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Figure incontournable de l'Épopée stéphanoise de 1976, Christian Lopez, surnommé Jeannot par ses coéquipiers, doit son surnom à sa grande ressemblance avec... un Lyonnais ! En l'occurence, Jean Baeza, lui aussi arrière et rugueux défenseur de l'OL à la même époque.
Mais Lopez, le roi du tacle, est quant à lui devenu l’un des plus grands libéros de l’histoire du football français...
Christian Lopez est né le 15 mars 1953 à Aïn Témouchente, en Algérie Française. Un pied noir au patronyme espagnol qui ne tardera pas à rejoindre avec toute sa famille la Côte d'Azur en 1961, peu avant les accords d'Evian: "J’étais trop jeune pour souffrir de ce changement radical. En revanche, pour la famille, ce fut vraiment très dur. Ma mère, 15 ans plus tard, avait encore le mal du pays".
Jusque là, Christian jouait au foot dans la rue comme un certain Rachid Mekloufi avant lui. Mais en métropole, il se met un peu plus sérieusement au football: nous sommes en 1964, il a 11 ans, il habite au Cannet, près de Cannes et il joue dans le club de son village, l'AS Rocheville.
Rapidement son entraîneur repère ses qualités techniques et le présente à l’Opération Guérin, une structure fédérale de détection des meilleurs pfootballeurs agés de 12 ans. Durant ces rassemblements, Christian est jugé sur sa technique, son physique et son comportement en cours de match.
Sans surprise, il fait partie des meilleurs éléments du district Côte d’Azur et intègre les Cadets du Sud pour un stage en Ligue de Méditerranée.
L'étape suivante est la suite logique de cette ascension: Christian, joueur phare du club de Rocheville, est sélectionné en équipe de France junior où il fréquente Alain Merchadier, Jacques Santini et Christian Sarramagna, déjà pensionnaires du centre de formation de l'AS Saint-Étienne.
Ces derniers lui vantent les mérites et l'ambiance du club stéphanois mais le jeune homme est très courtisé: l'OGC Nice, l'AS Cannes et le Nîmes Olympique le suivent depuis longtemps. L'Olympique de Marseille lui propose même un stage qui se révèle concluant. Pourtant, contre toute attente, Lopez décline l’offre: "Ça ne m’intéressait pas vraiment d’aller à Marseille. J’avais conscience que c’était une grande équipe mais je savais que c’était un club à histoires. C’est ce qui m’a fait dire non, d’autant que je me plaisais bien à Rocheville"
Pas facile d'arracher un Méridionnal à son rivage ! Et pourtant, Pierre Garonnaire va y parvenir. Après avoir été tuyauté par Santini, le recruteur le scrute lors d'un match entre juniors au Parc des Princes et repart convaincu. Après d'âpres négociations avec Mme Lopez, qui préfère pour son fils les études au football, Garonnaire sort le grand jeu et lui propose de disputer dès le lendemain un essai en lever de rideau du match retour de Coupe d'Europe des Clubs Champions contre le Bayern Munich.
Face à cette offre incroyable, Christian Lopez n'hésite pas et avec l'accord de sa mère, s'envole pour Saint-Étienne pour enfiler le maillot vert pour la première fois... devant plus de 33.000 personnes.
Plus qu'un succès, c'est un triomphe: non seulement, les juniors de l'ASSE passent 9 buts au club local de Saint-Genest-Lerpt mais à 16 ans à peine, Lopez est éblouissant de calme en défense. Cerise sur le gâteau: l'ASSE, senior cette fois, réussit l'impensable exploit d'éliminer le Bayern. Une soirée magique !
Il partage alors un appartement avec Santini, Sarramagna et Merchadier et fréquente de jeunes voisins tels que Patrick Revelli, Pierre Repellini ou Christian Synaeghel: "J’étais heureux comme un pape d’être venu à Saint-Etienne. Les autres m’avaient dit comment ils vivaient. Je savais que j’allais être libre, que je pourrais faire un peu ce que je voudrais. Jusque-là, mes parents avaient toujours été derrière moi, d’une façon ou d’une autre. Je ne pouvais pratiquement jamais sortir, par exemple".
Christian partage son temps entre les entraînements, prodigués par Robert Philippe et les cours, surveillés par Jean Olekiask, deux redoutables chaperons. Car les techniciens stéphanois ne sont pas des lapins de 6 semaines et ils savent que de jeunes footballeurs beaux, musclés et talentueux, en bande et loin de chez eux, sont sujets à toutes les tentations. Ils ont des yeux et des oreilles dans toute la ville alors quand Christian s'éprend de la douce France et multiplie les escapades amoureuses, l'ASSE sévit.
Remontage de bretelles, avertissements sans frais, sanctions sportives.... Tout l'arsenal de la discipline scolaire y passe jusqu'à l'incartade de trop: Christian est renvoyé. Ses parents font alors le voyage jusqu'à Sainté pour lui administrer une correction et provoquent involontaire ment une réaction salutaire des dirigeants stéphanois. Ces derniers calment le jeu, proposent aux époux Lopez de garder leur rejeton jusqu’à la fin de la saison et leur promettent de veiller à ce que son comportement change.
Coup de bluff ou vraie compassion ? En tous cas, le couperet est passé très près et Christian a compris la leçon. A partir de ce moment, il ne commetra plus d'impair et deviendra même un professionnel hors-pair.
Après deux ans de formation et une coupe Gambardella remportée face à l'OL en 1970 (puis une autre perdue en finale aussi contre l'OL mais passons), Christian Lopez et tous ses copains (Santini, Synaeghel, Merchadier, Sarramagna et Patrick Revelli) sont progressivement appelés à jouer en pro par Albert Batteux lors de la saison 1971-72. Pour Lopez, celà a lieu le 28 novembre 1971 à Geoffroy-Guichard face à Nice. Mais ca ne passe pas très bien: alors que les Stéphanois déroulent tranquillement 2-0 en deuxième période face aux hommes de Jean Snella, le jeune Christian se troue et réduit la marque contre son camp. Quinze minutes plus tard, Hervé Revelli, passé à l'ennemi, égalise. Match nul 2-2, catastrophe pour le matru: Batteux l'enverra tâter du banc jusqu'au nouvel an !
Heureusement, dès le mois de janvier, Lopez saura se ressaisir et terminer la saison en trombe, chipant au passage le poste de stoppeur titulaire au vénérable Georges Polny.
C'est donc sans grande surprise que les 6 compères, accompagnés de Gérard Janvion, sont convoqués par Pierre Garonnaire en présence du Président Roger Rocher et du nouvel l’entraîneur Robert Herbin pour la saison 1971-72. Batteux parti fâché, c’est à la demande de Robert Herbin, qui comprend bien que cette bande de garçons incarne l’avenir du club, qu'est initiée cette réunion. Les 7 stagiaires se voient ainsi proposer d'intégrer l'effectif pro mais à l’époque, aucun cadre juridique formel n'existe concernant les signatures de contrat professionnel et les clubs peuvent faire un peu ce qu’ils veulent.
Aussi, Roger Rocher dicte ses règles et elle ne rigolent pas: engagement exclusif jusqu’à l’âge de 27 ans et si un seul d'entre eux refuse de signer, aucun ne passe professionnel !
Cynique, manipulateur, pernicieux sans doute mais efficace: dès le lendemain, Christian et ses 6 acolytes signent leur contrat et deviennent officiellement joueurs de l’ASSE jusqu’à leurs 27 ans. Lui en a 19.
Mais ce que Lopez ignore, c'est que le plus dur reste à venir: convaince le Sphinx. Albert Batteux en avait fait son titulaire au poste de stoppeur mais pour Herbin, ca ne va pas suffire. Quand Christian Lopez revient de son voyage de noces à l'été 72, il a 5 kg en trop. La sanction est immédiate: "J’estime que tu n’es pas suffisamment sérieux dans ton rôle de stoppeur. Tu te laisses aller à quelques fioritures qui ne s’imposent pas". C’est donc Alain Merchadier qui jouera les premiers matches de championnat. Lopez, lui, alternera entre réserve et banc de touche toute la saison 1972-73, n’apparaissant en pro qu’au gré des indisponibilités à 19 reprises tout de même (pour deux buts). Il fait du dépannage.
Heureusement, après un an et quelques de frustration, la roue a fini par tourner. Avec un nouveau groupe enrichi d'Ivan Curkovic et d'Oswaldo Piazza, l'ASSE entrevoit un destin européen et Lopez en fait pleinement partie dès la saison 1973-74. Il a été à bonne école au contact de tauliers comme Georges Carnus, Bernard Bosquier ou Aimé Jacquet avec qui les passes devaient arriver dans les pieds avec une précision millimétrée. Lopez, la relance, il connaît. Et Herbin apprécie. Mais le Sphinx est encore circonspect, sa défense prend bien trop de buts et celà l'irrite. Alors le 27 février 1974, il change tout: Piazza devient stoppeur, Bathenay monte au milieu de terrain et Lopez prend le poste de libero.
C'est une révélation, un coup de génie: l'ASSE s'impose 5-0, fait un pas de géant vers le titre et se découvre une composition à même de tutoyer les sommets: "Je n’oublierai pas cette semaine de sitôt. Le 21, Geraldine, ma deuxième fille, était venue agrandir le cercle de famille. Le 24, je faisais ma grande entrée dans l’équipe de Saint-Étienne. Depuis, je n’en suis sorti que trois fois sur blessure"
La suite se passerait presque de commentaires...
- Saison 1973-74: 32 matches, 5 buts, champion de France, vainqueur de la Coupe de France
- Saison 1974-75: 53 matches (!), 5 buts, champion de France, vainqueur de la Coupe de France
- Saison 1975-76: 48 matches, 1 but, champion de France mais... pas vainqueur de la Coupe de France ni malheureusement de la Coupe d'Europe des Clubs Champions.
Pourtant, l'un de ses plus hauts faits d'armes a lieu au cours de cette compétition alors que l'ASSE affronte en quart de finale le Dynamo Kiev.
Le 3 mars 1976, les Verts se sont inclinés 2-0 à Simferopol, en Crimée. Initialement le match aurait dû être disputé à Kiev, près de 700 km plus au nord mais les importantes chutes de neiges ont obligé le Dynamo à délocaliser le match à l'extrême-sud de l'Ukraine. Mais on échappe pas comme cà la météo hivernale de la grande Russie (les Français le savent pourtant bien) et même sous ces latitudes plus clémentes, la pelouse du Lokomotiv Stadion doit être déneigée par des réacteurs d’avions. Difficile dans ces conditions dantesques et face à des joueurs soviétiques, redoutables balle au pied et plus habitués à ces températures, de tirer son épingle du jeu: les Verts doivent se battre pour limiter les dégâts. Avec deux buts de retard, Lopez et sa ligne défensive ont évité le pire mais le plus dur reste à faire.
Le 17 mars 1976, devant 37.737 spectateurs, les Stéphanois sont remontés pour aller chercher la qualification. Pourtant, celà ne se concrétise pas sur le terrain et après une heure de jeu, le score n'a pas évolué. Chaque minute qui passe plante un clou sur le cercueil de l'ASSE.
Vient alors la 64e minute, celle qui cheangea le destin du club stéphanois: "Je me fais éliminer bêtement, j’avais laissé toute la place à Blokhine sur l’extérieur pour qu’il vienne face à Curkovic. Il a son coéquipier Onishchenko qui est à côté. Il m’élimine, je cours derrière et j’arrive pratiquement à sa hauteur. Blokhine jette un petit coup d’œil pour savoir où je suis, je me dis 'il va vouloir m’éliminer pour marquer derrière'. Je mords dans sa feinte mais je me bloque et là, s'il donne la balle à Onishchenko, il y a but, on est éliminé et nous ne vivons pas ce que nous avons vécu après. Mais non, je contre le ballon avec mon pied gauche, je le dégage comme je peux sur Osvaldo Piazza qui se trouvait dans le rond central, il se retourne, contre-attaque et Hervé Revelli marque. Après le match, tout le monde me dit que j’avais fait une superbe relance alors j’ai répondu que je n’ai jamais voulu relancer, j’ai juste dégagé le ballon"
La séquence est incroyable et Kiev ne s'en remettra pas. Les Verts s'imposent 3-0 après prolongations puis éliminent en demi-finales le PSV Eindhoven avant de s'incliner avec les honneurs face au Bayern Munich. Cette année-là, Geoffroy-Guichard est le théâtre de matchs d’anthologies, Lopez les aura tous joués. La saison suivante, l'ASSE affrontera à nouveau une équipe de légende en quart de finale en la persone de Liverpool. Là aussi, une séquence marquera un tournant décisif dans cette opposition mythique. Mais cette fois, au lieu de bloquer Blokhine, Lopez laissera filer Fairclough pour le 3e et dernier but anglais, celui de la fin de l'Épopée des Verts: "J'aurais pu le faucher, ou tout du moins le déséquilibrer. Mais je ne l'ai pas fait. Certains journalistes me l'ont reproché après coup. Pas les joueurs... Dans les vestiaires, il n'est venu à l'idée de personne de me demander pourquoi je ne l'ai pas balancé". Question de mentalité...
Même si le parcours de l’ASSE continuera les années suivantes avec plus ou moins de réussite, Christian aura eu le graal à portée de main sans jamais réussir à le saisir.
Car la suite, ce seront des saisons moins flamboyantes mais toujours avec Christian Lopez au poste de libéro: 54 matches en 1976-77, 41 matches en 77-78, 43 matches puis 36 matches puis 56 puis 49...
Lopez joue beaucoup, marque parfois mais impressionne toujours: le torse bombé, la tête haute, son style s’appuie sur ses qualités de placement, son excellent jeu de tête et sa spéciale, le tacle glissé: "A l’entrainement, je ne taclais pratiquement jamais. Il me fallait la compétition pour que je sois incité à me lancer. Le tacle, ça se juge au coup d’oeil. Quand je m’apprêtais à faire un tacle, je jugeais la vitesse du gars, la position du ballon par rapport à moi et par rapport à l’adversaire. Ca venait comme ça"
Les saisons défilent mais les titres se raréfient. Après la Coupe de France 1977, Christian Lopez devient capitaine et l'ASSE enchaîne les déconvenues. Il faut attendre un renouvellement profond de l'effectif, une nouvelle politique de stars et le retour de la Coupe d'Europe sous l'impulsion de Johnny Rep et Michel Platini pour tutoyer à nouveau les étoiles.
Malheureusement, après un acte manqué face au SC Bastia en 1981, la série noire se poursuit le 15 mai 1982. En finale face au PSG, les Verts se font entraîner en prolongations et alors que la Coupe leur tend les bras, l'ancien Ange Vert Dominique Rocheteau crucifie Jean Castaneda et sa défense pour égalsier à 2-2 à la 120e minute. Il faut disputer la première séance de tirs au buts de l'histoire du club. Certains y parviennent du premier coup, d'autres doivent leur réussite à une deuxième tentative accordée par l'arbitre M. Vautrot. Mais quand on arrive au bout de la séance, tous les tirs au but ont été inscrits.
5-5, il faut désigner de nouveaux tireurs parmi les 6 joueurs restants. Personne ne moufte alors Christian Lopez, en bon capitaine, se dévoue. Il n'a pas du tout envie d'y aller, il n'a pas confiance en ses qualités de tireur de coup de pied arrêté. Mais c'est son rôle de montrer la voie alors il s'exécute: "Je m’avance vers Michel Vautrot qui voulait savoir qui serait le nom du tireur. Je me retourne mais tous mes potes avaient la tête baissée. Pourtant, il y avait des tireurs: Janvion qui les réussissait tout le temps à l’entraînement, Noguès, Roussey… J’y suis allé mais j’étais agacé et donc pas concentré".
Malheureusement, son tir n'est pas très bien placé et Dominique Baratelli a plongé du bon côté. Le portier parisien arrête le tir du défenseur stéphanois. Jean-Marc Pilorget, lui aussi défenseur, transforme le sien: 6-5, Paris remporte sa première Coupe de France. C’était le dernier match de Christian Lopez à Saint-Étienne.
A 28 ans, son contrat est terminé et sonne l'heure du départ: "Rocher voulait me garder, Herbin était d'accord à condition de signer des contrats d’un an reconductible et de jouer stoppeur plutôt que libéro. Merde, j’avais 30 ans et je n’avais pas envie de rejouer à un poste que j’avais occupé 11 ans plus tôt".
Et oui: 11 années en tant que footballeur professionnel sur les 13 passées dans le Forez. Onze saisons pour 453 matchs et 29 buts inscrits, dont certains célèbres comme son tacle glissé rageur face à l'Aris Salonique, embarquant gardien et ballon dans le but, sans qu'on comprenne comment l'arbitre a pu le juger valide.
Mais ce cycle est désormais terminé et sur les conseils de Gérard Soler, son coéquipier en équipe de France, il s’engage avec le TFC, alors promu en première division.
Car oui, évidemment, Christian Lopez joue en Équipe de France !
Sa première sélection remonte à 1975, en match amical face à la Hongrie. Déjà une victoire (2-0) et déjà l'assurance de faire partie d'une génération dorée. 34 sélections plus tard, le libéro stéphanois fait partie du groupe de Michel Hidalgo pour la Coupe du Monde en Espagne. A cette époque il est l’un des joueurs les plus capés en activité. Il porte même à 9 reprises le brassard de capitaine.
Certes, en 1978, il partait remplaçant de Patrice Rio lors de la Coupe du Monde argentine. Mais il avait vite retrouvé sa place de titulaire face au pays hôte sans pouvoir empêcher l'élimination française. Las, il s'était consolé lors du dernier match de poule, joué en vert pour l'occasion, en inscrivant son seul but en bleu. C'était contre la Hongrie, décidément un adversaire spécial pour lui.
Quatre ans plus tard, il a été supplanté par Patrick Battiston, son successeur à Saint-Étienne. Certes, il est titulaire face à l'Angleterre mais cette rencontre est un fiasco et Lopez fait partie des punis par Hidalgo. Il tâte du banc, entre en jeu face au Koweït, rien de bien glorieux. Puis survient Séville.
En demi-finale contre l’Allemagne de l'Ouest, Christian voit depuis le banc de touche l’attentat de Harald Schumacher sur Patrick Battiston. Inquiet mais loyal, Lopez le remplace et croit comme tous les Français que le jour de gloire est arrivé. Mais trop passif face à Rumenigge et Fischer, il ne parvient pas là non plus à éviter la séance de tirs aux buts.
Traumatisé par le scenario de la finale de Coupe de France, il ne se propose pas pour tirer. C'est un autre défenseur, Maxime Bossis, qui scellera la cruelle désillusion. Ainsi s'achève son aventure internationale, là aussi sur une séance de tirs au buts fatidique, après 39 sélections de bons et loyaux services: "J'ai été une victime collatérale de l’embrouille entre Michel Platini et Jean François Larios (à propos de la liaison de ce dernier avec l’épouse de Platini ndp²). Lors des rassemblements en équipe de France, je faisais chambre commune avec Jean-François". Michel Platini aurait-il fait pression sur Hidalgo pour que son temps de jeu soit réduit ? Cette affirmation n’a toujours engagé que lui.
Pour Lopez, l'heure est désormais au midi, à Toulouse donc, où il signe un contrat de 4 ans avec une reconversion à la fin de sa carrière de joueur. Recruté par Pierre Cahuzac, son entente avec son successeur Daniel Jeandupeux n’est pas au beau fixe et, à la suite d’une blessure, il est finalement poussé vers la sortie à l'été 1985. Pourtant, avec 8 buts en 89 matchs, ses trois saisons toulousaines ne témoignaient pas d'un déclin pour le défenseur trentenaire.
Pour autant, la fin approche doucement. A 32 ans, Christian Lopez rejoint le Montpellier La Paillarde Sporting Club en deuxième division où une proposition de reconversion lui a là aussi été faite. Mais il se retrouve là aussi en conflit avec son entraîneur Michel Mezy et quitte le club après avoir disputé 28 matchs (notamment face aux Verts) et marqué 2 buts aux côtés d'un petit jeune promis à un grand avenir, un certain Laurent Blanc. Conscient de sa situation, Christian rentre chez lui à Saint-Étienne et met fin à sa carrière professionnelle. Il vient d'avoir 33 ans.
La suite, c'est un petit parcours sans prétention d'entraîneur-joueur puis d'entraîneur tout court: l'UMS Montélimar (1986-88), la JS Cugnaux (31) dans la région toulousaine où il se reconvertit comme assureur (1988-94) puis un déménagement au Cannet, dans son pays de jeunesse, l'éloigne du monde du football quelques temps.
Mais cette passion le démange: dès l'été 1997, il devient l’entraîneur du club amateur de l’EF Bastia, le meilleur de Corse, qu’il quitte en fin de saison. En 1999, il est embauché par l’AS Cannes comme éducateur du centre de formation puis d'entraîneur de l’équipe réserve, il devient responsable du centre de formation jusqu’en 2004, date à laquelle le club perd son statut professionnel et coule corps et bien.
Retour à Cannet où il conjugue un emploi tranquille au service des sports de la mairie avec un poste d'’entraîneur de l’ES Cannet-Rocheville, qu’il fait quand même monter jusqu’en CFA2 en 2008. Il sera même nommé directeur du club en 2011.
Puis vient la retraite et ses longues journées à occuper. Christian Lopez se trouvera une nouvelle passion sportive: le golf ! Une découverte qui ne datait pourtant pas d'hier: "C'était vers la fin des années 80, un peu par obligation. J'aidais un ami qui avait un projet de création de parcours associé à un programme immobilier. Le projet a capoté mais la passion du golf est restée"
L'ex-libéro stéphanois s'adonnera à ce sport jusqu'à atteindre un handicap de 6 et d'entraîneur d'autres anciens collègues dans sa passion comme Jean-Louis Zanon, devenu un vrai mordu de la petite balle blanche. Lui revient régulièrement dans le Forez, à l'occasion des diverses rencontre entre anciens Verts mais également pour organiser le Trophée Georges Bereta et Gérard Farison (anciennement VertforEver) et remettre les bénéfices à une association caritative.
Généreux dans l'effort sur le carré vert, Lopez est resté généreux sur le green....
Sources:
- Podcast des légendes de Christian Lopez
- Compte Facebook As saint-etienne
- Le Progrès
Potins