Manu garde les buts
Manu a un but dans la vie. Il en a même plusieurs. 25 en L1 depuis le début de sa carrière, dont 3 marqués cette saison. Avant de se déplacer à Nice dimanche après-midi, Emmanuel Rivière parle de son obsession dans la dernière édition de La Dépêche du Midi. Extraits.
"Marquer, c'est toute ma vie. Je les ai tous en tête. Ah… ce petit goût sucré-salé, je ne m'en lasserais jamais ! Je l'aime toujours autant. Et le savoure pareillement, que ce soit un joli but contre Evian ou le but-gag que j'ai pu inscrire à Troyes. Le moment reste extraordinaire, c'est sûrement pour cela que je n'ai pas de hiérarchie. Je joue au foot pour ça : scorer. J'oublie certains de mes matches, aucun de mes buts. Je n'ai pas besoin de répertorier mes buts à l'image de Wissam Ben Yedder. Enfin, aujourd'hui… peut-être que sur la fin je ne parviendrais plus à m'en souvenir. Pas grave, en fait : il y a aussi Internet, non ? Remarquez, j'avais eu l'idée de les archiver au centre de formation de Saint-étienne mais j'ai vite abandonné. Je suis capable de me remémorer mes buts depuis l'âge de 16 ans et de ma première réalisation en CFA, contre Croix-de-Savoie, appelé maintenant Evian-Thonon-Gaillard.
Samedi dernier, j'ai revu Gigliotti et on s'est remémoré mon premier but en pro. Sympa. David est mon premier passeur décisif. Une rencontre au Havre, où avec l'ASSE on avait gagné 4-2. Je crois que Gigliotti doit encore avoir mal au dos tellement, sur le coup, je l'avais serré fort ! Mon but au stade du Ray avec Saint-Etienne ? Je revisualise parfaitement la scène même si elle remonte à il y a deux saisons. Sur une longue ouverture de Bayal Sall, je fais un contrôle orienté en filant dans le dos de Civelli, avant d'arriver à la glisser au ras du poteau d'Ospina - je ne sais même pas comment la balle a pu s'y faufiler d'ailleurs, vu l'espace qu'il y avait… Au fait, pour cette dernière journée du championnat 2009-2010, on avait fait 1-1. Je n'ai pas de modèle à proprement parler. Selon moi, dans son profil et son gabarit, Zlatan Ibrahimovic est le plus complet aujourd'hui. Pas vilain, hein, son retourné ?! Après, ado, je kiffais Thierry Henry : profondeur et vitesse, envolées. Et, cerise sur le gâteau, les îles comme moi..."
"Marquer, c'est toute ma vie. Je les ai tous en tête. Ah… ce petit goût sucré-salé, je ne m'en lasserais jamais ! Je l'aime toujours autant. Et le savoure pareillement, que ce soit un joli but contre Evian ou le but-gag que j'ai pu inscrire à Troyes. Le moment reste extraordinaire, c'est sûrement pour cela que je n'ai pas de hiérarchie. Je joue au foot pour ça : scorer. J'oublie certains de mes matches, aucun de mes buts. Je n'ai pas besoin de répertorier mes buts à l'image de Wissam Ben Yedder. Enfin, aujourd'hui… peut-être que sur la fin je ne parviendrais plus à m'en souvenir. Pas grave, en fait : il y a aussi Internet, non ? Remarquez, j'avais eu l'idée de les archiver au centre de formation de Saint-étienne mais j'ai vite abandonné. Je suis capable de me remémorer mes buts depuis l'âge de 16 ans et de ma première réalisation en CFA, contre Croix-de-Savoie, appelé maintenant Evian-Thonon-Gaillard.
Samedi dernier, j'ai revu Gigliotti et on s'est remémoré mon premier but en pro. Sympa. David est mon premier passeur décisif. Une rencontre au Havre, où avec l'ASSE on avait gagné 4-2. Je crois que Gigliotti doit encore avoir mal au dos tellement, sur le coup, je l'avais serré fort ! Mon but au stade du Ray avec Saint-Etienne ? Je revisualise parfaitement la scène même si elle remonte à il y a deux saisons. Sur une longue ouverture de Bayal Sall, je fais un contrôle orienté en filant dans le dos de Civelli, avant d'arriver à la glisser au ras du poteau d'Ospina - je ne sais même pas comment la balle a pu s'y faufiler d'ailleurs, vu l'espace qu'il y avait… Au fait, pour cette dernière journée du championnat 2009-2010, on avait fait 1-1. Je n'ai pas de modèle à proprement parler. Selon moi, dans son profil et son gabarit, Zlatan Ibrahimovic est le plus complet aujourd'hui. Pas vilain, hein, son retourné ?! Après, ado, je kiffais Thierry Henry : profondeur et vitesse, envolées. Et, cerise sur le gâteau, les îles comme moi..."