Herbin contre Bézu
29/11 08:46
Comme le chantait le regretté Bézu, "tout le monde s'éclate à la queue leu-leu." Seul Robert Herbin refuse d'entrer dans la danse. "Contre Qarabag, on a souffert également offensivement en raison d’une grande maladresse lorsque les opportunités se sont présentées. Ça vaut par exemple pour les coups de pied arrêtés. C’est une situation qui se résume souvent à un paquet de joueurs amassés dans la surface. Guy Roux avait lancé cette mode. Ça m’agace de voir tous ces joueurs se mettre à la queue leu-leu" peste Le Sphinx dans Le Progrès. "C’est systématique. Ils passent leur temps à se tirer le maillot plutôt que de définir une stratégie qui permette aux bons joueurs de tête de se placer, aux autres de faire des appels pour semer le trouble dans la défense adverse. Il y a beaucoup à travailler dans ce domaine."
Les trop gentils contre les vilains
29/11 07:49
A la veille du derby, Fabien Lemoine invite son équipe à changer son comportement dans la dernière édition du Progrès.
"Le derby ne nous fait pas peur. Lyon est très fort, on le sait. J’espère qu’on sera là physiquement pour vraiment se bagarrer pendant 90 minutes. On aura beaucoup d’envie. J’espère que le corps va suivre. On veut que nos supporters retrouvent le sourire au terme d’un derby à la maison. Ça fait quelques temps que je me suis imprégné de cette atmosphère. Au début, je ne la percevais pas forcément. Maintenant, ça fait quatre ans que je suis là et je commence à savoir ce qu’est le derby. C’est un match à part pour nous, pour les fans.
Nous, on est bon, pas très bon. Nous joueurs, on doit mettre plus de pression sur l’arbitre. On est une équipe gentille. Lorsqu’on regarde les grosses équipes, les gros matches, on se rend compte qu’une grosse pression leur est imposée par les dirigeants, les entraîneurs, les joueurs. Ça fait partie du jeu. Nous n’avons pas cette façon de faire. Le club ne l’a peut-être pas, les joueurs ne l’ont sûrement pas. Il va falloir forcer notre nature pour être plus méchants, dans le bon sens du terme évidemment, plus tueurs. C’est ce qui nous manque."
Fékir est un menteur
28/11 21:43
Comme presque tous les banlieusards, Nabil Fékir prétend n'avoir jamais perdu contre l'ASSE en équipes de jeunes. Il est même très précis, avouant avoir joué avec Saint-Priest contre l'ASSE, réalisant une victoire et un nul. Est-il amnésique, ou simplement de mauvaise foi ?
Si l'on y regarde de plus près, effectivement en U19, lors de la saison 2010-2011, Saint-Priest a bien battu l'ASSE le 3 octobre 2010, mais au match retour, l'ASSE s'était imposée, le 13 février 2011, sur le score de 2 à 1 (buts de Jessim Mahaya et Kevin Mayi).
Fékir veut clouer les Verts (2)
28/11 21:10
Il l'avait confié la semaine dernière à Radio Scoop, il le redit aujourd'hui au Progrès : le vilain Nabil Fékir rêve de marquer dimanche soir à Geoffroy-Guichard.
"Il y a quatre ans, j'aurais pu signer à Saint-Etienne. J’avais même une meilleure proposition de la part de l’ASSE, mais j’ai toujours voulu jouer à Lyon, la ville où j’ai grandi. C’était un rêve de pouvoir jouer devant ma famille et mes amis. S’il n’y avait eu que l’ASSE qui s’était manifestée, j’y serais allé, je ne vais pas mentir, mais j’ai eu le choix et j’ai préféré revenir à Lyon.
Je n'en ai encore joué de derby en pro. Mes coéquipiers m’en ont parlé, certains disent même que c’est le meilleur match de l’année avec une ambiance extraordinaire. J’ai envie de le jouer et de le réussir. J’ai joué deux derbys en CFA et je les ai gagnés tous les deux. J’en ai joué aussi avec Saint-Priest en U19, c’était plus dur, mais je n’ai pas perdu non plus : une victoire et un nul.
Saint-Etienne a joué en Coupe d’Europe et ça nous donne un petit avantage. À nous de savoir être patient. Je vois un match ouvert avec deux équipes qui jouent au ballon et vont vite vers l’avant. Marquer, au début ou à la fin, peu importe, ce serait excitant. J’aimerais être décisif dans un derby. Je m’attends à une ambiance de feu, mais on en fera abstraction. Le staff nous a prévenus. S’il y a un peu de provocations, il ne faudra pas répondre."
Encore une (double) descente pour Birkelund
28/11 20:49
Eirik Birkelund, qui est retourné au mois de juillet dernier à Bergen pour rejoindre le SK Brann son club d'origine, vient de connaître une double relégation après celle vécue avec la CFA de l'ASSE en 2013. Ayant terminé 14e sur 16 de Tippeligaen (Ligue 1 norvégienne), devant Sogndal (ancien club de Sidy Sagna), le SK Brann a été battu en barrage par Mjondalen (1-1, 0-3). L'ancien milieu de terrain stéphanois ne sera rentré en jeu que 2 fois cette saison et n'aura joué que 10 petites minutes seulement.
Plus utilisé en équipe réserve avec 8 titularisations en Oddsenligaen (l'équivalent du National en France), il connaitra malheureusement le même sort. Son équipe terminant 12e sur 14 se voyant ainsi relégué à l'étage inférieur. Enfin pour être complet, dans ce même championnat, le SK Vard Haugesund qui est entrainé par l'ancien attaquant et international danois Flemming Christensen (stéphanois pour la saison 1982-1983), a assuré son maintien en terminant 3e.
Mirallas n'a pas loupé les Loups
28/11 18:58
Remis de sa blessure contractée le 27 septembre dernier lors du derby de la Mersey, Kévin Mirallas a profité du forfait de Josuha Guilavogui (touché aux adducteurs) pour marquer le premier but de la victoire (2-0) d'Everton sur le terrain de Wolfsbourg. Assuré de terminer à la première place du groupe H de l'Europa League, l'ex-attaquant stéphanois a rendu service au LOSC, son ancien club, pourtant tenu en échec par Krasnodar : les Dogues se qualifieront pour les seizièmes de finale s'ils battent les Loups au stade Pierre-Mauroy le 11 décembre prochain.
Pédron fort et vert
28/11 17:36
Auteur d'un but mémorable contre les vilains il y a 15 ans déjà, Stéphane Pédron évoque aujourd'hui LE derby dans les colonnes de 20 Minutes.
"De tous les derbys que j'ai disputés dans ma carrière, Saint-Etienne-Lyon est le plus attendu. Quand je suis arrivé chez les Verts, on m'a fait très vite comprendre que c’est le match très très important de la saison. Je mettrais le derby du Nord juste derrière. Je place ensuite les rencontres entre les équipes bretonnes où il y a plus une rivalité de clocher qu'autre chose. A Saint-Etienne, on ne vous parle que de ça. On essaie de se préparer comme d’habitude mais on sent bien que tout autour du club, ça se tend. Je ne trouve qu’il n’y a plus qu’un derby en France et c’est celui-là.
En termes d'ambiance, là encore, c'est le derby le plus fort à vivre. Ça m’a surtout marqué à Geoffroy-Guichard où il y a bien plus d’ambiance qu’à Gerland. les jours de derby, c’était vraiment quelque chose dans les rues de Saint-Etienne. Ce que vous pouvez accomplir dans cette rencontre marque les gens. Quand je pars au ski, je m’arrête à Saint-Etienne chez des amis un ou deux jours. Si je passe en ville, des personnes me reconnaissent et viennent me parler du but que j'avais inscrit contre l'OL. C'est assez dingue."
Blanc sceptique sur le jugement
28/11 16:14
Après Galette qui n'y est pas allé avec le dos de la cuiller, au tour du prolixe Laurent Blanc de commenter la condamnation de Brandao : "C'est démesuré".
D'autres personnalités plus ou moins qualifiées en termes de football ont également confié leur étonnement, comme le récapitule 20minutes.fr. Plus intéressant, le même article laisse la parole à Maître Eolas, qui explique un peu plus précisément que sur twitter pourquoi, à son avis, la décision du tribunal est plutôt clémente et se justifie assez bien.
Une ligne de plus au Galette Book Of Records
28/11 13:20
Avec 5 nuls consécutifs toutes compétitions confondues, l'équipe de cette saison égalise sa devancière de 2005/06, auteure de la même performance à l'été 2005. Avec élimination européenne à la clé, face à Cluj.
Depuis le début du siècle, il s'agit des deux "meilleures" performances de l'ASSE en la matière, devançant des séries de quatre matches nuls en février 2003, du 21/08 au 18/09 2004, et du 20/11 au 5/12 2010.
Pour positiver, les Verts en sont maintenant à 8 matches de rang invaincus, à une longueur de la série de 9 neufs matches sans défaite de fin de saison dernière.
Enfin un but rapide !
28/11 13:08
Point positif, en marquant hier à la 21', Ricky n'a inscrit que le second but des Verts dans la première demi-heure de jeu - on se console comme on peu. L'unique précédent cette saison est l'oeuvre de Monnet-Paquet, contre Karabük.
On déflore la première demi-heure de championnat dimanche, hein les gars ?
Alors on gagne ?
28/11 12:06
Dans un papier amusant sur la façon dont les artistes aiment à s'emparer du derby pour chauffer la salle à Sainté, le Progrès du jour rapporte les propos de Stromae lors de son dernier concert à Sainté le 2 novembre :
« pour parler des frites, les Anglais disent French Fries, c’est comme si, ici, chez les Stéphanois, on disait que le foot avait été inventé par les Lyonnais… ».
Et Ricky, si pour te racheter des ratés d'hier, dimanche tu devenais enfin fooooooooooormidable ???
"C'est pitoyable et vraiment pas beau pour notre pays"
28/11 11:26
Son geste n'était pas joli joli, mais tout de même... Brandao a été condamné hier à 1 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris, assorti d'une amende 20 000€.
Relayée par la Pravda, l'appréciation de Christophe Galtier est sans ambiguïté :
Quand je vois le nombre de délinquants dans notre pays qui ont des casiers judiciaires de deux ou trois pages sans jamais avoir mis les pieds dans une prison, j'ai la sensation qu'un président de tribunal a voulu se payer un joueur, qu'il s'est fait plaisir puisque l'on va parler de lui énormément. C'est une aberration. J'ai déjà donné mon point de vue sur le geste de Brandao. Quand il y a eu sanction financière et sportive, il faut que cela s'arrête là. C'est bon. La justice c'est la justice. C'est pitoyable et vraiment pas beau pour notre pays.
Nous saurons donc dorénavant qu'un high kick caractérisé avec des chaussures en crampons sur le thorax vaut une poignée ridicule de matches de suspension, mais qu'un coup de boule vaut de la taule.
Qu'on se rassure cependant, comme l'explique le célèbre Maître Eolas, la Brandade n'ira pas en boîte : sa peine sera aménagée.
Geoff' off
28/11 11:19
Nos amis éboueurs nous apprennent que le préposé aux cages sera absent environ un mois à cause d'une phalange fracturée. Jourdren ne jouera donc pas contre l'ASSE, mercredi prochain à la Mosson. Il a pour l'instant été de toutes les tournées de ramassage, sauf en coupe Moustache ou Pionnier l'a suppléé.
Alex l'ex panse ses blessures et pense au passé
28/11 11:14
A peine remis d'une longue blessure, Alexandre Barthe est resté sur le banc lors du match nul de Ludogorets face aux Reds avant-hier et devra encore patienter pour faire ses débuts en Ligue des Champions, son club ayant encore un petit espoir de qualification.
Evoquant son expérience en Bulgarie dans un entretien accordé à 20 Minutes, l'ancien défenseur central stéphanois évoque également son départ de l'ASSE :
Dans les centres de formation, il y a énormément de bons joueurs. Et une carrière se joue à pas grand-chose. Je n’ai pas été très bien orienté quand j’étais à Saint-Etienne, je ne travaillais pas forcément avec les bonnes personnes. J’aurai dû signer mon contrat pro là-bas, mais mon agent m’a dit de refuser, tout ça… Ce sont des détails qui font que ça n’a pas marché en France, mais je ne regrette pas non plus. On peut toujours avoir mieux, mais j’aurais pu avoir pire.
L'intégralité de l'entretien est à lire ici.
Victorieux... à l'audimat
28/11 11:05
A défaut d'avoir abattu la poisse, la malchance, la déveine, le guignon, la fatalité, la malédiction, la scoumoune, le mauvais sort, l'infortune et l'injustice qui gâchent la saison, les Verts ont au moins offert à W9 la meilleure audience TNT de la soirée d'hier, avec près de 1,4 millions de téléspectateurs (5,8% de part d'audience). C'est moins que contre l'Inter, mais le score est très honorable pour une affiche nettement moins prestigieuse.
Nul, comme l'arbitrage !
28/11 10:53
L'ASSE a concédé hier soir contre Qarabag son cinquième match nul consécutif en Europa League. Après avoir contrôlé le ballon du bras, Vuqar Nadirov a ouvert le score contre le cours du jeu au bout d'un quart d'heure en lobant Stéphane Ruffier. Sur un tir de Romain Hamouma relâché par le gardien adverse, Ricky van Wolfswinkel a égalisé à la 21ème minute. D'une magnifique Madjer, l'attaquant néerlandais a retrouvé le chemin des filets à la 43ème mais l'arbitre islandais Kristinn Jacobsson a annulé ce but pour un hors jeu inexistant.
Une fois n'est pas coutume, Galette a vertement critiqué l'arbitrage à l'issue de le rencontre. "C'est une honte. L’arbitrage est honteux. On parle de l’arbitrage français, mais qu’on regarde ce qui se passe à l’étranger. L’arbitrage a été inexistant. Certes c’est un échec en terme de résultat, mais je viens d’apprendre que le bras ne faisait pas partie de la main dans le football. Je ne parle pas des mains commises dans la surface mais d’un but qui est valable et s’il y a 2-0 à la mi-temps… Cela n’enlève rien à la qualité de l’adversaire mais j’ai appris avant la rencontre que c’était le dernier match de l’arbitre. Mais heureusement que c’est son dernier match !"
Sainté n'a hélas plus son destin entre les pieds. Quel que soit leur résultat sur le terrain de Dnipro le jeudi 11 décembre, les Verts seront éliminés si Qarabag bat à domicile l'Inter de Milan, déjà assuré de finir en tête du groupe suite à sa victoire 2-1 contre les Ukrainiens.
Deux scénarios peuvent permettre aux Stéphanois de décrocher leur qualification pour les seizièmes de finale :
1) Victoire de Sainté contre Dnipro si Qarabag ne bat pas l'Inter
2) Nul de Sainté contre Dnipro et Qarabag perd contre l'Inter.
Si les deux rencontres se soldent par un match nul, Qarabag décrochera son billet aux dépens de Sainté à la faveur du but marqué à l'extérieur.
Un résumé vidéo de 6 minutes est à (re)voir ici
On a retrouvé le soldat Kamel
27/11 08:49
Il avait disparu des écrans radar de Poteaux Carrés, lorsqu'il n'avait pas été conservé par l'ASSE en juin 2013. Il était un des piliers de l'équipe CFA (31 matches) reléguée en CFA2. Après une saison blanche en 2013-2014, nous venons de retrouver la trace de Kamel Chergui. Depuis septembre, il a posé ses valises à l'AJ Auxerre, comme Ruben Aguilar (qui, lui, s'est vu proposer un contrat professionnel). Kamel évolue en équipe CFA2, dans laquelle il a disputé un seul match en CFA2 le 21 septembre contre Amnéville (entré en jeu à la 69ème, il a tiré un corner à l'origine d'un but auxerrois). Le dimanche 23 novembre, il a joué en DH et inscrit un but. Il participe à des entraînements avec les pros. Courage Kamel, on ne t'a pas oublié.
Sublimez-vous !
27/11 06:39
Dans la dernière édition du Progrès, l'ancien vert et actuel directeur sportif de Cholet (CFA2) Christian Sarramagna demande aux Verts de se transcender pour battre Qarabag puis les vilains.
"L'ASSE est solide en défense, son milieu de terrain tient la route. En attaque, par contre, comme pas mal de personnes, je pense qu’elle ne pèse pas suffisamment. Elle a toutefois le potentiel pour battre cette équipe de Qarabag. Je l’espère, comme des millions de gens, et j’en suis convaincu. Elle possède le potentiel pour cela. La Coupe d’Europe draine un parfum particulier. Elle doit forcer le destin, se faire violence, hisser son niveau de jeu. Ce n’est qu’à ce prix que l’on réussit des performances dans cette compétition. Il faut se sublimer comme nous le rappelait sans cesse Robert Herbin. Le derby ? Tout le monde se souvient de ce qui s’est passé la saison dernière, de la victoire de Lyon à la dernière seconde. Les Verts vont vouloir effacer ce mauvais souvenir."
Les 19 pour faire un grand pas
26/11 22:33
On ne change pas une équipe qui ... bon enfin bref, ça fait longtemps qu'on n'a pas perdu, mais demain il s'agira surtout de gagner face à Qarabag (21h5) dans le Chaudron.
Galette n'a apporté qu'une retouche à son groupe par rapport au déplacement à Nantes, avec le retour de Diomandé (suspendu dimanche).
Il y aura donc Yo.. un malheureux en tribune au coup d'envoi.
Les 19 :
Stéphane RUFFIER ; Jessy MOULIN
Paul BAYSSE ; Jonathan BRISON ; Loïc PERRIN ; Florentin POGBA ; Moustapha BAYAL SALL ; Franck TABANOU ; Kévin THEOPHILE-CATHERINE
Fabien LEMOINE ; Jérémy CLEMENT ; Renaud COHADE ; Ismaël DIOMANDE ; Benjamin CORGNET
Max-Alain GRADEL ; Romain HAMOUMA ; Yohan MOLLO ; Kévin MONNET-PAQUET ; Ricky VAN WOLFSWINKEL
L'immense contre-pied de Platoche
26/11 21:24
Il y a 34 ans jour pour jour, l'ASSE atomisait Hambourg 5-0 en Allemagne en huitième de finale aller de la Coupe UEFA. Auteur d'un doublé, Michel Platini évoque à deux reprises ce formidable exploit dans son livre "Parlons Football" paru le mois dernier aux éditions Hugo.
"De la même façon qu'un match, on ne sait jamais, en son coup d'envoi, comment tournera un projet. Mais il n'est pas interdit de rêver, ni d'être ambitieux pour lui. Je n'ai pas toujours joué sur du velours. J'ai joué des matches ingrats. J'ai même joué des matches estimés "perdus d'avance" remportés au bout du compte. Dieu sait pourquoi, au moment où je vous parle, me revient en mémoire un certain 5-0 avec l'AS Saint-Etienne au Volksparkstadion d'Hambourg, en novembre 1980. On ne donnait pas cher de notre peau. Nous sortions d'une défaite contre Tours, la lanterne rouge, à Geoffroy-Guichard. Alors, le grand Hambourg ! C'était sans compter sur le football. C'est quoi le football au fond ? Au souvenir du Volksparkstadion d'Hambourg, un immense contre-pied. De la vie. Du destin.
(...)
Un jour d'effondrement de l'équipe de France en 1980 à Hanovre, Jupp Derwall, le sélectionneur de l'équipe d'Allemagne, s'était moqué de moi, me comparant à un général regardant la partie de loin, avec ses jumelles, pour s'épargner la boucherie du front. Je n'avais sûrement ce jour-là, ni les bonnes jumelles, ni les bonnes jambes. Que Derwall l'ait relevé était de bonne guerre. Si mes souvenirs sont bons, il n'était pas le seul. J'en avais entendu aussi de toute sorte en France. Mais une semaine plus tard, nous passions cinq buts à Hambourg. En une semaine, le jour et la nuit, ou plutôt la nuit et le jour. Deux faces d'un seul et même sport. Méconnaissable, imprévisible, quel traître il était. Le football venait de se rappeler au bon souvenir de tous. Et moi aussi, par la même occasion."
L'Ange vert défend les attaquants
26/11 06:56
Dans Le Progrès du jour, Dominique Rocheteau soutient ses attaquants. Extraits.
"J’ai une grande confiance en nos attaquants. Ce sont des garçons de qualité. Ils sont la cible des critiques mais quand on ne marque pas de buts, c’est lié à un ensemble de choses. On se crée pas mal d’occasions et c’est ce qui m’importe le plus. J’ai confiance aussi dans le travail fourni par Christophe et son staff. Pendant cette dernière quinzaine, les attaquants ont bien travaillé ensemble. C’était important.
Ricky est pour moi un excellent joueur. Je sais un peu ce qui se passe dans la tête d’un joueur quand il n’est pas en réussite. Ça se joue sur pas grand-chose. A Manchester, un garçon comme Van Persie qui est pourtant un très grand attaquant n’a pas marqué pendant un long moment. Rooney, c’est pareil. Il y a plein de très grands joueurs à qui c’est arrivé. Aubame, chez nous, il n’y a pas si longtemps. Et c’est revenu avec du travail.
Le côté négatif de notre situation ce sont les blessures de Mevlut Erding et Allan Saint-Maximin. Après, on a une cellule de supervision qui travaille mais nous ne recherchons pas spécifiquement au poste d’attaquant. Un entraîneur spécifique pour les attaquants ? Pourquoi pas, mais il y a suffisamment de compétences dans le staff. Un gros travail est fait. Moi, par exemple, je n’ai rien à apprendre à nos joueurs si ce n’est leur donner de la confiance. Ils ont tout pour eux."
Prosinecki prend une équipe
26/11 06:43
Viré de son poste de sélectionneur de l'équipe d'Azerbaïdjan, qui n'a pas pris le moindre point en quatre matches de qualification pour l'Euro 2016, Berti Vogts sera remplacé par Robert Prosinecki. Selon la dernière édition de la Pravda, l'ancien champion d'Europe sera présent dans le Chaudron demain soir pour superviser les nombreux joueurs de Qarabag évoluant en sélection.
Sans dec, Domenech !
26/11 06:29
Raymond Domenech évoque le derby dans la dernière édition du Progrès.
"Mes meilleurs potes, ce sont les Stéphanois. On s’est toujours bien amusé avec les Stéphanois. A l’Unecatef, mon bureau est en face de Pierre Repellini, c’est quelque chose. Ma petite phrase sur le maillot vert qui donne des boutons a peut-être relancé le derby finalement. Mais on me l’a déformée avec le temps, elle est partie sur la notion de violence. Mais c’est difficile de rire dans le foot. C’est un jeu, on peut rire de l’adversaire et le respecter. J’ai vu que le président voulait accueillir 4 000 Stéphanois au Grand Stade, mais il peut en recevoir aussi 10 000, ce n’est pas gênant, ils paieront, on va s’amuser. Un jour, j’ai eu un entretien avec les supporters de l’OL. Je leur ai dit : "L’idéal, ce serait d’applaudir les supporters et les joueurs stéphanois quand ils arrivent à Gerland, et après de ne plus s’occuper d’eux, et d’encourager son équipe à tue-tête. Ça, ce serait génial, on aurait passé un cap". Le responsable des supporters m’a répondu : "Vous avez raison !"
Despeyroux ne désespère pas
25/11 22:06
Dans un entretien accordé au quotidien gratuit 20 Minutes, Pascal Despeyroux espère que le prochain derby à GG va enfin basculer du bon côté. Extraits.
"La dernière victoire stéphanoise contre Lyon dans le Chaudron, on avait gagné 3-0 et j’ai eu le plaisir de marquer. Mon seul but de la saison, c’est bien la preuve que ce match est exceptionnel (rire). A l’époque, les deux équipes se valaient. Je me rappelle bien du but : passe en retrait d'Etienne Mendy et je mets le plat du pied… Etienne Mendy avait réalisé un doublé. C’est une belle histoire car, quelques années auparavant, il avait été victime d’une double fracture tibia-péroné en équipe de jeunes face à l’OL. Il avait failli mettre un terme à sa carrière. C’était une belle revanche. Hélas, on me reparle encore de ce derby de 1994. Hélas car l’ASSE aurait mérité d’en gagner depuis. Il y a comme une malédiction quand on voit les rencontres perdues sur le fil…
Depuis qu’ils sont entraînés par Galtier, les Verts reviennent bien. Les derbys sont redevenus intenses. Je les sens venir enfin. Ils vont vaincre le chat noir. L’effectif est équilibré et l’entraîneur ressemble au joueur qu’il était. Quand je l’écoute, il est le technicien qui me donne le plus envie d’être dans son vestiaire. J’aimerais assister à une de ses causeries… Et il y a de bons joueurs dans cette équipe: Ruffier, Perrin, Hamouma, Tabanou qui vient de chez nous… S’ils trouvent LE buteur qui leur manque, ils seront dans les trois premiers. A Sainté, il me reste des amitiés à vie et le souvenir de Geoffroy-Guichard. Même si j’ai grandi à Toulouse, j’étais fana de la grande épopée verte. Et quel bonheur, ensuite, de travailler avec Jacques Santini et Sarramagna ! J’ai même porté le brassard! Saint-Etienne, c’est une autre planète !"
Un Islandais au sifflet
25/11 20:26
Kristinn Jakobsson (45 ans) arbitrera le match Sainté-Qarabag programmé ce jeudi à 21h05 dans le Chaudron. Heureux présage ? La seule rencontre d'Europa League que l'Islandais a dirigé cette saison s'est soldée par une victoire à domicile d'un club jouant en vert et blanc (victoire 2-1 du Celtic Glasgow contre l'Astra, bourreau des vilains).
Duluc a mal tourné
25/11 19:59
Dans un entretien paru sur le site Diesefoot, le journaliste de la Pravda Vincent Duluc explique à cinq jours du derby comment il est passé des Verts aux vilains.
"Mon père était Stéphanois et il s’intéressait au foot, donc il ramenait à la maison L’Equipe et Football Magazine, qui était le mensuel de L’Equipe à l’époque. J’ai commencé à lire L’Equipe dès l’âge de 6 ans ! La passion pour le foot ?… J’ai eu vite le sentiment que c’était mieux que l’école, que c’était mieux que le travail ! Mon père était logiquement un supporter des Verts et il habitait non loin de Geoffroy-Guichard où il allait, dès qu’il pouvait.
La première fois que je suis allé au stade, c’était en voyage avec mon collège, en troisième. Pour Saint-Etienne-Dynamo Kiev en mars 1976 ! Mon père, qui était prof, s’était mis d’accord avec le proviseur et avait organisé cette sortie, après avoir réussi à obtenir des places. À l’école, il y avait une grande feuille où il fallait s’inscrire. J’avais investi 30 francs à l’époque… C’est comme ça que j’ai assisté à ce match mythique et le but de Rocheteau en prolongation, placé juste derrière la grille dans le Chaudron, de 16 heures 30 jusqu’à 23 heures 30 !
Je suis arrivé au Progrès en 1986 et j'ai commencé à suivre l'Olympique Lyonnais à partir de 1987. J’avais 25 ans et le journal m’a dit : “Maintenant, c’est toi le chroniqueur qui va suivre l’OL. » Jean-Michel Aulas venait tout juste d’être nommé président, depuis quatre ou cinq mois. Je pense sincèrement qu’on peut le considérer comme le plus grand bâtisseur du football français. Aulas a construit un club, sans parler du futur stade, et pas seulement une équipe.
Je garde beaucoup de respect et d’estime pour Raymond Domenech. On s’appelle régulièrement… Raymond Domenech et Bernard Lacombe sont les personnages du football qui m'ont le plus marqué au début. J’étais chaque jour à Lyon, dans leur bureau, à parler foot. Cela a été ma fac en fait ! J’apprenais le haut niveau tous les jours. Même si j’avais joué en amateurs et grandi avec cette passion depuis tout gamin, j’étais d’une naïveté incroyable. Cela m’a beaucoup appris."
A deux faces contre Aulas
25/11 13:42
Avant de retrouver son "ami" Jean-Michel Aulas dimanche soir à Geoffoy-Guichard, Bernard Caïazzo s'est confié à France Football. Extraits.
"Face à Aulas, on a intérêt à être deux ! A partir du moment où chacun reste dans son rôle et que l'on s'entend bien, ce mode de fonctionnement est une sécurité par rapport à la concurrence et notre compétitivité. Les deux clubs sont rivaux, ne l'oublions pas. Jean-Michel est président depuis 1987. Il est costaud, expérimenté, et il est tout sauf idiot. Donc c'est mieux d'être deux face à lui. Ce système bicéphale contribue à la bonne évolution du club. On n'a pas le culte de la photo. On fait en sorte que personne ne parle du domaine sportif en dehors du coach, Christophe Galtier. Un club ne peut pas être dépendant d'un seul homme ou d'un seul investisseur. Notre objectif est de pérenniser le club."
Le Sphinx a vu le verre à moitié plein
25/11 13:22
Dans sa chronique réalisée pour le Progrès, revenant sur LE classique Nantes-Sainté, Robby avoue avoir pris son pied, puis convoque le passé pour évoquer la semaine capitale des Verts :
"J'ai vraiment passé un bon moment devant ma télé ! Des matchs comme celui-ci j'en recommande. Il a manqué un petit but pour que ça soit parfait. Les deux équipes ont fait preuve d'un bel engagement, sans brutalité. Il y avait du rythme, de l'engagement (...) Il y a un manque d'application générale dans le dernier geste alors que les situations sont pourtant nettes. Les Verts éprouvent des difficultés à conclure. C'est d'autant plus dommage que les actions construites, que les stéphanois étaient parvenus à déstabiliser les nantais (...) La Coupe d'Europe arrive. Contre Qarabag, il faudra gagner si l'ASSE veut poursuivre l'aventure. Trois jours après le derby. En 1969, nous avions éliminé le Bayern en milieu de semain avant de s'imposer face à Lyon sur un score fleuve..."
Robert toujours vert
25/11 13:20
Ancien Vert et accessoirement ex-vilain, Robert Nouzaret évoque le derby dans le mensuel Le Journal des Verts. Extraits.
"Les Verts pourront dire qu'ils sont en passe de rattraper l'OL le jour où ils auront gagné des titres, une Coupe de la Ligue ne suffit pas, ni une saison terminée à une meilleure place. Les difficultés financières de l'OL, conjuguées à la bonne gestion de l'ASSE ont ramené les deux clubs à des positions semblables. Cet équilibre retrouvé est une excellente chose pour le football français, pour les supporters et pour la région. Voilà qui promet un beau derby entre deux équipes qui jouent le haut de tableau.
Avec Christophe Galtier, l'ASSE s'appuie davantage sur un collectif que sur des individualités. Si Lyon a pris le même chemin depuis peu c'est en raison de ses problèmes financiers. Sans ça, ils continueraient à recruter des internationaux et les jeunes du centre de formation n'auraient pas autant de temps de jeu. La vocation des deux clubs n'est pas la même, mais je remarque que c'est grâce à la formation que l'OL parvient à rivaliser avec l'ASSE aujourd'hui. Sans elle, les Verts seraient vraiment devant.
Sainté est sur le bon chemin. Changer de philosophie maintenant serait très dangereux. Certes, on peut dire que les Verts manquent de puissance et de talents offensivement, mais si le club cassait sa tirelire pour se payer deux attaquants, il mettrait en péril l'équilibre financier et celui du vestiaire. Seule la patience et le maintien de cette philosophie peuvent permettre aux Verts de rester au sommet. Saint-Etienne possède ce que n'a pas Lyon, un stade mythique et des supporters fidèles."
Les boules tourneront dans le carrousel
25/11 12:01
La Fédé nous apprend que le tirage au sort des 32èmes de finale de la Coupe de France se tiendra lundi à partir de 19 heures au Carrousel du Louvre. Ce tirage, qui marque l'entrée des clubs de L1 sera retransmis en direct sur Eurosport.
En espérant que les Verts aient enfin un peu de chance au tirage, en prévision d'un mois de janvier une nouvelle fois chargé.