

L'ASSE a fini par officialiser hier et aujourd'hui les prolongations de contrat déjà actées depuis plusieurs semaines du Bleuet Etienne Green (8 matches officiels en équipe première cette saison) et de l'international guinéen Saidou Sow (16 matches dont 11 en tant que titulaire). Cachottier, le club n'a pas cru bon de préciser la durée desdistes prolongations.

Dans la dernière édition de l'hebdomadaire seinomarin Le Courrier Cauchois, Jean-Pascal Mignot encense son ancien entraîneur stéphanois. Extraits.
"Quand il m'a appelé, j'étais en vacances chez des amis. Je pensais finir ma carrière à l'AJA, mon club formateur. Mais je me suis laissé convaincre et j'ai rejoint les Verts. Ses paroles sont restées gravées dans ma mémoire. Il souhaitait bâtir un groupe avec des joueurs qui connaissaient la L1 afin d'être tout de suite dans le bain. Le coach a su créer un collectif, ce qui a permis de remporter la Coupe de la Ligue en 2013. Il ne faut pas oublier qu'il a repris l'équipe de Lille alors qu'elle était 18e en Ligue 1. Il a su responsabiliser son groupe comme il l'avait fait avec nous. Il a confié les clés à des cadres. Je ne suis pas surpris de l'avoir vu s'appuyer sur Burak Yilmaz, José Fonte ou Benjamin André.
On échange encore par textos. Il m'a fait vivre des trucs incroyables. Il a beaucoup compté sportivement pour moi. J'ai évolué sous les ordres de Guy Roux et Jean Fernandez mais c'est l'entraîneur le plus complet que j'ai eu. Ce n'est pas une question de valeur mais de génération. Christophe Galtier débutait alors comme entraîneur principal mais il avait déjà un potentiel de management incroyable.
Au bout d'un an et demi à Saint-Etienne, mes performances étaient moins bonnes. Je vieillissais. Loïc Perrin avait été replacé derrière. Kurt Zouma sortait. Je jouais moins mais Christophe Galtier a su me garder dans le groupe. Pourtant, un cadre qui perd du temps de jeu, ce n'est jamais facile à gérer. Il venait souvent discuter avec moi pour savoir comment je sentais les choses. Il me parlait après l'entraînement. Il a su me valoriser malgré la situation et me donner un rôle dans le vestiaire. Il a mis deux défenseurs centraux sur le banc en finale de la Coupe de Ligue. Il pouvait pourtant me laisser en tribunes…
Christophe Galtier mérite ce titre de champion de France. C'est un perfectionniste, un passionné, un entraîneur à l'écoute, dans l'échange. A Saint-Etienne, on sentait déjà qu'il pouvait aller très haut. On travaillait beaucoup à la vidéo. On adaptait nos sorties de balle en fonction de l'adversaire. On avait, avec le staff, des entraînements individualisés, techniquement et physiquement. Cette équipe lilloise a la meilleure défense du championnat mais c'est aussi celle qui a pris le moins de cartons rouges. Tactiquement, c'est précis, préparé et millimétré. Christophe Galtier est de la trempe des grands, Klopp ou Guardiola. Comme eux, il sait être proche des joueurs tout en leur mettant une bonne secouée quand il faut".

Le président lorientais Loïc Féry s'exprime dans la dernière édition du quotidien Ouest-France. Extraits.
"Il y a encore énormément d’incertitudes sur l’environnement sanitaire, la question des droits TV qui n’est pas finalisée, pour tous les clubs, le rendez-vous avec la DNCG en juin va être important. Le maintien, c’est notre petite victoire cette année, mais cela reste une saison extrêmement difficile au niveau financier, il ne faut pas se le cacher.
J’ai été un des premiers présidents à jouer cartes sur table et à rendre publique la perte prévisionnelle qui était estimée à 25 millions d’euros. Depuis, on a pris des mesures d’économie, les joueurs ont fait des efforts financiers, on a eu quelques bonnes surprises, notamment grâce à la performance d’Illan Meslier à Leeds, qui ont activé certains bonus.
L’atterrissage en juin sera une catastrophe, mais on sera plus vraisemblablement sur une perte entre 15 et 20 millions d’euros. .Quand vous attendez 35 millions d’euros de droits TV et que vous arrivez à 17 millions, c’est compliqué. On a pris des mesures dures, on a gelé des investissements, on a mis en pause une partie des travaux en cours, on a demandé aux joueurs et aux salariés de faire des efforts, sans contrepartie.
On a réalisé quasiment 4 millions d’euros d’économie sur la saison. On a construit un budget qui tient la route pour la saison prochaine, on était à 55 millions lors de la précédente saison, 51 millions avec les économies réalisées, on sera entre 42 et 47 millions d’euros pour le prochain exercice. On est dans un environnement de marché qui reste un environnement compliqué et déprécié, je n’attends pas cet été monts et merveilles du marché des transferts.
Par contre, on sort déjà d’une année sans vente, puisqu’il n’y a pas eu de vente l’été dernier, ni en décembre. Les clubs qui sont le moins en difficulté cette année sont des clubs qui ont eu la chance de faire une ou deux ventes l’été dernier comme Saint-Etienne, Brest, Reims, Strasbourg. Ils se sont construit un petit matelas même si leur situation reste difficile.
Dans l’idéal, comme tous les ans, il faut qu’il y ait une ou deux ventes. Terem Moffi, on compte sur lui et c’est un joueur qui peut progresser l’an prochain. Fabien Lemoine est en fin de contrat, il y a des discussions en cours."

Gardant un oeil attentif et intéressé sur les jeunes Verts qu'il a connus à l'ASSE, Laurent Batlles s'est longuement confié ce soir sur les ondes de France Bleu Saint-Etienne Loire. On vous a intégralement retranscrit les propos de l'entraîneur troyen, sacré il y a quinze jours champion de France de L2.
"La force de Claude Puel cette année a été d’intégrer beaucoup de jeunes sans la compétition de jeunes. Il faut savoir que la plupart des jeunes cette année n’a pas joué. La plupart du temps quand on intègre les jeunes c’est qu’on voit leurs performances chez les U17, chez les U19 et en réserve. Je pense qu’il a beaucoup intégré les jeunes à l’entraînement pour pouvoir les jauger et après les mettre sur le terrain. À partir du moment où on ne met pas les jeunes sur le terrain, on ne peut pas savoir s’ils ont la capacité de jouer. Ça a coûté malgré tout certains points comme l’a dit Claude mais au bout du bout il y en a qui se sont aguerris, il y en a qui ont trouvé leur place. C’est beau de voir dans ce club-là autant de jeunes joueurs qui ont joué.
Dans le fonctionnement que j’avais au centre de formation il y a deux ans, j’étais l’entraîneur de la N2 mais tous les mercredis après-midi, j’avais des jeunes joueurs sur des spécifiques comme Yanis Lhery, qui avait 15 ou 16 ans. C’est important que tout le monde connaisse tout le monde pour que personne ne soit laissé de côté. On échangeait sur les qualités des joueurs et ce sur quoi ils avaient besoin de travailler. C’était un conglomérat de personnes, on était dans un open space, on se parlait, on essayait d’avancer ensemble. Ce qui est fait aujourd’hui est fait de façon collective, collégiale.
Mahdi Camara est l’un des joueurs avec Wesley Fofana que j’ai eu le plus souvent au départ quand on était en N3, il a vécu aussi toute l’épopée qu’on a eue quand on est monté en N2. Il faisait partie des joueurs cadres de mon équipe avec Wesley. Ce qui m’a impressionné avec Mahdi cette saison, c’est qu’il a discipliné son jeu. Il était par moment en réserve un peu tout fou, ça partait un peu dans tous les sens, il y avait beaucoup d’accrocs avec l’adversaire.
On voit que Mahdi a muri sans perdre ses qualités de gratter des ballons, de gagner des duels. Il va falloir qu’il progresse malgré tout dans le jeu vers l’avant et le fait de marquer des buts. Il a les capacités de le faire mais le coach Puel lui a certainement demandé de rester un peu plus en place et de tenir la baraque car il avait besoin de ça aussi. Peut-être le coach Puel lui a donné le brassard pour se canaliser. Il a aussi le brassard pour tout ce qu’il doit apporter à l’intérieur de ce groupe jeune. C’est quelque part un ancien du club, ça fait un moment qu’il est là, il a une légitimité.
Tous les joueurs de mon équipe jouaient avec la Gambardella et parfois j’avais des matches alors que la Gambardella jouait en même temps, j’étais obligé de piocher dans les équipes en-dessous pour pouvoir essayer de se maintenir. On a souvent essayé de prendre Lucas Gourna mais on n’avait pas le double surclassement tellement il était jeune. Il montrait tellement de maturité dans son jeu et dans la vie de tous les jours. Il m’a fait penser un peu à Kurt Zouma quand il est arrivé dans le groupe pro et que j’ai joué avec lui. Il avait 16 ans et demi mais on avait l’impression que ça faisait 10 ans qu’il jouait. Lucas, c’est un peu la même chose.
Lucas joue sans pression, il fait des bons choix, le coach le met à bon escient pour ne pas non plus le griller. Il était déjà capitaine en équipe de France, il a été surclassé une catégorie au-dessus. Il n’y a pas de fumée sans feu, il montre certaines choses, de belles choses. Après, il faut que ces jeunes joueurs montrent dans la durée. Ce qui fait sa force, c’est que lui, ce n’est pas un match. Ce n’est pas un "one shot", il est régulier sur ses matches et c’est toujours important pour un jeune joueur.
Etienne Green, je l’ai d’abord connu en U15 déjà car c’est un 2000. Il était en concurrence avec Nathan Cremillieux, avec Ryan Bouallak aussi qui est un 99. Après Etienne s’est vite entraîné avec l’équipe réserve. Pour moi c’est une grosse surprise Etienne. Je savais que c’était quelqu’un d’un peu renfermé sur lui, qui montre beaucoup de maturité. On le voit dans ces matches, il est posé. Ça on le savait. Mais dans les entraînements, à l’époque, on se disait : «il faut qu’il aille chercher autre chose. » Quand on voit ce qu’il a fait… Il a fait de très bons matches !
Il n’a pas trop joué en jeunes, il n’était pas particulièrement titulaire. Il a eu des bouts de match, il a fallu lui donner du temps de jeu. Pour l’ASSE c’était important de donner du temps de jeu à tout le monde, on ne peut pas à un moment donné ne pas faire jouer les joueurs. C’est ce que j’ai un petit peu gardé quand je suis monté à Troyes. Les entraînements ne remplacent pas les matches. Etienne en avait besoin et franchement il a fait de belles choses.
Je ne remercierai jamais assez l’ASSE de m’avoir permis de passer mes diplômes tranquillement. À partir des U15, j’ai eu un cursus normal. En U15, j’étais avec Philippe Guillemet. J’ai été ensuite l’adjoint de Thierry Oleksiak en N2. J’ai pris mon temps. J’ai eu la chance aussi d’être dans le staff des pros pendant un an avec Christophe Galtier. On se rend compte après de tout ce qu’il faut mettre en œuvre après pour entraîner des professionnels. On m’a donné la possibilité d’avoir l’équipe de N3, on est remonté en N2. On a vécu une saison difficile, ça m’a fait grandir. Je me souviens qu’on est parti jouer à Blois avec 5 ou 6 joueurs qui n’avaient même pas joué en U19.
Après j’avais dit au club que si j’avais la possibilité de partir dans un club de N1 ou de L2, j’avais envie de me mesurer à autre chose, de connaître autre choses. J’ai été appelé par Troyes, ça s’est fait naturellement. Quand j’étais joueur pro, je n’avais pas conscience de tout ce qu’il y a à gérer en tant qu’entraîneur pro. Je me souviens que sur la fin de ma carrière de joueur à Sainté, je commençais à parler avec Christophe, notamment du fait de vouloir passer mes diplômes. Un jour il me dit : « Putain, je suis crevé, c’est difficile. » Moi je lui dis : « Pourquoi, t’es fatigué de quoi ? »
Quand on est de l’autre côté, qu’on a un groupe de 25 joueurs à gérer, un staff à gérer, le médical, les dirigeants, la communication, le marketing… On se retrouve dans une machine et c’est pour ça qu’il faut tout anticiper. Je ne m’en rendais pas compte quand je jouais. Joueur, on est dans un cocon. On arrive à l’entrainement, on s’habille, on demande ce qu’on a à faire. On fait des petits jeux, on est content. On court, on l’est un peu moins. Mais après, c’est tout ce qu’il y a derrière. La préparation des matches, les vidéos, la préparation des entraînements aussi qui prend du temps.
Christophe Galtier n’est pas quelqu’un qui m’a inspiré mais c’est quelqu’un qui m’a beaucoup apporté. Je l’avais déjà connu à Bastia en tant qu’adjoint. Je l‘ai connu ensuite en tant qu’entraîneur à Saint-Etienne et j’ai été son adjoint. Ce n’est pas particulièrement une inspiration mais je me sers de tout ce qu’il faisait très bien. C’est important. On s’est envoyé des messages tout au long de l’année, je l’ai eu deux ou trois fois au téléphone, on est toujours en contact.
C’est important quand on voit votre équipe jouer qu’on se dise : « elle montre certaines choses, elle a un projet de jeu. » Moi c’est ce que je voulais. A un certain moment, je voulais que mon équipe joue d’une certaine façon, qu’elle mette ne place quelque chose de coordonné, de cohérent. Cette année il y a eu notamment un fait de jeu que j’avais connu en N3 à L’Etrat. Je m’en suis souvenu et ce fait de jeu m’a fait changer un peu mon projet et ma tactique. Ce que je veux c’est qu’on se dise que mes joueurs progressent, qu’ils aillent chercher quelque chose, qu’ils adhèrent à ce qu’on propose.
Aujourd’hui à l’Estac on travaille sur l’existant, déjà, de ce qu’on pense au club et notamment moi de la capacité des joueurs de pouvoir jouer ou pas en Ligue 1. On regarde aussi les desiderata des uns et des autres en fonction des contrats qu’ils ont. On se projette aussi sur le recrutement. C’est quelque chose malgré tout d’assez simple mais le plus dur commence. Quand vous montez, il y un certain niveau d’écart entre la Ligue 2 et la Ligue 1. Il faut arriver à construire une équipe cohérente. Il faut essayer de se maintenir le plus facilement possible mais on voit que le maintien est difficile pour beaucoup de clubs.
Les rumeurs me concernant depuis plusieurs semaines ? Pour l’instant, il me reste deux ans de contrat à Troyes. Je me focalise déjà sur mon club et on verra ensuite ce qui se passera. Je ne vais pas tout commenter sur ce qu’on dit. Il y a des choses qui sont vraies, d’autres non. Je suis très terre-à-terre. Mon rêve, c’est déjà de se maintenir la saison prochaine en Ligue et de faire évoluer mon équipe, de faire évoluer mes joueurs comme j’ai envie de les faire évoluer. Je suis un passionné du football, un passionné de l’entraînement. J’ai la chance aujourd’hui de pouvoir entraîner alors qu’il y a énormément d’entraîneurs qui sont au chômage. Moi je suis très bien avec mes joueurs et mon staff au quotidien sur le terrain."

Après que sa vilaine équipe a échoué au pied du podium, l'ancien entraîneur stéphanois Rudi Garcia balance dans la Pravda au moment de quitter la banlieue.
"J'ai découvert que quand les recrues brésiliennes ne jouaient pas, Juni n'était pas heureux. Il aurait préféré gagner mais avec ses joueurs. L'avis de Juni était que Jean Lucas était meilleur que Caqueret. Le problème a dû venir de là au départ. Et les choses se sont vite dégradées. On est leaders en décembre... Mais il s'était déjà fâché avec tout le monde, avec Bruno Cheyrou, en qui il voyait peut-être un concurrent. Avec Vincent Ponsot. Et demandez même du côté du centre de formation...
Juni a fait des choses dans mon dos, a parlé aux joueurs dans mon dos, a laissé certains critiquer le coach comme Jean Lucas. Il a manqué d'objectivité et de traitement équitable. Il est trop épidermique, trop à fleur de peau. Il réagissait comme un coach. Depuis novembre, il a mis des coups francs contre son camp. J'admire le joueur mais le directeur sportif a manqué de réflexion avant d'agir.
Une aventure se termine. Comment j'envisage la suite ? On va voir. Il n'y a pas beaucoup de clubs qui m'intéressent. On attendait la fin des Championnats, il y a des contacts. Ce sera un club en C1 ou qui la vise. Mais c'est du 50/50 : je peux aussi ne pas entraîner. Je suis assez difficile sur le projet. Mais je souhaite aussi le meilleur à l'institution OL, son président le mérite."

Dans une interview accordée à la Pravda, Galette a confirmé qu'il quittait le LOSC et qu'il était courtisé par les Aiglons mais aussi par les vilains et le Napoli. Extraits.
"Ma décision n'est pas liée au classement final du LOSC, si on avait fini quatrième ou septième j'aurais pris la même décision. Je ne veux pas partir sur un succès. Je pars car j'ai décidé qu'au bout de quatre ans, il était temps de partir. J'ai passé huit ans et demi à Saint-Etienne, dont sept ans et demi à la tête de l'équipe, c'était bien. Je pars de Lille avec un résultat incroyable, j'ai besoin d'autre chose. Je ne veux pas tomber dans une routine, dans quelque chose de classique, comme je l'ai connu à un certain moment à Saint-Etienne. Cette usure, en étant toujours dans le même environnement.
Des clubs qui m'ont sollicité, je pense en avoir environ cinq et c'est un gros privilège. Parmi les clubs qui m'ont sollicité, il y en a trois aujourd'hui qui m'intéressent. Lyon, Nice, Naples ? Oui, j'ai une réflexion sur ces trois clubs. Je n'ai signé avec personne et ne me suis entendu avec personne. Mon intime conviction, c'est que je dois arrêter avec le LOSC. Mon parcours fait que je suis resté sept ans et demi dans un club, où j'avais décidé d'arrêter pour des raisons physiques, de grande fatigue. Quand est-ce que je vais me décider ? Avant la fin de semaine je pense.
Tout le monde sait la relation que j'ai avec Julien Fournier, que je connais depuis très longtemps. Il est dans un projet à Nice, avec INEOS, qui est colossal. Partout où va INEOS, ils gagnent. Ils sont sur la voiture la plus rapide en Formule 1. Ils sont sur les bateaux et les vélos les plus rapides du monde. Évidemment qu'on regarde ce qu'est le groupe INEOS car il force le respect. Que le projet prenne du temps, après, oui... J'ai échangé avec Julien sur le projet INEOS bien avant tout ce qu'on a entendu ces derniers temps. Après, si je vais à Nice, je comprends que ça puisse surprendre les gens.
Lyon est un des gros clubs du Championnat. Être sollicité par Lyon est très valorisant. Le fait qu'il ne soit pas en Ligue des champions ne m'interpelle pas plus que cela. Je ne sais pas si je suis encore identifié Saint-Etienne. On a fait beaucoup de derbies, c'est vrai, quand même. Mais ça ne rentre pas dans ma réflexion. Je pense avoir prouvé, partout où je suis passé, que je me donnais à 200 % pour le maillot et les personnes qui m'engagent. J'ai le respect de l'engagement. Lyon reste un des grands clubs du Championnat, j'en suis convaincu. J'ai travaillé un an avec Jean-Michel Aulas quand j'étais l'adjoint d'Alain. On s'apprécie beaucoup.
Beaucoup de gens prétendent que c'est fait pour moi à Nice ? Ils ont le droit de le dire. Naples, c'est une opportunité. Naples s'intéresse à moi mais aussi à d'autres entraîneurs et je ne sais pas où je suis classé là-dedans. Ce matin mon téléphone a bipé de Naples pendant que j'étais avec Olivier Létang. Depuis que mon nom circule à Nice, j'écoute les réactions de gens autour de moi. Même mes proches me font des remarques du genre : ''Ah bon, tu serais prêt à aller à Nice ? Mais pourquoi tu ne vas pas ailleurs ?'' Moi, ça ne m'interpelle pas d'entendre tout ça car la relation humaine est très importante. Et, après, il y a ce qu'on peut faire ensemble.
Je pense qu'à Nice il y a les conditions réunies pour être performant. Pour grandir et aller chercher des choses plus importantes. Nice sera-t-il bientôt un rival potentiel du PSG, comme l'a été Lille cette saison ? C'est difficile à dire. Nice aura toujours la concurrence de Marseille, de Lyon, de Lille, de Monaco. Mais je pense qu'avec la structure actuelle de Nice, il y a moyen de rivaliser avec les clubs que je viens de citer de se battre pour le podium chaque année. Est-ce que Nice d'après ce que je sais du projet peut chiper un jour le titre à Paris comme on vient de le faire avec Lille ? Je pense."

Resté sur le banc contre Dijon avant-hier, Pape Abou Cissé aura très probablement joué son dernier match en vert contre l'OM compte tenu du montant exorbitant de son option d'achat (entre 10 et 12 M€ selon la Pravda, 13 M€ selon Le Progrès).
Titularisé 15 fois par Claude Puel et actuellement sous contrat avec l'Olympiakos jusqu'en 2024, le colosse sénégalais vient d'être rappelé dans la tanière des Lions de la Teranga pour disputer deux match amicaux à Thiès contre la Zambie (le 5 juin) et contre le Cap-Vert de Kenny Rocha Santos et Vagner Dias (le 8 juin).
Pour rappel, le numéro 6 des Verts n'avait pas été autorisé à rejoindre la sélection sénégalaise en mars dernier.

Sur son compte Instagram, Mathieu Debuchy a laissé cet après-midi un message de grande classe, à son image. Merci pour tout Capi !
Peuple vert, À travers ces quelques mots, j aimerais tout simplement vous dire MERCI... Ce fut un honneur et une fierté de porter le maillot vert....Merci pour ces 3 années et demi incroyables. Dés mon arrivée, j'ai su que ce club mythique était fait pour moi. J'aurais aimé clôturer ce chapitre différemment dans un chaudron plein... une chose est sûre, je reviendrai supporter les Verts avec grand plaisir!! Merci de votre soutien, vos mots à mon égard. Une pensée également @asseofficiel ,tous les salariés de l'ombre des gens avec un grand cœur. Merci aux différents staff, technique,médical,analyste vidéo,media club, agents d'entretien, cuisine, sécurité qui tous les jours nous accompagnent et à tous mes coéquipiers💚 Merci aux Présidents et aux différents coachs. Je souhaite le meilleur @asseofficiel dans les années futures et que le club retrouve au plus vite l'Europe 🙌🏻 💚 Partir la tête haute avec le sentiment du devoir accompli...je vous dis à très bientôt. ALV pour toujours 💚🙌🏻⚔️

Tandis que Bryan Dabo (Benevent), Emmanuel Rivière (Crotone) et Hernani (Parme) ont été relégués en Série B et que Jordan Veretout (Roma) a fini à une 7e place qualificative pour les préliminaires de l'Europa League, Valentin Eysseric (Fiorentina) a terminé dans le ventre mou. En fin de contrat avec la Viola, l'ancien milieu de terrain stéphanois de 29 ans, auteur de 2 buts en 16 matches cette saison en Série A, est convoité par le Stade Brestois selon la Pravda.

Dans la dernière édition du Progrès, Patrick Guillou se paye encore Claude Puel. Extraits.
"A la suite de la défaite face aux derniers de la classe, déclaration du coach : "C'est une bonne saison." (...) 46 points, 3e plus faible total au 21e siècle. 15e attaque, une manita face à Lyon, une élimination au 1er tour en Coupe de France, 1,17 points par match en 58 rencontres. Départs de Stéphane Ruffier et Xavier Thuilot.
"Laissez mûrir tous ces jeunes et vous aurez de belles surprises. On sent déjà plus de maturité. Trois mercatos que nous ne sommes pas en mesure de recruter." Sympa pour Retsos, Modeste, Cissé, Aouchiche, Krasso, Neyou, Maçon. Toutes les grosses ficelles sont tirées. Les discours lénifiants sont utilisés pour brillamment distraire."
Partageant la 40e place avec une note de 5,38, seuls deux joueurs stéphanois figurent dans le top 50 au classement des étoiles de France Football : Mathieu Debuchy et Romain Hamouma. Ils sont devancés par deux anciens de la maison verte : le Lillois Jonathan Bamba (17e, 5,56) et le Brestois Franck Honorat (23e, 5,52).
Le Dogue Baruk Yilmaz (6,13) est sacré devant le Lensois Jonathan Clauss (5,87) et le Parisien Angel Di Maria (5,86) qui devance d'un chouilla son coéquipier Kylian Mbappé (5,85).

Auteur d'un but (contre Angers) en 30 matches de L1 joués cette saison (24 en tant que titualire), le capitaine lorientais Fabien Lemoine (34 ans) clame à nouveau dans Le Télégramme son envie de prolonger son contrat avec les Merlus.
"J’espère, ça fait des mois que je le dis partout ! Je ne sais pas s’ils lisent la presse au FC Lorient ! (rires) C’est mon souhait de rester au club. Je n’ai pas envie de m’arrêter. Franchement, je prends énormément de plaisir dans un rôle que je n’avais pas forcément trop connu devant la défense, à part un peu à Saint-Étienne. Mais je jouais un peu plus haut. À ce nouveau poste, je m’éclate, j’ai des responsabilités plus dans les sorties de balle, je sais trouver des passes qui font mal. Je cours, j’ai la santé, tout se passe bien, donc je veux vraiment poursuivre ici.
On va discuter avec le club mais il est hors de question que j’arrête, ça c’est clair ! Je ne suis pas un capitaine aboyeur, qui crie dans tous les sens. J’essaie d’avoir les mots justes. Je ne suis pas le seul, on est plusieurs à parler. Mais ce que je veux surtout retenir, c’est que chacun a joué son jeu pour amener quelque chose au collectif. On a réussi à jouer sur la qualité des uns et des autres et à trouver l’équilibre. On a tous tiré dans le même sens et c’est une putain de réussite collective. Il faut tirer un gros coup de chapeau à tout le monde, qui est resté au taquet."

Comme il l'a officiellement annoncé hier, le Racing Club de Strasbourg Alsace a décidé de ne pas prolonger le contrat de son entraîneur Thierry Laurey. Après cinq années marquées par une montée en Ligue 1, une victoire en Coupe de la Ligue, et quatre maintiens, une page se tourne.
"Un cycle s’achève. Avec Thierry, nous avons vécu une très belle aventure, avec des moments forts et des périodes plus difficiles durant lesquelles le club est toujours resté soudé. Nous allons vivre une cinquième saison de suite en Ligue 1, et je remercie Thierry d’y avoir contribué" a déclaré Marc Keller. "Je rends hommage à son professionnalisme et à son engagement. Nous lui souhaitons toute la réussite possible pour les nouveaux challenges qui l’attendent désormais."
Celui qui fut à l'ASSE milieu de terrain (d'octobre 1990 à juin 1991) et recruteur (de mars à novembre 2011) a réagi sur France Bleu Alsace. "Ne vous inquiétez pas, je n'ai pas de nostalgie quand je quitte un club, je n'ai pas de regrets ou quoi que ce soit. Mais je ne veux rien retirer de ce que j'ai fait pendant cinq ans. C'était très, très bien. Chaque année, on a cherché à améliorer l'équipe, le club a grandi. Après cette année, malheureusement, pfff, pas mal de choses nous sont tombées dessus."
Comme le souligne cette radio, il aura marqué l’histoire du Racing par sa longévité. Il est resté en place 5 ans, personne n’a fait mieux sur une durée consécutive. Au total, il a dirigé 179 rencontres de championnat à la suite. Le précédent record en la matière, c’était Gilbert Gress avec 125 matchs d'affilée.

Le LOSC a remporté hier son 4e titre de champion de France. France Football à paraître ce mardi rappelle que les Dogues ont été sacrés pour la première fois il y a 75 ans en coiffant sur le poteau les Stéphanois.
"Le premier titre du LOSC, né de la fusion de l’Olympique Lillois et de Fives en 1944, est obtenu en 1946, premier Championnat officiel réunifié d’après-guerre. Il est décroché à l’issue d’un parcours hyper mouvementé qui a vu les Nordistes ferrailler toute la saison avec l’AS Saint-Étienne. Cinquième du groupe Nord de l’exercice précédent et finaliste de la Coupe de France, l’équipe entraînée par Georges Barry avait conservé ses points forts–son capitaine François Bourbotte, Jean Baratte et René Biheldevant –, mais avait changé de gardien, l’illustrissime Julien Darui (parti au CO Roubaix-Tourcoing qui, avec lui, sera sacré champion un an plus tard) cédant sa place à Georges Hatz (qui ne restera qu’un an), transfuge du Red Star.
Longtemps, les Stéphanois auront fait la course en tête (quatre points d’avance à la trêve avec une victoire à deux points) et ce sont les vicissitudes d’un hiver qui, s’il ne vaudra pas l’extrême rigueur de celui de 1947, vont désormais rythmer la compétition à grands coups de matches en retard. Chacune des deux équipes va connaître des périodes fastes suivies de grands coups de fatigue, inversant les pronostics au gré de leurs trajectoires. Ainsi le LOSC inscrira 21 buts en cinq rencontres.
Il se trouve que dans la longue liste de matches en retard figure un certain Lille-Saint-Étienne, le1ermai1946, qu’on estime probablement décisif. Lui aussi avait été reporté à cause cette fois du calendrier international (déjà!). Le match aller avait vu la victoire (3-1) de ceux qu’on n’appelle pas encore les Verts. Le retour ? On ne résiste pas à vous révéler le titre de une de L’Équipe de l’époque, et il est long: «Menant le jeu tambour battant, Bourbotte, Bihel, Baratte et Cie infligent aux Stéphanois un cuisant échec.» 8-0 au stade Jules-Lemaire devant 16 000 spectateurs !
Le LOSC repassait donc devant, à égalit éde points, avec un match de plus à jouer queSaint-Étienne mais un calendrier plus relevé et un parcours en Coupe de France à achever (que Lille remportera). Aussi la blessure de Bihelva-t-elle alors inquiéter plus d’un supporter nordiste...Hélas pour l’équité sportive, les dernières rencontres ne se dérouleront pas en même temps,à l’image d’une saison de guingois.
La preuve : Saint-Étienne boucle sa saison avec quatre points d’avance sur Lille à qui il reste trois matches à disputer ! Les Nordistes mettront à profit cette iniquité pour finir avec un point d’avance (45 contre 44)! Certes, ils méritaient le titre, meilleure attaque (89 buts, Bihel meilleur réalisateur du Championnat avec 28 buts en 26 matches) et deuxième meilleure défense (44 buts encaissés), mais pas de cette façon."

S'il n'a pas laissé de souvenirs impérissables dans le Forez, Youssef Aït Bennasser aura quand même joué 13 matches de L1 lors de ses 5 mois en vert. Depuis qu'il a quitté le Forez il y a deux ans, il n'a joué que 12 rencontres dans l'élite, la dernière contre Sainté... le 8 mars 2020 avec les Girondins ! N'ayant pas joué la moindre minute en match officiel cette saison lors de sa dernière année contrat avec l'AS Monaco, le milieu de terrain marocain de 24 ans est en contacts avancés avec Angers selon France Football à paraître demain.

Entraîneur des gardiens de l'équipe de France Espoirs, Patrick L'Hostis nous a confié qu'il était content de travailler avec Etienne Green à partir de ce mardi à Clairefontaine, où les Bleuets prépareront leur quart de finale de l'Euro (programmé le 31 mai contre les Pays-Bas.)
"On a vu et décortiqué tous les matches du petit Green depuis ses débuts en pro. Ses huit matches donnent un bon aperçu de ses qualités. Comme Alban Lafont va faire les barrages avec Nantes contre Toulouse, il fallait faire appel à un autre gardien. Vu ce que ce jeune gardien stéphanois a démontré, c’était normal de le convoquer.
Je trouve qu’il dégage beaucoup de sérénité pour un garçon de vingt ans. Etienne Green a un très bon jeu au pied. Je le trouve également très bon dans l’anticipation. J’ai remarqué aussi qu’il avait une grosse présence dans le domaine aérien. Je considère qu’il a vraiment beaucoup de qualités pour un gardien qui n’a que huit matches de Ligue 1.
Pour être franc, avec Sylvain Ripoll on ne connaissait pas Etienne avant qu’il fasse ses spectaculaires débuts en pro le week-end de Pâques à Nîmes. Mais il a forcément retenu notre attention dès ce premier match aux Costières. On s’est dit qu’il fallait le suivre, qu’il était possiblement sélectionnable. J’ai suivi de près tous ses matches, je l’ai supervisé et on a en a évidemment discuté avec Sylvain dont je suis très proche depuis notre longue collaboration à Lorient..
Le nom de Green s’est rapidement imposé à nous. Avec la défection d’Alban, c’était tout à fait logique de faire appel à Etienne. Tout va très vite pour lui depuis huit semaines mais ce n’est que justice. Cette convocation en équipe de France Espoirs est la résultante de ses bonnes performances en club. On est content de l’accueillir à Clairefontaine ce mardi. Je ne pense pas qu’il connaisse les lieux car il n’avait jamais connu de sélections en équipes de jeunes auparavant.
Il faut dire qu’il a souvent été numéro deux ou numéro trois dans les équipes de jeunes de l’ASSE, dans certains clubs la concurrence est rude et nombreuse à ce poste de gardien. Mais on sait qu’il y a toujours eu de bons gardiens à Saint-Etienne avec de bons formateurs. Etienne a eu notamment Jef Bédénik que je connais bien. Chez les pros il a collaboré avec Fabrice Grange et bosse désormais avec André Biancarelli, que je connais également.
Je pense qu’Etienne a un bagage peut lui permettre de s’imposer durablement en L1. C’est un gardien de grande taille, 1m90. C’est un gardien très serein, qui n’hésite pas à aller chercher les ballons très loin dans le domaine aérien. Sur ce point, il me rappelle un gardien que j’ai longtemps entraîné à Lorient, Fabien Audard. Etienne m’a impressionné par ses sorties, notamment en fin de match, pour soulager l’équipe.
À chaque fois que je l’ai vu, j’ai trouvé qu’il a fait de bons matches. Il a commencé de la meilleure des manières. Pour ses débuts il a été décisif à Nîmes dans un match à pression car à l’époque les Verts étaient loin d’être tirés d’affaire. Etienne a confirmé depuis, il a enchaîné les matches et les bons résultats. Il a permis à l’ASSE de gagner des points précieux pour le maintien. Il a été performant, il a contribué au fait que Sainté ait été performant les deux derniers mois.
Sa trajectoire est particulière, il a longtemps été dans l’ombre d’autres gardiens avant de se retrouver sur le devant de la scène. Moins de deux mois après ses débuts en pro, il se retrouve chez les Bleuets. Tout va vite pour lui mais c’est un gardien qui a su saisir l’opportunité de montrer toutes ses qualités. Les gardiens numéro un et deux de Saint-Etienne s’étant blessés, il s’est retrouvé titulaire et il a enchaîné les bonnes prestations.
Etienne est jeune, il est bon, son équipe a eu des résultats, c’était naturel qu’il se trouve chez nous ! Il est en pleine bourre. Il a joué avec ses qualités, son insouciance. Il n’avait rien à perdre. Il a été bon, l’équipe a gagné. Maintenant, il n’est qu’au début de sa carrière, il faudra que ça continue. Il n’y a pas de raison qu’il s’arrête en si bon chemin car on sent que c’est un bosseur et qu’il bénéficie de la confiance du staff de l’ASSE, c’est important.
Il est posé, calme et dégage une grosse maturité dans son comportement. Ce n’est pas si fréquent d’enchaîner les matches de L1 à cet âge-là. Il n’a pas fait d’erreur donc n’a pas eu le temps de gamberger. Avec lui, l’ASSE a gagné 4 matches, a fait un match nul et vierge chez le futur champion, a failli battre Paris. Hormis ce match contre le PSG où il en a pris 3, Etienne n’a encaissé que 5 buts et il a souvent été décisif. Je suis content de le découvrir et de bosser avec lui en sélection."

Selon le recensement effectué par la Pravda des 95 décisions modifiées sur intervention de la VAR cette saison, l'ASSE fait partie des équipes au bilan positif.
1. Rennes (6 en sa faveur/1 en sa défaveur) + 5
Strasbourg (6/1) + 5
3. Reims (5/1) + 4
4. Monaco (6/3) + 3
Nice (6/3) + 2
6. Angers (4/2) + 2
Lens (7/5) + 2
Nîmes (7/5) + 2
Saint-Etienne (5/3) + 2
10. Marseille (7/6) + 1
Metz (7/6) + 1
12. Paris-SG (4/5) - 1
13. Bordeaux (1/3) - 2
Brest (4/6) - 2
15. Dijon (1/4) - 3
Lille (2/5) - 3
Lorient (4/7) - 3
Montpellier (4/7) - 3
19. Lyon (6/12) - 6
20. Nantes (3/10) - 7

"Vous me dites que mon nom restera gravé dans l'histoire du LOSC ? Oh ça, vous savez, ce n'est pas très important. Il paraît que je devais rester dans l'histoire d'un club et, finalement, on m'a vite oublié. Je voulais juste rappeler tout le travail qu'on avait accompli aussi à cette époque-là" a déclaré aujourd'hui Christophe Galtier selon la Pravda.

Si la saison de Saint-Etienne aura été comptablement bien moyenne, les Verts figurent quand même sur le podium des récupérateurs. Comme le souligne La Voix du Nord, seul le LOSC de Christophe Galtier (2393) et le FC Metz de Frédéric Antonetti (2365) a gratté plus de ballons que l'ASSE de Claude Puel (2338).

S'il s'est fait éliminer par son quasi-homonyme dijonnais hier soir à Geoffroy-Guichard, le numéro 8 des Verts, qui a récupéré le poste et le brassard de Mathieu Debuchy pour ce triste match de clôture d'une difficile saison, figure dans l'équipe type de la 38e journée de L1 selon WhoScored.
Navas (QSG) - Camara (ASSE), Chalobah (Lorient), Kwateng (Bordeaux), Kamara (Nice) - Adli (Bordeaux), Fulgini (Angers), Toko-Ekambi (vilains), Bourigeaud (Rennes) - David (Lille), Depay (vilains).

La FFF a confirmé à la mi-journée ce qu'avait annoncé la Pravda dans la matinée. Alban Lafont ayant été laissé à la disposition du FC Nantes en vue des barrages que les Canaris joueront contre Toulouse, Sylvain Ripoll a fait appel à Etienne Green, qui rejoindra Clairefontaine dès demain pour préparer l'Euro Espoirs qui démarrera le 31 mai contre les Pays-Bas. S'étant blessé aux ischios ce week-end lors de la dernière journée de Premier League, Wesley Fofana est forfait pout cette compétition.

Selon la Pravda, Saint-Etienne s'est récemment renseigné sur le milieu de terrain niçois Pierre Lees-Melou (27 ans). Ayant marqué 4 buts (dont 1 contre Sainté) et délivré 2 passes décisives en 29 matches de L1 cette saison, l'ancien Dijonnais est actuellement sous contrat avec les Aiglons jusqu'en 2023 mais est annoncé partant par le quotidien sportif.
L'ancien Dijonnais serait convoité par Strasbourg mais lorgnerait du côté de Bordeaux. Avant de signer sur le tard dans le monde pro, PLM a joué en senior dans trois clubs girondins : le Langon FC (club de sa ville natale), le FCE Mérignac-Arlac et l'US Lège-Cap-Ferret (ancien club partenaire de l'ASSE sous la houlette de Galette Jr).

A la tête d'une équipe qui aura perdu ses deux matches contre les Verts (l'OM est la seule autre formation de l'élite dans ce cas), Jean-Louis Gasset a malgré tout bouclé son éprouvante et laborieuse saison un petit point derrière l'ASSE.
Après avoir gagné à Reims où David Guion officiait pour la dernière fois sur le banc des locaux, l'entraîneur girondin a évoqué hier soir son avenir lors d'une conférence de presse relayée par Sud-Ouest. Extraits.
"On finit le mois de mai avec 9 points sur 12 alors qu’on en avait pris 0 en avril, car on était un peu KO de tout ce qu’il nous était arrivé. Il a fallu trouver les leviers et il y a la satisfaction d’y être arrivé. On fait une première partie de championnat acceptable, un très bon mois de janvier et à partir de Lyon, on a perdu le fil. Souvent, dans ces cas-là, c’est dur de le rattraper. On y est arrivés avec tous ces jeunes qui nous ont amenés. C’était la bonne solution.
Tout le monde a fait des erreurs, donc il faut pas se cacher. J’en ai fait, et beaucoup. J’aime ce métier. Mais à des moments vous le trouvez injuste, ou alors trop difficile. Il y en avait tellement, tous les jours… Soit un article qui nous mettait de la tension dans le vestiaire, soit - le pire - l’actionnaire qui dit qu’il s’en va. Combien de groupes de joueurs auraient relevé ce défi ? Ça nous a transcendés, sublimés.
Mon souhait pour la suite ? Déjà, me reposer, car je suis fatigué. Mais je ne sais faire que ça dans ma vie. Si tout est réuni… Il me reste un an de contrat. Mais je sais que les choses sont compliquées. Il va y avoir de la paperasse comme on dit. Si tout le monde est sur les mêmes planètes, pourquoi pas…"

Alban Lafont étant réquisitionné par les Canaris pour jouer les barrages contre le TFC de Damien Comolli et Patrice Garande, Sylvain Rippol devrait selon la Pravda faire appel à Etienne Green pour au moins la première semaine de l'Euro Espoirs qui démarre à la toute fin du mois. On aura noté que le natif de Colchester, qui possède la double nationalité (anglaise et française), suppléé 7 fois par ses montants, n'a pris que 8 buts en 8 matches avec les Verts (dont 3 au Parc).

Venant de mettre un terme à sa carrière de joueur, Anthony Le Tallec (36 ans) revient dans Paris-Normandie sur sa brève expérience chez les Verts (1 pion claqué en 10 matches joués d'août 2004 à janvier 2005).
"Mon passage à Saint-Etienne a été court, malheureusement. J’avais fait part à Liverpool que je souhaitais avoir du temps de jeu. Je suis donc prêté à Sainté. Élie Baup me voulait, je joue avec Fred Piquionne en pointe, et je me blesse rapidement. À l’entraînement, Vincent Hognon m’éclate la cheville. Deux mois et demi out. Quand je reviens, l’équipe tourne bien et Baup ne me calcule plus. Six mois après mon arrivée, une décision est prise, je retourne à Liverpool en janvier 2005."

Ancien milieu de terrain des Verts (de 1990 à 1993) et actuel entraîneur du Blois Foot 41 (N2, ex-club partenaire de l'ASSE ), Loïc Lambert (54 ans) s'est confié à La Nouvelle République après avoir décroché le BEPF.
"Mon premier sentiment après cette certification, c'est la fierté. C'est un sésame vers le haut niveau, le Graal pour les coachs. C'est une réussite personnelle et familiale car il y a eu beaucoup de sacrifices. Le gros de la formation est axé sur la connaissance de soi. On se découvre, on se dévoile. On prend conscience de ce qu'est le métier d'entraîneur de haut niveau. On nous oriente sur notre personnalité, comment gérer un groupe. J'ai surtout appris qu'il fallait prendre soin de soi pour être mieux avec les autres. Car le haut niveau, c'est une vraie machine à laver ! J'avais l'ambition du haut niveau en tant que joueur, j'ai joué plus de 300 matches de L1 avec Laval, Saint-Etienne et Rennes. En tant que coach, si un jour une opportunité se présente chez les pros, j'essaierai bien sûr de la saisir."
Jusqu'alors, seuls l'ASSE de Robert Herbin (en 1988-1989) et le TFC d'Erick Mombaerts (en 2003-2004) avaient réussi à se maintenir dans l'élite en ayant pris moins de 13 points à mi-parcours. Le FC Lorient de Christophe Pélissier a réussi cet exploit hier pour le plus grand bonheur de son valeureux capitaine Fabien Lemoine, qui s'est confié à Ouest-France.
"Après des débuts ratés en 2021, on a pris quelques roustes, on avait seulement 12 points, on ne faisait pas les malins, mais on n’a rien lâché. On a élevé notre niveau de jeu, on s’est relevé en réalisant une grosse série à domicile, grâce à un jeu plus posé, plus construit, avec les mêmes joueurs, c’est cela qui est beau. Pour le club, c’est une grosse satisfaction.
La plupart des gens nous voyaient en L2 en décembre, on a pris 30 points sur la phase retour, c’est un parcours digne d’un club européen. Dans le vestiaire, on a bu des coups, dans l’avion on a kiffé ensemble ce maintien. J’ai la santé, je m’éclate à Lorient, et je veux poursuivre ici, on va discuter cette semaine d’une prolongation avec le club."

Ex aequo avec le LOSC et le SCO, l'ASSE est l'équipe de l'élite qui aura pris le moins de cartons rouges cette saison de L1. Les Verts n'auront subi que deux expulsions... lors du même match ! Lors la 6e journée, à Bollaert, Timothée Kolodziejczak avait été invité à regagner les vestiaires dès la 14e minute pour avoir concédé un péno en blessant Ignatius Ganago. Entré en jeu en seconde période, Wahbi Khazri n'était resté qu'un quart d'heure sur la pelouse suite à son tacle viril mais pas correct sur Jonathan Gradit.

Privés de leur douzième homme, les Verts affichent leur pire bilan à la maison depuis la remontée du club dans l'élite (21 points soit 1,11 par match).
Dans leur antre, les hommes de Claude Puel n'ont remporté que 5 victoires (Lorient, Strasbourg, Metz, Bordeaux, Marseille). Ils ont été tenus en échec 6 fois, notamment par un relégué et un barragiste (Lille, Angers, Nîmes, Paris, Nantes, Reims). Les Verts ont concédé 8 défaites à GG, la dernière contre une des plus faibles lanternes rouges de l'histoire (Rennes, Nice, Montpellier, vilains, Lens, Monaco, Brest, Nîmes).
Depuis que Sainté a retrouvé la L1 en 2004, c'est Laurent Roussey qui affiche le meilleur bilan domestique sur une saison. La saison 2007-2008, les Verts avaient en effet retrouvé l'Europe grâce à leurs 42 points pris dans le Chaudron. On rappellera que les protégés de Christophe Galtier avaient chopé 41 points à GG deux saisons d'affilée (2013-2014 et 2014-2015). Les hommes de Jean-Louis Gasset en avaient fait de même la saison 2018-2019.

Claude Puel, qui a concédé hier sa 26e défaite en 58 matches de L1 à la tête des Verts, a de nouveau déploré en conférence de presse le manque de réalisme offensif de son équipe contre la lanterne rouge.
"Ce qu'il y a à retenir, c'est le manque d'efficacité. On n'a pas su capitaliser sur nos moments forts et sur leur première occasion, on a été punis. Ensuite, on s'est compliqué la tâche. C'est un dernier match que l'on avait bien abordé, mais que l'on a mal fini. C'est une fin de saison que l'on aurait aimé avoir sur une meilleure note. C'est dommage. Je pense que cette saison nous avons progressé dans la difficulté et dans cette saison compliquée, on a montré du caractère. Il y a eu de l'apprentissage. Laissez mûrir les jeunes joueurs que l'on a vus cette saison et on en reparlera !"
15e attaque ex aequo avec Bordeaux et Reims, l'ASSE n'aura marqué que 42 buts cette saison. Seuls le SCO (40), le NO (40) et le DFCO (25) auront encore moins scoré que les Verts. On rappellera que l'équipe de Christophe Galtier avait marqué 60 fois la saison 2012-2013, celle de Jean-Louis Gasset avait claqué 59 pions la saison 2018-2019. Depuis la remontée, rares sont les équipes stéphanoises qui ont été aussi peu prolifiques que celle de cette année.
La palme revient à celle de la saison 2009-2010, qui s'est sauvée en ayant la pire attaque de l'élite (27 buts). La dernière saison d'Elie Baup (2005-2006), l'ASSE n'a trouvé que 29 fois le chemin des filets. L'équipe de la saison 2008-2009 a péniblement atteint la quarantaine. La dernière saison de Galette, les Verts n'ont scoré que 41 fois. Pour rappel, Sainté n'a marqué qu'à 29 reprises en 28 matches la saison dernière, son ratio de but par match (1,04) était donc encore pire que celui de cette saison (1,11).
Cet exercice 2020-2021 a encore mis en exergue l'absence d'un vrai goleador à Sainté. Wahbi Khazri et Denis Bouanga (7 pions) font partie des "plus mauvais meilleurs buteurs stéphanois" sur une saison. Seul Frédéric Piquionne avait fini meilleur buteur des Verts en ayant claqué encore moins (6 pions la saison 2005-2006). Ce n'est pas la première fois que les meilleurs scoreurs stéphanois culminent à 7 réalisations. C'était le cas de Romain Hamouma la saison 2016-2017 mais aussi de Rémy Cabella, Jonathan Bamba et Robert Beric la saison suivante.