Sa première en pro aurait pu être son jubilé
07/11 14:17
Formé à l'ASSE et sacré champion de France avec Nantes (en 1995) puis Monaco (en 2000, sous les ordres de Claude Puel), Christophe Pignol (52 ans) a vendu il y a un an le complexe de soccer qu'il gérait à Gémenos (Bouches-du-Rhône) et a dans le même temps cessé ses activités de consultant sur beiN Sport pour passer un diplôme universitaire de coaching en oncologie et cancérologie.
"Un choix lié à mon parcours et à ma maladie. Je ne suis pas un soignant ou un psychologue, je suis simplement un aidant pour faciliter la reconstruction, par le sport, des personnes touchées par le cancer. Étape par étape, via un accompagnement qui peur prendre différentes formes" explique dans Ouest-France l'ancien latéral stéphanois, qui avait dû mettre un terme à sa carrière de joueur au LOSC à cause d'une leucémie.
Comme il l'avait fait sur Poteaux Carrés il y a trois ans, le natif d'Aubagne revient sur ses vertes années dans le quotidien régional le plus diffusé de France. Extraits.
"Le joueur le plus fêtard que j'ai connu dans ma carrière ? Jean-Pierre François, un grand blond qui avait sorti un disque, dont le titre était « Je te survivrai », après sa carrière de footballeur. J’étais en formation l’ASSE et il arrivait d’un club suisse. Il a surtout joué en D3. Il ne pensait qu’à faire la fête, même en déplacement. Il n’était pas fait pour le foot [il n'aura joué que 6 matches en pro la belle saison 1987-1988, dont un seul en tant que titulaire, contre l'AS Cannes à GG, 1-0, but de Georgi Dimitrov, ndp2].
La saison de ma carrière où je me suis senti le plus fort, c'est du titre avec le FC Nantes. Il se dégageait du groupe une force collective incroyable. C’est quelque chose que je n’ai jamais plus rencontré dans ma carrière. Il y a des fois, j’avais le sentiment de sortir d’un match quand je jouais à la Beaujoire. J’étais spectateur de ce que faisaient mes collègues. Par exemple, contre Saint-Étienne alors qu’on menait 3-0 avec une facilité déconcertante, lors d’un corner pour nous, je me souviens avoir regardé ce qui se passait dans les tribunes. De voir ce que l’on apportait aux gens, ça dans une carrière, ça n’arrive pas souvent, voire jamais. Mais cette année-là, ça m’est arrivé plusieurs fois et c’est le pied.
Mon pire souvenir de match ? C’est un peu paradoxal, mais c’est mon premier match en pro le 29 août 1987. J’étais au centre de formation l’ASSE. Je n’avais pas encore 18 ans. La veille du départ de l’équipe pour aller jouer à Marseille, au Vélodrome, contre les Allofs, Papin, Giresse, Thierry Gros se blesse. Robert Herbin m’appelle. Je vouvoyais les joueurs pros de Saint-Etienne que je ne connaissais pas vraiment. Je pensais que j’allais être remplaçant mais je démarre. Il y avait ma famille et plein de potes au stade avec qui je jouais encore l’année d’avant en « cadets nationaux ». Je venais de quitter Aubagne et Mazargues.
Émotionnellement, c’était incroyable, j’entendais tout le monde qui m’appelait pendant l’échauffement, je n’étais pas dans mon match. À l’arrivée, ce premier match en pro aurait pu être mon jubilé, la fin de ma carrière… Ça allait trop vite pour moi. J’avais le sentiment de ne pas avoir le niveau. J’étais sorti à la mi-temps [l’OM a gagné 5-1 et menait 2-1 à la pause, ndp2]. C’était un cadeau empoisonné, même si je me suis dit que si Robert Herbin m’avait choisi c’est qu’il avait décelé des choses intéressantes chez moi."
L’entraîneur qui m'a le plus marqué ? Coco m’a tout appris, il m’a appris le foot, le jeu collectif, à réfléchir plus que ce que je le faisais. Il m’a appris plus que je n’imaginais. À Istres, Alain Laurier avait aussi des idées axées ballon, axées jeu. Je me souviens avoir pris pas mal de notes sur ce qu’il faisait comme jeux, comme entraînements. C’était un peu un intellectuel du foot. Il proposait beaucoup de jeux variés et d’exercices très recherchés. J’ai eu de la chance de tomber sur cet entraîneur, à ce moment de ma carrière. Je venais de prendre une claque parce que je n’avais pas signé à l’ASSE. Le jeu qu’il prônait me correspondait bien. D’ailleurs, au bout deux dans seulement, je suis parti au FC Nantes."
Souvent à la rue contre les promus
07/11 11:41
Comme le souligne Opta, Sainté a perdu 6 de ses 7 derniers matches de Ligue 1 joués contre un club promu (1 victoire), après être resté invaincu lors de ses 9 précédentes rencontres face à ce genre d’adversaires (6 victoires, 3 nuls).
Khazri s'inspire d'un ancien vilain
07/11 11:33
Dans la Pravda, le numéro 10 des Verts dit s'inspirer du numéro 9 du Real Madrid.
"Il y a un joueur qui pourrait être Ballon d'Or de qui je m'inspire, c'est Karim Benzema. Il a changé son habitude de travail, on voit qu'à 34 ans c'est un des meilleurs si ce n'est le meilleur actuellement. Je suis un « faux attaquant », et je le considère un peu comme cela. On aime participer au jeu, on ne peut pas jouer la carotte dans la surface. J'ai vu qu'il passait plus de temps en salle, sur le travail du haut du corps notamment, et je fais pareil. Je ne sais pas si c'est ce qui fait que ça se passe si bien, mais ça y contribue."
On serait heureux d'avoir Ratcliffe
07/11 11:15
Supporters d'un club qui compte 17 points d'avance sur les Verts après 12 journées, trois cadres des ultras de la Populaire Sud se sont confiés à Nice-Matin. Extraits.
"On a lu qu’on avait pris parti pour Ratcliffe. Mais qui en France se plaint qu’il soit venu en L1 ? Par contre, on voit où en est Nancy avec nos anciens dirigeants et leur logiciel de recrutement. On a œuvré pour qu’ils dégagent. Demandez aux Stéphanois s’ils ne seraient pas heureux d’avoir Ratcliffe… Ils auraient pris en otage les deux, Romeyer et Caïazzo ! (rires)
Le Gym retrouve des valeurs, avec un Monsieur à sa tête. Galtier, il était fait pour Nice. Il incarne la mentalité niçoise. Quand on le voit sauter après la victoire contre Lyon et entrer sur le terrain, c’est le gros kiff. Pareil, les joueurs refont plaisir, ça met le pied, ça envoie, ça gagne à la dernière minute. Il y a tout pour que le stade soit plein. Que les Niçois se bougent le cul !"
Troyes en a pris quatre
07/11 10:48
Ecrasé 4-0 à Lens avant-hier, le coach troyen revient sur ce match d'ouverture de la 13e journée dans L'Est-Eclair et se projette sur la prochaine rencontre de son équipe, programmée dans deux semaines contre l'ASSE au Stade de l'Aube. Extraits.
"On a manqué de cohésion" analyse à froid Laurent Batlles. "Quand on est en difficulté, il ne faut pas afficher ses faiblesses car l'adversaire s'en sert pour faire encore plus mal. Malgré les difficultés, les buts que l'on encaisse, il faut savoir rester costaud". Laurent Batlles, ce samedi matin, était dèjà à Saint-Etienne. Il est rentré s'aérer en famille. Et devant un match de U8 de son fils, il prenait l'air, histoire d'évacuer toute frustration. "Le premier but, après avoir revu les images, est pour moi largement hors-jeu. Il fait mal car il lance les Lensois qui, derrière, se lâchent."
L'Estac a donc été sonnée. Mais plutôt que de "faire le dos rond", elle s'est enfoncée. "Quand tu prends un but, puis un autre, tu dois réagir collectivement, ne pas dire que c'est la faute de l'un ou de l'autre" songe Laurent Batlles. "Tu ne peux de toute façon pas obtenir un résultat en ayant juste une réaction individuelle." Cette claque peut être salvatrice. "Il y a un travail à mettre en place. on doit se servir de cette rencontre, travailler ce qui n'a pas été. On a beaucoup de choses à améliorer."
Laurent Batlles ne veut plus voir certaines scènes. "Quand on est dans un temps faible, on doit pouvoir se regrouper, se parler, laisser passer l'orage. Là, ça ne parlait pas. On a donné l'impression de ne plus savoir où on était. Quand on joue devant 40 000 personnes, je ne peux pas faire passer de consignes, se faire entendre est impossible. Les cadres, les joueurs d'expérience doivent prendre le relais, se prendre en main."
Mais cela n'a pas été fait. "Quand on ne met pas suffisamment d'intensités dans les duels, quand on laisse trop d'espaces, contre ce genre d'équipe, tu le payes cash. Il ne faut pas que ça se reproduise !" résume Laurent Batlles. "On va se servir de cette défaite et repartir de l'avant. Cela fait comprendre certaines choses aux joueurs, aux dirigeants, à moi-même. Il va nous falloir être bien plus cohérents ces prochains matches. J'espère qu'on va bien travailler pendant la trêve internationale et bien repartir contre Sainté."
Hasek, haltères
07/11 10:05
L'ex-Canari Yves Deroff, qui a évolué sous les ordres d'Ivan Hasek à Strasbourg, évoque cet ancien entraîneur tchèque de l'ASSE (la saison 2006-2007) dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace.
"Il avait des méthodes à l'ancienne, un peu archaïques. On sentait que c'était quelqu'un des pays de l'Est. Parfois, on faisait de la muscu à 21h00 après les repas. Et dans la journée, on avait déjà fait quatre entraînements !"
Un match à couteaux tirés
07/11 09:33
Dans sa dernière édition, le quotidien auvergnat La Montagne évoque le petit derby de cet après-midi. Extraits.
"La commune de Celles-sur-Durolle, équidistante des deux capitales, avait prévu de marquer le coup, à l'initiative de son maire Olivier Chambon. Pour l'occasion, 300 places avaient été achetées afin d'être offertes à des jeunes de la commune et à leurs familles qui n'ont pas toujours les moyens de voir ce type de rencontre. "On voulait amener tout le monde autour de la convivialité que peut représenter un match de foot", explique l'élu.
"La rencontre se déroulera finalement à huis clos mais nous avons été sollicités de toutes parts pour faire quand même quelque chose pour marquer le coup", poursuit Olivier Chambon. Ainsi, la commune retransmettra-t-elle le match sur écran géant, à partir de 15 heures, à la salle des fêtes de Celles-sur-Durolle.
Pour marquer le coup, la commune avait aussi prévu un petit cadeau pour les présidents des deux clubs de foot ainsi que pour les deux maires de Saint-Étienne et de Clermont-Ferrand. Des couteaux pliants Le Thiers® imaginés par la coutellerie Chazeau-Honoré à La Monnerie-le-Montel que le maire de Celles-sur-Durolle réfléchit désormais à remettre en main propre lors d'une autre occasion. Peut-être pour le match retour prévu, si tout va bien, au Montpied, le 13 février 2022."
Clermont aura moins la pression
07/11 09:01
Formé chez les vilains, le défenseur et capitaine clermontois Florent Ogier s'est confié au Progrès avant de défier les Verts cet après-midi à Geoffroy. Extraits.
"C’est un derby si on veut parce qu’on est de la même région, que les deux villes ne sont pas loin. Mais il n’y a pas cette effervescence que l’on peut ressentir, par exemple, entre Saint-Etienne et Lyon. Pour nous, c’est un match de L1 comme un autre. Sainté, ça reste un grand club, c’est mythique.
Geoffroy-Guichard est un beau stade, avec une très belle ambiance. Là, il n’y aura pas de public, c’est dommage car on adore ça. À tout prendre, ce n’est peut-être pas plus mal pour nous. Après, ce sont des ambiances très particulières. Des fois, c’est presque plus motivant, ça galvanise d’avoir des gens dans le stade même s’ils sont contre vous;
Il y a bien quelqu’un qui va perdre contre les Verts. J’espère que ce ne sera pas nous. On aime bien avoir la balle, faire du jeu. Peut-être qu’ils vont vouloir nous attendre pour nous prendre en contre avec des joueurs rapides. On y est un peu préparé. À l’inverse, on peut aussi les déranger en monopolisant le ballon. On n’aura pas de pression. Peut-être que les Verts en auront plus que nous et ça pourra les desservir."
Kévin stayed on the bench
07/11 08:31
Le défenseur central stéphanois Kévin Pédro n'aura joué qu'un seul des trois matches de l'équipe de France U16 au Tournoi du Val-de-Marne. Remplaçant lors de la victoire (1-0) du 2 novembre contre les Belges puis titulaire lors de la lourde défaite de jeudi contre l'Italie, le protégé de Patrick Moreau a suivi du banc la victoire (3-2) de l'Angleterre hier à Bonneuil-sur-Marne.
Deux mains hier ?
07/11 08:08
Dans sa vilaine édition, Le Progrès du jour évoque deux mains vertes non sifflées hier lors de la victoire (2-1) de la réserve stéphanoise sur le tout pourri terrain de Vaulx-en-Velin. Extraits.
"Un nul aurait été logique, analysait après coup le président Ouled. Fébriles en première période, on a fait plus que jeu égal avec les Stéphanois après la pause, c’est le vrai point positif". "On peut nourrir bien des regrets, complétait le coach Saïd Mehamha : faute de main du passeur non signalée lors du premier but, et but contre notre camp pour le second."
Yanis Mehamha abdiquait sur un centre de Dieye entaché d’une faute de main, Lhery reprenait à bout portant sans se poser de questions. Sur un corner de Petit, Benjeddi déviait dans le but de son portier. Dans une deuxième mi-temps entièrement à l'avantage des Vaudais, on aura noté une faute de main des Verts (Owusu) dans leur surface, là encore pas assez visible..."
Bats a failli signer chez les Verts
07/11 01:04
Ancien entraîneur des vilains gardiens, Joël Bats rappelle dans la Pravda du jour qu'il a failli signer à l'ASSE. Extraits.
"Jacques Foix, ancien international qui a joué là-bas, était l'entraîneur de mon club a Mont-de-Marsan. En 1973, il m'a amené au tournoi international cadets de Feurs que j'ai joué avec Saint-Etienne. On a gagné, j'ai été nommé meilleur gardien et le club m'a proposé de participer au stage de début de saison. Il y avait Curkovic, Migeon, Herbin, Rocheteau, Larios, Repellini, Piazza, Larqué, les frères Revelli. Je me suis entraîné trois semaines avec ces mecs-là ! A 16 ans ! Ils me font signer un contrat de non-sollicitation mais Curkovic a fait venir Dugalic et ils ne m'ont pas pris."
On va gagner selon Roro
07/11 00:32
La Pravda de ce dimanche évoque le Sainté-Clermont qui se jouera à huis-clos. Extraits.
"Dimanche après-midi, l'expression de la colère des supporters stéphanois pourrait atteindre un nouveau cap. Dans un communiqué publié lundi, quatre groupes de supporters ont appelé au rassemblement à 13h30 devant le Zénith de Saint-Étienne pour une manifestation visant à réclamer la démission du manager général et pointer la « gestion ridicule » du duo présidentiel.
Le cortège devrait rallier le stade depuis la salle de spectacle, située à un kilomètre à pied, et scander ensuite ses revendications depuis le parvis. Un important dispositif de sécurité sera mis en place pour éviter les débordements, avec notamment le support d'un engin lanceur d'eau (ELE). Le spectre du 23 avril 2017 où deux cents ultras avaient fait irruption en tribunes, malgré le huis clos contre Rennes, reste présent.
« Ça va gagner ce week-end », positivait Romeyer, le président du directoire, auprès de quelques fans angoissés devant L'Étrat, jeudi midi. « Victoire impérative » est le mot d'ordre qui circule au sein de toute une institution déjà en crise, également pendue à un processus de vente incertain qui s'accélère, tandis que les candidats au rachat ont jusqu'à demain soir pour déposer une offre écrite et ferme. Difficile de mesurer les conséquences d'une nouvelle contre-performance."
Saadi marque chez Abi
06/11 23:13
Grâce à une passe décisive et un but d'Idriss Saadi, le Sporting Club de Bastia s'est imposé 3-2 au Roudourou ce samedi contre l'En Avant Guingamp de Charles Abi. Entré en jeu à la 76e minute, l'attaquant prêté sans option d'achar par Sainté a raté une grosse occasion (à la 79e) avant de manger une biscotte dans le temps additionnel.
Tenu en échec par le QRM de Nathan Dekoké (remplacé à la 66e par Samy Belkorchia), le TFC de Damien Comolli et Philippe Montanier reste leader de la L2 mais ne compte plus qu'un point d'avance sur l'AJA, qui a écrasé 4-1 le Pau FC de Didier Tholot. L'AC Ajaccio d'Olivier Pantaloni et Jordan Galtier complète le podium après avoir arraché la victoire à la 94e aux dépens du DFCO de Patrice Garande.
Sans Yoric Ravet mais avec Loris Néry (entré en jeu à la 87e), le GF38 s'est lui aussi imposé dans le temps additionnel de l'USL Dunkerque de Romain Revelli, toujours privé de Jérémy Vachoux. Avec Morgan Guilavogui (remplacé à la 78e minute), le Paris FC de Thierry Laurey a lui aussi gagné 1-0 contre le Rodez Aveyron Football de Nassim Ouammou (remplacé à la 79e).
Désormais entraîné par Christophe Delmotte, le VAFC de Mathieu Debuchy (titulaire) et Jérémie Janot (entraîneur des gardiens) a fait un bon match nul et vierge au Havre mais pointe désormais à la 17e place, avec un point d'avance sur le barragiste bastiais. Depuis le banc, Baptiste Valette a assisté à la victoire de son équipe (Nancy, lanterne rouge) à Niort face à des Chamois toujours privés de Tyrone Tormin (relégué en réserve, il a marqué le week-end dernier en N3 contre Bayonne).
Gomis optimiste
06/11 22:17
Dans un entretien accordé au Progrès, Bafé Gomis affiche sa conviction que Sainté va enfin décoller. Extraits.
"En tant que supporter stéphanois, je vis mal la crise que traverse actuellement l'ASSE. J’ai regardé pas mal de matches, le contenu est souvent intéressant mais il y a toujours une petite erreur… Après cette première victoire, l’équipe sera poussée par toute la ville et ça débouchera sur une série. Il y aura une telle énergie positive et un capital de confiance plus important qu’elle pourra enchaîner. Je suis persuadé que l’ASSE va battre Clermont ce dimanche, se maintiendra et montrera à la Ligue 1 que c’est une place forte du football.
Le maintien passera par le soutien des supporters. Saint-Étienne possède l’un des meilleurs publics de France, même d’Europe. Claude Puel est quelqu’un de costaud. Il a toujours réussi ses paris. À Lyon, il m’a énormément fait progresser. Aujourd’hui, quand je dois garder un ballon, je pense à toutes les heures qu’il a passées avec moi pour que je puisse le faire. Il a été très dur mais juste. Ça ne me dérangeait pas qu’il me secoue un peu. À Saint-Étienne, il est en difficulté mais a eu le courage d’accepter ce challenge dans lequel il n’a pas pu recruter."
Un groupe de 22 enfin victorieux ?
06/11 20:41
C'est un groupe sans surprise que Claude Puel a retenu pour la réception de Clermont, à la petite exception du gardien numéro 3 (le portier guinéen Bangaly Sylla a été préféré à l'international U20 algérien Nabil Ouennas, brillant cet après-midi lors de la victoire de la réserve à Vaulx-en-Velin) :
Green, Bajic, Sylla - Maçon, Sow, Nadé, Kolodziejczak, Trauco, Silva - Gourna, Diousse, Camara, Youssouf, Moueffek, Aouchiche, Boudebouz - Hamouma, Nordin, Khazri, Ramirez, Krasso, Bouanga.
Parce qu'elle le Vaulx bien (2)
06/11 20:23
Razik Nedder nous a livré ses impressions à l'issue de la rencontre remportée par l'équipe réserve sur le vilain terrain de Vaulx-en-Velin.
"On est satisfait de prendre ces trois points, ce n'est jamais facile de gagner là-bas. Le terrain était très, très difficile à jouer pour les deux équipes. Même eux, qui ont une équipe plutôt technique, je ne suis pas sûr que ça les arrange d'avoir un terrain dans cet état-là... C'est difficile dans ces conditions de voir un joli match de foot. Ce sont des matches où l'on va chercher autre chose que la qualité de jeu, que la fluidité que l'on a pu avoir dans les matches précédents. Au niveau mental, c'est aussi dans des matches comme ceux-là qu'on construit des compétiteurs, des gagnants. Cela demande d'être un peu plus pragmatique, de faire preuve d'un peu plus de rigueur, de sortir les ballons quand il y a le feu, d'être efficace sur les coups de pied arrêtés.
Je nous ai quand même trouvés en difficulté sur les coups de pîed arrêtés, ça nous a un peu mis le feu sur le match. On a eu un peu de mal à les gérer notamment en première mi-temps. On a réglé certaines choses en deuxième, notre ligne défensive a été un peu plus haut de manière à donner un peu plus d'air à Nabil Ouennas, qui a fait un bonne seconde période et a été décisif. C'est bien pour lui. Lors de sa dernière sortie, il était déçu de sa prestation mais aujourd'hui il nous a permis de ramener des points. On est sur une bonne dynamique avec ce troisième succès consécutif. On avance dans le positif, on a des générations de joueurs qui ont besoin de ça, de sentir qu'ils vont de l'avant. On va faire le maximum pour rester dans cette dynamique-là.
Ce n'est pas simple avec ces coupures. On joue souvent un week-end sur deux. Cela va encore être le cas, notre match contre Limonest sera reporté car ils jouent le week-end prochain en Coupe de France. On va encore avoir deux semaines sans compétition, on va essayer de trouver à nouveau une opposition en amical pour garder le rythme. Malgré cette problématique du calendrier, on entretient une bonne dynamique et je suis satisfait du comportement des garçons. Ce match à Vaulx-en-Velin était rien d'être évident, d'habitude avec les réserves tu le perd, en tout cas tu ne le gagne pas. On a gagné et mine de rien on a fait preuve de caractère. Malgré la jeunesse de cette équipe - il y a encore des 2004 et des 2005 qui ont joué aujourd'hui - je trouve qu'on a fait preuve de maturité."
Parce qu'elle le Vaulx bien
06/11 17:29
Victorieuse 2-1 sur le terrain de l'antépénultième Vaux-en-Velin, l'équipe réserve vient d'enchaîner un 3e succès consécutif en N3.
Comme le rapporte le compte twitter du Progrès, Yanis Lhery a profité d'un bon travail du néo-pro El Hadji Dieye pour ouvrir le score à la fin du premier quart d'heure. En plein coeur de la première période, Sainté a fait le break sur un corner de Victor Petit dévié par un défenseur local dans ses propres filets.
S'il a dû s'incliner dans le temps additionnel de la première période, l'international algérien U20 Nabil Ouennas (photo) a réalisé deux parades décisives en seconde période. Les protégés de Razik Nedder sont désormais deuxièmes derrière Hauts-Lyonnais.
La compo : Ouennas - Djile-Nokoue, Tshibuabua, Owusu, Ghezali (Bladi, 64') - Petit, Mouton, Rivera - Dieye, Lhery (Aiki, 75'), Correia (Benkhedim, 46').
Il va falloir charbonner jusqu'à la fin
06/11 17:16
Wahbi Khazri s'est confié à la Pravda avant l'important petit derby de demain après-midi. Extraits.
"Si on trichait, on ne serait pas revenus contre Angers après avoir été menés 2-0 , on en aurait pris trois ou quatre contre Lyon, on n'aurait pas réagi après le premier but à Metz. Tout le monde tire dans le même sens, ce n'est pas des paroles en l'air. Si on est derniers, c'est qu'on le mérite. Mais il y a des matches où ça aurait pu tourner en notre faveur. Maintenant il faut des points, gagner, pour ramener le public avec nous, c'est l'élément fort ici. En ce moment, c'est un peu hostile on les comprend.
Les actions des supporters, perso, ça me motive. Ça donne envie de faire plus pour montrer qu'on va tout faire pour sauver le club. Tous les joueurs réagissent pareil. Il y a eu une action forte à notre retour de Metz, et parfois, c'est bien aussi de se faire tirer les oreilles. C'est comme un enfant qui fait des bêtises, si on ne l'aimait pas, on ne lui dirait rien. Ils montrent qu'ils aiment le club et qu'ils souffrent de le voir là.
C'est là qu'il faut montrer du caractère, qu'il faut assumer. Il va falloir charbonner jusqu'à la fin et gagner contre Clermont un match très, très important, démarrer une série. J'ai connu un maintien arraché avec Sunderland. On avait célébré ça comme une qualification pour l'Europe, avec des émotions intenses. J'aimerais que certains vivent ça ici aussi.
Ma mise à l'écart en première partie de la saison dernière ? Ça a été des moments compliqués. Quand on est un joueur confirmé, c'est dur d'être mis de côté pour certaines raisons. Il faut les respecter. Mais je n'ai pas lâché, je suis revenu encore plus fort. J'ai beaucoup bossé, soutenu par mes proches, ma femme en particulier. Quand on te refait jouer, tu dois être décisif tout de suite. Si je n'avais pas marqué à Angers, je n'aurais peut-être pas beaucoup joué. J'ai enchaîné et ça m'a permis d'être pris en considération.
Je pars sur les mêmes bases, mais il ne faut pas que je m'enflamme. Je ne doute jamais, sans prétention, j'ai une grande confiance en moi. J'ai des défauts, je peux ne pas plaire à beaucoup de gens, mais je connais aussi mes qualités, celles d'un joueur assez technique, qui ne lâche rien, qui fait beaucoup d'efforts pour l'équipe. Je ne changerai jamais, j'aime le joueur que je suis.
L'entraîneur est venu avec des idées, qu'il faut respecter. Je n'ai rien à dire là-dessus. Mais les retours de certains joueurs cadres font que forcément... Ryad est un super joueur, Romain Hamouma aussi. Quand on a ces profils expérimentés pour gérer certaines situations, c'est plus facile. On est plusieurs à avoir connu la galère en début de saison dernière, mais au final, on n'a pas lâché, et on essaie d'aider le club dans sa mission. Il y a des jeunes qui ont de la qualité, c'est à nous de les aider. Il faut qu'ils s'inspirent, voient comme on se comporte. La situation va les faire grandir plus vite.
Je ne sais pas si je serai là l'an prochain, contractuellement non, et je n'ai pas envie de partir en laissant ce club en Ligue 2. Saint-Étienne appartient au patrimoine du foot français, on n'a pas besoin de se le dire, il n'y a pas d'abruti dans ce vestiaire. On sait dans quel club nous évoluons, il faut le sauver."
La Gambie avec Saidy mais sans Mahdi
06/11 16:28
S'il a rencontré Mahdi Camara samedi dernier à Metz en vue de l'enrôler dans la sélection de la Gambie, Tom Sainfiet n'a pas (encore ?) reçu le feu vert du capitaine stéphanois. C'est donc sans le numéro 8 de l'ASSE mais avec l'ancien latéral des Verts Saidy Janko (qui joue désormais en L2 espagnole au Real Valladolid) que les Scorpions défieront les All Whites de Nouvelle-Zélande à Abu Dabhi le 16 novembre.
Sow éliminé mais encore convoqué en Guinée
06/11 15:35
A l'instar du nouvel appelé Morgan Guilavogui (ex-U17 de l'ASSE, attaquant du Paris FC et petit frère de Josuha) mais aussi de Mohamed Bayo (qu'il compte bien museler demain après-midi à GG), Saidou Sow a été sélectionné hier par Kaba Diawara (sélectionneur par intérim suite à la mise à l'écart de Didier Six) pour affronter la Guinée-Bissau (le 12 novembre à Conakry) puis le Maroc (le 16 novembre à Casablanca) lors des éliminatoires de la Coupe du Monde. Deux matches comptant pour du beurre pour le jeune protégé de Claude Puel, le Syli National ayant déjà perdu toute chance d'aller au Qatar à la fin de l'automne 2022.
Les Verts ont épuisé Thuilot
06/11 15:07
Dans un entretien accordé à Ouest-France, le DG du SCO Xavier Thuilot revient sur son parcours, et notamment sur son passage à l'ASSE. Extraits.
"En 1987, je glandais en fac de pharmacie, à Amiens, mais je venais de créer le club des Spartiates. J’y ai été joueur pendant 10 ans, au poste de linebaker : ça me permettait de rester dans ma ville. J’ai suivi un IUT, puis Sup de Co après un service militaire dans l’armée de l’air. J’étais un abonné assidu de l’Amiens SC – où j’ai vu Gérald Baticle joueur – j’allais aussi au hockey sur glace, mais, surtout, je m’occupais de tous les aspects du sport : le jeu, l’organisation, le business. Ce choix a changé ma vie professionnelle.
Le foot, c’est tribal. Il est viscéralement imprégné par la culture du dominant et du dominé. Ma première expérience dans le football, c'était au LOSC. On était une équipe de jeunes cadres qui n’arrivions pas du foot. On a bâti des fondations avec les méthodes de l’entreprise et en s’inspirant, pour le sportif, de ce qui se faisait ailleurs. On a fait bouger les lignes. Je pense qu’on passait pour des emmerdeurs permanents. On attaquait tout le monde, on était agressifs, comme sur un terrain, mais innovants.
Notre premier match en Ligue des Champions, on l’a joué à Lens car notre stade Grimonprez-Jooris était vétuste. Cependant, on y ouvre notre saison en L1 en recevant le Monaco de Claude Puel : il y avait 20 cm d’eau dans les vestiaires visiteurs. On termine la saison à Monaco : on gagne là-bas et on se qualifie pour la Champions League. Puel est viré. Un an après, on bosse ensemble à Lille.
Moi, la formule de Coubertin ne m’intéresse pas. Le sport, c’est la compet’, et la compet’, c’est pour gagner. Notre culture était que chacun devait atteindre l’excellence dans son métier. Ce n’était douloureux pour personne : le club avait des résultats. Et quand j’ai senti qu’avec Rudi Garcia qui ne voulait que des joueurs d’expérience, ce modèle était en danger, on se sépare de lui en juin 2009. Michel Seydoux, le fait revenir sur le banc 10 jours plus tard : je suis viré. J’en garde une forme d’injustice même si j'ai gagné en cassation.
J’ai ensuite travaillé à Lens. J'ai un profond respect pour Gervais Martel. Mais avec l’investisseur azéri Hafiz Mammadov, on a vécu les 1001 nuits ! C’est un club incroyable, mais c’était aussi un joyeux bordel. Avec Antoine Kombouaré, le coach, on a fait ce qu’on a pu. On allait au restaurant du Louvre et on parlait de tout sauf de foot… Chez les Verts, Claude Puel est appelé sur le banc et conditionne mon arrivée à la sienne : c’est un coach qui débarque avec un DG en somme… Mais là, c’est le chaos. Une usure généralisée a gagné le club. J’ai n’ai eu aucun motif de réjouissance en 15 mois là-bas. À tel point que ça m’avait épuisé : je n’avais plus envie de revenir dans le foot.
Mais Saïd Chabanne m'a appelé. Il veut que je fasse à Angers la même chose qu’à Lille. Au Losc, j’étais le patron de tout. J’assurais la performance sportive et financière en respectant le cadre budgétaire. Je n’avais aucune limite de signature. Ici, les contours sont encore à définir. Le DG que je suis ne revendique aucun pouvoir, il assume celui que son actionnaire lui donne. Un club, ça reste une PME : au quotidien, on ajuste pour être meilleur. Et concernant le sportif, l’approche est particulière. C’est un secteur avec des salariés qui ont leur culture propre. Et là aussi il y a cette notion tribale : ils ont leur chef."
L'Estac a pris une claque
06/11 10:55
Ecrasé 4-0 à Bollaert hier magré l'entrée en jeu de Dylan Chambost, Troyes a affiché des lacunes qui ne demandent qu'à être exploitées par les Verts lors de la prochaine journée de L1 (dans 15 jours au stade de l'Aube). Au micro de Prime Video, Laurent Batlles a commenté la déroute de ses protégés avant de se projeter sur ses retrouvailles avec les Verts.
"A partir du moment où on n’existe pas défensivement, que l’on ne gagne pas de duel dans la valeur athlétique, que l’on n’est pas présent, on ne peut pas exister. Je suis déçu pour nos supporters, ce n’est pas l’image que l’on voulait montrer. Les Lensois ont une grosse valeur athlétique, beaucoup de courses, dézonent beaucoup, mettent beaucoup d’intensité mais malgré tout, c’est aussi très bon dans les petits espaces. Ils arrivaient à jouer en appui-remise-profondeur ou appui-remise-frappe et on n’a pas été performant dans ce domaine.
Cette défaite doit nous servir pour grandir. On n’est pas dans le même championnat. On est dans un certain apprentissage de cette Ligue 1 mais malgré tout, c’est quand même compliqué de prendre une gifle. J’espère que ça nous permettra de bien rebondir et de bien travailler pendant la trêve parce qu’on a un match très important contre Saint-Etienne qui arrive."
L'ancien entraîneur de l'équipe réserve de l'ASSE compte actuellement 7 points d'avance sur Sainté. Espérons qu'il n'en aura plus qu'un le dimanche 21 novembre sur le coup de 17h00 !
Khaoui contre Khazri
06/11 10:29
Avant de défier son capitaine de la sélection tunisienne (à sa droite sur la photo), le milieu offensif tunisien de Clermont Saîf-Eddine Khaoui s'est confié à La Montagne. Extraits.
"Lors de l’échauffement du match face à Marseille, sur une frappe, j'ai ressenti une douleur au niveau du gracile [muscle droit interne de la cuisse, ndp2]. J’ai décidé de jouer et en début de semaine, on a géré. À présent, la douleur est passée, ça va mieux. Mon poste préféré, c'est dans le cœur du jeu, près de l'attaquant. Même si je peux évoluer à droite, je serai souvent dans l’axe, comme en sélection. À gauche, c’était un poste que je ne connaissais pas mais j’ai dépanné là, quelques fois, à Marseille.
C’est toujours bien de commencer fort et de prendre un maximum de points. Mais on sait que la saison est longue et que forcément il y aura des moments plus faibles que d’autres. On prépare ce match contre les Verts pour prendre un maximum de points. Le but, c’est de ne pas les laisser prendre confiance, de commencer fort si on peut. Ça va faire bizarre de se replonger dans un stade vide mais ce sera à nous de mettre le rythme qu’il faut, d’être dedans dès le début et de faire ce qu’il faut."
Ogier rallie le groupe clermontois
06/11 09:56
Incertain il y a trois jours, le défenseur central Florent Ogier devrait faire partie du groupe clermontois qui affrontera les Verts à Geoffroy demain après-midi d'après la dernière édition de La Montagne, qui évoque le petit derby de cette 13e journée de L1. Extraits.
"C’est avec un groupe au sein duquel tout semble rentrer peu à peu dans l’ordre, malgré une incertitude planant encore sur Berthomier mais avec les retours d’Ogier (dos) et Khaoui (cuisse), ménagés en début de semaine, que le Clermont Foot affine la préparation de son match contre Saint-Etienne. Pascal Gastien s'est exprimé sur cette rencontre en conférence de presse : "Il reste tellement de matchs qu’ils peuvent revenir sur nous mais on peut faire un break qui ne sera pas définitif, mais un gros break quand même. 7 points d’écart actuellement, c’est important. Ça va être un match certainement âprement disputé.
L'entraîneur clermontois ne se veut absolument pas calculateur par rapport à la situation de son adversaire, le seul de toute la L1 à ne pas avoir connu la victoire : "Sur tous les matchs, il y a des points à prendre. On sait qu’il faudra 40 à 42 points. Qu’on les prenne devant Saint-Etienne, je pense que c’est mieux puisque c’est un adversaire direct, c’est mathématique. Mais on ne choisit pas, on n’en a pas les moyens. Je pense que Saint-Etienne est aussi dans de bonnes dispositions, j’ai vu leurs derniers matchs. A chaque fois, à part peut-être contre Strasbourg, ils sont toujours en situation de prendre des points et de gagner le match. Ils n’ont pas eu trop de réussite non plus, ces derniers temps."
Le lob, c'est de famille
06/11 09:31
Il y a deux ans, Foued Khazri (photo) avait marqué d'un lob lointain sur le terrain de Côte Bleue en National 3.
Son petit frère Wahbi lui avait promis de faire encore plus fort et sa persévérance a enfin été récompensée le week-end dernier à Metz. Sur le site de So Foot, le milieu de terrain de Villefranche Saint-Jean Beaulieu n'est pas surpris par son frangin. Extraits.
"En poussins et benjamins, il marquait souvent du milieu de terrain grâce à sa technique et sa puissance de frappe. Notre père jouait en amateur, ça nous a mis le pied à l'étrier. On jouait même au foot à la maison entre frères, on se faisait un petit terrain dans la salon, on en a cassé des choses… Mais il fallait tout ranger avant que maman ne rentre des courses. On s'est même fait mal parfois, on pouvait saigner de la bouche.
La rue, ça forge un caractère. Il ne faut pas se laisser faire pour s'imposer et ne pas se faire marcher dessus. Wahbi se contentait de marquer des buts. Quand il perdait, il ne le prenait pas spécialement mal. Mais dans les quartiers, celui qui gagnait restait sur le terrain. Je l'ai souvent engueulé, ça lui est même arrivé de rentrer en pleurant. Notre mère n'était pas contente, elle ne voulait plus qu'on joue au foot ensemble. Mais au fur et à mesure, il a acquis cette mentalité de compétiteur, je pense que ça vient aussi de ces moments au quartier.
A la JS Ajaccienne, il a trouvé un cadre et surtout un éducateur, Francis Thierry, le coach qu'il faut avoir en Corse jusqu'à 10-12 ans pour apprendre à jouer au ballon. C'est donc au stade du Binda qu'il a fait ses gammes. C'est un tout petit terrain en terre entre les immeubles, il n'y a rien de mieux pour apprendre. On est obligés d'être technique pour gérer les faux rebonds et les trous.
Il est arrivé des fois où il avait 2-3 kilos en trop, il ne faut pas se mentir. Mais il a compris et je sais qu'il fait très attention à ce niveau-là aujourd'hui. Il ne fera pas de régimes draconiens, il ne se prive pas. Il aime la vie, mais il sait qu'il ne peut pas se permettre de manger n'importe comment.
On ne peut pas dire qu'il ait bien vécu la période où il a été mis au placard à Saint-Etienne. Mais il a continué à s'entraîner, à bosser. Ce n'est pas Neymar, ce n'est pas Messi, mais il savait qu'il pouvait tirer son épingle du jeu dans cet effectif. Son prochain défi ? Marquer de plus loin qu'à Metz, ça va être compliqué. Je pense que son défi aujourd'hui, c'est de sauver le club. Je l'ai encore eu hier au téléphone et il me parlait de cette envie de gagner pour entrer dans une bonne dynamique. Il est très club. "
La réserve dans la banlieue de la banlieue
06/11 08:30
Antépénultième et restant sur 3 défaites (10 buts encaissés), Vaulx-en-Velin reçoit cet après-midi la réserve stéphanoise, 3e et sortant de 2 victoires (avec deux clean sheets). Razik Nedder évoque ce match de la 7e journée de N3 dans la dernière édition du Progrès. "L’idée est de rester sur notre dynamique. Vaulx-en-Velin a une équipe à dominante technique et qui sait faire de bonnes choses lorsqu’elle tient le ballon."
Bedouet encense Khazri
06/11 08:13
Eric Bedouet, qui a côtoyé Wahbi Khazri deux saisons à Bordeaux (2014-2016), encense le numéro 10 des Verts sur le site de So Foot.
"Son lob contre Metz ? Il est capable de choses comme ça. J'étais content de le voir marquer un but comme ça, c'est Wahbi, il peut faire la différence à tout moment, ce n'est pas donné à tout le monde. C'est ça, les joueurs d'exception, ils ont quelque chose de différent des autres. Il y a des joueurs, on sait qu’ils vont être là dans les grands matchs. Lui en fait partie. C’est un leader technique. Ce type-là peut faire la différence à tout moment en décochant un tir ou en faisant un geste technique de très, très haut niveau. C’est un joueur très intelligent, subtil, avec une belle technique.
Quand ça marche bien avec l’entraîneur, il donne tout, il y va à fond et il est fantastique. Si on ne l’aime pas, ça ne marche pas bien. Wahbi a besoin de ça. Il a besoin qu’on l’aime, qu’on compte sur lui. Quand il a tout ça, il est insaisissable. Wahbi, c’est un boute-en-train constant ! Tout le temps en train de rigoler et de faire des blagues. C’est génial d’avoir un joueur comme ça. Ça déride un peu parce qu’on est dans un milieu stressant, ça ne fait pas de mal de voir des gens qui ont cette approche-là. Il y en a eu à Bordeaux des joueurs comme ça. Qu’est-ce qu’on a pu prendre du plaisir… Mais vraiment, c’était un bonheur de les côtoyer. Tous ces gens-là fédèrent autour d’eux."
Ultras en colère (9)
05/11 20:41
Alors que quatre groupes de supporters stéphanois (Magic Fans, Indépendantistes Stéphanois, Green Angels, Union des Supporters Stéphanois) appellent à un rassemblement ce dimanche à 13h30 devant le Zénith de Saint-Etienne, des banderoles ont été apposées tout au long de la semaine pour dénoncer la gestion du club des deux actionnaires majoritaires.
Gastien Puel en haute estime
05/11 16:42
En conférence de presse le coach clermontois Pascal Gastien a dit tout le bien qu'il pensait de Puel et de son équipe : "On aurait aimé du monde pour un derby comme ça, ça aurait fait une très belle ambiance. Les gens qui causent ça font du mal au football, ce sont pas de vrais supporters. C'est dommage. Saint-Etienne est une bonne équipe de L1. Khazri est un des meilleurs joueurs du championnat. Mais l'ASSE est aussi un très bon collectif, très solide. On a tout à gagner sur ce match, on a l'occasion de faire le break au classement. On doit prendre des points contre un adversaire direct. On est dans de bonnes dispositions malgré les 2 défaites, mais Sainté aussi.
Claude Puel est un exemple. Il a tout mon soutien, c'est quelqu'un de calme, pondéré, et expérimenté, c'est un des meilleurs entraîneurs français. Il l'a prouvé plusieurs fois."
Concernant son effectif, outre son fils, suspendu, Gastien a précisé qu'un autre de ses milieux, Berthomier (12 matchs cette saison) était incertain : "il s'est entraîné à part, on ne sait pas trop encore si ça l'empêchera de jouer à Sainté."
Deux absents pour ce non-derby
05/11 14:06
Claude Puel a confirmé l'absence d'Yvan Neyou (cheville) et Harold Moukoudi (cuisse) pour la réception de Clermont (dimanche 15h). Miguel Trauco a, de son côté, repris l'entraînement collectif. L'entraîneur stéphanois a d'ailleurs rappelé que ce match ne constituait pas un derby :
"Non, je ne pense pas qu'on puisse dire qu'il s'agit d'un derby. C'est un match entre deux villes qui sont proches mais il n'y a pas de rivalité exacerbée entre les supporters de deux clubs. Il faudra gagner ce match pour grapiller des points au classement."
Claude Puel est revenu également sur les nombreuses banderoles qui le visent ainsi que les dirigeants depuis plusieurs semaines :
"Les joueurs restent concentrés sur l'objectif du maintien. Je sais qu'il y a de la frustration et de la peur chez les supporters mais j'ai reçu beaucoup de soutien de mes pairs mais aussi de stéphanois que je croise"