

Sur le point de monter en Bundesliga (il est leader avec 5 points d'avance sur le barragiste à 2 journées de la fin), l'ancien réserviste stéphanois et actuel capitaine de Bochum Anthony Losilla s'est confié à Foot Mercato. Extraits.
"Cela fait 7 ans que je suis au club, 9 ans que je suis en Allemagne, j’ai 35 ans et une petite expérience. Je maîtrise assez bien la langue. Et puis ici je suis comme chez moi. Que ce soit au club, avec les dirigeants, les employés du club. J’ai un bon feeling. J’ai un tempérament assez ouvert, sociable. Ils ont pris ça en compte, ils m’ont fait confiance. La question d’être un étranger ne s’est pas posée. Ils ont vu le joueur, mon caractère et ça a suffi pour me confier le capitanat.
Au début de je ne me voyais pas trop dans ce rôle, parce que je n’étais pas du genre capitaine qui ameute les troupes, ce n’était pas mon caractère. Mais c’est venu un peu naturellement. J’ai eu des capitaines qui avaient un tempérament autre que le mien. Qui criaient plus souvent. Qui avaient plus de voix. Moi, c’est autre chose. J’essaie de montrer l’exemple sur le terrain, plus que par la parole. Je suis toujours à 200% à l’entraînement.
Et ce qui est apprécié ici, c’est le rôle que je peux avoir auprès les jeunes. J’essaie de les encadrer, de leur parler et les soutenir. Cette année, on a pas mal de joueurs expérimentés, de plus de 30 ans, comme moi. On a aussi de très jeunes joueurs qui jouent beaucoup. Notamment une défense centrale qui est très jeune. C’est une tout autre génération. Ce serait pour moi extraordinaire, à 35 ans, de goûter à la Bundesliga. L’apothéose.
Mes frères et sœurs sont toujours dans la région stéphanoise. Mes parents ont cette mentalité de travailleurs. Ils me l’ont inculquée. Je retransmets ça sur le terrain et dans ma manière de vivre. Je crois que cela correspond assez bien à ce que les gens veulent voir. J’ai intégré l’AS Saint-Etienne quand j’avais 8 ans. J’y suis resté jusqu’à mes 20 ans. Douze ans dans un club. Une ville minière aussi. Les gens sont un peu similaires.
Saint-Etienne et Bochum, les deux villes se ressemblent. Les gens sont plutôt ouverts, très conviviaux, à fond derrière leur équipe. Il y a des points communs entre les deux clubs aussi. Bien sûr, Saint-Etienne a un passé récent au plus haut niveau. Mais il y a cette même ferveur. J’ai grandi dans la ferveur des Verts et je connais bien ce club. Ça a été fantastique, ça m’a fait rêver à une époque. Pour beaucoup de jeunes, le fait que Bochum remonte c’est génial, Ça va faire rêver les jeunes générations aussi.
J'ai commencé tout jeune dans mon village de Pont-Salomon, mais je n’y suis pas resté longtemps. Ensuite, je suis allé au CO Firminy, à côté de Saint-Etienne. J’y suis resté un an. L’ASSE était dans notre poule et leur entraîneur était allé voir mes parents après une confrontation. Il voulait que j’intègre le club. A huit ans, j’ai rejoint les Verts. Jusqu’à signer mon premier contrat pro là-bas.
Malheureusement, quand j’ai signé Elie Baup était l’entraîneur, mais il n’est pas resté pas quand j’arrivais aux portes de l’équipe première en 2006. Ivan Hašek avait été nommé, avec un nouveau staff. Il ne faisait pas confiance aux jeunes, il nous a prêtés directement. Je suis parti en prêt un an à Cannes, puis j’ai resigné un an là-bas, en troisième division. Après, deux ans au Paris FC et deux ans à Laval. J’ai passé quatre ans en National. C’était long mais ça m’a permis de me construire."

Le Parisien rappelle aujourd'hui que c'est Roro qui avait décidé d'intrôniser Galette alors que Nanard avait tenté à nouveau de placer Luis Fernandez. Extraits.
"Quand il était mon adjoint, Christophe avait au fil du temps approfondi ses connaissances sur la vidéo en particulier, et sur l’arrivée de l’informatique dans notre profession. C’est lui qui présentait les séances vidéo aux joueurs, et travaillait notamment les coups de pied arrêtés", se souvient Alain Perrin. "Cela faisait un an ou deux que je l’encourageais à devenir numéro un. À la base, il ne pensait qu’au partage avec les joueurs et aux séances d’entraînement. Il ne voulait pas s’occuper du reste, des dirigeants, des agents, des médias. Cela aurait été un gâchis qu’il ne saute pas le pas."
L’opportunité se présente finalement à l’hiver 2009 chez les Verts. Après deux lourdes défaites, le sort d’Alain Perrin dans le Forez est scellé. L’un des deux patrons du club, Bernard Caïazzo, veut Luis Fernandez pour le remplacer. Mais l’autre, Roland Romeyer, penche pour Galtier, dont il avouera plus tard avoir longuement observé la façon de travailler, nettement moins cassante et beaucoup plus conciliante que celle de Perrin auprès des joueurs. Galtier posséderait la psychologie nécessaire pour redresser la situation.
Ce 15 décembre, deux heures après avoir appris le licenciement de Perrin, Galtier se présente dans le bureau de Romeyer. "Comment va se passer mon propre licenciement ? » demande-t-il. Romeyer lui explique son plan. Stupeur de l’adjoint : "Je ne pense pas que j’y arriverai, balbutie Galtier, je n’ai jamais été numéro un." Après une longue discussion au téléphone avec Alain Perrin, ce dernier lui explique qu’il ne vivrait pas cette nomination en intérim comme une trahison.
Dix ans après ses débuts, Galtier accepte donc la mission et reprend l’équipe tout en conservant son salaire d’adjoint jusqu’à la fin de la saison. Il débute par un match nul (0-0) à Geoffroy-Guichard contre l’OM. À l’issue d’une seconde partie de saison difficile, l’ASSE se maintient néanmoins grâce à une 17e place mais avec huit points d’avance sur les relégués. Une performance qui lui maintient la confiance de ses dirigeants. Avant le début de l’idylle."

Mardi, Live Sport annonçait que Claude Puel, Frédéric Antonetti et Paul Le Guen faisaient partie de la short list de Pierre Dréossi, directeur sportif du Panathinaïkos qui cherche un successeur à Laszlo Boloni.
Ce samedi, Sportime indique que l'AEK Athènes étudie les pistes menant à l'actuel entraîneur des Verts et à Julien Stéphan. L'occasion de rappeler que Sainté avait éliminé ce club grec l'été 2016 grâce à une tête de Robert Beric sur un centre tendu de Romain Hamouma.

Alors que La Voix du Nord l'envoie en banlieue, Christophe Galtier est en "plus que jamais en pole position" pour rejoindre les Aiglons selon la dernière édition de Nice-Matin.
"Selon plusieurs sources concordantes, l'affaire serait en bonne voie malgré la concurrence de Lyon. L'actuel coach du LOSC est le choix numéro un des dirigeants niçois, qui l'apprécient depuis plusieurs années. Selon nos informations, Galtier débarquerait sur la Côte d'Azur avec Thierry Oleksiak, son fidèle adjoint et ancien joueur de l'OGC Nice (de 1986 à 1989)."

Ancien vainqueur de la Coupe Gambardella avec Sainté (en 1998) et actuel coordinateur sportif du LOSC, Sylvain Armand a rendu hommage au numéro 10 des Verts hier soir sur France Bleu Saint-Etienne Loire. Extraits.
"C'est très bien de parler de la formation à Sainté car ça veut dire que c'est un club qui se structure, qui progresse et qui veut faire progresser ses joueurs. Bien évidemment, la principale locomotive est l'équipe une. C'est les pros qui vont faire que le club va bien se sentir financièrement ou dans les têtes, un peu partout. Le fait de s'occuper de la formation est quelque chose de très important, Claude Puel a entièrement raison là-dessus.
Après, bien évidemment, on ne peut pas mettre que des jeunes du centre de formation, il faut un mélange de tout. Nous, à Lille, on a pas mal de jeunes insouciants pas forcément issus de la formation et à côté de ça on a de très bons joueurs expérimentés, l'alchimie prend vraiment forme. Ce que Claude Puel essaye de mettre en route, peut-être que ça n'a pas marché cette année mais ça marchera certainement dans les années futures.
Sans parler de jeunes de la formation, il y a des joueurs comme Yvan Neyou qui ont été très bons cette saison à Saint-Etienne. Je voudrais aussi féliciter quand même malgré tout un joueur, c'est Wahbi. Je l'ai connu à Rennes, il a beaucoup aidé les Verts en cette fin de saison alors qu'il avait longtemps été mis au placard pour des raisons qui ne me regardent pas. Est-ce que c'est la faute de l'entraîneur, je n'en sais rien, mais aujourd'hui, heureusement qu'il est là pour soulager les Verts en étant décisif."

A la fin de son dernier clip "Merveille" issu de son album Beauseigne, Zed Yun Pavarotti foule la pelouse du stade Geoffroy-Guichard. Le jeune chanteur stéphanois a ainsi accompli un rêve, comme il l'explique dans un entretien accordé à Onze Mondial. Extraits.
"Pas mal d’amateurs de football m’ont sûrement découvert avec mon dernier clip dans Geoffroy-Guichard. Ça fait super longtemps que j’y pense, que j’ai envie de faire ça ! Avec mon binôme de réalisation, Charles Leroy, on attendait le bon titre, le bon timing pour le faire. Conclure la série de clips et de singles avec ça, c’est la meilleure chose à faire.
On est parti sur cette idée de se faire un énorme « top shot » au drone, d’hyper près, pour avoir la vue du stade. On a écrit la suite autour. Le but, c’était décrire l’ambiance de Sainté. Le stade, c’est le meilleur moyen de montrer que tout le chemin n’a pas servi à rien. C’est un peu le Graal. À Sainté, il n’y a rien au-dessus du stade, en termes d’histoire, de grandeur. La ville s’est beaucoup reposée sur le stade pour continuer à exister.
Le stade de foot, c’est important dans l’histoire de la musique. Quand tu remplis un stade, c’est l’étape finale. Un stade, c’est pensé pour réunir tout le monde, au même endroit, et fédérer autour d’une seule idée, une seule passion. Tout le monde s’enflamme. C’est une des structures architecturales des plus anciennes. Depuis le combat des gladiateurs, ça existe.
C’est un point de réunion. C’est un des rares moments où tout le monde est ensemble. Je trouve très émouvant à chaque fin de match, quand tout le monde rentre chez soi. On était tous ensemble, et chacun reprend le cours de sa vie. C’est très inspirant. Quand tu as une action, une passe en profondeur … tu as des dizaines de milliers de personnes qui ont le souffle coupé. C’est fort.
Plus jeune, j’allais-tu régulièrement au stade. Avec les potes pour les derbys, les gros matchs … c’est le meilleur endroit pour tous se réunir, l'un des seuls d'ailleurs. C’est l’un des rares endroits où tu veux venir avec de grosses équipes. C’est émouvant d’être à côté de mecs de 60 ans qui sont aussi fous que toi, avec un gamin de 10 ans à tes pieds.
Tu n’as pas besoin de suivre le foot pour être fan de l’ASSE. Je me souviens, en primaire, tout le monde était unanime. Je ne suivais pas trop le foot étant gamin, mais quand j’arrivais à l’école, je connaissais le nom de tous les joueurs. J’étais hyper renseigné sur ce qui se passait à l’ASSE, mais pas sur le foot de manière générale. Tu grandis dans cette optique-là. Tout le monde en parle. Quand tu te poses dans n’importe quel bar, tu as trois chances sur quatre de tomber sur un mec qui te parle du club."

Impliqué dans 16 des buts marqués par le Vitesse Arnhem en Eredivisie (9 passes décisives et 7 pions), Oussama Tannane (27 ans) a été élu hier joueur gueldrois de l'année [la Gueldre est la plus grande province des Pays-Bas, située dans la partie centre-est du pays, ndp2], distinction décernée à Ricky Van Wolfswinkel en 2017. Après avoir reçu son prix, le Lion de l'Atlas a évoqué son avenir.
"Si une proposition sympathique se présente, qu'elle convient financièrement au club comme à moi, je l'accepterais. Bien sûr, j'aimerais bien signer à Chelsea ou à Arsenal, mais il faut être réaliste. Je ne suis plus tout jeune mais je suis maintenant à mon sommet en termes d'âge. Mon choix devra être judicieux."
Né quelques jours après l'ancien milieu offensif marocain des Verts, l'ex-réserviste stéphanois Jérémy Mellot explique de son côté au Télégramme qu'il va devoir quitter les Côtes d'Armor.
"Depuis le début, mon souhait était de m’inscrire dans la durée avec Guingamp. Mais on est à une journée de la fin et je n’ai pas eu d’offre de prolongation. Pour autant, il n’y a pas d’amertume. J’espère avoir été assez bon pendant ces deux années. Je pense avoir été exemplaire sur et en dehors du terrain. Peut-être que le club a envie de tourner une page, se reconstruire avec une équipe plus jeune. C’est le football, on est tous de passage.
Mon projet idéal pour la suite ? Ce serait de jouer au Barça ! (sourire) Ce que je recherche, surtout, c’est un projet sportif. Bien sûr que je voudrais jouer au minimum en Ligue 2, mais je n’ai pas de destination arrêtée. Ça peut aussi être de la première division étrangère. Je suis ouvert à tout. Ce qui est beau dans ce métier, c’est qu’il peut vous faire vivre des expériences."

Selon La Voix du Nord, Laurent Blanc a de bonnes chances de succéder à Galette sur le banc des Dogues. Extraits.
"Sous contrat jusqu’en juin 2022, Christophe Galtier va abréger son aventure dans le Nord. C’est du côté de l’Olympique lyonnais, où il entretient une solide relation avec Jean-Michel Aulas depuis son passage dans la capitale des Gaules, que le coach qui a redressé le LOSC devrait poser ses bagages. S’il a tout fait pour retenir Galtier, Olivier Létang a appuyé sur le bouton d’accélérateur pour convaincre un nouvel entraîneur. Si les noms de Lucien Favre et Thiago Motta ont filtré, c’est celui de Laurent Blanc qui tient la corde.
En poste depuis cinq mois à Al-Rayyan, ce dernier souhaite débarquer dans le Nord avec ses deux adjoints, qui connaissent la boutique. Franck Passi a en effet été coach du LOSC de février 2017 à mai 2017, Quant à Philippe Lambert, fidèle adjoint de Blanc depuis son passage à la tête des Bleus, c’est un enfant du pays. Originaire d’Armentières, il a été directeur du centre de formation du LOSC à la fin des années 90 avant d’être successivement l’adjoint de Vahih Halilhodzic, de Claude Puel et de Rudi Garcia."

Lundi dernier, le maire de Clermont-Ferrand a évoqué la possibilité que les Bougnats jouent leurs premiers matchs de L1 dans le Chaudron du fait des travaux de mise aux normes du stade Gabriel-Montpied. Selon la dernière édition du Progrès, ce ne devrait pas être le cas.
"En interne, le Clermont Foot est confiant pour que les travaux soient finis mi-août. Le club auvergnat pourrait demander à la LFP de disputer son premier match à l'extérieur. Les joueurs de Pascal Gastien ne devraient donc pas évoluer à domicile à Geoffroy-Guichard. Néanmoins, l'ASSE a donné son accord pour que le Chaudron soit transmis à la Ligue comme stade de repli pour le CF63."

Auteur de quatre apparitions sous le maillot vert en 2006, Ignacio Piatti n'aura pas laissé de souvenirs impérissables lors de son bref passage dans le Forez. Mais l'ancien milieu offensif de l'ASSE s'est illustré en Copa Libertadores. Vingt minutes après son entrée en jeu, "Nacho" (36 ans) a marqué avant-hier à Lima d'un joli coup de canon le second but de la victoire (2-0) du Racing Club (Argentine) contre le Sporting Cristal (Pérou).

Dix ans pile-poil après leur finale de Coupe Gambardella perdue aux tirs au but face à Monaco, deux ancins milieux ce terrain stéphanois se sont confiés à Actufoot. Extraits.
David Douline (Rodez, L2) : "Je me souviens d’un engouement plus fort que d’habitude pour un match de jeunes. Christophe Galtier était venu nous voir, il nous avait glissé un petit mot en fin de séance. Un pro était même monté dans le bus avec nous. C’était assez impressionnant parce qu’il y avait beaucoup de monde au Stade étant donné que la finale qui suivait était Lille-PSG. C’est aussi un des premiers matchs télévisés qu’on faisait avec de vrais commentateurs..
Mon but ? Je me suis beaucoup fait chambrer sur cette célébration pour laquelle je n’avais rien préparée. Ca se joue sur une séance de pénaltys. Avec du recul, j’ai vécu un ascenseur émotionnel puisque j’avais égalisé. C’est cruel ! Mes liens avec mes anciens coéquipiers stéphanois ? J’en suis beaucoup sur Instagram, avec les stories, eux je ne sais pas. (sourires). Un mec comme Kurt Zouma que j’adorais, je vois ce qu’il fait et c’est magnifique, mais lui ne voit pas forcément ce que fais !"
Jessim Mahaya (Bourgoin-Jallieu, N3) :
"Dix ans, déjà ! Ca fait mal à la tête et au corps. On en reparle souvent avec mes potes de cette finale. Forcément, tu repenses direct au Stade de France. Je crois que j’avais fait venir une trentaine de personnes. La pilule est mieux passée parce que j’avais fait un très bon match mais la défaite, je l’ai mal vécue sur le moment. C’était une grosse désillusion. Aujourd’hui, je garde de très bons souvenirs de la Gambardella. Mais on sait très bien que s’il y avait eu victoire, c’était peut-être 3/4 des joueurs de l’équipe qui auraient signé pro.
On ne se parle plus vraiment comme à l’époque. C’est avec David Douline que j’échange d’ailleurs par ci par là. Avant, j’étais bien proche d’Idriss Saadi mais c’est compliqué après de garder contact. On est loin des yeux, marié, on a des enfants. Mais quand on se revoit, on est très heureux. La preuve, j’ai croisé Pierre-Yves Argaud au Parc de la Tête d’Or à Lyon il y a quelques jours et on a passé l’après-midi ensemble.

Après avoir tenté en vain de l'enrôler l'an dernier, le FC Lorient essaye encore selon la Pravda de de recruter Romain Hamouma, qui arrive en fin de contrat à l'ASSE.
"Il était question à l'époque d'une offre d'un million d'euros. Elle n'avait pas pu aboutir. Mais cette fois, les dirigeants bretons ont voulu profiter de la situation contractuelle du joueur pour lui faire une proposition salariale. Le FC Lorient, qui doit encore valider son maintien dans l'élite est bien conscient qu'il n'est pas le seul club intéressé et Hamouma pourrait tout aussi bien se laisser attirer par une première aventure à l'étranger."
L'occasion de rappeler que notre gai Luron est resté très proche de Fabien Lemoine, capitaine des Merlus.

Impliqué dans 15 buts du LOSC cette saison de L1 (9 passes décisives et 6 buts), Jonathan Bamba a évoqué en conférence de presse le match qui opposera les Dogues aux Verts après-demain soir au stade Pierre-Mauroy.
"Ça fait très longtemps qu'on travaille ensemble avec le coach Christophe Galtier. Il est proche de moi, il a confiance en moi et me met sur le terrain quasiment chaque week-end. J'ai cette confiance et c'est ce qui me fait être bon sur le terrain. Le titre est une vraie possibilité, on a les cartes en main. À nous de ne pas nous focaliser sur les autres. À nous de bien faire les choses sur le terrain pour finir premiers.
Un excès de confiance pourrait jouer en notre défaveur. Mais on a un coach et un staff qui sont proches de nous. Ils nous remettent les pieds sur terre. On est focalisés sur le match de dimanche contre Saint-Étienne. Affronter les Verts, c'est toujours un rendez-vous particulier pour moi, j'ai été formé là-bas. J'y ai des attaches particulières. Je connais des joueurs qui sont restés proches de moi. Des dirigeants. C'est un plaisir de jouer contre eux, mais je vais devoir faire mon boulot pour mon club.
Saint-Étienne n'a plus grand-chose à jouer en cette fin de saison ? C'est sur le papier ça. Saint-Étienne est maintenu, mais il a fait un très bon match contre l'OM dimanche dernier. Leur coach est là pour les mobiliser pour une bonne fin de saison. Il faudra faire les choses sur le terrain. Rien n'est jamais joué."
![]()
Dans des propos rapportés par La voix du Nord, Galette a évoqué nos récentes prestations à 48h du match (dimanche, 21h) : "J’ai vu leur parcours, leur match face à Marseille. J’ai trouvé une équipe très bien organisée avec de la qualité, une organisation très stricte et de la jeunesse qui a beaucoup de jambes, d’énergie. Ils vont venir ici sans pression. Est-ce que c’est mieux ? Je ne sais pas. On doit rester focalisé sur nous-mêmes, sur ce que l’on doit faire, ce que l’on doit éviter pour être performant."

A deux journées de la fin du championnat, les Verts n'ont plus grand chose à jouer en L1, si ce n'est tenter d'obtenir la meilleure place possible au classement. Ils peuvent aussi éviter de marquer l'histoire. En effet, depuis la remontée en L1, les Verts n'ont jamais encaissé plus de 56 buts sur une saison.
C'était en 2008-2009, les hommes de Laurent Roussey puis Alain Perrin avaient terminé 19e défense du championnat avec ces 56 pions encaissés. Ils en sont à 53 cette saison avec deux matchs à disputer (42 pour Jessy Moulin en 29 matchs, 7 pour Etienne Green en 6 rencontres et 4 pour Stefan Bajic en 1 seul match)
Côté attaque, avec 42 buts marqués, les hommes de Claude Puel sont dans la moyenne des 15 dernières saisons. Les Verts scorant en moyenne 46 fois par saison (hors saison 2019-2020).

Si tout va bien, on pourra les voir évoluer dans la chaleur du Chaudron.
Qui ? Nos meilleurs vieux et nos jeunes prometteurs dont l'avenir a été évoqué ce midi en conférence de presse dont Puel et Gourna étaient les invités.
Ce dernier, tout en se montrant évasif ("Le coach m’a fait énormément progresser. J’ai de la chance d’avoir autant de temps de jeu. C’est une sorte d’éducation de tous les jours. C'est très flatteur d'être dans un classement des joueurs prometteurs mais je me concentre sur mon football. Mes idoles sont Debuchy et Kolo. Je ne m'occupe pas de mon contrat. Il dure jusqu'en 2023 et je suis focus sur mon football.") a lâché un petit indice sur ses souhaits : "J’ai hâte de découvrir le grand public. Le grand chaudron. Le rêve c'est de jouer dans un Geoffroy plein."
Quant à son idole Bûche, mais aussi KMP et Hamouma, Puel a précisé le timing : "À compter de la semaine prochaine nous échangerons avec nos joueurs en fin de contrat. Je vais d'abord m'adresser aux joueurs concernés avant d'en parler avec la presse."

Claude Puel se livre longuement dans la dernière édition de Libération. Extraits.
"On a vécu une formidable saison d’adaptation. Tout était hors norme, imprévisible. Notre match à Marseille est reporté parce qu’il y a 5 cas positifs de Covid dans l’équipe phocéenne. En janvier, on doit jouer à Strasbourg alors qu’on a 10 cas et 8 personnes du staff, ce qui nous a conduit à envoyer tout l’encadrement technique de la réserve en Alsace. J’ai eu des joueurs impactés pendant des semaines, avec des formes dures, d’autre qui ont eu deux fois le virus. Certaines blessures peuvent être expliquées par la pandémie.
Cet automne, entre le Covid, les blessés et le transfert de Wesley Fofana, je n’avais plus de défenseur. Zéro. J’ai dû aller chercher des U19 qui, pour certains, n’avaient même pas disputé un match en équipe réserve. Il ne faut surtout pas trop leur en dire : on a confiance, ça va le faire. C’est une chance qui leur est donnée de rentrer dans l’effectif, d’exister aux yeux des plus anciens. En plus d’être une nécessité pour le club. Depuis trois mercatos, l’ASSE ne recrute plus.
Quand j’arrive au club en octobre 2019, la situation est la suivante : un commando de 13 ou 14 joueurs expérimentés qui se tiennent tous, avec des salaires élevés et qui restent sur une 4e place en Ligue 1. Mais il n’y a pas d’actifs : pas ou peu de potentiel à la revente. Aucun club ne peut être viable financièrement sans ça. Il était donc vital d’ouvrir l’équipe. Pourtant, former des jeunes et gagner des matches sont deux choses antinomiques.
Wesley Fofana faisait des erreurs : un peu d’inattention, une faute de marquage, un ballon perdu dans une zone dangereuse… Certains joueurs expérimentés ont râlé. En septembre, Fofana signe à Leicester pour 40 M€, ce qui a permis d’assurer le bon fonctionnement du club. Un jeune joueur, c’est un actif en cas de coups durs. Il faut trouver un équilibre entre la pérennité sportive et économique.
Partout où je suis passé, j’ai constaté qu’on laissait le joueur s’exprimer et se développer sans vraiment lui mettre de contraintes. Du coup, on exacerbe les qualités dominantes en perpétuant les manques initiaux, les plus forts passent là-dessus et on en perd d’autres qui auraient pu s’en sortir dans un autre contexte. Un jeune joueur peut percer grâce à sa vitesse mais au niveau professionnel, les qualités de lecture et d’anticipation des défenseurs peuvent annihiler cette vitesse et il se trouve neutralisé, dans une forme d’impasse.
Pareil pour un joueur au physique précoce : il passe les étapes malgré des manques techniques parce qu’il efface trois joueurs à chaque fois mais quand l’avantage physique s’estompe… Chaque joueur a sa propre histoire, son contexte. Mon rôle, c’est de sortir ce truc qu’il a en lui, parfois de lui faire découvrir. Il peut avoir deux, trois critères qui lui permettraient d’exercer au haut niveau mais il lui suffit qu’un seul manque pour qu’il n’y arrive jamais.
Je me souviens d’une phrase que j’avais entendue à Nice. « Lui, s’il joue au haut niveau, je mange un âne. » Je ne dirai pas le nom du joueur en question. Mais l’auteur de la phrase a dû le manger, l’âne. Il faut orienter les joueurs. À Saint-Etienne, j’ai trois jeunes forts à la récupération, qui sont physiques. Dès lors, mon rôle a été et reste de les éveiller au ballon. Leur dire qu’un contrôle orienté permet de gagner du temps et les sensibiliser au fait qu’une passe, c’est un cadeau. Elle doit être rectiligne, bien dosée. Il faut que le jeu se développe après toi."

Après avoir compté dans ses rangs Augustine Simo (oublié par 98% des supporters stéphanois mais pas par Christophe Verneyre dans son délectable récit La Passion selon Saint-Etienne paru ce 11 mai aux éditions En Exergue), l'ASSE va-t-elle enrôler Julien Célestine ?
Selon la dernière édition de La Dépêche du Midi, Sainté suit ce joueur de 23 ans qui s'est révélé cette seconde partie de saison de L2 à Rodez aux côtés des anciens Verts Nathanaël Dieng, David Douline et Nassim Ouammou.
"Le défenseur central a rejoint le piton en janvier, en provenance de Valmiera, en Lettonie. Mais l’apport de Julien Célestine a été tellement important et son adaptation à sa nouvelle équipe tellement rapide, qu’il semble être là depuis bien plus longtemps. Bien qu’il ne soit pas le seul artisan du redressement aveyronnais, le joueur passé par le centre de formation de Bastia a eu un rôle important dans la métamorphose de son équipe.
Installé dans l’axe de l’immuable défense à trois alignée par Laurent Peyrelade, il s’est rapidement rendu indispensable, par sa taille (1,91 m), qui faisait cruellement défaut à l’arrière-garde ruthénoise, mais aussi par sa combativité et par la qualité de son pied gauche. Son parcours de grand voyageur (après Bastia, il est passé par Béziers, la réserve de Toulouse, puis les clubs belges de Charleroi, Moleenbeck et Visé) l’a probablement aidé à faire son trou.
Alors qu’il est sous contrat avec le Rodez Aveyron football jusqu’en 2023, Julien Célestine ne sera peut-être plus dans l’effectif sang et or la saison prochaine. En effet, ses bonnes prestations ont attiré les intérêts de plusieurs clubs de première division, en France, en Allemagne et en Belgique. Les noms de Nantes, Lens, Saint-Etienne et Mayence ont été évoqués parmi les prétendants."

7 victoires, 3 nuls, 8 défaites ... A la veille de leur dernier déplacement, les Verts présentent un joli bilan loin de leurs bases.
La différence de buts est au diapason avec 22 buts marqués et 25 buts encaissés, soit respectivement 2 de plus et 3 de moins qu'à domicile.
A Lille, Sainté aura donc l'occasion, rare, d'équilibrer son bilan ALEX térieur s'il l'emportait pour la 8ème fois, ce qui garantirait également à l'issue de la 38ème journée une moisson plus généreuse qu'à domicile.
En revanche, en cas de défaite à Pierre Mauroy suivie d'une victoire contre Dijon, l'ASSE bouclerait sa saison avec 48pts parfaitement répartis entre l'extérieur (24) et domicile (24). Un autre équilibre donc...

Ancien entraîneur de l'équipe réserve de l'ASSE (de 2005 à 2007), Claude Robin quittera l'US Orléans en fin de saison comme l'a annoncé le site officiel d'un club qui a longtemps été en course pour la montée en L2 avant de fléchir dans la dernière ligne droite.
Reste à savoir si l'ex-coach dunkerquois d'Yvann Maçon fera enfin jouer Théo Vermot (24 ans) en championnat demain soir à Laval. Resté scotché sur le banc 30 fois cette saison de National 1, l'ancien gardien numéro 3 des Verts n'a joué que deux matches de Coupe de France (contre Bourges et Romorantin) depuis qu'il a rejoint le Loiret.
Passeur puis buteur décisif il y a un mois lors de la première journée de Major League Soccer, Robert Beric a enchaîné depuis les occasions ratées et les défaites (4) avec une équipe de Chicago Fire qui pointe à la dernière place de la Conférence Est avec un petit point.
La MLS Football Players Association a révélé hier que l'ancien attaquant stéphanois touche 225 300 $ par mois (186 200 €), avec un salaire de base de 189 600 $ (156 700 €), soit presque 60% de plus que ce qu'il percevait dans le Forez.

Avant de faire son retour chez les Ch'tis dimanche soir à l'occasion de l'avant-dernière journée de L1, Claude Puel s'est confié à La Voix du Nord. Extraits.
"C’est intéressant de se mesurer à une équipe qui vise le titre, la motivation et la concentration viennent d’elles-mêmes. On a envie d’être compétitif, c’est un plaisir de jouer contre cette équipe. Lille était bâti pour viser une qualification en Ligue des Champions. Le groupe avait peu bougé pendant l’été, cela lui donc permis d’avoir des complémentarités et le club a mis les moyens pour recruter. Vu tout ce qu’il a montré, le LOSC mérite d’aller au bout.
Quand je suis arrivé de Monaco à Lille avec ma famille, c’était comme dans "Bienvenue chez les Chtis", c’était la drache, mais on a été accueillis par des gens formidables. Ensuite ce fut une aventure fabuleuse. Quand je suis arrivé, le club avait le plus petit budget de L1. J’ai recruté des joueurs sur cassette vidéo, sans aucun moyen. On a essayé de construire une équipe avec des profils susceptibles de progresser.
Nous sommes vraiment partis de rien financièrement et il y avait tout à construire, le centre d’entraînement, un nouveau stade, une équipe qui tient la route. Pendant deux ans, on a joué le maintien, ça s’est fait un peu devant l’incompréhension parce que les gens ne connaissaient pas la situation compliquée en interne. À force de travail on a fini par se qualifier pour la Ligue des Champions.
C’est vraiment au LOSC que j’ai commencé à m’intéresser à l’économie d’un club. Tous les lundis, on me faisait participer aux réunions avec les différents directeurs de service. A partir de Lille, j’ai eu un rôle de manager partout où je suis passé. J’avais besoin d’adapter le recrutement aux possibilités du club. Par exemple ne pas demander des moyens supplémentaires ou des transferts à mes dirigeants si on n’en était pas capables.
La politique de trading menée ces dernières années au LOSC ? Dans ce mode de fonctionnement, il faut avoir tout de suite un retour sur investissement dans la revente des joueurs sans passer par la case développement. À Lille, c’était assumé et on y parlait plus tellement de centre de formation, comme c’est d’ailleurs le cas dans beaucoup de clubs qui sont rachetés par des fonds. Par rapport au contexte actuel et au manque de visibilité sur ce que va être le marché, ce mode de fonctionnement peut être remis en question."

Auteur du captivant récit La passion selon Saint-Etienne paru aux éditions En exergue, Christophe Verneyre (alias Parasar) n'est pas le seul admirateur de Roger Milla à avoir sorti un bouquin ce mois-ci. Claude Le Roy, qui a entraîné l'attaquant chez les Lions Indomptables à l'époque où ce dernier redonnait des couleurs à Sainté, a publié son autobiographie Le Sorcier blond aux éditions Arthaud. Extraits.
"Même s’il n’a pas fait carrière dans les plus grands clubs européens, Roger Milla est probablement le joueur à la technique la plus pure et la plus cristalline que j’ai jamais croisé. Il faut mettre en avant ce personnage singulier et attachant au talent si éclatant. Roger aura fait une carrière L, aux yeux du public, parce qu’il n’a pas joué dans les clubs les plus prestigieux, alors qu’il possédait une classe XXL qui aurait dû lui permette à un moment donné d’être reconnu comme l’un des meilleurs joueurs du monde.
C’est peut-être son début de carrière contrarié, dans l’anonymat de Valenciennes, qui aura pénalisé son parcours. Souvent blessé à Monaco, pas reconnu à sa juste valeur à Bastia, transféré vers une ASSE en plein déclin, et terminant sa carrière à Montpellier, Milla n’aura pas eu véritablement la chance d’être mis sous les projecteurs en club. Et pourtant…
À chaque entraînement, il régalait son coach par sa pureté technique, ne commettant quasiment jamais une erreur et démontrant une intelligence tactique, un sens du jeu, du placement et du but hors du commun. Roger, c’était déjà une promesse de le voir jongler en allant vers le terrain, quand je portais le sac de ballons sur l’épaule et qu’il m’offrait deux heures de plaisir dans la séance à venir.
Certes, au moment du match, il se laissait emporter par sa passion qui l’empêchait d’avoir le recul suffisant et de trouver les mots justes dans le vestiaire. Mais ses gueulantes apparemment inutiles faisaient réagir tout le groupe, il donnait du bonheur en inventant un geste, un dribble et en affichant un caractère entier et captivant.
(…)
Je rejoins le Racing Club de Strasbourg en tant que manager général dès le lendemain de la finale de la Coupe du Monde 1998. Je respecte mon engagement vis-à-vis du président du club, Patrick Proisy, un ami d’enfance. Sa sœur Marie-Hélène a été un de mes premiers flirts d’adolescent. Les résultats de l’équipe ne sont pas à la hauteur la seconde saison mais je protège l’entraîneur Pierre Mankowski qui commence à faire l’objet de critiques.
Un jour, Patrick Proisy m’appelle, me fait comprendre que ça grogne du côté de Mc Cormack et qu’on souhaite que je reprenne l’équipe en direct, c’est-à-dire que j’assume à la fois la fonction de manager général et celle d’entraîneur. Je m’en ouvre à Pierre Mankowski en lui disant que s’il est limogé, je pars aussi. Il insiste pour que je reste et que je règle les modalités de son départ. J’accepte.
À quatre jours d’un match capital contre Saint-Etienne, je deviens donc manager et entraîneur du Racing en novembre 1999. Nous sommes avant-derniers. Dans la presse, l’entraîneur stéphanois Robert Nouzaret, qui parle sans savoir, m’allume et prétend que j’ai bafoué avec Pierre en acceptant de rendre l’équipe.
Lorsque nous pénétrons dans le Chaudron, il insiste dans la provocation. « Toi, l’intello, si tu crois que tu vas révolutionner ton équipe en quatre jours… » L’ASSE est bien classée mais on gagne 1-0 grâce à une tête de Teddy Bertin. À la fin du match, je rends hommages à Pierre Mankowski. Et, très maladroitement, j’ajoute sur l’antenne de Canal + : « J’espère que cette victoire va faire réfléchir l’infime minorité de nazillons alsaciens. » Je suis en effet ulcéré par les cris de singe d’une partie des tribunes de la Meinau dès qu’un joueur noir de mon équipe touche le ballon.
(…)
Au début de la saison 2001-2002, le Nîmes Olympique me propose le poste de manager général. Dominique Bathenay est l’entraîneur. Il a toutes les qualités pour être un très grand entraîneur sauf une, la confiance en soi. Il jouit d’un passé footballistique prestigieux à l’ASSE et au PSG. Il émane de lui une autorité naturelle. Il a une excellente perception du jeu, beaucoup de personnalité et pourrait s’imposer. Je ne cesse de le lui répéter et de lui dire à quel point il pourrait devenir un entraîneur de très haut niveau s’il gagnait en confiance. Nous travaillons ensemble jusqu’au moment où l’agent Patrice Joannin m’appelle pour me dire que le club de Cosco à Shanghai me veut absolument et souhaite me voir sans délai.
J’ai toujours été fasciné par la Chine. À peine arrivé, on me dit « rafraichissez-vous et préparez-vous, dans une heure nous venons vous chercher pour vous faire visionner des cassettes sur notre équipe qui jouait l’an dernier en D2. Vous devrez nous en faire la synthèse. » Je viens de passer douze heures dans un avion, je suis en plein décalage horaire et on ne me laisse pas souffler un instant. Je passe quatre heures à visionner des cassettes, je produis une synthèse que traduit Fan, l’agent francophone.
À la fin de mon intervention, ce dernier déclare : « Ils sont éblouis par votre diagnostic, le contrat est prêt ! » Je comprends que je viens de passer un examen d’embauche car, au contraire de ce que Joannin m’avait assuré, les dirigeants de Cosco voulaient recruter Claude Puel, ce formidable formateur, qui vient de quitter l’AS Monaco. Trois jours avant, accompagné de Joannin, Claude était là, à Shanghai, et au moment où il devait signer son contrat, je ne sais sur quel détail, il ne s’était pas mis d’accord avec Cosco. Je comprends pourquoi Joannin s’est éclipsé à Roissy quand j’ai embarqué.
En lisant mon contrat, je me retrouve face à des propositions du club que je n’aurais jamais osé solliciter. Le club appartient à un des tout premiers armateurs mondiaux et dispose de moyens financiers illimités. Aujourd’hui encore, à chaque fois que je croise Claude Puel, je lui dis en souriant : « Je ne te remercierai jamais assez. » Sourires entendus."

Ouest-France a publié aujourd'hui un long et poignant témoignage de Laurent Paganelli. Extraits.
"A quinze ans, je me retrouve à l’entraînement avec les Rocheteau, Piazza, Lopez, Bathenay, Revelli et j’en passe… Dès que tu tournais la tête, il y avait une star. Je collais leur visage sur mon album Panini, quelques mois plus tôt. Au début, c’était un stress permanent. C’est la concurrence, le travail, tous les jours. Il n’y a pas de cadeau, pas le droit au relâchement. Avec tout ça, j’ai dû, très jeune et très vite, tirer un trait sur le foot des copains.
Je dispute mon premier match de première division, au Parc des Princes face au PSG. Après cette rencontre, je retourne avec la réserve et je ne retrouve l’équipe première que plus tard, à 17 ans. Entre-temps, j’ai appris les exigences du football professionnel. Je commence la saison 1980-1981 comme titulaire. Je marque des buts. Michel Hidalgo compte me sélectionner en équipe de France.
Robert Herbin refuse à cause d’une rencontre de Coupe d’Europe contre Ipswich. Bon, c’était le « Sphinx », l’entraîneur qui avait amené Sainté en finale de Coupe d’Europe, un monsieur quoi. Bref, arrive ce fameux match contre Ipswich. On se loupe, je me loupe et je suis le seul à payer la note. Du jour au lendemain, je perds ma place de titulaire. Herbin ne me reprend plus. Je suis au placard. En 90 minutes, je suis passé du haut de la tour Eiffel à son sous-sol.
Robert Herbin ne m’a pas expliqué son choix et je ne lui ai rien demandé parce que j’étais trop jeune. Herbin était impressionnant, dur d’accès, presque mutique. Il pouvait dire un seul mot sur une séance d’entraînement. J’aurais dû m’adapter à la personne mais je n’ai pas eu le courage de me confronter à lui.
C’est terrible. Je m’attends à rejouer chaque week-end. Mais chaque dimanche, c’est pareil : je ne joue pas. Sans un mot. C’était dur. Un no man’s land. J’ai toujours vécu émotionnellement les choses. C’est pour ça que je n’ai pas fait une carrière à la hauteur des attentes. Émotivement, je ne pouvais pas la faire. Je n’étais pas adapté au football de compétition.
Je n’en ai jamais reparlé avec Robert Herbin, après coup. Maintenant qu’il est décédé, c’est un regret. Je cherche encore les réponses. Robert Herbin était comme ça : je te mets dans la difficulté, tu dois t’en sortir. Je comprends sa philosophie, mais tu ne peux pas appliquer ça à tout le monde, surtout à un jeune joueur. Il s’est trompé dans son approche. Mais je ne lui en ai jamais voulu. Car c’est aussi ma faute.
J’avais les capacités pour faire mieux, mais j’ai manqué de lucidité pour lui en parler, ou repartir à zéro. J’étais bloqué. Je ne m’en suis jamais guéri et je ne ferai jamais le deuil. Qu’est-ce qui m’en empêche ? Parce qu’on m’en parle tout le temps ! Est-ce que ça me gêne ? Non, car ça m’aide. À chaque fois que je me replonge là-dedans, j’en parle différemment, j’ouvre une porte que je n’avais jamais ouverte.
Mon enfance a été très heureuse mais mon adolescence stéphanoise a été très compliquée. En fait, je dirais que je n’en ai pas eu. À partir de 15 ans, je n’allais plus à l’école, je ne rencontrais pas de copains ou copines, je n’allais pas en boîte de nuit. Je faisais beaucoup de conneries, de farces, pour compenser. J’avais besoin de déconner face à cette adolescence transformée. Et je n’ai jamais cessé de le faire.
J’ai souvent dit que j’ai arrêté le foot car mon corps ne suivait plus. Ce qui était vrai, car il a pris cher. Mais c’est surtout le décès de mon frère dans un accident de voiture qui m’a fait arrêter le foot. Je prenais des cachets, pfff… Je ne dormais plus. J’étais suivi par un spécialiste qui me disait que je ne pouvais plus continuer, qu’il fallait que j’évacue. Ipswich puis la blessure de mon frère, ça m’a flingué.
Je ne suis pas le gars qui déconne pour cacher sa tristesse. Quand je déconne, je suis entier. Après, la tristesse, je l’ai touchée du bout des doigts. J’ai perdu un autre frère, j’ai quatre copains qui se sont suicidés. Je sais ce qu’est la vraie tristesse. Pleurer, je n’y arrive pas. Depuis le décès de mon frère. Je n’ai pas pleuré à son enterrement, ni à celui de mon autre frère, parti plus tard, ou de mon père. Putain…
Cette tristesse, je ne l’évacue pas. Ou, parfois, quand je suis seul, dans ma voiture pour aller au match, ou revenir. Ces blessures m’appartiennent. Je ne m’en suis jamais guéri. Je ne les partage pas. Je n’ai pas envie d’emmerder mes proches avec ça. Il y a plein de moments que je n’ai pas réglé : Ipswich et ma carrière, oui, mais surtout la culpabilité liée au décès de mon frère. Je me sens toujours coupable. Ça fait 36 ans, et je n’ai jamais évacué."

A l'occasion du 45e anniversaire de la finale de la Coupe d'Europe à Glasgow, Dominique Bathenay a reparlé des poteaux carrés hier soir sur France Bleu Saint-Etienne Loire. Extraits.
"Les poteaux carrés font partie des images de cette finale de 76. On a perdu, c’était de la faute des poteaux carrés. C’est la légende. Mais on a perdu car ils ont marqué un but et pas nous. Je pense qu’on a fait un bon match. J’avais revu le match une fois, on a fait jeu égal avec le Bayern de Munich mais eux aussi ont eu des occasions. Ce n’était pas flagrant non plus qu’on puisse gagner. On aurait pu gagner ce match, on ne l’a pas fait.
Mais en définitive, on en parle encore parce qu’il y a eu les poteaux ou parce qu’on a perdu, parce que toute la France était là, parce que tous les supporters étaient derrière les joueurs de Saint-Etienne, parce qu’on représentait des valeurs. Je pense que c’est ça le plus important. Après, avoir gagné… Oui, on aurait bien aimé mettre une grosse ligne sur notre CV. Mais la vie est comme ça, on ne va pas vivre avec des regrets.
Tous les gens qui ont vécu ces épopées, avec qui on discute, parlent des voyages, des déplacements, de ce qu’ils ont fait, où ils sont allés boire un verre, où ils sont allés manger, de l’ambiance qu’il y avait dans les stades. C’est tout ce qu'il y avait autour, que nous on n’a pas connu car on était malheureusement confinés dans notre hôtel. Eux ils l’ont connu et quand ils nous le racontent, ça nous fait du bien."

A l'instar de son entraîneur et de son président, le coordinateur sportif lillois Sylvain Armand se méfie des Verts avant de les recevoir ce dimanche soir, comme il l'explique dans la dernière édition du Progrès.
"Cela m’aurait bien plu de jouer en charnière centrale avec Loïc. Nous sommes très proches et il est venu récemment nous voir avec Jérémy Clément. C’est une personne qui a la même philosophie que moi, cela aurait pu faire une belle association. A Lille, notre but c’est de tout mettre en œuvre pour décrocher le titre.
Christophe Galtier et Claude Puel ont un point commun : le degré d’exigence. Il n’y a pas de mystère, c’est la clé du succès. Ils sont sur cette même ligne. On redoute tous les matches. Il n’y a pas d’opposition facile, pas de certitude. Mais ça ne dépend que de nous, nous avons les cartes en mains et nous devons jouer avec nos valeurs."

Adjoint de Claude Puel, Jacky Bonnevay a rappelé hier au Midi Libre que Kylian Mbappé a été le bourreau des Verts le 18 avril dernier au Parc.
"Quand il accélère, c’est un dragster. Face à nous, il obtient un penalty que lui seul peut provoquer car il a une vitesse que les autres n’ont pas. S’il n’y a pas Mbappé, on gagne. Il a mis le feu, fait la différence à lui seul et a aussi mobilisé tout le monde. Au-delà de ses qualités, j’ai été étonné par son mental. Il amène une énergie positive, ne veut pas perdre. On n’a pas fait que défendre. Si on reste dans son camp, ils possèdent une telle qualité devant le but qu’il est difficile de résister."

En juillet dernier, Fatsah Amhgar nous faisait partager sa joie de servir de sparring partner aux Stéphanois avant leur finale de Coupe de France contre Paris. Demain soir, l'entraîneur de Rumilly-Vallières (N2) tentera à son tour de décocher son billet pour le Stade de France. Avant de défier la grosse armada monégasque, ce ligérien fan des Verts s'est confié au Dauphiné Libéré. Extraits.
"Très jeune, j’avais été repéré par l’Olympique de Saint-Etienne qui était un bon club formateur. Mais mon père préférait que je reste dans le club du coin. C’était une barrière. On avait aussi des difficultés financières, on n’avait pas de voiture donc ça explique aussi les choses. J’avais fait une super saison à L’Etrat, quand j’avais 21 ans, on était en R1. Je m’étais fait connaître. On était partenaire de Saint-Etienne, le président m’avait dit de rester un an de plus et que j’aurai ma chance à Saint-Etienne. Mais j’ai fait un mauvais choix et je suis parti. Mais je n’avais pas le caractère, j’étais assez effacé, je restais un peu dans mon coin.
Je suis travailleur et exigeant avant tout, avec moi-même et les joueurs. L’aspect tactique est très important aussi pour moi. Je m’y suis intéressé au fur et à mesure, c’est un domaine qui m’intéresse beaucoup, j’aime chercher le détail. Au niveau du jeu, j’aime un jeu tourné vers l’avant, offensif, où on va essayer de ressortir proprement de derrière quand c’est possible, tout en mesurant les risques. Un jeu qui va plaire aux spectateurs. J’aime Mourinho pour le charisme, Klopp pour la gestion humaine, Guardiola pour la philosophie de jeu et le fin tacticien qu’il est. Sinon, j’ai pris un peu de tous les coachs que j’ai connus et j’y ai mis ma patte.
J'ai connu sept accessions. Ma fierté, c’est la régularité. Monter avec plusieurs clubs, c’est encore plus appréciable. Ça récompense le travail. Ma passion du foot dépasse le stade de la passion (sic). C’est ma vie. J’ai cette exigence, je déteste perdre. J’ai la soif de victoires et ça demande beaucoup de minutie dans le travail. Ça prend beaucoup de temps, dans l’analyse de l’adversaire notamment. Quand on a match le samedi, je ne passe pas le dimanche en famille, je vais voir des matchs, des adversaires. Et il faut aussi de la compétence je pense. Je gagne aussi en expérience aussi car ça fait un moment que j’entraîne (12 ans) même si je reste un jeune coach.
Le travail d’un coach et sa compétence, on les voit à travers des montées en championnat car c’est un marathon. Selon moi, c’est plus compliqué. Ça dure dix mois, c’est une remise en question semaine après semaine. La fierté de la Coupe de France, c’est l’aventure humaine, les émotions car chaque match est une finale. C’est particulier mais c’est à vivre. Individuellement et collectivement, ça nous a fait progresser. J’avais fait un 32e en tant que joueur contre une Ligue 2, c’était déjà quelque chose. Alors là… Mais, si le championnat avait continué, je ne pense pas qu’on aurait réussi à faire ça, avec des mecs qui bossent. ça aurait été trop compliqué."

La Ligue qu'on adule a diffusé aujourd'hui un court-métrage dans le cadre de la journée mondiale contre l'homophobie du 17 mai.
La vidéo s'ouvre par un but de Denis Bouanga (celui inscrit contre Strasbourg sur une passe de Mahdi Camara) commenté par Jacques Vendroux. Dans la foulée, on a le droit hélas comme trop souvent à un penalty pour Lyon.
« Homos ou hétéros, on porte tous le même maillot. »
— Ligue de Football Professionnel (@LFPfr) May 12, 2021
Découvrez en avant-première le court-métrage réalisé par @onteniente_f, sur une idée originale de @EnsembleFoot @PanamboyzUtd.#17mai⚽🏳️🌈 #JouonsLaCollectif pic.twitter.com/LRhhSWy2fz
Comme le rappelle Christophe Verneyre (alias "Parasar" sur P2) dans le savoureux chapitre "Et but... Et non !" de La Passion selon Saint-Etienne (à commander sur le site de l'éditeur En Exergue ou sur le site de la Fnac), Jacques Vendroux a créé en 1972 le premier multiplex radiophonique de Football en France.
Agé de 73 ans, celui qui a fait défiler les Verts sur les Champs-Elysées préside le Variétés Club de France qui inaugurera un stade Charles-de-Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises le 6 juin prochain en présence de Jean-Michel Larqué, Dominique Rocheteau, Laurent Blanc et Claude Puel.
Un évènement qui tient à coeur à Jacques Vendroux, l'un des petits-neveux par alliance de Charles de Gaulle. En effet, son grand père, qui fut député-maire de Calais, était le frère d'Yvonne de Gaulle, née Vendroux.
Lors de l’avant dernière journée de la Süper Lig turque, Polomat et Diousse ont, comme Soder vécu des matchs animés.
Le Genclerbirligi de Polo (titulaire pour la 26è fois de la saison) s’est imposé 5-3 chez lui, tandis que le Ankaragücü de Diousse (remplaçant et entré à la 89è) s’est incliné 1-3.
Nos deux ex partagent désormais la même place au classement (la 19e), un même destin et une même angoisse, celle de la relégation. La différence de buts plombe encore plus Genclerbirligi. Les quatre derniers du championnat sont relégués et Genclerbirligi et Ankaragücü ont 3pts de retard sur le premier non relégable, Kayserispor, 17e.
Tout se jouera samedi pour la dernière journée, qui verra les potes de Polo se déplacer à Trabzonspor (4e et assuré de le rester) tandis que ceux de Diousse recevront Alanyaspor (7e et n’ayant plus d’enjeu majeur). A minima l’un des deux sera relégué samedi soir.
Loin de ces craintes, le Sivasspor de Max Gradel (titulaire pour la 38e fois et auteur d'une passe décisive) l'a emporté hier 2-1 sur la pelouse de Fenerbahce et a conforté sa 5e place, la première non qualificative pour l'Europe.