7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Alonzo n'a pas digéré sa descente avec Nantes

Dans un papier paru ce jour dans la Pravda sur les clubs historiques qui jouent le maintien, l'ancien portier stéphanois Jérôme Alonzo revient sur son expérience nantaise.

"Les Verts sont en danger depuis trois ans. Ils ont été les grands gagnants de l'arrêt du Championnat en 2020. Ensuite, ils se sauvent ric-rac. Et puis, il y a cette saison. Quant aux Girondins, ils me rappellent la descente avec Nantes en 2009, trait pour trait. Avec le PSG la saison 2007-2008, on s'est mis la pression très vite et on n'a pas été bons. Ce n'était pas une histoire de laxisme. On ne voulait pas être ceux qui enverraient le PSG en L2. Quelle honte sur nous, nos carrières, nos familles : l'humiliation suprême !

A Nantes, près l'arrivée de Baup, de septembre à février on est passés de la 20e à la 13e ou 14e place. Et là ça a été fini. Je me souviens très bien de la cassure, une partie du groupe a dû se dire : "C'est bon, on a bien cravaché pendant cinq mois. De toute façon, on ne peut pas descendre, impossible." Sauf qu'après, il n'y a plus eu d'exigence : retards à l'entraînement, des matches imperdables qu'on perd, notamment contre Le Havre, tout juste relégué. Cet échec, je le vis encore aujourd'hui super mal. C'est un échec personnel, collectif, humain, sportif, une vraie fêlure dans ma vie. Quand je signe, je me dis que, si on en chie, on va finir au pire quatorzièmes. Comment est-il possible que ce soit arrivé."