum dans l'avion. On s'est endormis sur une bataille de coussins. Au réveil, on s'est fait engueuler par tout l'avion. Une fois sur place, Yves Brécheteau, l'adjoint de Robert Nouzaret qui n'était pas là, a sorti un paperboard pour nous exliquer les règles de vie. Un mec se lève et lui dit : "Donne nous les heures d'entraînement et on fera le reste." A notre retour des Antilles, nous n'avons presque plus gagné. Mais un nul devant Ajaccio un 1er mai, ça ne s'invente pas, nous a suffi pour être champions de D2.

 

On a tourné un film parodique sur la saison de la remontée. C'est parti d'un défi qu'on s'est lancé avec Julien Sablé et Marc Zanotti. On s'est mis en scène dans de petits sketches et ça a donné un film d'1h30. Un matin où on ne s'entraînait pas, on a montré la cassette VHS à tout le groupe. Il y avait noatmment une parodie de Gérard Soler, "La vérité si je mens", Nouzaret "Kader, bien Kader" parce qu'il n'avait que Ferhaoui à la bouche, Adrien Ponsard "Tout le temps avec des films X", ce que sa femme ne savait pas, Rudi Garcia, le préparateur physique, "Jamais sans mes plots", Pape Sarr "Je suis un bon conducteur" alors qu'il avait déjà eu un premier accident de voiture quinze jours après avoir obtenu son permis.

 

Au lendemain d'une lourde défaite 4-0 à Bastia, Nouzaret convoque tout le monde au décrassage. Quand on arrive, il nous balance : "Cassez-vous ! Je ne veux pas vous voir !" Le mardi, il nous prend un par un. Arrive mon tour :

- Pat, t'es nul tactiquement et techniquement, je ne comprends pas pourquoi 35 000 spectateurs scandent ton nom.

- Vous avez raison, coach, il faut que je vous avoue quelque chose.

- Quoi ?

- Mais avant, promettez-moi que ça ne sortira pas du vestiaire ?

- Quoi ?

- Comprenez-moi, coach, c'est un secret trop lourd à porter. Vous me jurez que ça restera entre nous ?

- Tu fais chier ! Dis-le !

- OK, j'avoue devant tout le monde, c'est moi qui ai tué le président Kennedy !

- Tu te fous de ma gueule ? Tu es viré du vestiaire !

J'y suis revenu le jour du match et j'ai trouvé le maillot de Kenedy - le Portugais qui a joué au PSG - pendu sur la porte de mon casier. Dessus, il y avait écrit "Lee Harvey Oswald". Jérôme Alonzo, qui n'aimait pas le Parisien, m'a laissé son maillot.

 

Mon come-back à Sainté s'est mal terminé. J'avais un statut et j'étais un joueur un peu particulier. Il n'y avait pas de problème de personnes avec moi. Sauf avec Patrice Carteron et Frédéric Antonetti. Sa gestion humaine n'était pas mon truc. Anto se montrait autoritaire. A 30 ans, j'avais fait le tour de ce style de management. Un noyeau dur et sectaire s'était créé autour de Carteron. Ils jetaient du gros sel, de l'eau bénite dans le vestiaire.

 

J'ai commis une grosse erreur en confiant mon brassard de capitaine à Carteron. Je voulais me concentrer sur mes performances. Après, avec le recul, je me dis que pour être en paix avec moi-même, je ne pouvais pas faire passer le message d'Antonetti. Ça a fini en eau de boudin. J'en viens presqu'aux mains avec Antonetti et je me retrouve condamné à passer les trois derniers mois de la saison en CFA. Je venais tous les matins devant le groupe dire : "On m'empêche d'exercer mon métier alors que je suis opérationnel." Avec Antonetti, ça restait tendu. Il ne me serrait plus la main. Il changeait les horaires d'entraînement pour que je ne puisse pas être là."

Raon sans quatre cadres

30/12 08:53

Déjà privée de l'attaquant Jamel Hsini et du milieu de terrain Houssen Abderrahmane, suspendus suite à leur expulsion à Thaon, l'US Raon l'Etape devra également se passer de deux autres joueurs cadres blessés aux adducteurs selon Vosges Matin : le défenseur Abdoulaye Ba et le milieu défensif gambien Abdou Dampha, l'ancien joueur nancéien pote de Bayal Sall.

Lubo président ?

30/12 08:37

Selon le quotidien SME, l'ancien meneur de jeu des Verts Lubomir Moravcik s'est déclaré avant-hier candidat à la présidence de la fédération slovaque de football.

La cerise sur le gateau pour Paterno

30/12 07:53

Dans la dernière édition de L'Alsace, l'entraîneur raonnais Bruno Paterno veut croire en l'exploit de son équipe ce dimanche contre Sainté. Extraits.

 

"Cela permet d’avoir un vrai coup de projecteur. Financièrement, c’est aussi très intéressant et on en a bien besoin. À Raon, ce n’était pas l’objectif n°1 en début de saison, mais comme il y a une vraie culture de la coupe, c’est vraiment la cerise sur le gâteau et un grand plaisir de jouer contre Saint-Etienne. Ce lundi, à la reprise de l'entraînement, la presse écrite était là, la télévision aussi, et on n’est pas vraiment habitués à ça. J’ai dit aux joueurs que l’on allait être sollicité, mais qu’il fallait aussi rester concentré. On a envie d’être à dimanche et c’est sur le terrain que cela va se passer. Il y a de l’excitation et c’est bien normal. On va s’entraîner quatre fois cette semaine et faire relâche jeudi et vendredi.

 

Profiter du réveillon alors qu’il y a une telle rencontre dimanche, ce n’est pas simple. Mais comme c’est un match extraordinaire, je fais confiance aux garçons. Notre objectif est de nous qualifier, sinon cela ne sert à rien de monter sur le terrain. Quand on a joué les premiers tours face à des équipes de niveaux inférieurs, on avait aussi la crainte de ne pas passer. On a déjà sorti deux clubs de National, Epinal au 5e tour et Colmar au 8e tour, et c’était déjà énorme. Là, c’est un gros morceau de la Ligue 1. On peut penser que la pression est plus sur eux que sur nous. On n’a rien à perdre et on va essayer de faire au mieux pour leur compliquer la tâche. Mais on a surtout le droit de rêver…"

La langue de Mascarelli se délie

30/12 07:38

Le défenseur raonnais Anthony Mascarelli (32 ans) s'exprime aujourd'hui dans Vosges Matin avant d'affronter les Verts ce dimanche à 14h15 en 32e de finale de Coupe de France. Extraits.

 

"Je ne vais pas jouer jusqu’à 50 ans et c’est peut-être la dernière fois que je peux vivre ça. Je n’ai jamais fait de très longs parcours en coupe de France. Je ne suis jamais allé en 32e de finale même si j’ai déjà fait quelques 7e ou 8e tours. J’ai vraiment hâte d’y être. J’espère que je serais sur le terrain et pas assis sur le banc de touche car il y a des nouveaux. Soit on prenait une équipe contre qui on pouvait passer, soit un très gros. C’est très bien comme ça. Saint-Etienne, c’est un club mythique. Je suis comme tout le monde, je regarde la Ligue 1 à la télé mais je n’ai pas spécialement étudié le jeu. J’espère que ce sera une belle fête.

 

Tout le monde m’appelle pour me demander des places Il ne faut pas oublier que l’objectif du club et le nôtre, c’est de jouer la montée. On sait qu’un parcours en coupe de France peut coûter beaucoup d’énergie. Si vous demandez à tous les joueurs de l’équipe ce qu’ils veulent, le choix il est vite fait. Sur un match, tout peut arriver surtout avec l’appui des spectateurs qui ne seront pas très loin du terrain. Il y a quelques joueurs qui ont déjà le vécu d’avoir joué une Ligue 1. Ce qui est intéressant dans cette équipe, c’est qu’il y a des individualités mais qu’elles n’hésitent pas à se mettre le cul par terre. Alors tu es obligé de faire pareil."

Ebrima met le hola

29/12 18:33

Selon le site Africa Top Sports, Ebrima Bojang (23 ans) a mis un terme à sa carrière de joueur, avant même que celle-ci n'ait véritablement commencé. Entravé par des blessures à répétition aux adducteurs et au genou, l'attaquant gambien n'aura joué que 21 matches officiels avec la réserve lors de ses 5 années passées à l'ASSE (juillet 2010-mai 2015).

Féfé préfère les femmes

29/12 14:39

Dans "La Légende des Verts par ceux qui l'ont écrite", ouvrage de Bernard Lions paru le mois dernier aux éditions Hugo & Cie, Pascal Feindouno revient sur ses rapports compliqués avec les supporters et revendique son statut d'homme à femmes. Extraits.

 

"Je me souviens d'une banderole déployée par les supporters : "Pascal, les bars de Sainté te regretteront, pas nous !" Je l'ai découverte en sortant du vestiaire. Je ne pouvais pas la rater. Je l'avais juste en face de moi dès que je levais la tête. Je me suis dit : "Là, c'est foutu !" C'était la guerre avec eux. La haine même. mais ça m'a donné de la force. J'avais bien joué ce jour-là. Après, franchement, la banderole m'a fait rire. Je suis finalement resté encore deux ans en jouant pour essayer de faire plaisir aux gens. Un jour ils font la guerre à un joueur. Le lendemain, c'est à un autre. Je me souviens qu'à la fin d'un de mes premiers matches avec les Verts, Frédéric Piquionne était allé jeter son maillot au public. Les supporters l'avaient aussitôt déchiré. Je me suis mis à pleurer. Je venais d'arriver et je ne comprenais pas. J'ai pensé : "Alors ça se passe comme ça à Saint-Etienne ?" J'ai évité de donner le mien par la suite.

 

Il faut entraîner les reins, donc danser. Comment veux-tu dribbler si tu as les reins bloqués ? Mon père était psychologue et gardien de but. Il m'a appris à écrire, notamment la calligraphie. J'adore la calligraphie. c'est comme quand tu caresses une femme, tu t'appliques. Merci papa mais je ne vais pas à l'école. Je préfère les femmes. C'est un poisson sensuel, tranquille dans l'eau et dangereux. Tu fixes, double contact, mais tu ne sais pas où il va partir. La rumeur faisant état d'une liaison avec la femme de Christophe Landrin ? Mais je ne connais même pas son prénom ! Dans le vestiaire, Christophe était mon meilleur pote. Je n'ai jamais su d'où cette histoire est partie. Ou plutôt si. Je me trouvais en instance de transfert. Il fallait sortir quelque chose sur moi pour justifier mon départ. De ce que j'en sais, mais je n'en suis pas très sûr, elle a eu un enfant blond par la suite."

Alexander le conquérant

29/12 14:32

Dans un article paru sur l'excellent site web So FootHabib Bellaïd (ex Starsbourg) nous parle d'Alexander Søderlund, notre probable futur attaquant de pointe, extraits choisis :

 

«  Il est venu me voir à la fin d'un match : "Ça faisait longtemps que je n'avais pas eu un duel comme ça." On s'est serré la main, presque à se prendre dans les bras.  » Quand il revient sur sa première saison dans le championnat norvégien, Habib Bellaïd est formel : le meilleur attaquant qu’il a affronté est aussi un chic type, Alexander Søderlund.

 

Récent vainqueur de la Tippeligaen avec Rosenborg, le gaillard a survolé le classement des buteurs en inscrivant 22 buts en 27 matchs. Parce que «  si tu te troues, tu peux être sûr que lui, devant le but, il ne va pas se trouer  » , certifie l’ex-défenseur de Sarpsborg 08.

 

Meilleur buteur du dernier championnat, le numéro 15 a largement participé au doublé coupe-championnat glané par le club de Trondheim. «  Avec le capitaine [Mike Jensen], c’est l’autre star de l’équipe » , note Bellaïd. Mais c’est moins vrai en sélection. «  Les gens lui en veulent parce qu’il a raté des occasions lors du barrages de l’Euro contre la Hongrie  » , souffle le Franco-Algérien. Bien avant le prochain championnat d’Europe, le Nordique a pourtant joué en France. Été 2007, alors que ses vacances débutent à peine sur les bords de la mer Noire, le joueur reçoit un appel pour faire un essai. Du coup, il troque les bikinis et le soleil bulgare pour le Val-d’Oise et le centre d’entraînement de l’Entente Sannois Saint-Gratien, pensionnaire de National. 


«  Le premier jour où il s'est entraîné, j'ai tout de suite vu que c'était un pur talent, avec un super sens du but et déjà quelques kilos en trop  » , sourit Kamel Djabour, alors coach de l'Entente SSG. Débarqué au club par l'intermédiaire d'un ami du président, Søderlund tape dans l'œil du staff. Le club lui propose un contrat, mais le joueur «  travailleur, qui n'avait pas de mal à s'intégrer  » , préfère finalement décliner. L'histoire s'arrête là et laisse des regrets pour le club valdoisien. Tout ça pour aller manger des pâtes. 

Spano chez Orinel, Moulin et Linganzi

29/12 09:46

Selon Var-Matin, Romain Spano (21 ans) est actuellement à l'essai à Fréjus-Saint-Raphaël, ex-club de Jessy Moulin et Kévin Malcuit actuellement lanterne rouge de National malgré les efforts des anciens Verts Akim Orinel, Damien Moulin, et Amine Linganzi.

 

Coéquipier de Jérémy Vachoux dans l'équipe réserve du RC Lens, actuellement relégable en CFA, le meilleur buteur de l'équipe réserve de l'ASSE lors de la saison 2013-2014 (13 buts) n'a claqué qu'un petit pion cette saison en douze apparitions dans l'équipe B des Sang et Or.

Carole avait coché Sainté

29/12 08:23

Suivi la saison dernière par l'ASSE, qui a finalement préféré recruter Benoît Assou-Ekotto, le latéral gauche de Galatasaray Lionel Carole avait déjà coché Sainté, comme il l'explique aujourd'hui dans L'Est Eclair.

 

"Je ne pensais pas que j'allais quitter Troyes. Je n’avais pas énormément de sollicitations, je n’en cherchais pas. J’étais prêt à reprendre en Ligue 1. J’avais déjà fait des croix sur le calendrier, pour satisfaire la famille. Un oncle, par exemple, est fan de Saint-Etienne ; il allait venir me voir pour la réception des Verts. J’avais fait quelques projets..."

 

 

Luissint à nouveau vert et blanc

29/12 08:05

Ancien milieu de terrain de l'équipe réserve de l'ASSE, Xavier Luissint (31 ans) jouera à nouveau en vert et blanc. Après sept ans et demi passés à Ostende, l'ex-joueur de Valence est Epernay s'est en effet engagé hier pour deux ans et demi avec le Cercle de Bruges, classé actuellement 7e en D2 belge.

Raon se renforce

29/12 07:43

Alors que les Verts ne reprennent l'entraînement que demain, Raon l'Etape a réattaqué comme prévu hier avec deux nouvelles recrues : Adnane Sahrane (défenseur de 25 ans formé à la Berrichonne et passé par Mantes-la-Jolie, Oissel, Aubervilliers et plus récemment Marrakech en L1 marocaine) et Naby Damba (attaquant guinéen de 21 ans sans club depuis son son passage au CA Bastia). Selon la dernière édition de Vosges Matin, le club va tout mettre en œuvre pour tenter de les qualifier afin d’éventuellement les incorporer au groupe qui affrontera Saint-Etienne dimanche en 32e de finale de coupe de France.

 

Le quotidien précise que les Raonnais se sont entraînés avec les ballons qui sont utilisés dans cette compétition. Les Raonnais iront s'entraîner aujourd'hui et demain à Saint-Dié afin de préserver au maximum le terrain gras du stade Paul-Gasser. Hier, sur les 5 400 places disponibles, il ne restait plus qu'une infme quantité de billets en gradins provisoires (20 euros) et un nombre un tout petit plus important en pelouse. La rencontre devrait se jouer à guichets fermés.

 

 

Nanard fait marche arrière

29/12 07:17

Alors qu'il avait évoqué une L1 à 18 clubs la semaine dernière lors de l'émission "Incognito", Bernard Caïazzo prône le statu quo dans la dernière édition du Progrès. Extraits.

 

"Lorsque l’on parle de 18 ou 20 clubs, il faut déterminer le nombre de montées et de descentes. La L1 souhaite deux descentes, la L2 trois montées. Je suis un homme de dialogue, j’ai proposé deux descentes et un barrage. On vient de signer un contrat de quatre ans avec Canal + et France Télévision contre 24 M€ pour la retransmission de la Coupe de la Ligue. Il n’est donc pas question de la supprimer mais dorénavant les clubs n’auront aucune contrainte pour composer leur équipe. Il y a un 3e facteur à prendre en compte : l’aide à la descente qui est de 2 M€ la première saison, 1 M€ la seconde. Plus un club passe de temps en L1, plus il se structure, plus il a des coûts fixes élevés. C’est le cas de l’ASSE. Nous sommes pour le maintien à vingt clubs car les risques de descentes sont moindres. Nous acceptions de discuter d’un championnat à 18 aux seules conditions de revoir le système des montées et des descentes et d’une indemnité de descente de 20 millions d’euros durant deux saisons."

L'hommage de Thomas (2)

28/12 20:48

Le sympathique et talentueux défenseur central angevin Romain Thomas avait rendu hommage au peuple vert il y a une semaine dans Le Courrier de l'Ouest. Juste avant de partir fêter Noël dans son Finistère natal, le coéquipier de Yoann Andreu en a remis une jolie couche dans Ouest-France.

 

"Le stade qui m'a fait le plus vibrer depuis le début de saison ? Sans hésiter, Geoffroy-Guichard ! C'était incroyable, largement au-dessus de Lyon en termes d'ambiance. Et c'était de la bonne ambiance, ce n'était pas méchant. Les supporters stéphanois nous ont même applaudis à la fin quand nous sommes allés saluer les nôtres. Vraiment sympa !"

 

 

Martin plein Pau

28/12 18:49

Leader du difficile groupe C de CFA devant les réserves de Nice et Monaco, l'ancien défenseur stéphanois Kévin Martin (23 ans) s'éclate cette saison au Pau FC. Le natif d'Albi évoque brièvement ses vertes années dans un entretien paru aujourd'hui sur le site Foot National. Extraits.

 

"Je suis un latéral moderne qui est agressif et rigoureux défensivement mais qui n'hésite pas à monter pour dédoubler et centrer afin d'apporter un plus offensivement. Mon avenir est simple, je souhaite continuer à être titulaire à mon poste et monter en National avec mon club. Je considère que l'ASSE est mon club formateur car lorsque je suis arrivé à Nîmes j'ai très vite évolué en senior. À Saint-Étienne, je retiens surtout la rigueur tactique apportée par Abdel Bouhazama en U19 et la victoire au Tournoi de Montaigu avec Romain Revelli."

Baïla Bamba ?

28/12 16:10

La trêve hivernale et la période des fêtes sont chaque année l'occasion de faire le bilan de la première partie de saison, et de distribuer bons et mauvais points. Si l'attaque verte est au centre de l'actualité mercantile, on la retrouve également sur le devant de la scène des récompenses.


En effet, le but de Jonathan Bamba contre Nantes fait partie des 10 pions sélectionnés par La Pravda pour devenir le plus beau but de la phase aller.



En cette période de cadeaux, on ne résiste pas à la tentation de vous le remontrer... A déguster sans modération !

Roro est ambitieux !

28/12 12:05

Dans le cadre d'une interview à France Bleu Loire, notre cher président Roland Romeyer, revient sur son ambition de voir les Verts à nouveau qualifiés pour l'Europe cette saison. 

 

"Pour moi il y a une très grande satisfaction; on ne ne peut pas être déçus. On bat des records, on a disputé 30 matches, cela fait 3 années consécutives qu'on est en Europa League. On n'est qu'à 3 points du deuxième au classement de Ligue 1. Et je ne parle pas de Paris car c'est un extra-terrestre, on ne vit pas dans la même cour.

 

Je n'ai que des satisfactions. L'une des dernières, c'est notre match de Coupe de la Ligue au Parc des Princes. On avait une équipe de blessés, une équipe de valides pour jouer le dimanche contre Angers. Mais on avait des jeunes. Christophe Galtier a choisi d'aligner une équipe de jeunes, ils ont fait une très belle figure à Paris face à des joueurs exceptionnels, les meilleurs du monde.

 

On tourne à 29 points. Si j'étais mécontent, c'est que je serais malade ! L'an dernier on avait 36 points mais c'était un autre championnat. Quand on regarde les grosses cylindrées, celles qui ont disputé une Coupe d'Europe, elles sont toutes derrière nous. Je suis très heureux de ce qui se passe dans le club et je tiens à féliciter tous les acteurs : le staff sportif, le staff médical, les joueurs, tous les salariés qui m'encadrent. 

 

C'est la période du mercato à partir du 3 janvier. On travaille déjà. On espère pouvoir renforcer l'attaque par un avant-centre pour remplacer Beric qui nous fait énormément faute. Robert Beric et Théophile-Catherine sont les deux transferts qui nous ont coûté le plus d'argent,  malheureusement ils ont subi des graves blessures. S'ils avaient été épargnés, on serait sans doute deuxièmes actuellement.

 

La presse, je la lis tous les jours. Il y a des infos qui sont justes mais malheureusement beaucoup de rumeurs. Moi je sais où j'en suis, on travaille. Au l'ouverture du mercato, on espère pouvoir faire signer un joueur. Et il y aura peut-être aussi un peu de mouvement dans les deux sens. On est ambitieux, on veut que l'équipe soit la meilleure possible. On sait qu'on a aussi un mois de janvier difficile, on va faire tout notre possible pour l'affronter dans les meilleures conditions.

 

Notre ambition, c'est de se qualifier pour la quatrième fois d'affilée en Coupe d'Europe, c'est l'ADN de l'ASSE. Il y a aussi la Coupe de France qui se profile, on va essayer de faire un bon résultat. On sait très bien qu'en championnat, la première place est acquise, Paris va terminer avec près de 40 points d'écart par rapport au deuxième. Ce qu'on ambitionne, c'est d'être dans le top 5 : 2, 3, 4 ou 5. En Ligue Europa, on va essayer de faire très bonne figure devant Bâle, un club européen qui participe presque chaque saison à la Champions League. On a le premier match chez nous, on va essayer de faire un très bon résultat et on ira chez eux dans le but de se qualifier pour le prochain tour."

Saivet ? Evidemment les Verts !

28/12 09:35

"Si tu avais une ambiance à retenir dans un stade ?" a demandé Girondins TV à Henri Saivet, buteur à GG le 15 août dernier. Relayée par le site Girondins4ever, la réponse de l'attaquant bordelais ne s'est pas faite attendre: "L’ambiance du Parc des Princes m’avait marqué, j’y allais regarder les matches quand j’étais plus jeune. C’est le stade qui m’a le plus marqué. En professionnel, c’est Saint-Étienne, je pense que c’est l’une des plus belles ambiances que j’ai vue, en France."

Aubame comme Brigitte

28/12 09:24

 

Comme Brigitte, Aubame a tellement besoin d'amour ! Dans "La Légende des Verts par ceux qui l'ont écrite", ouvrage de Bernard Lions paru le mois dernier aux éditions Hugo & Cie, PEA déclare encore sa flamme à l'ASSE. Nanard et Roro, maintenant battez-vous pour le faire revenir !

 

"Mon triplé contre Lorient a modifié la trajectoire de ma carrière chez les Verts. Je n'avais encore jamais marqué à Geoffroy-Guichard en championnat. C'est pour ça que j'ai gardé le ballon du match en souvenir. Je l'ai caché sous mon maillot au coup de sifflet final et je suis vitre rentré à la maison pour le montrer à mon fils. Je l'ai encore.

 

J'ai attendu près de trois ans pour signer un nouveau triplé dans le Chaudron, mais celui-là, il a été un peu plus facile à marquer tout de même ! Je l'ai mis lors du match contre la pauvreté organisé par Zidane et Ronaldo. Est-ce que je m'attendais à recevoir autant d'amour de la part des supporters pour mon retour à Geoffroy ? A ce point-là, non.

 

C'était un moment magnifique de retrouver tous ces gens. Et ce fut vraiment un moment très fort ensuite. C'était peut-être aussi dû au fait que je suis très actif sur les réseaux sociaux, qu'il s'était passé peu de temps depuis mon départ de Saint-Etienne et que le supporters savent que je veux revenir jouer un jour chez les Verts. Et pas comme un papy qui n'avance plus !

 

Tout cet amour des Stéphanois a forcément compté dans ma réussite. Un attaquant a besoin d'amour pour se sentir bien. Et s'il ne se sent pas aimé, c'est plus difficile d'y arriver. Après, certains joueurs arrivent à gérer ça. Je reste attaché à Sainté car c'est ce club qui m'a donné la chance d'exploser en Ligue 1. Saint-Etienne est vraiment devenu une famille. Les Verts font partie de moi. "

Bahebeck back to Paris ?

28/12 08:51

Selon la dernière édition de la Pravda, l'ASSE discute actuellement avec le QSG pour mettre un terme au prêt de Jean-Christophe Bahebeck. Arrivé l'été dernier dans le Forez, le champion du monde U20 est considéré comme une erreur de casting à Sainté. Apparu 8 fois cette saison en L1 (3 fois en tant que titulaire), l'ancien Valenciennois n'a convaincu ni par ses performances ni par son attitude selon le quotidien sportif.

Ce n'est pas du tout cuit pour Malcuit !

28/12 08:41

Pas facile de s'imposer à l'ASSE quand on vient d'un club de L2 comme Niort ! N'ayant joué que 5 matches de L1 depuis le début de saison, Kévin Malcuit positive dans Le Progrès du jour.

 

"Je me sens de mieux en mieux. C’est grâce au groupe, grâce au coach. Maintenant, il faut que ça continue. Cela n'a pas été simple au début mais je joue. Je prends ce qu’on me donne. Je dois continuer à bosser. Que je joue ou que je ne joue pas, il faut que je sois toujours à fond. Et quand l’occasion se présente, il faut la saisir. Dans un grand club comme l’ASSE, tu ne peux que progresser. Avec de grands joueurs, un bon staff, un bon entraîneur, tu es obligé de progresser tactiquement et techniquement. La Ligue 1, c’est dur. C’est beaucoup de concentration, beaucoup de travail. c’est une fierté d’être à Saint-Etienne. Chaque jour, je prends du plaisir."

L'ASSE à l'assaut de Soderlund (5)

28/12 08:18

Alexander Soderlund, qui a passé la visite médicale à l'Etrat le 21 décembre, s’était accordé un délai de réflexion après avoir quitté le centre d'entraînement de l'ASSE. Selon la dernière édition du Progrès, l’avant-centre de Rosenborg a donné son accord verbal aux dirigeants stéphanois. Il devrait parapher son contrat le 2 janvier, date de l’ouverture du mercato.

Tabanou de retour chez nous ? (2)

27/12 23:18

RMC nous a appris ce soir que Christophe Galtier a téléphoné à Franck Tabanou pour tenter de le faire revenir à Sainté cet hiver. Un rendez-vous est prévu en début de semaine entre l'agent du joueur et les dirigeants de Swansea. Pour rappel, l'ancien latéral gauche stéphanois n'a pas joué la moindre minute en Premier League et n'a pris place que trois fois sur le banc des Cygnes en championnat anglais ! L'ex-pitchoune n'a joué que deux petits matches cette saison, en League Cup, contre York City (victoire 3-0) et Hull City (défaite 1-0).

Gelson fait le spec-tacle !

27/12 21:23

Comme le souligne l'agence de statistiques sportives Opta, le Rennais Gelson Fernandes a réussi 125 tacles en L1 en 2015. Aucun autre joueur des 5 grands championnats européens n'a réussi autant de fois ce geste cette année que l'ancien milieu de terrain stéphanois !

Juju les passe en revue

27/12 19:36

A l'instar de Galette à l'étage au dessus, Julien Sablé et Bernard David ont procédé à une large revue d'effectif en cette première partie de CFA2 avec pas moins de 35 joueurs utilisés en seulement 12 matches de championnat ! Merci au potonaute thomas99 pour son décompte.

 

1. Saint-Louis : 910 minutes, 11 matches
2. Suljic : 875 minutes, 10 matches
3. Maisonnial : 702 minutes, 8 matches
4. Souici : 661 minutes, 9 matches
5. Pierre-Gabriel : 630 minutes, 7 matches
6. Pétrot : 630 minutes, 7 matches
7. Pinheiro : 543 minutes, 8 matches
8. Malumandsoko : 540 minutes, 6 matches
9. Mellot : 505 minutes, 8 matches
10. Nyemeck : 495 minutes, 6 matches
11. Bamba : 420 minutes, 5 matches
12. Madianga : 364 minutes, 8 matches
13. Dekoké : 363 minutes, 5 matches
14. Nadrani : 360 minutes, 4 matches
15. Durieu : 360 minutes, 4 matches
16. Macalou : 358 minutes, 6 matches
17. Roussey : 337 minutes, 7 matches
18. Malcuit : 270 minutes, 3 matches
19. Karamoko : 255 minutes, 3 matches
20. Maupay : 252 minutes, 3 matches
21. Mendy : 225 minutes, 3 matches
22. Bangoura : 217 minutes, 3 matches
23. Kacou : 198 minutes, 3 matches
24. Assaf : 192 minutes, 5 matches
25. Guendouz : 180 minutes, 2 matches
26. Zidane : 160 minutes, 4 matches
27. Cohade : 159 minutes, 2 matches
28. Traoré : 154 minutes, 3 matches
29. Nordin : 135 minutes, 3 matches
30. Polomat : 90 minutes, 1 match
31. Brison : 90 minutes, 1 match
32. Diomandé : 90 minutes, 1 match
33. Bahebeck : 60 minutes, 1 match
34. Boumali : 47 minutes, 2 matches
35. Aulagnier : 25 minutes, 1 match

 

 

Une histoire de dindes !

27/12 10:58

Auteur de l'excellent blog Sur la route des Verts, le potonaute ange vert (Thierry Clémeanceau) profite de cette période de fêtes pour nous raconter une histoire de dindes.

 

"La ville de Jaligny-sur-Besbre est connue pour sa célèbre foire aux dindes. Par le passé, pour promouvoir son marché, cette petite bourgade de l’Allier avait envoyé un ou plusieurs volatiles à quelques personnalités parmi lesquelles la reine d’Angleterre, le Pape Jean XXIII ou le chancelier Brandt. Chez les sportifs, Raymond Poulidor et Bernard Thévenet, le FC Nantes et le Clermont Université Club, pour ne citer qu’eux, ont également reçu cette offrande.

 

Mais, pour la première fois depuis sa création, ce chef-lieu de canton a essuyé un refus… de la part d’un dirigeant sportif. Alors que le maire de Jaligny avait offert deux dindes à l’équipe stéphanoise pour la récompenser de son bon parcours en 1975, Roger Rocher, le président de l’AS Saint-Etienne, a pris sa plume pour répondre au maire de Jaligny : « L’Association Sportive de Saint-Etienne est un tout, sans individualité. C’est un club où le travail est fait en équipe et de ce fait, les récompenses ou cadeaux sont attribués à une équipe et non à une personne. Il n’était donc pas pensable d’accepter deux dindes pour une vingtaine de joueurs professionnels, cela nous aurait certainement créé un problème. »

 

L’affaire a fait grand bruit dans la région. Roger Rocher qui avait demandé vingt dindes ou rien, souhaitait les offrir pour la Noël aux pensionnaires du troisième âge de la Charité. Devant le refus du maire de Jaligny d’accéder à sa requête, le président stéphanois au caractère bien trempé ne s’en ai pas laissé compter et a commandé les vingt volailles de la discorde à une commune voisine pour les offrir à l’hôpital. Bon prince, il s’est déplacé lui-même en personne pour les remettre aux heureux destinataires."

 

La ville de Jaligny sur Besbre est connue pour sa célèbre foire aux dindes. Par le passé, pour promouvoir son marché, cette petite bourgade de l’Allier avait envoyé un ou plusieurs volatiles à quelques personnalités parmi lesquelles la reine d’Angleterre, le Pape Jean XXIII ou le chancelier Brandt. Chez les sportifs, Raymond Poulidor et Bernard Thévenet, le FC Nantes et le Clermont Université Club, pour ne citer qu’eux, ont également reçu cette offrande.

Mais, pour la première fois depuis sa création, ce chef-lieu de canton a essuyé un refus… de la part d’un dirigeant sportif. Alors que le maire de Jaligny avait offert deux dindes à l’équipe stéphanoise pour la récompenser de son bon parcours en 1975, Roger Rocher, le président de l’AS Saint-Etienne, a pris sa plume pour répondre au maire de Jaligny : « L’Association Sportive de Saint-Etienne est un tout, sans individualité. C’est un club où le travail est fait en équipe et de ce fait, les récompenses ou cadeaux sont attribués à une équipe et non à une personne. Il n’était donc pas pensable d’accepter deux dindes pour une vingtaine de joueurs professionnels, cela nous aurait certainement créé un problème. »

L’affaire a fait grand bruit dans la région. Roger Rocher qui avait demandé vingt dindes ou rien, souhaitait les offrir pour la Noël aux pensionnaires du troisième âge de la Charité. Devant le refus du maire de Jaligny d’accéder à sa requête, le président stéphanois au caractère bien trempé ne s’en ai pas laissé compter et a commandé les vingt volailles de la discorde à une commune voisine pour les offrir à l’hôpital. Bon prince, il s’est déplacé lui-même en personne pour les remettre aux heureux destinataires.

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La ville de Jaligny sur Besbre est connue pour sa célèbre foire aux dindes. Par le passé, pour promouvoir son marché, cette petite bourgade de l’Allier avait envoyé un ou plusieurs volatiles à quelques personnalités parmi lesquelles la reine d’Angleterre, le Pape Jean XXIII ou le chancelier Brandt. Chez les sportifs, Raymond Poulidor et Bernard Thévenet, le FC Nantes et le Clermont Université Club, pour ne citer qu’eux, ont également reçu cette offrande.

Mais, pour la première fois depuis sa création, ce chef-lieu de canton a essuyé un refus… de la part d’un dirigeant sportif. Alors que le maire de Jaligny avait offert deux dindes à l’équipe stéphanoise pour la récompenser de son bon parcours en 1975, Roger Rocher, le président de l’AS Saint-Etienne, a pris sa plume pour répondre au maire de Jaligny : « L’Association Sportive de Saint-Etienne est un tout, sans individualité. C’est un club où le travail est fait en équipe et de ce fait, les récompenses ou cadeaux sont attribués à une équipe et non à une personne. Il n’était donc pas pensable d’accepter deux dindes pour une vingtaine de joueurs professionnels, cela nous aurait certainement créé un problème. »

L’affaire a fait grand bruit dans la région. Roger Rocher qui avait demandé vingt dindes ou rien, souhaitait les offrir pour la Noël aux pensionnaires du troisième âge de la Charité. Devant le refus du maire de Jaligny d’accéder à sa requête, le président stéphanois au caractère bien trempé ne s’en ai pas laissé compter et a commandé les vingt volailles de la discorde à une commune voisine pour les offrir à l’hôpital. Bon prince, il s’est déplacé lui-même en personne pour les remettre aux heureux destinataires.

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Le petit Gomis n'est pas une salope

27/12 09:38

Dans l'ouvrage de Bernard Lions "La Légende des Verts par ceux qui l'ont écrite" (ed. Hugo & Cie, novembre 2015), Bafé Gomis revient sur ses rapports compliqués avec le public stéphanois. Extraits.

 

"Ce n'est qu'après être parti de Saint-Etienne et avoir un peu bourlingué que j'ai compris que le Chaudron possédait une des plus grosses ambiances européennes, avec les stades turcs. En Premier League, le public réagit après un beau but ou un tacle réussi. Il témoigne plus de respect que celui de Geoffroy-Guichard, qui se distingue par ses tifos et sa voix. Avec le public stéphanois, ça a toujours été "je t'aime, moi  non plus." Mais les sifflets des 35 000 personnes de Geoffroy-Guichard m'ont poussé à me montrer toujours plus ambitieux. Je m'en suis servi pour travailler ma concentration quand le ballon me venait ou traînait devant le but. Cette agressivité m'a aidé à franchir la barre des dix buts chaque saison et à faire de moi un bon joueur de Ligue 1. Ils ont également poussé l'enfant du pays que je suis devenu à faire attention à ce que je disais à chaud. Est-ce que je trouvais les supporters stéphanois parfois injustes à mon égard ? Joueurs, nous sommes tous de passage dans un club.  Seuls les supporters restent. Ce sont donc eux qui méritent le respect.

 

Je me devais de partir de l'ASSE en laissant la maison propre. C'est ce que j'ai fait en marquant un doublé devant Valenciennes qui assurait le maintien. Je suis parti la tête haute, pas très loin, mais plus haut. Surtout, je n'ai pas eu le choix. Lyon peinait à recruter André-Pierre Gignac. Je sortais d'une saison qui avait été un accident et un naufrage collectif. Je n'avais pas été bon. Je faisais profil bas quand un dirigeant est venu me chercher à l'entraînement pour me dire : "Dès que tu peux discuter avec Lyon, discute." J'ai discuté, mais les négociations coinçaient. Saint-Etienne m'a alors dit : "On t'a formé, tu dois nous rendre la monnaie de la pièce. Tu n'as pas le droit de faire capoter ce transfert." J'ai dès lors dû baisser mes revenus pour partir à Lyon. Je bénéficiais d'un intéressement de 10% sur mon transfert. Ayant été vendu 15 M€, je devais donc toucher une commission de 1,5 M€. Mais Sainté n'arrivait pas à revendre des joueurs comme Sanogo, Bergessio, Gelson qu'il avait achetés à un prix élevé et à qui il versait de gros salaires mais dont il ne voulait plus.

 

J'ai dû venir à l'Etrat avec mon agent pour discuter avec Bernard Caïazzo et Roland Romeyer. Au bout de dix minutes, j'ai accepté de prêter ma commission. Je ne l'ai pas touché car il fallait aider Saint-Etienne. Ce qui a été marrant, c'est que j'ai été sifflé à mon retour à Geoffroy-Guichard. Les supporters ne sont malheureusement pas dans la coulisse. C'est pourquoi je ne leur en veux pas. J'étais un joueur emblématique qui avait fait la panthère et je partais chez l'ennemi. C'est normal qu'ils l'aient mal vécu. Quand mon père a connu de graves problèmes de santé, la fille de Roland Romeyer s'en est occupée. C'est en grande partie grâce à elle s'il a survécu. Il était donc normal que je lui tende la main. Il faut aussi reconnaître que je m'y retrouvais. Je partais découvrir la Ligue des Champions et j'aspirais à l'équipe de France. Quand Saint-Etienne a pu, il m'a versé ma commission. C'est difficile de se voir traiter de traître alors que, dans une négociation de transfert, on est trois et le joueur est le dernier au courant, après que les deux parties se sont mis d'accord.

 

Je me suis refusé à rentrer dans le chambrage et à faire mal aux Stéphanois. Saint-Etienne est la main qui m'a aidé à manger et m'a fait grandir. Ce n'est pas mon genre de mal parler, comme l'a fait Frédéric Piquionne en partant. Peut-être était-ce dû au fait qu'il n'a pas été formé au club. Lors de mon premier derby avec Lyon, j'appréhendais les sifflets, même si je m'y attendais. J'avais eu droit à un avant-goût avec Piquionne, il avait ramassé. Je suis revenu avec la petite chanson chantée en présence de ma famille. "Le petit Gomis, le petit Gomis est une salope..." Je me suis alors rappelé que l'ASSE m'avait envoyé en prêt à Troyes, voulait de nouveau me prêter à Dijon à mon retour, où il a pris Lamine Sakho et Sébastien Mazure. Que mes amis présidents avaient dit : "Le public va le siffler." Personne n'avait pris les devants pour expliquer que je n'étais pas devenu l'ennemi. Je me suis donc mis dans la peau d'un Lyonnais. J'ai enfilé le maillot de l'OL et je me suis retrouvé seul contre tout un stade. "Le petit Gomis, le petit Gomis est une salope…" Je les ai pris à leur propre piège. Après mon but, tout est sorti, je suis redevenu une véritable panthère. Il me fallait extérioriser cette joie et cette colère enfouies au plus profond de moi.

 

Mon plus gros regret avec Saint-Etienne, c'est de ne jamais avoir pu gagner un trophée majeur. Quand j'ai vu les Verts remporter la Coupe de la Ligue en 2013, je n'ai pas ressenti un sentiment de jalousie. Mais du regret, ça oui. Parce qu'il n'y a pas que le foot dans la vie. L'amour que j'ai malgré tout reçu à Saint-Etienne, je ne l'ai retrouvé nulle part ailleurs. Même pas à Lyon, où j'ai pourtant marqué deux fois plus de buts. J'ai essayé inculquer les valeurs d'humilité à mon fils en l'emmenant visiter le Musée de la Mine."

Un meilleur buteur loin des hauteurs

26/12 18:58

Avec 4 petits pions (dont 2 pénaltys), Valentin Eysseric est le meilleur buteur des Verts à l'issue des matches allers. Un total (guy) modeste, que seul Gonzalo Bergessio pourrait envier depuis la remontée des Verts en L1.

 

Les meilleurs buteurs stéphanois à la trêve

 

2015 : Eysseric 4

2014 : Van Wolfswinkel 5

2013 : Hamouma 7

2012 : Aubame 8

2011 : Aubame 6

2010 : Payet 8

2009 : Bergessio 3

2008 : Gomis 5

2007 : Gomis 5

2006 : Feindouno et Ilan 6

2005 : Piquionne 4

2004 : Piquionne 6

Dites 33 ? Non, 34 !

26/12 10:30

Toutes compétitions confondues, Galette a utilisé à mi-saison pas moins de 34 joueurs, un record dans l'histoire du club ! On avait oublié le petit poulet d'Abidjan dans cette liste mais heureusement le potonaute dodo nous a réveillés...

 

1. Ruffier :  2520 minutes, 28 matches

2. Perrin : 2160 minutes, 24 matches

3. Roux : 1845 minutes, 25 matches

4. Hamouma : 1797 minutes, 25 matches

5. Lemoine : 1711 minutes, 23 matches

6. Monnet-Paquet : 1694 minutes, 25 matches

7. Clément : 1650 minutes, 20 matches

8. Sall : 1568 minutes, 19 matches

9. Eysseric : 1502 minutes, 21 matches

10. Assou-Ekotto : 1478 minutes, 17 matches

11. Pogba: 1416 minutes, 17 matches

12. Clerc : 1399 minutes, 16 matches

13. Pajot : 1300 minutes, 19 matches

14. Polomat : 1078 minutes, 17 matches

15. Beric : 859 minutes, 12 matches

16. Diomandé : 644 minutes, 14 matches

17. Théophile-Catherine : 643 minutes, 8 matches

18. Corgnet : 626 minutes, 15 matches

19. Brison : 572 minutes, 9 matches

20. Bamba : 466 minutes, 10 matches

21. Maupay : 444 minutes, 13 matches

22. Malcuit : 424 minutes, 5 matches

23. Bahebeck : 405 minutes, 12 matches

24. Cohade : 376 minutes, 7 matches

25. Moulin :  180 minutes, 2 matches

26. Pierre-Gabriel  : 171 minutes, 3 matches

27. Mollo : 123 minutes, 3 matches

28. Gradel : 90 minutes, 1 match

28. Dekoke : 90 minutes, 1 match

28. Saint-Louis : 90 minutes, 1 match

31. Pinheiro : 64 minutes, 3 matches

32. Roussey, 29 minutes, 1 match

33. Karamoko : 27 minutes, 1 match

34. Suljic : 3 minutes, 1 match

Toutes folles de l'Ange Vert !

26/12 08:18

Dominique Rocheteau évoque ses conquêtes dans "La légende des Verts par ceux qui l'ont écrite", livre de Bernard Lions paru le mois dernier aux éditions Hugo & Cie.

 

"J'avais fait construire un petit chalet avec le père Barou dans un coin paumé, en pleine cambrousse, du côté de Saint-Héand, en 1977. Je l'ai revendu à des amis quand je suis parti jouer à Paris, trois ans après. Il a ensuite été revendu plusieurs fois à ce que je sais. A mon retour au club, après la Coupe du Monde 2010, je suis retourné le voir. Je voulais montrer à Laurence, que je venais d'épouser, où j'avais habité. Quand nous sommes arrivés, il y avait des gens dehors. La propriétaire m'a vu et m'a reconnu. Elle m'a alors lancé : "Monsieur Rocheteau, ça fait des années qu'on vous attendait. Rentrez !" C'est comme si on m'attendait depuis trente ans…

 

Je suis rarement parti faire la fête avec les joueurs après les grands matches de Coupe d'Europe. Je suis passé à côté de mes grandes émotions étant jeune. On rejouait trois jours après. Je préférais me retirer chez moi, où il y avait un grand salon avec des enceintes énormes et de la musique tout le temps. Et des filles qui venaient et m'attendaient de temps en temps devant la porte. Il m'est arrivé d'en faire entrer quelques-unes… J'en ai plus ou moins profité. Pas assez en fait. J'étais dans mon monde. Je ne regardais pas la télévision. Je ne lisais pas trop les journaux et je répondais très peu à mon courrier. Je recevais de gros sacs pleins de lettres. Ma mère les lisait toutes et les a gardées.

 

Le lendemain de la finale de Glasgow, après avoir été reçus à l'Elysée par le président Valéry Giscard d'Estaing, on est venu remercier notre public à Geoffroy-Guichard. Il a fait la fête avec nous. En repartant en bagnole, c'était de la folie. Les gendarmes tentaient de nous frayer un passage au milieu de la foule quand une fille est parvenue à rentrer dans ma voiture en me criant : "Je pars avec vous !" Je l'ai regardée et je me suis dit: "Elle n'est pas si mal que ça finalement !" Je l'ai emmenée chez moi. Elle est restée le soir. On a passé la nuit ensemble. Le lendemain matin, elle était partie. Et je ne l'ai jamais revue. Je ne sais même plus comment elle s'appelait.

 

J'ai vécu des situations délicates à Saint-Etienne, quelques filles m'ont harcelé. Mais dans ma tête, c'était le foot à fond, à la campagne, où je ne pouvais pas faire ce que je voulais. J'ai d'ailleurs rencontré Bérangère, la mère de ma fille, à Lyon, où j'allais voir des concerts : Led Zeppelin et The Animals à La Bourse. Bérangère était de la Croix-Rousse. On a vécu un an ensemble dans mon chalet de Saint-Héand avant de partir à Paris. A Saint-Etienne, je ne sortais jamais. Ou très peu, pour aller voir Santana avec Osvaldo Piazza au Palais des Sports. A Paris, je me suis vraiment éclaté, j'ai rencontré des filles connues, puis Marie Lebée, une écrivain, juste avant de partir à Toulouse. Nous avons vécu dix-sept ans ensemble et c'est avec elle que j'ai eu mes trois garçons."

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