
Platoche, gloire et déboires (9)
07/07 07:17
Dans sa biographie "Platoche, gloire et déboires d'un héros français" parue le 18 mai dernier aux éditions Flammarion, Jean-Philippe Leclaire revient sur les vertes années de Michel Platini. Neuvième extrait.
Une enfance "sans vrai chagrin", une femme dévouée et un homme d'affaires à tout faire qui le maintiennent dans l'illusion qu'il aura toujours dix ans, que ses caprices, ses vœux ne peuvent qu'être exaucés : Michel Platini n'est absolument pas préparé au conflit qui l'oppose à Jean-François Larios durant l'hiver 1981-1982. Une rivalité que les deux hommes s'efforceront de ne jamais étaler sur la place publique, montrant ainsi beaucoup de maîtrise et de dignité.
Entre l'hiver 1981 et le printemps 1982, il fallait en effet écouter aux portes des vestiaires pour percevoir les échos feutrés du malaise. Sur le terrain, jamais rien ne transparaît. Le 6 mai, pour la dernière journée du championnat de France, Saint-Etienne écrase Metz 9-2. A la 19e minute de jeu, Jean-François Larios profite d'un une-deux avec Michel Platini pour marquer le deuxième but stéphanois. A la 81e, c'est Michel Platini qui clôt le score sur un joli service de Jean-François Larios.
Ce jour-là, les deux milieux de terrain stéphanois marquent à eux deux quatre des neufs buts de leur équipe. En six mois, ils ont disputé ensemble 23 matches avec les Verts ou les Bleus. Sur la pelouse, jamais le moindre incident, jamais le début d'un accrochage. Malgré ce contexte plus que tendu, le meneur de jeu stéphanois réalise une saison époustouflante. Il marque 22 buts en championnat, son meilleur total depuis cinq ans. Son jeu s'est apuré, sa condition physique n'est plus un problème. Lui-même le confiera d'ailleurs plus tard : "C'est à Saint-Etienne, en 1982, que je me suis retrouvé à mon sommet."
Sur le banc de touche, Robert Herbin ne cherche même plus à masquer son admiration. "Son passage à l'ASSE lui a appris la rigueur physique et l'endurance. Au niveau technique, il avait déjà tout compris. En trois ans ici, je ne l'ai jamais vu faire un geste de trop, amuser la galerie." Au milieu du conflit larvé qui oppose ses deux meilleurs joueurs, Robert Herbin s'est efforcé de sauver ce qui pouvait l'être. Il passe des heures et des heures à discuter avec l'un et l'autre.
Surtout, il s'oppose à Roger Rocher qui réclame la mise à l'écart de Jean-François Larios. Malgré les pressions, Robert Herbin ne cède pas. "Se priver de l'un des deux aurait remis en cause tout l'équilibre du groupe. Sans les autres, on n'est rien, mais quand on est une star, on est tout seul. Je tire donc mon chapeau à Michel. Nous l'avions connu très gamin, et il a eu le mérite de réagir en homme."
A l'entraînement, seuls les observateurs les plus attentifs remarquent un bien étrange ballet. A la fin de chaque séance, Jean-François Larios quitte toujours le terrain quelques minutes avant les autres joueurs. Le temps que ses coéquipiers regagnent le vestiaire et le grand Jeff est déjà parti. Même chose les jours de match : Jean-François Larios ne traîne jamais sous la douche. Il est le premier rhabillé et le premier à quitter le stade, évitant ainsi au maximum le risque de conflits. Michel Platini trouve souvent refuge dans la villa de son copain dentiste Roland Goujon. Le pool-house qui jouxte la piscine devient une annexe où la star toujours courtisée reçoit les journalistes. Micros coupés, les interviews se transforment en émouvantes confidences.
Coupet redevient vilain (3)
07/07 07:06
Grégory Coupet a annoncé sur son compte twitter qu'il avait signé hier un contrat de trois ans pour entraîner les gardiens des vilains.
Jessy investi
07/07 06:53

Entamant sa 18e saison à l'ASSE, Jessy Moulin évoque son avenir dans la dernière édition du Progrès.
"Je ne partirai pas pour partir. Il me reste deux ans de contrat, j’ai 30 ans. Je ne vois pas ce que je peux avoir de mieux. Bien sûr, c’est toujours bien de jouer. Je suis là pour ça. C’est ce qui me motive. S’il y avait eu quelque chose en Ligue 1, je serais parti. Mais au niveau en dessous, on n’est jamais sûr de ce qui peut se passer. À Saint-Etienne, je sais ce que j’ai. On vit ici avec ma femme depuis quelques années. J’ai deux enfants. On ne va pas tout bousculer parce que j’ai envie de jouer à tout prix. Il faut être logique et encore patient. On va jouer une Coupe d’Europe. Je connais la maison, les gens savent comment je suis. C’est déjà pas mal. Je suis second gardien mais je serai toujours autant investi."
Aloisio n'oublie pas Monaco
06/07 22:00
Invité cet après-midi de l'émission "Bate-Bola Debate" diffusée sur ESPN Brésil, José Aloisio s'est remémoré son premier but sous le maillot vert marqué au Stade Louis II lors de la première journée de la spectaculaire saison 1999-2000.
"Toute la Principauté de Monaco était présente au stade, l'attente était énorme. Lancé en profondeur par le défenseur central Lucien Mettomo, j'ai battu à la course Rafa Marques [ndp2 : Julien Rodriguez en fait] avant de piquer mon ballon face à Barthez. J'ai été applaudi et beaucoup de journaux ont dit que c'est ce qui avait manqué au Brésil lors de la Coupe du Monde 1998."
La formation en régression
06/07 19:45

Validé par la Commission Nationale Paritaire de la Convention Collective Nationale des Métiers du Football (CCNMF), le classement des centres de formation pour la saison 2015-2016 a été dévoilé par la FFF. En chute depuis trois ans, l'ASSE rétrograde à la 21ème place (sur 35) d'un classement dominé pour la quatrième année consécutive par les banlieusards :
1. Vilains
2. QSG (+1)
3. Toulouse (+11)
4. Bordeaux (+6)
5. Monaco
6. Auxerre (+3)
7. Rennes (-1)
8. Metz (-4)
9. Lens (-7)
10. FC Nantes (+1)
11. Nancy (-3)
12. Sochaux (+7)
13. Nice (+2)
14. Valenciennes (+3)
15. Troyes (+3)
16. Le Havre
17. Montpellier (-10)
18. Lille (-5)
19. Lorient (+2)
20. Châteauroux (12) -8
21. Saint-Étienne (-1)
22. Marseille (+1)
23. Guingamp (+3)
24. Reims (+4)
25. SM Caen (-3)
26. Laval (-2)
27. Nîmes (+2)
28. Bastia (-1)
29. Tours FC (-4)
30. Niort
31. Evian (+3)
32. AC Ajaccio (+1)
33. Dijon (-2)
34. Brest (+2)
35. Angers (63)
Pour rappel, le classement est établi en fonction de cinq critères :
- le nombre de joueurs de moins de 25 ans ayant signé un contrat professionnel
- le nombre de matches joués avec l’équipe professionnelle du club par les joueurs formés au club
- le nombre de matches officiels joués en sélection nationale par les joueurs du centre de formation
- le nombre de diplômes scolaires obtenus par les joueurs du centre de formation
- le nombre, la qualification et l’ancienneté des éducateurs sous contrat au centre de formation
Le classement de l'ASSE sur les 9 dernières années :
2008 : 19ème
2009 : 6ème
2010 : 14ème
2011 : 20ème
2012 : 18ème
2013 : 15ème
2014 : 18ème
2015 : 20ème
2016 : 21ème
Francky goes to Wales !
06/07 10:12
Dans un entretien paru ce jour sur le site de 20minutes.fr, Franck Tabanou (ancien stéphanois et joueur du Swansea City AFC) nous parle de l'engouement des gallois pour l'Euro 2016, extraits.
Globalement, les Gallois s’occupent plutôt de leur équipe. Après, en tant que Français, avec Bafé (Bafé Gomis) on aimerait bien une finale France-Pays de Galles. On sera en stage aux États-Unis à ce moment-là, donc on n’a encore rien de prévu si ça se produit. Mais s’il y a cette finale… oh putain (sic)… ce serait beau !
Ça va être un match relativement compliqué pour les Gallois. Je pense qu’ils n’auront pas le monopole du ballon. Sans gagner un match [du moins, dans le temps réglementaire], le Portugal est quand même en demie. Pour moi, c’est aussi fort, voire moins fort que la Belgique, même si les Portugais peuvent afficher un tout autre visage que jusqu’à maintenant. Que le meilleur gagne… mais j’espère que le pays de Galles va l’emporter quand même.

Mekhloufi, historique !
06/07 09:21

Le qualificatif "historique" est tellement usé en matière de football, qu'il en est comme raboté et ne percute guère plus que Steed Malbranque. Néanmoins, cette fois, il retrouve a minima son sens académique.
L'universitaire Paul Dietschy, professeur d'Histoire contemporaine, concède en effet à Rachid Mekhloufi une place suffisamment marquante dans l'histoire du football pour lui consacrer une vidéo de "L'Histoire du football en 3 minutes"... à l'instar (entre autres) du Roi Pelé, de l'arrêt Bosman et de l'apparition du hooliganisme.
On ne peut ici résister à l'envie de vous renvoyer vers l'interview en deux parties (la première, et la seconde) que Rachid Mekhloufi avait accordée à P², il y a de cela bientôt 10 ans...
Gomis à Marseille ?
06/07 07:36
Selon la dernière édition de la Pravda, Swansea est d'accord pour prêter gratuitement Bafé Gomis à l'OM et financer son très gros salaire (5 M€ par an) à hauteur de 40%. C'est encore trop pour le club phocéen, qui espère 70% d'après le quotidien sportif.
Platoche, gloire et déboires (8)
06/07 07:19
Dans sa biographie "Platoche, gloire et déboires d'un héros français" parue le 18 mai dernier aux éditions Flammarion, Jean-Philippe Leclaire revient sur les vertes années de Michel Platini. Huitième extrait.
Si les nouveaux Verts des années 1980 retrouvent en partie leur lustre d'antan, ils le doivent à un duo de créateurs uniquement complémentaires sur le terrain. En dehors, tout oppose Michel Platini et Jean-François Larios. Difficile de trouver deux personnalités plus opposées, deux talents à ce point différents. Avec ses cheveux longs, sa carrure de Rahan moderne et son franc-parler pied noir, Larios la tornade a toujours constitué un personnage bien à part dans la riche galerie des favoris du stade Geoffroy-Guichard. "Il crève le terrain comme on dit de certains acteurs qu'ils crèvent l'écran. Il a la tête de Bonaparte au Pont d'Arcole et la prestance un peu insolente du lieutenant Saganne aux confins du Sahara. C'est lui qui a pris la place de Piazza dans le cœur des dames seules" écrit l'animateur d'Apostrophes Bernard Pivot, grand supporter de l'ASSE, dans son ouvrage "Le Football en vert."
A l'opposé, Michel Platini fait figure d'enfant gâté. Comme l'explique encore aujourd'hui Claude Cuny, le grand môme de 24 ans avait grandi à Nancy dans un double cocon : "le cocon du club, des copains et de moi-même dans le rôle du père abusif. Et puis le cocon familial de ses vrais parents qui l'adoraient et lui passaient presque tout." Roger Lemerre, le précepteur des années agitées du lycée Papillon, n'a pas oublié une discussion qu'il avait eue avec Anna Platini à propos des mauvais résultats scolaire de son fils : "Pour elle, même une colle ce n'était pas très grave. Du moment que Michel, son petit poussin, était heureux, tout allait toujours bien." Surprotégé par des parents de rêve, ayant reçu à la naissance un don hors du commun pour le football, la vedette de l'ASNL puis de l'ASSE découvre ensuite le monde facile et factice du sport professionnel.
Les publicitaires lui trouvent toutes les qualités, les dirigeants de club font monter les enchères, et son homme d'affaires Bernard Genestar s'occupe de tout le reste. Michel Platini le reconnaît d'ailleurs lui-même : "Moi je me contente de signer. Mais je suis incapable de vous dire ce que cela me rapporte. Je ne fais même pas la déclaration de mes revenus. C'est Bernard qui s'en charge. " Dans la sphère privée, même topo : "l'enfant gâté" est un assisté permanent. Sa femme Christèle choisit tous ses vêtements, prépare les pâtes al dente et subit, stoïque, les tempêtes d'après-défaite. "Quand je perds un match, comme nous ne connaissons pas grand monde à Saint-Etienne, tout se passe à la maison, et c'est ma femme qui prend", avoue le mari, non pas violent, mais à l'obsession envahissante. En voyage de noces en Grèce, la jeune épouse allait chercher L'Equipe pour son mari, chaque jour, tôt le matin au kiosque du coin…
Les Verts à l'heure suisse (2)
06/07 07:07

Selon Matchworld Group, l'ASSE participera au Festival de football des Alpes qui démarre aujourd'hui et s'achèvera le 19 juillet. Basés à Yverdon-les-Bains dans le canton de Vaud, les Verts affronteront le PSV Eindhoven le mercredi 13 juillet (lieu et horaire à définir) et Lausanne Sport le samedi 16 juillet à 19 heures à Lausanne.
Du Bordeaux au goûter !
05/07 18:26
La Ligue qu'on adule a fixé les horaires de la première journée de Ligue 1.
Les Verts iront jouer à Bordeaux samedi 13 août à 17h (match diffusé sur Canal Plus sport).
Alle Franzosen wurden Fan dieser Mannschaft !
05/07 15:15
Source : Ina.fr
À quelques jours de la demi-finale entre la France et l'Allemagne, les analyses du jeu offensif français de la part de nos voisins outre-Rhin n'en finissent pas, comme nous l'indique Le Monde. Effrayés notamment par l'ex Stéphanois Dimitri Payet, le quotidien berlinois Die Tageszeitung préfère se rassurer avec la mythique victoire du Bayern München au détriment des Verts de 76 en finale de la Coupe des Clubs Champions, avec un petit clin d'oeil pour les potonautes :
Revenant longuement sur la légendaire défaite de Saint-Etienne en finale de la Coupe d’Europe des clubs champions, la TAZ relève que, quarante ans plus tard, "des restaurants et fan-clubs stéphanois s’appellent encore Les Poteaux carrés."
Galette n'y va pas Mollo
05/07 14:36

Envoyés spéciaux à l'Etrat, les potonautes titigrænfæn et Thomi nous relatent un entraînement matinal riche en enseignements.
Côté effectif, Jérémy Clément et Renaud Cohade ont encore participé à cet entraînement avec le groupe. Le revenant Yohan Mollo a effectué des tours de terrain avec Oussama Tannane. À noter les absences de Kévin Constant, à priori non conservé, et de Bayal Sall.
Un atelier était consitué d'un duo Théophile-Catherine - Perrin, s'appuyant sur Selnaes avant d'écarter sur les couloirs vers Malcuit et Pogba, placé latéral gauche pour l'occasion. Hormis peut-être ce dernier, on peut imaginer que cet exercice a servi à travailler les automatismes entre les futurs titulaires dans ce secteur de jeu.
Côté tactique, Christophe Galtier semble bien vouloir adopter le 4-4-2 comme système principal pour la saison à venir, si on en croit les propos recueillis par titigrænfæn sur les bords du terrain : "J'ai opté pour un système à deux attaquants, mais pour ça il faut que les deux attaquants et les deux excentrés fassent le boulot". Ces propos concernaient le deuxième atelier : une configuration de relance depuis le gardien avec pressing adverse, le but étant de relancer au sol derrière et de sortir d'un pressing déclenché sur commande. Galette a été particulièrement exigeant avec ses joueurs, notamment les attaquants donc, réclamant aussi plus de duels.
L'entraînement s'est terminé par une opposition, verts contre oranges. Côté vert ont joué Ruffier, Malcuit, KTC, Perrin, Pogba, Clément, Cohade, Corgnet, Bamba, Maupay et Nordin. Côté orange, Moulin, Pierre-Gabriel, Cabaton, Karamoko, Polomat, Lemoine, Dabo, Roux, Hamouma, Beric, Monnet-Paquet. Ce petit match s'est achevé sur un score de parité, les deux seuls buteurs étant Clément et Polomat. Malgré des percées de Roux et Bamba, la prestation offensive globale semble avoir été plutôt médiocre. Galtier a encore été assez exigeant lors de cet atelier, incitant notamment RPG à gagner plus de ballons.
Le bac d'Anthony
05/07 11:13
Aujourd'hui, ce 5 juillet 2016 est un grand jour pour une très grande partie des Lycéens français. Le jour des résultats du bac !
Une jeune pousse stéphanoise était dans l'attente interminable de ces résultats, et Anthony Maisonnial (jeune gardien de but de la réserve et troisième gardien de l'équipe première) n'a pas tardé via son compte Twitter à partager sa réussite à cet examen tant redouté et convoité.
Félicitations Anthony ;)

Les Vertes se renforcent
05/07 10:48
Après les départs de Sabrina Viguier, Sarah Palacin et Julie Morel, C'est pas moins de 6 recrues qui viendront renforcer l'équipe première féminine de l'ASSE pour la saison 2016-2017.
Aude Moreau (Juvisy puis au FCF Val d’Orge en D2) revient après avoir porté les couleurs stéphanoises de 2010 à 2014. Mélodie Carré (poste de gardien, VGA Saint-Maur) a signé également et sera surement en concurrence avec Pauline Peyraud-Magnin. Kelly Gago (VGA Saint-Maur et Dijon en D2), jeune joueuse de 17 ans viendra renforcer la ligne d'attaque. Noémie Carage arrive quand à elle de Guingamp, formée à Lyon, elle évolue au poste de latéral gauche. Deux autres jeunes joueuses viennent compléter cette vague de recrutement, Maëlle Garbino et Lucie Pigeon, formées à Lyon également, voudront avoir à l'ASSE un peu plus de temps de jeu.
Source : CoeursdeFoot.fr

Platoche, gloire et déboires (7)
05/07 07:38
Dans sa biographie "Platoche, gloire et déboires d'un héros français" parue le 18 mai dernier aux éditions Flammarion, Jean-Philippe Leclaire revient sur les vertes années de Michel Platini. Septième extrait.
Fatigué, lassé, déçu par les sifflets du public qui l'ont accompagné au vestiaire après la lourde défaite contre Ipswich, Michel Platini évoque pour la première fois son éventuel départ de Saint-Etienne. "C'est moins une affaire d'argent ou d'entente au sein de l'équipe que d'entente avec le public. Si je lasse le public, si je le déçois, alors mieux vaut que je fasse mes valises. "
Dans les mois qui suivent, les Stéphanois continuent de bouder cette équipe inconstante qui leur ressemble de moins en moins. Pour la venue à Geoffroy-Guichard de Laval, Lens et Nîmes, l'assistance ne dépasse jamais la barre pourtant pas fantastique des 10 000 spectateurs. Le 3 juin, pour la 38e et dernière journée du championnat de France, ils ne sont que 25 000 à accueillir Bordeaux.
Pourtant, en cette fraîche soirée d'un été renaissant, les Verts jouent rien de moins qu'un nouveau titre de champion. Avec un point d'avance sur leurs grands rivaux nantais, les joueurs de Robert Herbin doivent absolument battre les Girondins de l'entraîneur Aimé Jacquet. Le match démarre sur un rythme âpre et tendu qui ne rappelle en rien les grandes soirées incandescentes de la Coupe d'Europe.
Lui-même stressé et nerveux tout au long de la journée, Michel Platini retrouve cependant au fil des minutes non pas son insouciance définitivement envolée au pied des crassiers, mais un peu de cette légèreté qui lui permet de papillonner comme si Olivier Rouyer jouait à ses côtés. C'est cependant sur un centre de Zanon puis une passe de Roussey que le numéro 10 stéphanois marque les deux seuls buts de son équipe.
Réconciliés avec leurs joueurs, les supporters envahissent la pelouse du stade Geoffroy-Guichard. Michel Platini vient d'offrir aux Verts le dixième titre de leur histoire. Leur premier en cinq ans. Le dernier à ce jour.
Papy parle de Payet
05/07 07:22

Dans la dernière édition du Progrès, Fabien Lemoine parle de l'Euro. Extraits.
"J’ai l’impression que plus ça va, plus les Bleus sont rodés et plus ils sont forts. C’est de bon augure. À gauche, Payet est monstrueux. Il fait presque tout le temps les bons choix de passes. Griezmann et Payet sont vraiment proches l’un de l’autre. Payet rentre souvent à l’intérieur, comme un n°10. Les deux combinent beaucoup. Ils se font des petites passes. Ce sont pour moi les deux hommes forts de la sélection. Ils dynamitent le jeu et ont vraiment l’air de s’éclater. Cela fait plaisir à voir. Sur ce que j’ai vu jusqu’à présent, je trouve la France plus impressionnante que l’Allemagne. Franchement, je nous vois bien aller au bout même si j’ai un gros coup de cœur pour le Pays de Galles. C’est une bonne équipe de copains qui s’arrachent les uns pour les autres. Ils jouent bien, sont libérés. Je serai pour eux mercredi soir. Malheureusement, il va leur manquer Ramsey face au Portugal."
Ole est là !
05/07 07:09

Présent hier à l'Etrat, le potonaute Thomi nous a informé sur le forum qu'Ole Selnaes était de retour, comme Yohan Mollo, qui est reparti en voiture au début de la séance. Alors qu'Oussama Tannane et Alexander Soderlund ont fait un léger footing, Jérémy Clément et Renaud Cohade ont réintégré l'entraînement en attendant leur très probable départ du club. Pas de trace de Kévin Constant, le latéral guinéen n'ayant pas réussi à transformer son essai. L'absence de Moustapha Bayal Sall constatée par Thomi ne semble pas justifiée. Selon la dernière édition du Progrès, hier soir, le colosse sénégalais n’avait toujours pas fourni d’explications à ses dirigeants pour son retard.
Platoche, gloire et déboires (6)
04/07 21:31

Dans sa biographie "Platoche, gloire et déboires d'un héros français" parue le 18 mai dernier aux éditions Flammarion, Jean-Philippe Leclaire revient sur les vertes années de Michel Platini. Sixième extrait.
L'été 1980, Pierre Repellini, Gérard Farison et surtout Dominique Rocheteau ont dû à leur tour faire leurs valises. De la glorieuse épopée de 1976, il ne reste plus que quatre rescapés : Christian Lopez, Gérard Janvion, Jacques Santini, et Ivan Curkovic. Mais Curko le monument cèdera vite la place au jeune Jean Castaneda. Alors que les fantômes de Kiev ou de Gasgow hantent toujours les vivants, Michel Platini devient non seulement le patron des nouveaux Verts, mais aussi l'incarnation de certaines valeurs du passé.
Jacques Santini explique ainsi le changement : "Je me souviens d'un de ses premiers matches, à Lens. Après avoir mené 3-1, nous avions perdu 4-3. Michel ne semblait pas trop déçu, il m'avait même dit : "Moi, je m'en fous, de toute façon, j'ai l'équipe de France." Je l'avais sévèrement engueulé et je crois qu'il avait bien retenu la leçon. Après, il a toujours été irréprochable. Alors que des joueurs comme Johnny Rep et Jacques Zimako n'ont, eux, jamais rien compris. Ils ne jouaient à fond que deux ou trois matches et se planquaient le reste du temps".
Ensemble disparate où se côtoient, sans s'apprécier, des travailleurs de l'ombre rescapés d'une autre époque et des vedettes au talent plus ou moins consistant, l'A.S. Saint-Etienne version 1980-1981 se trouve condamnée à l'alternance entre coups d'éclat et retours de bâton. Ainsi, cette nouvelle campagne européenne ressemble étrangement à la précédente. Après un exploit contre les Allemands du HSV Hambourg humiliés 5-0 chez eux (dont deux buts de Platini) et à nouveau battus 1-0 à Geoffroy-Guichard, les joueurs de Robert Herbin s'inclinent lourdement au tour suivant, 1-4, face aux Anglais d'Ipswich Town. Comme la saison précédente, l'épopée européenne des Verts s'achève donc dès les quarts de finale de la Coupe UEFA.
Florent se thaï
04/07 16:41

Selon fourfourtwo.com, Florent Sinama-Pongolle découvrira dès cette saison le championnat thaïlandais : il passe aujourd'hui sa visite médicale au Chainat Hornbill.
Depuis son départ de Sainté en 2012, l'ancien compère de PEA à la pointe de l'attaque verte a entamé un véritable tour du monde, traînant ses guêtres à Rostov, Chicago, Lausanne et Dundee.
Mev ne fait pas le malin
04/07 13:20
La semaine dernière, le néo-Messin Mevlut Erding a évoqué ses ambitions dans les colonnes du Luxemburger Wort. C'est un Mev' tout en modestie qui espère se relancer avec les Grenats :
"Je suis très heureux d'être ici et je viens au FC Metz avec beaucoup d'humilité. J'arrive dans un club à nouveau ambitieux et qui, comme moi, est humble. Metz s'est manifesté le premier et mon choix n'a pas été difficile: je veux jouer au football et retrouver du plaisir. Je me suis engagé avec le FC Metz assez tôt pour pouvoir être présent dès la première séance d'entrainement.
J'ai trouvé un appartement tout proche du stade pour mon épouse et mon enfant (...)Quand j'étais au centre de formation à Sochaux, j'ai beaucoup joué face au FC Metz.
Je le vois comme le FC Sochaux mais avec plus de supporters et la ville est plus grande. Même si je n'ai jamais vécu ici, j'ai l'impression déjà de bien le connaître et j'en ai une image familière.
Je ne rentrais pas dans le projet de Hanovre et ce n'était pas non plus mon projet. Dès le début cela n'a pas fonctionné là-bas même si je n'ai eu aucun problème avec la direction et l'entraîneur.
A Guingamp, je suis arrivé à la trêve, et je restais sur six mois sans trop jouer. Dès à présent, j'espère pouvoir apporter mon efficacité de fin de saison guigampaise aux Messins.
Je n'ai pas encore évoqué avec Philippe Hinschberger mon placement sur le terrain mais je suis à sa disposition et je jouerai où il me le demandera.
C'est surtout une nouvelle saison, importante pour moi comme pour le FC Metz. J'ai une certaine pression sur les épaules mais à ce niveau de compétition on en a besoin pour donner le meilleur. Je n'ai aucun objectif concernant le nombre de buts que je souhaite marquer ici.
Je ne me pose pas la question de savoir si je vais retrouver la sélection grâce au FC Metz. Mon unique ambition est de jouer en Ligue 1 et de gagner des matchs, je sais que si je suis performant je serai à nouveau sélectionné. Concernant la Turquie, les médias m'annoncent à chaque mercato dans l'un des clubs du pays, mais cela me fait sourire à chaque fois."
Herbin a toujours mal au coeur
04/07 07:07
Dans la dernière édition de la Pravda, le Sphinx revient sur sa demi-finale de l'Euro 1960 perdue 4-5 au Parc contre la Yougoslavie.
"C'est impossible de comparer entre deux époques, tant tout a changé dans le foot depuis. Là, c'était le premier Euro, le début d'une aventure. Je le voyais simplement comme un mini-tournoi de quatre équipes, même si je me doutais que ça allait prendre de l'ampleur ensuite. On sentait un certain soutien populaire, mais surtout dans le stade et seulement de la part des vrais passionnés de foot. Cela n'avait rien à voir avec l'engouement et la pression d'aujourd'hui.
Quant au match en lui-même, ma première sélection avec les Bleus, il suscite encore une grande colère en moi. On menait 4-2 et notre gardien, Georges Lamia, d'une faiblesse accablante, avait multiplié les incroyables bourdes ! On aurait eu un coup à jouer en finale contre l'URSS, qui a battu de justesse les Yougoslaves après prolongation. Cela reste une immense déception et j'ai toujours mal au coeur."
Jessy fan de Neuer
04/07 06:48

Jessy Moulin, qui a joué avant-hier l'intégralité du premier match de préparation contre Clermont, donne son avis sur les gardiens de l'Euro dans la dernière édition du Progrès. Extraits.
"J’adore le style de Neuer. C’est le top. Il reste assez loin de sa ligne. Il anticipe beaucoup. Il a confiance en lui, en ses pieds et en sa lecture du jeu. Je suis un joueur. J’aime bien parier moi aussi sur une sortie, prendre des risques. Buffon continue de m’impressionner, il est phénoménal. À son âge, c’est magnifique, ce qu’il fait. Il a encore la grinta. De par son attitude sur et en dehors du terrain, il a toujours été un exemple pour moi.
Dans mon Top 5, j’ajoute Courtois qui prend tellement de place dans la cage. De Gea, c’est pareil. Il est grand, il sort bien. Les arrêts qu’il fait, c’est vraiment beau à voir. Je mets Lloris aussi. C’est quelqu’un de ma génération. J’aime bien son style. Il a un peu moins d’envergure que les autres, n’a pas le même physique, mais il y va quand même. Il a une grosse confiance en lui et possède un bon jeu au pied."
Blaise et Dimitri en demi !
03/07 23:19
Grâce aux anciens Verts Blaise Matuidi (passeur décisif sur l'ouverture du score) et Dimitri Payet (buteur sur le troisième pion et passeur décisif sur le cinquième), l'équipe de France a écrasé l'Islande 5-2 ce soir en quart de finale de l'Euro.
Les Bleus défieront l'Allemagne en demi-finale ce jeudi à Marseille.
Lolo travaille les pénos
03/07 21:41

En début de soirée, le nouvel entraîneur de l'équipe réserve stéphanoise Laurent Batlles s'est demandé à l'antenne de Sud Radio pourquoi les Bleus ne travaillaient pas les tirs au but.
"J'ai appris que les Bleus ne s'entraînent pas aux tirs au but. Selon Didier Deschamps, ça n'a rien à voir de tirer un penalty à l'entraînement et de tirer un penalty en match. Moi je pense que les préparer est toujours une bonne chose, même si ce n'est pas la même pression bien sûr. L'Italien Zaza devait marquer tous les pénaltys à l'entraînement mais il n'avait pas joué depuis le début de l'Euro. Le faire rentrer à la 120e pour lui faire tirer un penalty, je ne suis pas persuadé que c'était une bonne chose.
Je ne pense pas que ce soit très bien de ne pas préparer du tout une séance de tirs au but. Vous pouvez avoir vos cinq meilleurs tireurs. En vingt ans de carrière, j'ai côtoyé des joueurs qui n'en rataient presque jamais. Ça peut mettre un ordre d'idées et ne pas mettre la pression sur des joueurs qui n'ont pas l'habitude de les tirer. Si vous sortez des joueurs que vous avez un moment pendant votre match qui sont à même de tirer des penaltys et que vous en faites rentrer un qui n'a pas vraiment l'habitude, la séance de tirs au but n'est pas la même.
A un moment donné il faut mettre des forces vives qui puissent marquer, des joueurs qui ont l'habitude de tirer des penaltys en les travaillant à l'entraînement. Moi j'ai évolué avec des joueurs qui n'en rataient presque jamais comme Daniel Moreira, Miguel Pedro Pauleta, Lilian Laslandes. Ils avaient une certaine façon de tirer qu'ils travaillaient à l'entraînement. Quand des joueurs comme ça partent tirer des penaltys, il y a une certaine forme de confiance pour les autres. Dans les séances de tirs au but, c'est important d'avoir des hommes forts. Généralement on fait tirer en premier quelqu'un qui rate peu pour bien lancer la séance.
J'ai joué beaucoup de matches de Coupe de France contre des équipes d'amateurs. Tout le monde se dit que ça va passer contre des amateurs. Sauf que l'équipe d'amateurs prépare sa séance de tirs au but. Elle a envie d'arriver aux pénaltys pour éliminer un gros. Plusieurs fois malheureusement je suis tombé contre un gardien qui partait du même côté sur tous les tirs au but. Au bout du bout, si t'as pas préparé ta séance et si tu ne connais pas la façon dont tu tires… Je pense qu'à un certain moment c'est important d'avoir sa façon de tirer, de placer le ballon. Moi j'essayais de frapper fort au milieu. Je me disais que quoi qu'il arrive le gardien allait certainement partir sur un des deux côtés. Le penalty, c'est comme chaque geste technique, il faut le travailler."
Platoche, gloire et déboires (5)
03/07 08:15

Dans sa biographie "Platoche, gloire et déboires d'un héros français" parue le 18 mai dernier aux éditions Flammarion, Jean-Philippe Leclaire revient sur les vertes années de Michel Platini. Cinquième extrait.
A Saint-Etienne, durant cette première année d'exil loin de sa Lorraine natale, Michel Platini a fait la connaissance d'une compagne dont il se serait bien passé : la solitude. "J'ai peu d'amis. Deux, trois peut-être, qui n'ont rien à voir avec le football, des amis de jeunesse, à Joeuf, là où je suis né" confie-t-il, un peu désabusé, à un journaliste de passage à Saint-Etienne. Michel et Christèle Platini vont pourtant rencontrer à Saint-Etienne celui qui est encore aujourd'hui l'un de leurs meilleurs amis : Roland Goujon, dentiste, grand supporter des Verts et amateur de cartes.
"Un copain me demande un soir si je veux faire le quatrième à la coinche. Je dis oui, pourquoi pas, et c'est seulement dans la voiture qu'il me prévient : "Au fait, on joue chez les Platini !" C'était quand même un choc pour moi qui fréquente Geoffroy-Guichard depuis l'âge de 9 ans ! Michel et Christèle attaquent la partie ensemble, mais ils n'arrêtent pas de s'engueuler, alors on a dû changer les équipes" sourit Roland Goujon. Les perdants versent dans une cagnotte qui permet d'aller dîner chez Bocuse à Lyon. Roland Goujon et son épouse Jacqueline se lient avec "un couple sympathique, sans chichi" dont ils gardent parfois les enfants.
Quatre mois avant le déménagement dans le Forez, le 2 mars 1979, est né Laurent Platini. Michel a fêté l'évènement à sa façon, en marquant un but le jour-même contre Sochaux. Comme il l'avoue lui-même, le jeune papa n'est pas très doué pour le pouponnage. "Je ne sais ni préparer le biberon, ni changer le bébé. Je le garde quand il fait la sieste, je l'admire." Un an et demi plus tard, Christèle offre à son mari un deuxième sujet d'admiration. Elle s'appelle Marine, voit le jour à Saint-Etienne et oblige ses parents à envisager plus grand.
D'une façon générale, Michel et Christèle Platini aiment bien leur nouvelle ville. "Tout au long de ma carrière, j'ai cru remarquer que plus une ville était moche, plus ses habitants étaient formidables. Les Stéphanois sont vraiment formidables" répètera souvent par la suite le manieur de compliments à double tranchant. Mais la chaleur des habitants de la ville noire et verte contraste trop avec la froideur de certains entraînements à Geoffroy-Guichard. Alors, Michel souffre en silence et regrette le bon vieux temps : "A Nancy, parce que nous avions des petits moyens, nous étions proches les uns des autres. A Saint-Etienne, non. Personne ne cherche à former un groupe en dehors du football : le contact humain est moins chaleureux. Entre les deux clubs, il y a la même différence qu'entre l'artisanat et l'industrie."
Ouvrier de luxe au cœur de l'usine verte, star la mieux payée d'une société de plus en plus anonyme, Michel Platini se réjouit de voir débarquer dans le Forez, au début de la saison 1980-1981, un autre Lorrain d'origine italienne, l'ex-défenseur du FC Metz, le timide et réservé Patrick Battiston. Le futur héros malheureux de la demi-finale de Séville comprendra vite pourquoi celui qu'il avait jusque-là peu fréquenté se montre aussi chaleureux : "Je pense que Michel m'a sûrement réservé l'accueil que lui-même aurait aimé recevoir un an plus tôt" analysera a posteriori le désormais grand copain de Platini.
Piatti, numéro 10 !
03/07 07:37

Mené 0-2, l'Impact de Montreal a battu le Revolution New England 3-2 la nuit dernière. Le but de la victoire a été inscrit par le numéro 10 Ignacio Piatti, qui s'est fait justice en transformant un penalty. Ayant claqué 10 pions depuis le début de saison, l'ancien milieu offensif stéphanois est désormais seul deuxième au classement des buteurs de la Major Soccer League dominé par l'attaquant du New York City FC David Villa.
Un Constant inconstant
03/07 07:01

Dans la dernière édition du Progrès, Galette commente la prestation de Kévin Constant contre Clermont.
"Il a alterné le bon et le moins bon. C’est parce qu’il manque de rythme et de fraîcheur. Ayant subi une opération de la cloison nasale, il ne s’est entraîné qu’à partir de mercredi. Il a eu très peu de temps pour prendre ses repères et travailler sur un plan athlétique. Mais il a fait choses intéressantes. Je vais parler avec lui pour savoir quelle suite on va donner à cette période de test."
Vidéo : ils ont tué les oiseaux !
02/07 23:10
Comme l'attestent ces occases ratées compilées par le potonaute thomas99, la victoire des Verts contre Clermont (3-1) aurait pu être beaucoup plus lourde. Le stade de l'envol porte bien son nom !
Les Verts feront un tour à Vichy
02/07 23:01
Le site officiel nous a appris ce soir que les Verts joueront leur deuxième match de préparation à Vichy contre le Tours FC le samedi 9 juillet à 18h30.



