7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Videira vit pour ces matches-là

Alors que les Verts auront la chance de recevoir une lanterne rouge amiénoise déjà condamnée et assurée de finir dernière du championnat, les Manceaux auront un délicat déplacement à Bastia, qui joue sa survie en L2. Obligé de l'emporter à Furiani si Sainté fait le job contre les Picards, Patrick Videira s'est exprimé ce vendredi en conférence de presse. 

"On sait que ça va être très compliqué à Bastia mais on va y aller pour faire du Mans FC. La motivation est là, les garçons ont fait un championnat exemplaire, extraordinaire. On est des compétiteurs, on veut aller là-bas pour gagner. Armand-Cesari, c’est différent de Geoffroy-Guichard. Le Chaudron, ça fait énormément de bruit mais à Furiani il y a beaucoup d’intensité. C’est un club qui appartient aux familles. Vous voyez des enfants de bas âge, dès la naissance ils prennent la carte de supporter, de socio. C’est le club de la Corse, il y a des gens qui font plus de 2 heures de route pour voir les matches. Il y a énormément de ferveur au sein de ce club. Mon envie est très claire, je veux mettre Le Mans FC en 1ère division. Les Bastiais auront la volonté comme ils l’ont fait contre Sainté de vouloir emballer très rapidement le match, de mener rapidement au score pour amener le public avec eux. L’entame va être essentielle car cette équipe va mettre beaucoup d’intensité et d’agressivité sur les premiers duels.

Nous on a un projet de jeu bien défini et on doit s’y tenir. On va jouer un super match de football dans une belle atmosphère. On fait tous ce métier pour jouer ces matches à enjeu. On doit prendre beaucoup de plaisir et être déterminés, avoir du caractère. On ne dépend que de nous si on gagne à Bastia alors que le Sporting dépend d’un résultat de Boulogne à Laval. On n’a pas à regarder ce qui va se passer à Geoffroy-Guichard ou à Bauer [le Red Star reçoit un MHSC n'ayant plus rien à espérer, ndp2]. Je pense qu’en première mi-temps je ne me tiendrai pas informé de ce qui se passe dans ces matches-là en première mi-temps. Après, peut-être que je demanderai sur mon banc. Si on gagne, il n’y a pas de question à se poser. On a hâte d’être à demain, ce n’est que du bonheur. On a envie de vivre des émotions. On sait qu’on aura des gens derrière et on espère qu’on pourra fêter quelque chose de grandiose avec eux en rentrant."