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14 janvier 1955 : naissance de Dominique Rocheteau

Le 14 janvier est décidément celui des anges verts. Pour l'heure, il est question de celui né en 1955 : Dominique Rocheteau.
Les anges n'ont pas de sexe, dit-on, mais certains ne manquent pas de sex-appeal. Comme le chantait Monty dans une chanson qui fait sans doute désormais les beaux jours de Bide-et-Musique :
"Qu'il est beau le p'tit Rocheteau,
Quand elles le voient en maillot,
Les filles crient aussitôt !
Ohohohoo !"

« Les neuf dixièmes de mon courrier sont des lettres de filles...

Même les hommes restaient béats d’admiration devant cet ailier venu d’ailleurs. Philippe Monet et Philippe Lebert habitants d'Auxerre avaient composé ce poème :
« Je vis cet ailier. Il était dans son camp.
Il allait à grands pas ratissant et dribblant,
Vert Apollon, resplendissant en nocturne.
Dans l'ombre où l'on dirait que tous tremble et reculent,
Le supporter suivait des yeux les lueurs de ses maracanas.
Et le libérateur sous les yeux de Piazza
Marquait ; il changeait en joie Geoffroy-Guichard,
Les regards en cris et les cris en regards,
Les occasions en buts, les défaites en victoires,
Le bonus en prime, sous les yeux de la gloire.
Et les gens criaient : "Allez les Verts"
Pour le faire courir, et faire peur à l'adversaire.
Ce n'était que joie dans les tribunes, en haut, en bas ;
Des mains se levaient, acclamaient l'ailier droit.
(…) »

Tous s’identifient à lui. Domi était ce garçon qui aurait pu être le frère, le copain, le petit ami…
« Les neuf dixièmes de mon courrier sont des lettres de filles, le reste de gamins. Les filles me disent parfois qu'elles m'aiment. D'autres sont franchement inquiétantes par la passion de leur ton. »
Dominique Rocheteau n'aimait pas bien cette Rocheteaumania qui lui était tombée dessus sans crier gare !

Footballeur de père en frère en fils en cousin en neveu…

Tout commence en Charente, à Étaules, presque île située à 75 kilomètres de la Rochelle (en face de l'île d'Oléron). A l'US Étaules sévit un numéro 7, un Rocheteau déjà, Gérard, devant lequel un bambin de deux ou trois ans est en admiration. Jamais cette équipe n’a compté au moins un Rocheteau dans ses rangs. Domi est d'une lignée de footballeur. Son père, son oncle, ses cousins sont des footballeurs.
Les deux frères Rocheteau, Gérard et Serge, partagent une belle et grande maison rue Toulifaud (les choses étant bien faites, ils ont épousé deux sœurs). Le jardin est aménagé football : ni légume ni fleurs n'y seront jamais plantés. Les frères se contentent de semer un bon gazon à l'ombre des acacias. Les rosiers grimpant seront les seuls végétaux autorisés.
De même, jamais de portail ne sera installé… car le porche peut servir de but ! Tout respire le football quand le petit Dominique vient au monde ce 14 janvier 1955. Pour ses deux ans, Domi reçoit ses premières chaussures à crampons. Baigné dans un esprit de compétition, il n'aura de cesse d'être le premier en tout.
Seul point de désaccord avec son père : quand ce dernier part à la chasse. Dominique est un pur écologiste qui préfère les animaux vivants et libres. Et Domi entre en colère quand plus âgé ils se rend compte que les domaines ostréicoles sont menacés par la pétrochimie. Son père et son oncle vivent de l'ostréiculture et Dominique a grandi dans ce milieu libre et non pollué. Il dit lui-même qu’il aurait été marin s’il n’avait été footballeur.

139 buts en 36 matches

Mais quittons les verts (nous y reviendrons bientôt) et revenons au football…

Le premier exile commence à Royan. Il sera pensionnaire dans un lycée et une ville qu’il n’aime pas : trop précieux, trop gourmés. Mais son talent de footballeur de 10 ans est déjà impressionnant, à tel point que le lycée décide de le faire naître deux ans plus tôt. Il devient l’avant-centre clandestin de l’équipe du lycée du Parc qui dispute des tournois ASSU. Abel Elie son entraîneur (double champion de France militaire du 110mètres haie et de saut en longueur) va tout de suite comprendre qu’il a hérité d’un garçon exceptionnel. « Dominique était l’élève idéal comme on en rencontre un ou deux dans sa carrière. » « Fait rarissime, à onze ans, le garçon acceptait de prendre les coups sans les rendre (…) Jamais encore je n’avais vu un tel coup d’œil, une telle virtuosité dans les changements de pied. En vitesse pure, certains le battaient, mais sur le plan de la résistance physique, il était le meilleur du lycée. Je suis sûr qu’il serait devenu un très grand coureur de fond. »
Dominique le considèrera comme un second père.

Saison de football 69/70
Royan………………………… 51 buts en 14 matches
Étaules (championnat)……… 84 buts en 21 matches
Étaules (coupe)……….…….. 4 buts en 1 match
Total : 139 buts en 36 matches

Garonnaire le visionnaire

Dominique Rocheteau est une découverte de l’inépuisable Pierre Garonnaire (à qui on a souvent reproché d’aller chercher un peu loin ce qui se trouvait peut être à ses pieds). En juin 1971, il assiste à un concours de jeunes footballeurs. Domi ne se classera que onzième… Pourtant, le dénicheur de talents stéphanois ne notera qu’un nom dans son carnet « top secret », avec une simple mention : « dribble exceptionnel ».
En juillet, Dominique effectue un stage chez les Verts. Il n’est pas convaincu, il se trouve trop jeune et souhaite rester encore un peu avec cette famille qui compte tant pour lui et qui vit si loin de Saint-Étienne. Il décide d’attendre encore un an
Mais le 10 août se déroule une scène qui va tout bouleverser. Dominique raconte : « Garonnaire était venu nous voir en août. Nous avons déjeuné tous ensemble avec mes parents, et nous étions mis d’accord pour que je parte l’année suivante. Sur ces entrefaites arrive le vice-président du club de la Rochelle qui fait une sortie extraordinaire à Garonnaire, le traitant de tous les noms ! Ils se sont engueulés devant nous. Nous étions très gênés. C’est ce qui m’a décidé à partir tout de suite. J’avais été très choqué du comportement de mon dirigeant : je ne voulais plus retourner à La Rochelle. J’ai signé ».

De la rue Jean-Baptiste David au stade Geoffroy-Guichard

Rue Jean-Baptiste David, l’ASSE met un appartement à la disposition à la disposition des jeunes stagiaires. Dominique veille jalousement sur son bien le plus précieux que personne ne touchera : un tourne-disques à changeur automatique (Get Back, He Jude, Revolution… vaudront bientôt aux jeunes occupants de l’appartement des coups aux murs de la part de leurs voisins).
Cohuet, Olivain et Pêcheur et Merchadier quelques semaines partagent le F3 avec le jeune charentais. « Nous habitions dans un appartement en ville, livrés à nous-mêmes. J’avais 16 ans et jusque-là toujours mené une vie de pensionnaire. J’étais en outre le seul à poursuivre des études, à aller au lycée. Je ne côtoyais donc pas les professionnels. Je participais à l’entraînement des amateurs, le soir, et dans la journée j’allais au lycée du Portail Rouge. Tout cela a duré deux ans. J’ai fait ma première et ma terminale. Je travaillais correctement, mais je me suis rendu compte qu’il était trop difficile de mener les deux parallèlement. La seconde année je ne travaillais pratiquement plus au lycée ; je n’avais qu’une envie : m’entraîner avec les professionnels afin de saisir ma chance (…). Je me suis fait collé au bac avec une note éliminatoire en maths ». Il est clair que la vie menée rue Jean-Baptiste David n’arrange pas les choses. Les jeunes garçons mènent une vie anticonformiste de l’époque : cinéma d’art et d’essai, littérature, rock…

Chez les Bleuets

Le 28 mai 1972 marque sa première sélection nationale. Les juniors tricolores emportent le tournoi de Dunkerque. Il se découvrira à ce moment des atomes crochus avec Hidalgo qui dira déjà de lui qu’il : « est un ailier droit anti-conventionnel, toujours efficace et dangereux »
En 1973 au tournoi à Duisbourg, suite à de nombreuses blessures, Domi passe d’ailier droit à avant-centre de l’équipe de France des juniors. Il marque but sur but et est sacré « meilleur joueur sur le terrain ».

Le Bataillon de Joinville

Dominique apprend l’humilité à Saint-Étienne. Il prend conscience que dans une grande équipe rien ne doit jamais être laissé au hasard. Ses futurs partenaires l’accueillent et l’encouragent. Rocheteau est d’une maturité exemplaire : il ne peut pas couper au service militaire, alors plutôt que celui-ci devienne une entrave à un moment de sa carrière, il décide de devancer l’appel.

Il incorpore le Bataillon de Joinville en juin 1973. De nombreux stéphanois ont « chauffé la place » lors de la précédente vague (Lopez, Santini, Repellini, Synaeghel, Sarramagna et Patrick Revelli) et ont marqué de leur empreinte le bataillon. Guy Briet, l’entraîneur bourguignon a été présenté à Rocheteau par Bathenay. Il décide de lui donné un surnom méditerranéen : Doumé. Il se chargera de l’endurcir, car le jeune charentais semble trop « gentil » avec ses adversaires. Six, Rust, Delestre et Laposte sont ses compagnons d’armes.

Hélas ! Le soir du 19 avril 1974, Dominique est gravement blessé... à Gerland. Il ne restait que dix minutes de jeu... Dix minutes qui coûteront un an de calvaire au jeune ailier stéphanois. Il fait encore partie du contingent et le docteur Trillat qui se chargera de remettre sur pied Rocheteau sera scandalisé face aux lenteurs administratives qui ont laissé le stéphanois souffrir plusieurs jours : « qui est l’irresponsable qui nous a fait perdre trois jours précieux ??? » L’opération est un succès mais le ménisque est broyé. Par chance, les ligaments ne sont pas touchés. L’issue est incertaine. Pourtant, après seulement trois mois, il semble tiré d’affaire : Herbin le réintègre à l’équipe pro. Mais en août il se claque. Puis un nouveau claquage et une luxation au bras viendront compléter la série noire. Jusqu’en février 1975, le jeune footballeur ira d’espoirs en désillusions. Il voudra même tout arrêter à un moment. Il dira plus tard qu’il aurait « éclat » plus tôt sans ces blessures. Il ne pourra en effet pas briller lors de l’épopée européenne à Split, Chorzow ou Munich.

Rocheteau éclate enfin !

Mais juillet 75 marque son grand retour ! Un match amical est organisé contre Leeds (malheureux récent finaliste défait par le Bayern en coup d’Europe). Il entre en deuxième mi-temps alors que les Verts perdent 1-0. Après dix minutes de jeu, il entre et marque, lui le droitier, d’une frappe soudaine du gauche.
« Je ne suis pas du tout gaucher, et à l’entraînement je suis mauvais de ce pied-là. Il n’y a qu’en match que je m’en sers efficacement. »
Score finale : 4-1 pour les Verts !
Deuxième match amical contre les brésiliens du Pénarol de Montevideo. Stéphane Kovacs, le sélectionneur roumain de l’équipe de France est dans les tribunes. Il lance à la fin du match à Dominique : « On se reverra dans peu de temps. »
Domi croit à une sélection en équipe de France Espoirs. Quelques jours s’écoulent quand Robert Herbin annonce de cette manière placide qui le caractérise :
« Au fait, il y a trois sélectionnés dans l’équipe de France A : Jean-Michel Larqué, Christian Lopez... [pause] et Dominique Rocheteau. »
Le jeune homme a 20 ans depuis six mois. Il court au téléphone apprendre la nouvelle à ses parents !
Durant les quelques mois qui suivent, Rocheteau brille, tant avec les Verts qu'avec les Bleus. C'est à cette époque qu'il accepte aussi enfin de mettre des protège-tibias. Il n’aime pas ce qui sonne comme une entrave à sa liberté, mais à force de coups, il a bien du se résoudre.
Depuis qu’il est arrivé au club, Jean-Michel Larqué est pour lui un modèle, un supporter, un compagnon de chambre quand l’ASSE se déplace...

Du sang, de la sueur et des larmes...

Kiev arrive... Kiev cette ville de laquelle l’ASSE aurait pu revenir avec une valise. Par chance, les Verts ne perdront « que » 2-0. Il faudra réaliser un exploit à la maison, mais les garçons ont envie de revanche.
Tous les ingrédients sont là pour assister à une vraie représentation théâtrale dont tous espèrent un rebondissement heureux.
Ce soir de mars 1976 marque en effet un nouveau tournant dans l’histoire de l’ASSE.
Dominique jouera blessé, sans en parler à Herbin. Il a mal, mais quand il entre sur le terrain « Je me suis aperçu d’une chose. Le fait d’entrer dans un match pareil, la foule, la tension et on est presque insensibilisé à la douleur. »
Les Stéphanois attaquent pied au plancher. Les Russes commencent à douter. A la mi-temps pourtant, malgré une domination à sens unique, le score est toujours de 0-0. Or les médecins avaient fixé les limites de cette mi-temps à Dominique. Tant pis, Dominique va continuer à jouer. Et puis Saramagna est remplacé par Patrick Revelli. Domi ne peut plus faire machine arrière, personne ne sait qu’il a mal. Les stéphanois dominent outrageusement. Mais Bokhine va marquer, réalisant le hold-up parfait...
« Je me dis « c’est foutu ». Au lieu de ça, c’est nous qui marquons (...).
« Après le coup-franc fabuleux de Jean-Michel, nous nous comportons comme des dingues. (...) Je suis sûr qu’on va marquer un troisième but tout de suite.
« Le plus vite possible, car j’ai mal, de plus en plus mal (...) quel tourment quand je vois Jean-Michel s’en aller. Au même instant, je comprends que je n’ai plus le droit de laisser les copains (...).
Je me dis : C’est fou : Tu es blessé, tu entres pour jouer un quart d’heure et tu vas tenir 120 minutes.
« (...) J’ose avouer à Robby : « Je ne peux plus ». (...) il me lance : « Tu restes devant et tu attends le ballon ». Les spectateurs sont déchaînés. (...) et moi qui me mets à boiter. (...) Ils crient mon nom mais Rocheteau y en a plus. Il est mort, Domi !
« Il est mort mais il marque un but, le but, le but qui surpasse tous les autres, même le premier du Réal. Ce travail de Patrick sur l’aile, fabuleux, et ce Machpi, comme il a magnifiquement coupé, et cette balle qui m’arrive à terre, avec une précision ! J’ai vu venir le coup, le but. Il est impossible que je rate. Je mets au second poteau, de l’intérieur du pied droit. Est-ce que j’ai seulement souffert pour courir sur ce ballon, pour m’arracher du sol ? Non ! Je n’ai plus rien senti. »
Après le match, Domi court se réfugier dans les vestiaires, pour être seul. « Je pleure. Oui, du sang de la sueur et des larmes, c’est vrai ! Herbin arrive tout de suite après moi. Il m’embrasse cet insensible. »

... et des larmes...

- Alors cette jambe, demande Robby, ce soir de 12 mai 1976 ?
- Ça va tout de même mieux, répond Domi. Je me sens capable de jouer un quart d'heure, une demi-heure.
Dominique s’est claqué contre Eindhoven quelques semaines plus tôt. Le docteur Poty l’a envoyé à Étaules, pour se reposer auprès des siens. Il en a besoin car Eindhoven, c’est aussi le drame survenu au retour, quand un supporter stéphanois se fait broyer par l’hélice de l’avion qui a reconduit les joueurs à Saint-Étienne. Certains joueurs ont entendu un bruit, Dominique lui a vu le corps sans vie de cet homme...

Cette blessure est un véritable handicap pour Robert Herbin. Devant, Patrick Revelli jouera à droite, Hervé au centre et Sarramagna à gauche. Robby décide de faire rentrer Rocheteau huit minutes avant la fin du match... huit minutes durant lesquelles les Allemands du Bayern ne sauront plus où donner de la tête devant les assauts du feu follet stéphanois. Et que se serait-il passé si Domi était entré sept minutes plus tôt ?...
Les Verts furent reçus à l’Elysée. C’était le lendemain de la défaite, les Champs Élysées étaient... Verts de monde !
L’ancien grand avant-centre, Président de la République pour l'heure, lui a demandé comment allait son pied... et posé la traditionnelle question : « pourquoi si tard ?... »

Tout cela a un goût de « trop » pour Domi.

Les Verts et Domi seront de nouveau sacrés champions de France.
La saison suivante, les Verts échoueront au stade des quarts de Finale… lors des fameux matches qui les ont opposés à Liverpool.

L’aventure parisienne

Mai 1980. La génération de 76 s’est dispersée et Dominique signe au PSG. Robert Herbin tentera de le retenir, mais Rocheteau n’est plus à Saint-Étienne depuis déjà un an... il s'est lassé... De l’aile il passe au centre, ce qu’il souhaitait. Son entraîneur Georges Peyroche lui fait confiance pour ce nouveau poste et Dominique ne le lui fera pas regretter. Il a aussi un président, Francis Borelli, qu’il admire et respecte. Le nouvel avant-centre parisien gagnera deux fois la coupe de France (1982 et 1983) et une fois le titre en 1986.

Cessation Progressive d'Activité

A l’heure où l’âge de la retraite approche pour lui, Dominique décide de changer d’air. Après 7 ans de bons et loyaux services au PSG, il décide de rejoindre un jeune entraîneur et néanmoins vieille connaissance qui fait ses premières armes à Toulouse : Jacques Santini. Toulouse possédait ce qu’il souhaitait : de jeunes joueurs à qui transmettre son expérience, une pression médiatique supportable, et un club qui était engagé en coupe d’Europe. Il y passera deux ans. Deux saisons avec le sentiment du devoir accompli.

Membre du Variété Club de France, il joue pour le plaisir et pour des associations à but caritatif. C’est d’ailleurs un militant du monde associatif.
Il est aussi le parrain de la section des Associés Supporters de la Charente Maritime.
Il y a quelques années (2002 ?), Rocheteau devient président du Conseil National de l’Ethique. Son but est de redonner une image saine de son sport. Le « respect de soi-même, des arbitres, de l’adversaire, du jeu en général mais aussi en ayant toujours à l’esprit de garder une notion de plaisir. »

Aujourd’hui, il fête ses 51 ans et ses cheveux tenant encore la route, il n’a pas besoin de porter de casquette comme tous ces chauves qui ne s’assument pas, lui !

Sources :


http://www.stagesdefoot.com/football.php?univers=Rocheteau&contain=01
Rocheteau, Georges Dirand/Pierre Joly, Calmann-Levy,1976
Glasgow 76 le défi des « Verts », Jean-Claude Hallé , l’Aventure Vécue, Flamarion


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