Ponsard, garçon Bouchet

23/05 16:02

Adrien Ponsard, l'une des plus sympathiques surprises des inoubliables années Robert Nouzaret, est revenu longuement avant-hier pour TL7 sur sa belle histoire avec l'ASSE, qui a commencé au lac du Bouchet situé à une vingtaine de kilomètres du Puy-en-Velay. Extraits.

"La saison 1997-1998, j’avais marqué 30 buts en 30 matches de DH avec Le Puy. L’ASSE arrive en stage au Puy. Quand un club pro vient dans une petite ville comme Le Puy faire un stage de foot, c’est qu’il y a un problème au niveau finances peut-être [ndp2 : pas forcément Ponpon, l'ASSE même en meilleure santé financière qu'à l'époque est longtemps venue faire des stages estivaux au Chambon-sur-Lignon, où les Verts ont bénéficé d'un Bel Horizon et de bonnes installations] . Les Verts sortaient d’une saison galère, ils avaient failli descendre en National. Ils se sont sauvés de justesse. Le club avait été repris à l’époque par Alain Bompard, Gérard Soler et Robert Nouzaret.

Les Verts viennent au Puy, ils doivent monter au lac du Bouchet pour faire un test physique mais ils n’ont pas de car pour les emmener. Notre entraîneur Maurice Bouquet nous appelle, on est trois ou quatre joueurs : « les gars, prenez vos voitures, on va les emmener au lac. » Pas de problème, ils appellent nos employeurs qui nous libèrent. Dans ma voiture, je me retrouve avec Christophe Robert, Patrick Guillou et Nestor Subiat. Ça chambre ! Le pauvre Christophe… Moi je ne le connaissais pas, je ne me permettais pas de dire quelque chose mais Guillou lui en a mis une bonne couche, on a bien rigolé.

Devant le départ du lac du Bouchet, Rudi Garcia vient, il me donne un sport-testeur pour calculer les pulsations. Il me dit : « Tu vas faire le test avec nous ». Je me dis : « T’es pas dans la merde, courir c’est pas un truc que t’aimes. » En fin de compte je me suis surpris, on a fait trois tours du lac qui doit faire deux ou trois kilomètres, j’ai fini dans les premiers juste derrière Patrick Guillou et Patrick Ferhaoui, des mecs qui galopent. Par contre, pendant deux jours, je n’ai pas marché derrière, j‘avais des courbatures ! Rudi Garcia me dit : « Putain, physiquement… T’as fait quelque chose pendant les vacances, t’as couru ? » Je lui dit : « Non, pas spécialement ».

On allait reprendre l’entraînement une semaine après avec le Puy et juste avant Maurice Bouquet nous appelle. « On a un match de préparation samedi contre l’ASSE. » Je dis à Maurice : « Ça ne va pas être possible pour moi car je suis de mariage, je suis le témoin du marié. » Il me dit : « Ecoute, tu te démerdes, il faut que tu sois là. » Je me suis arrangé avec le marié, un collègue fan de foot qui est de Firminy. Il me dit : « Y’a pas de souci, tu fais la mairie, l’église, tu vas faire ton match et tu reviens après. »

Sur mon premier ballon, j’ouvre le score contre les Verts face à Jérôme Alonzo. On mène 1-0 à la mi-temps. En seconde période, Sainté égalise et prend l’avantage. Sur ma deuxième occasion franche, je marque face à Jérémie Janot. Dans ma tête je me dis : « putain, t’as mis des buts à Alonzo et à Janot, c’est une bonne journée aujourd’hui. » Le match se finit à 2-2, je ne bois même pas un coup avec les gars, je file à mon mariage.

Le week-end se passe et lundi j’ai un message sur mon répondeur. « Bonjour, c’est Robert Nouzaret, je vous attends demain à l’entraînement à 10h00 à Geoffroy-Guichard. » Là, je me dis : «Ils se foutent de moi, c’est une blague. » J’appelle Maurice Bouquet, je lui dis : « Maurice, c’est quoi cette blague ? » Il me dit : « Ce n’est pas une blague. Demain matin je passe te prendre à 8h00 chez toi et je t’emmène à l’entraînement des Verts. » Je lui demande pourquoi. Il me répond : « Apparemment, t’as tapé dans l’œil de Nouzaret, en plus t’as de la chance t’as Nestor Subiat qui s’est blessé. Il s’est claqué et en a au moins pour deux mois. » Le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres, ça a été mon bonheur.

On arrive le mardi matin à l’entraînement avec mon sac du Puy.  On monte directement dans le bureau voir le président et le doc Demonteil. Je n’ai jamais passé une visite médicale aussi rapide. C’était « penche toi, ta colonne est droite, c’est bon, tu peux aller t’entraîner. » Je fais mon entraînement, ça se passe bien. Le lendemain, je retrouve Maurice Bouquet et Thierry Roumazeilles, on boit un café ensemble. Quand je vois leur tête, je leur dis : « qu’est-ce qui se passe, il y a un souci ? » Ils me disent : « Tu ne peux pas signer à l’ASSE cette année car ils ne peuvent pas faire un autre contrat. Financièrement, par rapport à la DNCG, ça ne passe pas. » J’ai l’impression que tout s’écroule. J’étais heureux comme tout et du jour au lendemain tout bascule.

Maurice me dit : « on a un match amical contre Andrézieux, viens jouer avec nous, ça va te changer les idées. » Mais quand t’es au fond, t’es au fond. Je suis passé complètement à travers lors de ce match. Trois jours après, ça rechange. Maurice me dit : « écoute, on redescend à Geoffroy, ça a changé. Kader a réuni les joueurs, ils vont baisser les salaires. Ce n’est pas énorme mais ça leur permet de prendre un autre contrat. » Quand tu ne les connais pas, tu penses que les pros ont des testons énormes. Mais en fin de compte, non. Des mecs comme Kader Ferhaoui sont capables de parler aux autres joueurs et les mecs acceptent. C’est une mentalité à part à Saint-Etienne. Je ne sais pas si ça se serait fait dans d’autres clubs mais à cette époque, il y avait un tel groupe…. Ce groupe existe toujours d’ailleurs, on est resté en contact. Ils baissent tous leur salaire pour que je puisse signer mon contrat.

Je retourne dans le bureau, je suis content de re-signer un vrai contrat. Je vais à l’entraînement. Quand j’arrive dans le vestiaire, Robert Nouzaret dit : « il ne va pas venir tous les jours avec son sac, vous allez lui donner ses équipements maintenant ! » J’ai mes équipements, je remonte au Puy voir les collègues et je leur montre tout ce que j’ai. « Regardez tout ce qu’on a quand on est pro. » Tu prends la grosse tête. C’est malheureux à dire mais t’es obligé de la prendre. T’as plus le même rythme de vie. Tu te lèves pour aller travailler mais ton travail c’est ton plaisir, jouer au foot. Tu fais la sieste l’après-midi, tu retournes à l’entraînement. Tu touches un salaire plus qu’honorable. Ça te change la vie mais il ne faut pas garder la grosse tête longtemps. Mes parents, mon père surtout, m’ont vite fait redescendre sur terre, heureusement.

Au départ je signe un an. Je ne suis pas qualifié le premier match. Au lieu d’aller à Caen avec le groupe pro pour la première journée de D2, je suis avec la réserve. On joue à Yssingeaux contre Le Puy. On gagne 7-0 et je marque 5 buts. Le gardien, c’était mon pote, à la fin du match on s’est chambré. Je pense que ça a encore accentué ma progression. Le match d’après contre Guingamp, je suis dans le groupe. Remplaçant, certes, mais dans le groupe. Quand t’arrive à Geoffroy-Guichard, que tu t’échauffes et que t’entends scander ton nom. Tu te dis : « il y a trois semaines t’étais au Puy, là t’as dans le Chaudron putain ! » T’as des frissons partout. Quand je suis rentré sur le terrain, Jean-Pierre Papin sortait. Sans me connaître, je ne sais pas comment il a su, il me dit : « bonne première. » Et là je me dis : « putain, c’est Jean-Pierre Papin quand même ! Marseille, Milan AC, capitaine de l’équipe de France… » J’ai une occase mais je ne la mets pas au fond, on fait 0-0.

Le match d’après, on joue à Troyes. On perd 1-0, il reste 20 minutes. Nouzaret me dit : « Adrien, va t’échauffer, tu vas rentrer. » L’échauffement a été vite fait. J’ai fait une accélération aller-retour. « Coach, je suis prêt ! » Au moment où je rentre, je remplace Christophe Robert, il me dit : « tu vas marquer. » Le premier ballon que je touche, Pape Sarr me lance dans le trou, je mets un petit piqué au-dessus du gardien et j’égalise, 1-1. Et là, waouh ! Comme dirait Kader : « fermez les portes du stade, il va partir ! » Cette émotion, c’est un truc de fou ! Tu ne sais pas quoi faire : lever les bras, courir, te jeter par terre. Tu ne t’arrêtes plus, tu tournes en rond. À la fin du match, on va voir les Magic Fans et et les Green Angels derrière la cage de Jérôme. Ils m’ont arraché le maillot, piqué les protège-tibia. T’es tellement dans l’euphorie, tu te laisses faire.

Quand on est reparti, on faisait le voyage en bus, on en avait pour cinq ou six heures. Quand je suis arrivé chez mes parents le soir, les voisins qui m’avaient repéré me faisaient signe. T’es dans un autre monde. Quand t’es sous les projecteurs, t’es reconnu, les gens te reconnaissent plus facilement. Quand je suis arrivé chez mes parents, il y avait un mot sur la porte : « Pas la peine de nous réveiller, on le sait, c’est bon, t’as marqué ! » Mon père, une demi-heure après, il était 6h30, est venu me voir dans la chambre. « Comment t’as marqué ? » Je lui ai dit : « Mais tu sais comment j’ai marqué ! » Après ça s’est enchaîné. On reçoit Niort, je suis titulaire. Je marque sur mon premier ballon. Et là tu te dis : « putain, tu viens de marquer à Geoffroy-Guichard quand même. » Ça s’est enchaîné. Au bout de mon 3e ou 4e but, je suis convoqué dans le bureau du président avec Robert Nouzaret et là on me prolonge mon contrat jusqu’à quatre ans.

Au début, mon père n’était pas content. Ce n’est pas qu’il ne voulait pas que je signe à Saint-Etienne. J’avais une place à la mairie. Il me dit : « Tu te rends compte, tu peux être embauché à la mairie. Il faut penser à l’après, une carrière de footballeur ça peut durer un, deux ou trois ans. À la ville si t’es embauché, t’es tranquille, t’as la sécurité de l’emploi. » Mais je lui ai dit : «Signer plusieurs années à l’ASSE, c’est une chance que je n’aurais peut-être plus. » Donc tant pis, j’ai signé. En fin de compte, tous les buts que j’ai marqué à Geoffroy, je sais qu’il avait les larmes aux yeux. Ma mère m’a dit : « Je n’ai jamais vu ton père comme ça. » Le premier match que je fais comme titulaire à Geoffroy, j’avais acheté une trentaine de places pour des potes. Mon but contre Niort était filmé dans la tribune Paret, celle des Green Angels. J’ai un collègue à moi, un Portugais, qui se lève quand je marque, la caméra est sur lui et je le reconnais. C’est là que je me dis : « Putain, j’étais suivi par tous mes potes, ils n’ont pas lâché. » Je n’ai pas changé, on passait des journées ensemble.

J’ai été mis dans le bain de suite. Des mecs comme Patrick Guillou m’ont pris sous leur aile. Il y avait Kader, Nestor Subiat qui même blessé te donnait des conseils. Quand on faisait des séances de frappes, que je me retrouvais à un mètre de la cage je n’osais pas frapper. Alonzo me disait : « Mais c’est ton travail, il faut m’allumer, moi je ne te dirai rien. » Mais tu te retiens toujours, t’essayes de ne pas faire de connerie. Quand je faisais une passe, je me disais : « putain il faut que je la donne comme il faut. » Le premier entraînement t’es comme ça mais après… Que tu sois en amateur ou en pro, t’es là pour jouer au foot.

Cette saison 19998-1999 a été magnifique. Toute la première partie de saison jusqu’à la trêve, on n’a pas perdu un match. Quand on reprend, on perd 1-0 à Niort. Le président vient nous voir et nous dit : « il nous faut sept victoires pour être sûrs de monter. » Il y a des choses qui vont avec : tant de victoires, tant de primes. Jouer au foot, c’est un plaisir, mais t’es aussi là pour gagner ta vie. On a la chance de faire sept victoires d’affilée. Le mois d'avril, on est sûr de monter. On a notre objectif, après on vise le titre de champion de France. Entretemps, on a eu droit à un petit stage en Guadeloupe et en Martinique. Ça se passe super bien là-bas, on fait deux matches de gala. On se disait « on ne craint pas le soleil, on va tous bronzer ! ». J’étais le premier à avoir des cloques dans le dos, brûle au deuxième degré. Lionel Potillon était pareil.

Quand on rentre à Sainté, je crois qu’il nous faut trois victoires pour être sûrs d’être champions de France. On gagne deux matches. Entretemps, l’équipe qui était juste derrière, Sedan, perd un match. Arrivé à deux matches de la fin, il nous reste à affronter Châteauroux et Sedan et on n’a plus besoin que d’un point pour être sacré. On fait 0-0, on est champions ! On fait une fête… Des brésiliennes dans le stade, ça dansait dans tous les sens. Le stade a été envahi. Les mecs ils m’enlevaient les crampons sous les chaussures, ils les dévissaient. Les mecs nous portaient. Il y avait une communion avec le public. Je me souviens d’une semaine où on a reçu trois fois de suite. Gueugnon en championnat et en Coupe de la Ligue, et Valence. On a fait 100 000 personnes cette semaine-là, ça n’a pas désempli de toute la saison après.

On a eu la chance de jouer au Stade de France, on a fait le 100e anniversaire du Red Star là-bas. Là aussi, c’était un moment mémorable. Le bus tombe en panne sur l’autoroute. Alain Bompard et Gérard Soler sortent, arrêtent les voitures sur l’autoroute, sur la rocade, en plein périph. Ils nous disent « changez-vous dans le bus, montez dans les voitures. » On se s’est pas changé dans les vestiaires du stade de France, on s’est changé dans le bus. Gérard Forissier faisait les straps dans le bus. On fait 50 000 personnes dans le stade de France, c’est le record en Ligue 2 dans un match. On gagne 2-1 mais le seul bémol est la blessure de Jérôme Alonzo, il se fracture la malléole ce jour-là. On fait un quart de finale de Coupe de la Ligue au Parc des Princes contre le PSG. On était partie en stage en Tunisie, on revient, on était en stage trois jours à Clairefontaine. On a vraiment passé une année mémorable. 

En fin de saison, on est obligé de se séparer avec les gars car c’est les vacances. Là je suis convoqué par le coach. Il me dit : « Écoute Adrien, ou tu restes, ou on te prête. Ce serait bien qu’on te prête pour que tu t’aguerrisses un petit peu plus. Trois clubs sont intéressés : Toulouse, Caen et Nîmes. Ce qui serait bien, c’est d’aller à Nîmes. Ce n’est pas très loin de Saint-Etienne, on pourra te suivre régulièrement. » J’ai donc accepté d’aller à Nîmes. Personnellement, je n’avais pas les capacités pour jouer en Ligue 1, il me manquait un cursus de centre de formation.

Et puis surtout, quand t’entendais les noms qui allaient arriver à Saint-Etienne : Stéphane Pédron, Guel, Alex et Aloisio. On ne connaissait pas ces Brésiliens dans la région. On nous a montré les vidéos à l’origine de leur recrutement. On s’est dit : « comment vous avez fait ? » Les images, c’était comme Canal Plus en crypté, comme si on te mettait la passoire devant les yeux. On s’était dit : « Mais vous recrutez deux joueurs comme ça ? » En fin de compte, ils ne se sont pas trompés, c’étaient vraiment deux très bons joueurs. Je savais très bien qu’en restant à Sainté je risquais de manger du banc ou de jouer en CFA2.

J’arrive à Nîmes, qui avait fait signer entretemps Mickaël Pagis. Tout le monde connaît sa carrière, c’est un très bon joueur. Parti pour être avant-centre, je me retrouve au poste de latéral. C’était compliqué mais j’ai pris sur moi puis je me suis blessé gravement en janvier. Les médecins de Nîmes voulaient ma plâtrer pendant trois mois mais j’étais sous contrat avec l’ASSE, j’ai donc appelé le Doc Demonteil. Il m’a dit de revenir passer des examens, qui n’ont pas été très longs. Les ligaments étaient arrachés, je me suis fait opérer par le professeur Dupré Latour. J’ai fait ma rééducation de six mois au centre de formation avec Fofo, Garcia et Hubert Largeron. Le coach me dit : « tu fais partie du groupe, tu vas t’entraîner avec le groupe pro. Quand ils joueront le week-end, t’iras avec la réserve le vendredi. »

J’ai eu la chance de m’entraîner avec tous les Alex, Guel, Kader, Jérôme, Jérémie. Il y avait même Levitsky. Tu prends un plaisir à t’entraîner… Même si tu sais que tu ne joues pas, c’est super de côtoyer des gars comme ça. J’ai énormément appris aux côtés de Patrick Revelles, Nestor Subiat, Gilles Leclerc. Même les jeunes comme Pape Sarr, Julien Sablé. Tu apprends avec des garçons comme ça. Et quand t’es pris sous son aile par un Kader Ferhaoui, un Patrick Revelles ou un Patrick Guillou. Ce sont des mecs exceptionnels avec qui on est encore en contact. On a des discussions sur WhatsApp entre joueurs de la période 1998-2000, tout le monde se parle. On a même des messages d’Alex et Aloisio au Brésil. C’est resté très famille, je n’ai pas l’impression que le football de maintenant soit comme ça."

Galette en pole position pour rejoindre les Aiglons ? (2)

23/05 09:17

Nice-Matin confirme aujourd'hui ce qu'il avait écrit il y a huit jours. Extraits.

"Tandis qu'Adrian Ursea va quitter l'OGC Nice sur les coups de 23 heures ce dimanche soir, l'entraîneur du LOSC devrait débarquer dans les prochains jours. Mais le Marseillais de naissance, âgé de 55 ans, a encore un titre de champion de France à aller conquérir avec Lille ce dimanche à Angers, d’où le mutisme des dirigeants niçois sur le sujet.

Ces derniers devront également tomber d’accord avec leurs homologues lillois pour libérer "Galette" de sa dernière année de contrat. Le versement d’une indemnité de transfert - comme ce fut le cas lors du départ de Lucien Favre au Borussia Dortmund en 2018 - n’est pas à exclure, ce qui pourrait ralentir l’officialisation de la signature de Galtier."

Camara ou Gabriel Silva arrière droit ?

23/05 08:39
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Selon Le Progrès, celui qui portera le brassard stéphanois ce soir en l'absence de Mathieu Debuchy sera titularisé au même poste que le ch'ti partant :

Green - Camara, Sow, Kolodziejczak, Trauco - Gourna, Youssouf, Neyou - Nordin, Khazri, Bouanga.

La Pravda annonce de son côté que Gabriel Silva sera titularisé à droitet dans une défense où notre Sénégalais sera préféré à notre Guinéen.

Green - Gabriel Silva, Cissé, Kolodziejczak, Trauco - Gourna, Camara, Neyou - Nordin, Khazri, Bouanga.

Retour aux sources pour Cordonnier (4)

23/05 08:18

Le Berry Républicain revient sur la nomination du scout de l'ASSE Julien Cordonnier à la Berrichonne de Châteauroux. Extraits.

"Après avoir racheté le club et misé sur le canal historique (Denisot-Trotignon) et intronisé un nouveau coach (Marco Simone), United World veut un effectif neuf pour exaucer ses ambitions. Pour cela l’organigramme est impressionnant puisqu’en plus du trio susnommé, Aldo Angoula a été confirmé comme directeur sportif et Julien Cordonnier a été recruté comme recruteur en chef de la Berri. Précisons qu’il doit encore deux mois de préavis à son employeur (l’AS Saint-Étienne). Il sera même le scout n°1 du groupe United et ses cinq clubs satellites, et notamment Sheffield et Beerschot. Tout en étant en adéquation avec Jan Van Winckel, le directeur belge d’United.

« Avec Aldo, les rôles sont clairement définis et c’est pour cela que j’ai accepté ce challenge passionnant, confie Julien Cordonnier. Il s’occupe de la gestion sportive sur place au quotidien et moi j’ai la responsabilité du recrutement. » Ce dernier, enfant du club, a eu le meilleur adoubement possible, celui de Michel Denisot. Bref, « Cordo », comme on le surnomme ici, occupe un poste crucial puisqu’il doit permettre au club de revenir en National ou de tenir sa place en L2 en cas de repêchage miraculeux : « On travaille sur ces deux hypothèses en effet ». Le chantier est immense et concerne tous les postes."

Salibur était un phénomène pour Puel

23/05 07:59

"Le joueur le plus fort avec lequel j'ai joué ? Eden Hazard. Avant mon premier entraînement à Lille, Claude Puel me dit : "Tu vas t'entraîner avec deux phénomènes de 16 ans." Le second crack, c'était Yannis Salibur, alors presque meilleur qu'Eden" déclare l'ancien capitaine lillois Rio Mavuba dans la dernière édition de la Pravda.

Yannis Salibur, qui n'a pas été phénoménal sous le maillot vert la saison 2018-2019 avec Karagümrük (1 but - à Toulouse - en 23 matches), l'a été encore moins cette saison (0 but en 22 matches).

Il taclait, il interceptait, il centrait, il gagnait...

23/05 00:07

 

Opta met à l'honneur Mathieu Debuchy, qui a joué dimanche dernier contre son club formateur son 97e et dernier match officiel sous le maillot vert (le 86e en L1).

Notre ch'ti Capi a réalisé 95 centres en Ligue 1 cette saison, le 2e  plus haut total pour un défenseur stéphanois sur un même exercice de l’élite depuis qu’Opta analyse la compétition (2006-2007) derrière… lui-même en 2017-2018 (97), alors qu’il a joué de janvier à mai 2018.

Le latéral droit des Verts a réussi 109 tacles en Ligue 1 depuis ses débuts en vert le 3 février 2018 contre Amiens, au moins 23 de plus que tout autre joueur stéphanois.

Le numéro 26 de l'ASSE a effectué 162 interceptions en L1 depuis le 3 février 2018, au moins 19 de plus que tout autre joueur stéphanois dans l’élite sur la période.

Il aura remporté 40,2% de ses matches de championnat joués avec les Verts (34 victoires, 26 défaites, 26 nuls).

 

M'Vila claque mais rate le doublé

22/05 22:17

Yann M'Vila, qui n'avait pas trouvé le chemin des filets en 91 matches sous le maillot vert, a claqué ce soir son 6e et dernier pion de la saison en 49 rencontres jouées avec l'Olympiakos. Repositionné en défense centrale lors de la finale de Coupe de Grèce, l'ancien numéro 6 des Verts a concédé le penalty qui a permis au PAOK d'ouvrir le score avant de se rattraper en égalisant d'une reprise de volée sur corner. Mais le champion de Grèce a encaissé un but fatal à la 90e minute.

8 à 15

22/05 20:44

 

Huit Verts seront absents pour la réception de la lanterne rouge : Moulin, Debuchy, Maçon, Moukoudi, Monnet-Paquet, Hamouma, Abi et Modeste.

Du côté du DFCO, pas mois de 15 joueurs manqueront à l'appel selon le recensement du Bien Public : Arli (genou), Assalé (adducteurs), Baldé (adducteurs), Benzia (ischios), Boey (genou), Chala (mollet), Chouiar (genou), Diop (cheville), Dina Ebimbe (malade), Dobre (ischios), Lautoa (mollet), Panzo (adducteurs), Sammaritano (ischios), Ndong (raisons personnelles), Ntumba (choix).

Du coup, David Linarès n'a trouvé que 16 joueurs dont plusieurs jeunes pour finir son long calvaire dans le Chaudron :

Allagbé, Racioppi - Chafik, Coulibaly, Ecuele-Manga, Ngonda - Ngouyamsa, Zagré, Belhadji, Celina, Costes, Marié, Younoussa - Kamara, Konaté, Siwe.

 

Les 22 sans le 22

22/05 20:22

Kévin Monnet-Paquet n'aura pas l'occasion de marquer un 20e but ou de délivrer une 10e passe décisive sous le maillot vert. A l'instar de l'autre partant Mathieu Debuchy, le numéro 22 de l'ASSE ne fait pas partie des 22 joueurs retenus par Claude Puel pour la réception de Dijon qui clôturera la saison.

L'entraîneur stéphanois a convié deux nouveaux jeunes contre la lanterne rouge  : les attaquants Mathys Saban (19 ans) et Yanis Lhery (18 ans). S'ils jouent, pas moins de 40 joueurs auront évolué en L1 sous le maillot vert cette saison !

Le groupe : Green, Bajic, Fall - Cissé, Kolodziejczak, Sow, Retsos, Trauco, Gabriel Silva - Gourna, Camara, Moueffek, Youssouf, Neyou Aouchiche, Boudebouz - Khazri, Bouanga, Nordin, Rivera, Saban, Lhery.

Gourna sur le point de jouer la prolongation ? (2)

22/05 18:23

Saber Desfarges l'avait annoncé il y a cinq semaines, Loïc Tanzi le confirme aujourd'hui : le matru Lucas Gourna-Douath, actuellement engagé avec l'ASSE jusqu'en 2023, va prolonger son contrat jusqu'en 2025.

Bakayoko passe pro

22/05 18:12

Selon Loïc Tanzi, Abdoulaye Bakayoko (18 ans) a signé son premier contrat pro. Buteur victorieux contre l'OM il y a trois mois avec la réserve en amical, ce défenseur central s'est assis deux fois sur le banc des pros cette saison : en L1 lors de la victoire à Nice puis à Sochaux lors de la défaite en Coupe de France. Repéré au CFF Paris par Hamdane Karouni et Jean-Claude Anquetil, il porte le maillot vert depuis 2018. Milieu de terrain de la même génération 2002, son ancien coéquipier parisien et actuel partenaire stéphanois Ahmed Sidibé devrait lui aussi parapher son premier contrat pro de trois ans selon le twitto Gaël.

Gradel joue la prolongation

22/05 17:33

Impliqué dans 24 des 54 buts marqués cette saison par Sivasspor (13 passes décisives et 11 pions), Max Gradel (33 ans) a prolongé aujourd'hui jusqu'en 2024 son contrat avec un club qui a fini à une belle 5e place dans l'élite turque derrière Besiktas, Galatasaray, Fenerbahce et Trabzonspor.

Lemoine veut imiter le Sphinx

22/05 09:29

 

"Alors que le FC Lorient n’avait que 12 petits points à la trêve, il est désormais à un match de décrocher son maintien en Ligue 1. Seuls Saint-Etienne et Toulouse sont parvenus à se maintenir avec aussi peu de points à mi-parcours" souligne Ouest-France.

Alors que le TFC s'était sauvé en 2003-2004 en comptant lui aussi 12 points après 19 journées, on rappellera que l'ASSE n'en avait que 9 (11 avec la victoire à 3 points) à la trêve la saison 1988-1989. Mais les protégés de Robert Herbin avaient fini à la 14e place à l'issue d'une phase retour canon (10 victoires, 7 nuls, 2 défaites).

 

Swierczewski retrouve un banc

22/05 08:28

Comme le rapporte Polskie Radio, l'ancien milieu de terrain stéphanois Piotr Swierczewski (49 ans) va entraîner Znicz Pruszkow. Ce club de D3 polonaise où Robert Lewandowski a débuté sa carrière professionnelle est réputé pour avoir le pire parcage visiteur du monde.

Neuvy ne vit que pour les Verts (2)

22/05 07:47

Après La Montagne, c'est au tour de RTL de mettre à l'honneur Flavien Neuvy, maire de Cébazat (Puy-de-Dôme) qui partage sa passion pour l'ASSE sur sa chaîne YouTube Carton Rouge TV.

"Hyperactif, celui qui est également élu à la métropole de Clermont-Ferrand, conseiller départemental et expert économique joue sur tous les terrains. Depuis 2008, l'édile commente tous les matchs de l'ASSE. Dans son bureau, où les livres, les photos et les coussins sont tous à la gloire de son club, Flavien Neuvy a une installation quasi-professionnelle.

"J'ai quatre écrans en tout. Un pour regarder le match, un ordinateur portable pour suivre en direct les commentaires sur le tchat, un gros PC qui me permet de faire le stream en lui-même et une tablette qui m'accompagne pendant le live, pour envoyer des animations assez facilement" explique-t-il."

Augusto raccroche les crampons

22/05 07:23

En ouverture de la dernière journée de Liga, le milieu de terrain de Cadix Augusto Fernandez (35 ans) a joué hier à Levante le dernier match de sa carrière. Diminué par plusieurs blessures cette saison, l'Argentin a été titularisé seulement pour la quatrième fois à l'occasion de cette rencontre sans enjeu qui a vu ces deux équipes du ventre mou se neutraliser (2-2).

Pour rappel, le natif de Pergamino n'avait claqué qu'un seul pion (de la tête, sur un centre de Christophe Landrin) en quatorze apparitions sous le maillot vert lors de la saison 2009-2010, contre Bordeaux.

Trauco contre la Colombie et l'Equateur

21/05 23:56

Miguel Trauco fait partie des 28 joueurs péruviens retenus pour affronter la Colombie à Lima (le 4 juin à 05h00) et l'Equateur à Quito (le 8 juin à 23h00) lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 au Qatar.

Des prolongations en discussion (4)

21/05 23:00

Le Progrès assure ce soir que la prolongation des contrats de Lucas Gourna et Aïmen Mouffek est "en bonne voie". Le quotidien régional rappelle qu'Etienne Green et Saïdou Sow ont déjà prolongé, ce que le club devrait officialiser la semaine prochaine.

Galette89 promu adjoint de Pantaloni

21/05 22:28

Après avoir entraîné les U17 puis les U19 de l'AC Ajaccio (il avait éliminé les Saidou Sow, Lucas Gourna et autres Maxence Rivera en Gambardella à L'Etrat la saison passée), le potonaute Galette89 alias Jordan Galtier (32 ans) a été officiellement promu aujourd'hui adjoint de l'ancien Vert Olivier Pantaloni, qui a prolongé son contrat d'entraîneur de l'équipe première du club corse où il avait dirigé un certain Pape Cissé en L2.

Galette félicite Moulin

21/05 21:45

Avant de le défier après-demain soir en Anjou, l'entraîneur du LOSC félicite son homologue du SCO dans Ouest-France. Extraits.

"Ce que Stéphane Moulin a fait à Angers, c’est très fort. Durer aussi longtemps dans un club, c’est une grande performance qu’il ne faut surtout pas sous-estimer. Encore plus quand vous êtes dans un club avec un budget limité. Il a fait éclore des talents, il est allé chercher des joueurs quelques fois en National, en Ligue 2, il les a développés. Ce qui a permis au club de maintenir un certain budget, d’être performant en championnat. Il a aussi relancé de nombreux joueurs qui ont eu des parcours sinueux. Il a su créer autour de son équipe un certain état d’esprit, une certaine philosophie, de travail, d’humilité, de respect des uns et des autres.

Ils ont découvert Nicolas Pépé à Poitiers, l'ont prêté à Orléans, puis il a fait une grosse saison avec le SCO. Il y a aussi Jonathan Bamba. Son passage à Angers l’a changé. Il y a gagné en maturité, en confiance. Quand un joueur s’épanouit à ce point dans un prêt, c’est que dans le deal de départ avec l’entraîneur, les choses sont très claires et qu’il y a une grande forme de loyauté. Je me rappelle un Saint-Etienne – Angers, au début du SCO en L1. C’était une équipe difficile à battre, très bien organisée. On avait gagné 1-0, mais les gens n’étaient pas satisfaits de cette petite victoire, alors qu’on jouait les places européennes. Moi, je trouvais qu’on avait fait une grosse performance car ce n’est jamais simple de jouer cette équipe.

Le parcours de Stéphane est similaire au mien à Saint-Etienne, si ce n’est qu’il a fait trois ans de plus, ce qui n’est pas rien dans la vie d’un entraîneur. Durer aussi longtemps dans un club, ça demande beaucoup d’énergie, beaucoup d’investissement et très souvent une remise en question permanente. Au début de chaque saison, il faut réfléchir sur le projet de jeu, construire un effectif. D’autant qu’Angers perd ses meilleurs joueurs à l’intersaison. L’investissement doit être total, il faut faire preuve d’une grande résilience.  L’adhésion de son groupe m’a toujours marqué. Quand on dure aussi longtemps, c’est qu’on fédère autour de soi. 

Si je prends mon expérience, durer ne devient pas un objectif. L’objectif est de maintenir la performance, s’améliorer saison après saison. Ce que Stéphane, à travers son travail, son discours, a réussi à faire. C'est difficile de ne pas tomber dans la routine. Peut-être pas les trois premières saisons. Mais au bout de quatre, six, huit, neuf ou dix ans, ça demande beaucoup d’analyse intérieure.  Dans sa manière d’annoncer son départ, ça ressemble à ce que j'ai fait à Saint-Etienne. Stéphane a dû se dire : "les choses changent en interne, c’est le moment, pour différentes raisons. Sur un plan personnel, il a aussi sûrement envie d’aller voir autre chose.

Quand j'ai quitté Saint-Etienne, j’avais besoin de repos, d’autant que je devais subir une opération de la hanche. On sortait de plusieurs grosses saisons avec le championnat, la Coupe d’Europe, les coupes nationales, très chargées. Je ne sais pas quel sera l’avenir de Stéphane et j’entends qu’il pourrait rebondir rapidement. Il n’a peut-être pas besoin de souffler, mais de changer d’air. Le repos est fort agréable pendant deux ou trois mois. On se recentre sur ce qui est très important, l’environnement familial, prendre soin de soi. Se reposer sur un plan physique mais aussi mental. Après, ça recommence à vous gratter de tous les côtés."

 

Guion fier d'avoir rempli ses missions

21/05 19:52

Ancien de la maison verte où il aura exercé de nombreuses fonctions (directeur du centre de frmation, entraîneur des U15, des U17, superviseur des adversaires de l'équipe première pour Frédéric Antonetti, adjoint de Laurent Roussey), David Guion va quitter le Stade de Reims après neuf ans de bons et loyaux services à la formation comme chez les pros. Invité à laisser sa place à Oscar Garcia, le natif du Mans fait le bilan sur France Bleu Champagne. Extraits.

"Neuf ans, c'est un grand bail. C'est rare que ça se produise dans notre milieu. A partir du moment où le club m'a informé de mon départ, j'ai eu le temps de digérer cette nouvelle. Je comptais bien continuer avec tous les jeunes qu'on a lancés cette année, avec tous les risques que l'on a pris parce qu'on a fait jouer des garçons avec très peu de matches et il fallait avoir des résultats, au vu du début de la saison que l'on avait réalisé. Mais je me doutais qu’au fur et à mesure, l'équipe allait retrouver de la solidité et elle a trouvé aussi son style. Et pour la saison prochaine, c'était du temps de gagné. Donc je m'étais inscrit totalement dans le projet sur la durée de mon contrat, jusu'en 2022.

L’effectif a toujours changé d’environ un tiers chaque saison. On a toujours renouvelé l'effectif, aussi avec de la jeunesse qui venait du centre de formation, donc je ne sentais pas qu'il y avait une forme de routine. On a toujours innové. Cette année en plus, on avait changé quelques éléments du staff, donc il y avait toujours des renouvellements, de l'innovation qui ont permis à ce qu’il n’y ait pas de routine qui s'installe et à aucun moment, j'ai senti que mon discours ne passait pas. Pour preuve, avec les difficultés de début de saison, on a su redresser le bateau, donc je sentais qu'on pouvait en effet continuer à faire progresser cette équipe et surtout le club. 

On veut développer des joueurs, des jeunes joueurs recrutés et on veut aussi promouvoir les jeunes du centre de formation. Donc, il faut faire tout ça. Mais il faut aussi avoir des résultats et ça entraîne des impondérables, comme on l'a vu avec nos cartons rouges. Ça nous a coûté des points, mais il faut aussi que ces garçons-là se développent parce que c'est le projet du club que ces garçons-là, un beau jour, rejoignent un grand club. Et puis, il y avait aussi toujours l'idée de développer et de promouvoir des jeunes du centre de formation. Donc, tout ça, je trouve qu'on l'a très bien fait pendant ces quatre saisons, tout en ayant des résultats. Même carrément en dépassant les objectifs sportifs.

Moi qui travaille au quotidien avec les joueurs, j'avais vraiment l'impression et j'ai l'impression d'avoir optimisé pleinement, et plus que ce que l'on pensait, le potentiel de mes joueurs et de mon équipe. Les deux premières années de Ligue 1, on a fini 8e puis 6e, on a surperformé et on est rentré dans la normalité cette saison. Souvent, on me disait « toi au Stade de Reims, tout est facile pour toi, tu as des succès, c'est facile ». Déjà, pour avoir des succès, pour avoir cette culture du succès, il y a énormément de travail et ça ne vient pas comme ça. Ce n'est pas le hasard.

Et on m'avait dit : « on verra quand tu commenceras à avoir tes premiers trous d'air ». C'est vrai, qu’en début de saison, on a expliqué pourquoi entre le calendrier, la Coupe d'Europe, la jeunesse, les blessures, le Covid, etc, on a eu tout de suite un passage difficile avec seulement deux points. Je suis fier d'avoir redressé le bateau puis, dès le mois de janvier, d'être repassé dans la zone un peu plus confortable, le ventre mou. On a beaucoup travaillé pour ça. On a fait appel à beaucoup de ressources, que ce soit sur le terrain, que ce soit en psychologie avec les joueurs.

Je suis vraiment très fier d'avoir remis le centre de formation sur de bonnes bases. Quand je suis arrivé, il était sur le point de disparaître. Le centre de formation aujourd'hui est en catégorie Prestige, la plus haute catégorie. Je remercie tous les éducateurs qui m'ont aidé, les bénévoles, parce que là, au niveau de l'association, c'est encore différent. Et aujourd'hui, on est très heureux que tous ces jeunes aient pu s'exprimer chez les pros et être vendus pour certains, parce que ça aussi, c'est le but du centre de formation. Quand on voit les Siebatcheu, les Disasi, les Oudin, Mbuku demain, c'est énormément d'argent qui revient dans les caisses du club.

Je suis content aussi parce qu'on a remis de l'exigence et puis de la performance au centre de formation, entre cette montée en CFA, ce titre de champion de France des U19, la Youth League, qui était prémonitoire certainement pour les pros après. Aujourd'hui, on a des garçons qui sont sélectionnés pratiquement dans toutes les catégories, je trouve que le projet de formation, parce que c'est quand même un pilier très important à mon sens du football de demain, est lancé et maintenant, il faut optimiser tout ça.

Et puis ensuite, bien sûr, il y a ces quatre ans avec les pros, à travers cette première saison exceptionnelle à battre tous les records en Ligue 2, j'ai senti que là, c'était une étape pour ramener le Stade de Reims à sa place. Et je suis vraiment très heureux d'avoir su rendre les lettres de noblesse du club, à travers l'Europe, notamment. Je pense que tous les objectifs ont été atteints, qu'ils soient sportifs, qu'ils soient structurels ou qu'ils soient financiers. Donc, je suis vraiment très heureux et très fier d'avoir rempli mon rôle, mes missions et toutes les responsabilités qui m'ont été données. 

Je souhaite rebondir sur un projet de Ligue 1. Parce que cette année a été très particulière et parce que le public nous a vraiment manqué, j'aimerais trouver un projet dans un club populaire. J'aimerais ça, parce que je l'avais dit dès le début, mais ça s'est encore de plus en plus ancré en moi, qu’on est fait pour partager des émotions tous ensemble et les supporters m'ont trop manqué cette année et je pense qu’il n'y a pas de grands projets sans les supporters. Le travail que j'ai effectué au Stade de Reims est reconnu donc j'espère que je vais pouvoir en rebondir rapidement."

Anto ne veut pas lâcher la 10e place

21/05 18:46

Ne devançant plus Sainté qu'à la différence de buts, Frédéric Antonetti a confié au Républicain Lorrain qu'il espérait conserver la 10e place même même si les Grenats ont un dernier match plus délicat à gérer que les Verts (les Lorrains reçoivent un OM 5e et quasiment au complet, l'ASSE accueille une lanterne rouge privée de 12 joueurs).

"J’ai la mission de faire en sorte que le club se maintienne en L1 mais aussi de développer les joueurs. On veut former les joueurs pour les garder mais les règlements font qu’aujourd’hui, c’est impossible. C’est l'arrêt Bosman qui a tout déréglé dans le football. Les gros clubs ont ramassé tout le monde. Aujourd’hui, on fait signer pro des joueurs de 16 ans alors qu’ils jouent en U17, c’est une aberration. Avant, il fallait faire 15 matchs en pro pour avoir cette possibilité.

Il faut montrer des choses. Aujourd’hui, à 16 ans : "Sinon, je m’en vais à la Juventus." Et bien va à la Juventus ! Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je ne prends pas de gants. Là-bas, tu ne vas jamais jouer, c’est de l’inconscience. Mais ce sont les règlements qui ont fait ça. Je passe pour un vieux con mais c’était mieux avant. Pour revenir au match de ce dimanche, notre objectif, c’est qu’on finisse bien, dans les dix premiers."

Sainté costaud contre les gros

21/05 14:46

Parmi les équipes classées de la 6ème à la 20ème place, seul Lens a pris plus de points que les Verts contre les équipe du Top 5 (Lille, Paris, Monaco, Lyon et Marseille), comme le souligne le statisticien potonaute sam 42.

1. Lens (Monaco) => 11 pts
2. ASSE => 10 pts
3. Montpellier et Rennes => 9 pts
5. Brest (PSG) => 8 pts
6. Nïmes => 7 pts
7. Angers (Lille) => 6 pts
8. Lorient et Strasbourg => 5 pts
10. Metz (Marseille), Nantes et Nice (vilains) => 4 pts
13. Bordeaux et Reims => 3 pts
15. Dijon => 1 pt

Entre parenthèses, l'équipe du top 5 affrontée lors de la 38ème journée.

Dimanche on va gagner grâce à Monnet-Paquet ?

21/05 13:37

Claude Puel a annoncé à la mi-journée en conférence de presse que Kévin Monnet-Paquet ne sera pas prolongé. On souhaite à ce joueur exemplaire de boucler ses 7 années en vert par un 20e pion et/ou une 10e passe décisive ce dimanche soir à l'occasion de son 209e et dernier match sous les couleurs de l'ASSE. Mathieu Debuchy, Harold Moukoudi, Romain Hamouma et Charles Abi ne pourront pas bénéficier de son éventuelle offrande car ils sont tous indisponibles pour ce match contre la lanterne rouge.

Dijon prêt à prendre le bouillon dans le Chaudron ?

21/05 13:23

Comme le rapporte Le Bien Public, pas moins de 12 joueurs dijonnais seront absents dimanche soir à Geoffroy-Guichard lors de la dernière journée de L1 :  Dobre (ischios), Diop (cheville), Assalé (adducteurs), Lautoa (mollet), Sammaritano (ischios), Panzo (adducteurs), Baldé (adducteurs), Chala (mollet), Boey (genou), Benzia (ischios), Chouiar (genou), Ndong (raisons personnelles).

David Linarès caresse malgré tout l'espoir que son équipe ne prenne pas le bouillon dans le Chaudron. "J’ai toujours grand plaisir à aller dans ce stade. C’est un endroit qui transpire le foot, pour les joueurs ce sera l’occasion de vivre cette expérience. C’est un endroit qui doit nous sublimer et nous transcender. C’est notre dernier match en Ligue 1. Pour certains une découverte, il y aura de nombreux jeunes. L’idée est de sortir "dignement" et d'enchaîner sur la saison prochaine".

Adieu La Bûche !

21/05 13:08

Comme annoncé il y a deux jours par Mohamed TOUBACHE-TER, le club vient d'officialiser le départ de notre guerrier Mathieu Debuchy (35 ans) à l'issue de la saison. 

"C’est à Lille, sur le terrain de son club formateur, que Mathieu Debuchy aura disputé le dernier de ses 97 matches sous le maillot vert. Presque un symbole. Le défenseur international âgé de 35 ans quittera en effet l’AS Saint-Étienne à l’issue de cette saison.

Devenu capitaine l’été dernier, Mathieu Debuchy a toujours été un leader écouté et un exemple de professionnalisme pour les plus jeunes.

Stéphanois depuis janvier 2018, il a immédiatement contribué au redressement de l’équipe, puis, la saison suivante, à sa qualification pour l’UEFA Europe League grâce à une belle 4e place en championnat. L’année dernière, il a participé à l’une des plus belles épopées de ces quarante dernières années en atteignant, avec les Verts, la finale de la Coupe de France après une victoire mémorable aux dépens de Rennes (1-0) dans un Chaudron en fusion. Les supporters n’oublieront jamais son but au Groupama Stadium moins d’un mois après son arrivée, le 25 février 2018. 

Mathieu Debuchy est un guerrier hors norme. Touché au tibia lors d’un match contre Bordeaux, le 14 avril 2019, il a trouvé les ressources pour marquer les deux derniers des trois buts de l’ASSE (3-0).

L’ancien joueur d’Arsenal est le défenseur de Ligue 1 Uber Eats qui marque le plus. Il a inscrit 27 buts, dont 11 avec l’ASSE.

L’AS Saint-Étienne remercie Mathieu Debuchy pour son état d’esprit irréprochable, son engagement sans retenue et son expertise de défenseur de haut niveau."

Sow en Turquie

21/05 11:52

Contrairement au gardien  stéphanois Bangaly Sylla et au Lionceau Florentin Pogba, Saïdou Sow fait partie des 23 joueurs retenus par Didier Six en sélection guinéenne pour la série de 4 matchs amicaux que le Syli National doit disputer contre la Turquie (le 31 mai à Istanbul), le Togo (le 5 juin), le Kosovo (le 8 juin) et le Niger (le 11 juin) à Antalya. La Fédération guinéenne de football précise que le premier de ces matchs, contre la Turquie, qui prépare l’Euro, fait toujours l’objet de négociations et n’est donc pas encore certain à 100%.

100% Verneyre

21/05 10:06

Auteur de La Passion selon Saint-Etienne (éditions en Exergue), Christophe Verneyre était hier soir l'invité de France Bleu Saint-Etienne Loire dans l'émission "100% Verts". Vous avez raté l'intervention de Parasar et n'avez pas le temps de réécouter le podcast de l'émission ? Pas de panique, on vous a retranscrit intégralement les propos du cofondateur de Poteaux Carrés !

"Je décris quelque chose qui est de l’ordre de l’universel. La passion du supporter n’est pas propre à moi, elle n’est pas propre à ce club. L’autre aspect de mon livre c’est que c’est une vraie introspection. Je décris vraiment tous les états d’âme, toutes les émotions qui me traversent au quotidien depuis plus de quarante ans en lien avec ma passion pour les Verts. Évidemment, du coup, ça vient interférer sur ma vie de tous les jours, sur ma vie privée, sur mes relations amicales, amoureuses.

Je pense que tous les supporters qui sont passionnés vivent la même chose : on ne peut pas vivre une journée sans penser à plusieurs reprises au club. Et à un moment donné, la vie du club peut conditionner notre vie intime au sens où on va avoir envie de refuser une soirée, aussi sympathique et prometteuse soit-elle, parce qu’il y a un match des Verts programmé le même jour. Le jour où je me suis marié, je me souviens que lorsqu’on a planifié ça avec ma femme, je lui ai dit : « ce serait bien qu’on planifie ça en juin, comme ça a priori on sera à l’abri de toute problématique, de tout conflit d’agenda ! (rires)

C’est anecdotique mais ce que je décris et ce qui est absolument vrai c’est que c’est présent dans toute ma vie au quotidien donc ça peut parfois générer des petits conflits (rires). Avant qu’elle ne devienne mon épouse, j’ai emmené ma femme au stade. À L’époque j’habitais et travaillais à Paris, elle aussi. Les Verts jouaient en D2. Il y avait beaucoup de clubs dans la très grande couronne parisienne qui jouaient en Ligue 2, de Beauvais à Amiens en passant par Sedan etc. J’ai fait beaucoup de déplacements pendant cette période-là.

Le baptême du feu pour ma femme a été un bizutage assez sévère. Je l’ai emmenée dans des conditions pas très sympas, dans le vieux stade d’Amiens avant le stade de la Licorne comme dans le stade de Beauvais. Je l’ai emmenée derrière les cages, dans des tribunes qui n’en étaient pas en fait, c’était des buttes en terre. Parfois il pleuvait et par ailleurs il n’y avait pas de toit, c’était des conditions un peu spéciales mais qui en même temps mettent vraiment à nu ce qui est la passion du supporter.

Elle a largement et totalement adhéré. Je pense que ça lui a beaucoup plu. Quand on a eu des enfants elle a fait moins de déplacements, elle est moins venue voir les Verts avec moi. Ça lui manque plutôt et je sais que ça l’amuse d’aller voir les Verts avec moi de temps en temps et ça l’amusera de le faire plus longtemps quand elle sera un peu plus dispo. Ma femme sait que je peux me mettre en colère pendant un match, je peux déborder. Ensuite, je me contiens quand même toujours, ma personnalité fait que je ne me transforme pas totalement. Je n’ai jamais cassé de télé, même si j’en ai parfois eu envie, lors d’une défaite à la 93e minute lors d’un derby par exemple. Je ne suis jamais allé jusqu’à ces extrémités-là même si d’un point de vue vocal je monter assez haut.

Les Verts des matches m’ont touché en 1982. Je n’étais pas très jeune, je n’avais pas tout à fait onze ans. Auparavant j’avais conscience que Sainté était l’équipe qui dominait le foot français. Mon père allait régulièrement aux matches, mes frères ainés allaient voir les Verts. J’avais connaissance de cette actu mais ça ne me touchait pas profondément. En 1982, la finale de Coupe de France contre le PSG et la finale du championnat – on a failli être champion mais la dernière journée Monaco finit premier devant nous – je les ai ressentis un peu comme des cataclysmes intérieurs et des grands moments de tristesse. C’est ce que je décris dans le livre, mes deux premières émotions étaient intégralement négatives mais c’était vraiment des émotions fortes. J’avais déjà vu des matches à Geoffroy-Guichard deux ou trois ans auparavant mais ils ne m’avaient pas marqué.

Mon père avait 40 ans de plus que moi. Quand j’ai 10 ans, il en a 50 donc il n’est plus très jeune. J’ai maintenant l’âge qu’il avait quand je suis allé au stade pour la première fois avec lui. Il était très calme, il intériorisait beaucoup de choses, il ne se levait pas sur les buts des Verts. Il extériorisait très peu de sentiments ou de réactions, ce qui m’a toujours beaucoup surpris, parce que ça fait partie pour moi de ce que je recherche vraiment dans le foot. Cette émotion-là du but dans le football, elle est unique. Malgré tout, je sais qu’il adorait ça parce qu’il a suivi ça de très près, il est allé à Glasgow en 1976 voir la finale. Parce que dans sa jeunesse ayant vécu à Nice il allait voir dans les années 50 l’équipe de Nice au stade du Ray donc il adorait le foot.

Mon père adorait le sport et la compétition. Mais il vivait ça différemment de ce que moi je vis aujourd’hui. C’était sa personnalité, sur le sujet comme sur d’autres, quand il s’agissait de parler de son métier ou d’autre chose, il témoignait très peu. Sur les « malheurs » de son existence, les décès de proches, il témoignait vraiment de très peu d’émotions. C’était cohérent mais du point d vue du foot c’était surprenant. Quelqu’un qui va au stade, sauf s’il vient un peu par hasard pour suivre un ami, en général il réagit, au moins fortement sur les buts. Ça existe très peu ce genre d’absence de réaction.

La saison 1984-1985 a été marquante pour moi. C’était la première saison en D2, à une époque ou pour moi Saint-Etienne ne pouvait pas descendre en D2, c’était juste pas possible. Il se trouve qu’à 12 ans je suis allé voir le match retour de barrage qu’on perd contre le Racing devant 45 000 personnes et dans une ambiance de mort quasiment, c’est-à-dire avec un silence absolu, des joueurs effondrés sur le terrain, beaucoup de gens qui pleurent dans les tribunes comme sur le terrain. À cette tristesse absolue va succéder assez vite, même si on démarre mal la saison, une période où à partir de septembre elle se met à tout gagner. Peut-être que ce contraste entre le drame absolu de la descente et cette renaissance très forte m’a vraiment fait tomber amoureux de cette équipe.

On avait en plus un peu envie de s’identifier aux joueurs parce que sur les onze il y en avait neuf formés au club. À part le défenseur central Didier Gilles et Roger Milla, les neuf autres que je liste dans un des chapitres, c’est des Patrice Ferri, des Jean-François Daniel, des Jean-Luc Ribar. Des gens qui n’ont pas forcément fait carrière après ou en tout cas pas une carrière extraordinaire mais qui pour moi sont vraiment restés gravés dans ma mémoire. Aussi parce que j’avais le poster de cette équipe-là dans ma chambre d’ado et que ce poster est resté accroché cinq ou six ans. Je m’endormais avec ce poster en face de moi donc forcément je pense que cette image-là a contribué à ce que cette équipe reste vraiment au plus haut dans mes souvenirs. C’est aussi celle qui a tout déclenché.

Avec le recul, je pense que la période qu’on a vécue sous Galtier est sans doute celle qui réunit le plus de choses positives. Comme elle est fraîche dans ma mémoire, la nostalgie ne joue pas encore trop mais j’ai adoré cette période car j’ai adoré la personnalité de Christophe Galtier, j’ai adoré la personnalité de son équipe, le profil des joueurs qu’il avait recrutés. Même si je n’ai pas eu le poster dans ma chambre sauf que mon fils l’avait, si je regarde un par un ceux qui gagnent la Coupe de la Ligue, les Aubame, Guilavogui, Perrin évidemment, ce sont des joueurs que j’ai adorés. Je trouve que l’esprit qui se dégageait de cette équipe correspondait parfaitement à l’idée que je me fais du foot, de l’aventure collective que ça doit être.

On a gagné un titre et il y aussi cette idée de fidélité parce que beaucoup de ces joueurs sont restés longtemps. Il en reste encore un ou deux dont j’adorerais qu’ils puissent continuer d’ailleurs. Si un jour Claude Puel entend cette interview, j’aimerais bien que Romain Hamouma reste. J’ai aussi adoré Antonetti, notamment pour le personnage et pour la remontée, et puis j’avais adoré l’équipe d’Herbin en 1987-1988, l’équipe de Garande-Tibeuf. Mais celle qui est pour l’instant le plus haut c’est celle de Christophe Galtier.

La radio, c’était un peu ma messe du week-end. C’était le multiplex qui à l’époque avait l’intérêt de diffuser dix matches de D1 en même temps. C’était une grand-messe car c’était une fois par semaine, à un horaire qui ne changeait jamais, à 20H30 le samedi. C’était une dramaturgie. Quand on n’avait pas les moyens ou qu’on ne voulait pas pour une raison X ou Y aller au stade, c’était vraiment l’unique moyen de suivre son équipe. Il y avait une dramaturgie quelle que soit la qualité des gens qui animaient le truc. La simple diffusion de dix matches qui se déroulent en même temps est un scénario qui se suffit à lui-même.

Il y a désormais un multiplex à la télé les deux dernières journées de L1 mais typiquement j’ai regardé le match des Verts sur Canal Plus Sport au lieu de regarder le multiplex. Le média radio, qui peut paraître plus pauvre car évidemment il manque l’image et dans un spectacle comme le foot c’est un peu ennuyeux, ça développe l’imagination. En termes de dramaturgie ça renforce toutes les émotions sentiments qu’on peut traverser, toutes les émotions qu’on peut vivre pendant 90 minutes. La force de l’explosion est sans commune mesure quand on entend « but à Saint-Etienne » à la radio avec la joie qu’on a au stade où devant la télé car on voit souvent arriver le but à quelques exceptions près ou en tout on commence à être excité car on sent qu’il y a du danger sur le but adverse. Ce qui était exceptionnel quand on jouait à Geoffroy-Guichard, c’est que lorsque l’envoyé spécial appuyait sur le bouton pour prendre l’antenne, il y avait deux secondes avant qu’il annonce « but à Saint-Etienne » et on entendait la clameur du stade. On comprenait au bruit, au son que ça produisait, que le but était pour les Verts juste avant qu’il soit annoncé. Cette sensation-là était délicieuse. C’est une émotion très forte spécifique à la radio.

Mon Geoffroy-Guichard à moi ? C’est y venir une demi-heure avant pour pouvoir savourer le plaisir de progressivement laisser de côté toute autre pensée que celle du match qui arrive, tout ce qui peut polluer son quotidien. C’est déguster le remplissage progressif des tribunes, voir l’échauffement et ne surtout pas arriver que deux minutes avant le début du match. Mon Geoffroy-Guichard à moi c’est ces quatre tribunes même si aujourd’hui elles ont été finalement raccrochées les unes aux autres. Elles sont proches du terrain, c’est important. C’est un public qui vibre ensemble avec tout le panel des émotions qu’on imagine. Ça me manque. J’y suis allé en début de saison contre Lorient mais il y avait 4000 personnes avant qu’on ferme tout.

La dernière grosse émotion c’était la demi-finale contre Rennes. C’est ça que j’ai envie de retrouver évidemment car cette communion a quelque chose d’unique. C’est aussi un peu pour ça que j’ai appelé mon livre la Passion selon Saint-Etienne. Il y a cette idée de religion derrière cette passion pour ce club. Il y a cette communion de tout ce public composé de personnes qui n’ont rien à voir les unes avec les autres et qui ne se croiseront jamais ailleurs, socialement, en termes d’âge ou autres. Je trouve que cette idée de communion est belle et très concrète quand on vient dans ce stade."

Baysse va se battre

21/05 08:16

S'étant fait les croisés pour la 3e fois de sa carrière, l'ancien défenseur stéphanois des Girondins Paul Baysse s'est confié à Sud-Ouest. Extraits.

"Je me suis blessé dimanche dernier contre Lens à la 55e minute. J’ai ressenti une douleur, je me suis replacé en boitant. J’ai eu mal pendant une quinzaine de minutes, je sentais mon genou engourdi mais je ne pensais pas à une blessure grave et je n’ai pas appelé le médecin. On était à 1-0, on savait l’importance de la rencontre et je trouvais qu’on était bien en place, qu’on se sentait solide. J’avais envie de continuer, je ne voulais pas abandonner l’équipe. Je me suis dit : "serre les dents et on verra après". J'ai donc terminé le match.

Je me suis dit que ça allait passer, que j’irai voir le doc plus tard. J'ai passé une IRM lundi et je suis tombé des nues. C’était un mauvais rêve. Ces deux jours ont été à l’image de notre saison : un ascenseur émotionnel. Ça a été très, très dur à encaisser, surtout à ce stade de la saison avec un maintien à aller chercher, à ce moment de ma carrière. Mais je suis repassé au positif. Je suis avec les gars, j’espère être autorisé à aller à Reims avec le groupe car on a un travail à finir là-bas.

On va attendre que mon genou dégonfle pour une opération dans les 15 jours à venir, sans doute début juin. Le premier réflexe est de se projeter, calculer six à huit mois pour savoir quand on pourra rejouer. Et tout de suite, on se met en tête les étapes importantes pour séquencer : le retour de la marche, du vélo, de la course, des appuis… Je vais me battre. Je me suis fixé des objectifs et il me tarde déjà de remettre le maillot. Avoir terminé sur cette victoire contre Lens donne de la force aussi."

5 semaines de vacances pour les Verts

21/05 07:26

Les Verts, qui boucleront leur saison ce dimanche contre la lanterne rouge, seront ensuite en vacances jusqu'au 28 juin selon la dernière édition du Progrès. Le quotidien régional précise qu'Yvann Maçon s'entraînera la semaine prochaine au centre sportif Robert-Herbin. "Ça va me permettre de gagner du temps pour la saison prochaine" a confié le latéral stéphanois, qui a repris l'entraînement début mai après avoir été opéré le 15 octobre d’une rupture du ligament antérieur du genou droit.

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