7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Loïc parti pour rester

Dans un entretien publié aujourd'hui dans Le Parisien,  Loïc Perrin envisage de faire toute sa carrière à Sainté. Extraits.

"Je suis né à Saint-Etienne et je n’ai connu que cette ville. Aujourd’hui, j’habite dans un petit village à un quart d’heure du centre. J’aime le calme, je préfère la campagne. On entend souvent dire que Saint-Etienne n’est pas une belle ville, mais il faut y aller pour la connaître vraiment. Elle s’est embellie, des travaux ont été faits et le centre-ville est joli. J’aime y sortir pour manger, il y a de très bons restaurants. On se retrouve vite dans la campagne, qui est très belle, et c’est idéal pour faire du VTT ou du quad. C’est ma ville, forcément, je l’aime. Toutes mes attaches sont ici.

A Saint-Etienne, les gens sont accueillants et chaleureux. Les joueurs se sentent bien et aiment la ville malgré ce qu’on en dit, c’est un signe. Sainté est une ville ouvrière, une ville de mineurs. Comparé à Lyon, c’est presque le jour et la nuit. La ville a gardé cette histoire. Je connais des patrons d’entreprise qui me disent que les résultats jouent beaucoup sur le moral des ouvriers. Malgré la crise, il y a toujours du monde au stade, ça prouve que certains ne vivent que pour le foot. Les Stéphanois s’identifient à notre équipe actuelle parce qu’on a beaucoup de mecs simples.

Je suis arrivé à l’ASSE en 1997, à 12 ans. A l’Etrat, je connais tout le monde, des jardiniers aux cuisiniers. Ici, je suis chez moi. Ça ne me gêne pas du tout de n’avoir connu que ça. L’ambiance est bonne cette année au club. On a connu des moments plus compliqués, où les gens se tiraient un peu dans les pattes. Là, tout le monde a envie qu’on réussisse. J’ai l’impression qu’à une époque ce n’était pas le cas. En 2010, j’ai failli partir à Monaco, mais le club a fait le forcing pour que je reste. Au final, ça ne me manquera pas si je ne connais pas d’autre club. Je suis plus proche de faire toute ma carrière ici que de partir. On sait ce qu’on laisse, pas ce qu’on trouve."