7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Galette sans 6 à Rennes

Christophe Galtier devra se passer des services de Jérémy Clément jusqu'à la fin de saison. Mais il n'est pas démuni à ce sposte comme il l'a expliqué cet après-midi à Luis Fernandez sur RMC. Nous vous proposons une petite retranscription des principaux extraits de son intervention.

"Nous sommes tous choqués par la blessure de Jérémy Clément, malheureusement il arrive des accidents dans notre métier. C'est malheureux, on perd à la fois un joueur pour la fin de saison et un partenaire, un leader de vestiaire. Mais je sais qu'il y reviendra très rapidement, même plâtré ou avec ses béquilles. Il va pousser le groupe à aller chercher les performances jusqu'à la fin de saison. C'est un élément très important dans le dispositif, Jérémy a la capacité de jouer devant la défense. Je ne sais pas si c'est un signe mais depuis quelques semaines, je fais travailler le jeune Josuha Guilavogui à ce poste-là, il a d'ailleurs joué dans ce registre contre Nancy. Il va devoir peut-être s'affirmer et remplacer au pied levé Jérémie, même si je travaille sur d'autres possibilités, ayant échangé hier dans mon bureau avec les quatre milieux de terrain confirmés qu'on a.

On est dans une bonne série, mais la saison dernière, on était 4ème et on avait 46 points. Par rapport à la saison dernière, je sais – avec beaucoup d'humilité – qu'on a un groupe qui est supérieur à celui de la saison dernière. On a des joueurs qui ont du vécu, une défense qui a une assise plus importante car c'est la deuxième du championnat. Offensivement, les arrivées de Yohan Mollo et même de Mathieu Bodmer, qui évolue dans un autre registre que les autres milieux de terrain, l'importance de Brandao, Aubameyang, Gradel, Hamouma donnent beaucoup de possibilités. Il me reste de faire en sorte que tout le monde soit en forme, que tous te le monde soit confirmé dans des temps de jeu et qu'il règne toujours le même état d'esprit dans le vestiaire.

On est au Stade de France. Quand on y est, il faut lever le trophée. On a fait des matches héroïques pour arriver en Coupe de la Ligue, il faudra tout faire, je ferai tout comme je l'ai fait en décembre dans ma réflexion pendant les vacances pour arriver en étant dans de bonnes dispositions pour la demi-finale. Il faudra tout faire pour être prêt pour la finale. Cette finale, évidemment, nous tient à cœur. Mais on est présent sur les autres compétitions. On ne sait pas ce qui peut se passer en championnat. En Coupe, on a quand même un tirage difficile car Lorient est une très bonne équipe de notre championnat, mais on a l'avantage de recevoir quatre ou cinq jours avant la finale. Si on n'a pas d'accident comme celui qu'on vient de vivre dans notre groupe, l'ASSE a un effectif qui peut permettre de croire qu'on peut passer en quart de finale.

Le match à Rennes va être difficile. Evidemment sur le plan médiatique il va y avoir cette confrontation qui arrive cinq semaines avant la finale. Est-ce que l'équipe qui va l'emporter va avoir un ascendant psychologique ? Non. J'ai vécu ça avec Sochaux. Trois semaines avant la finale de la Coupe de France, on en avait pris quatre à Marseille. On avait remporté la finale. Mais ce match-là a une importance dans le championnat qui est une autre compétition qui nous tient à cœur. On se doit d'être performant. On a des atouts, on va tout faire pour aller chercher une performance à Rennes. Après on verra ce qui va se passer avec la réception de Paris. Le match de Rennes n'est pas un tournant car il restera beaucoup de matches. On fera un point après les deux prochains matches. Si on a le bonheur d'en prendre beaucoup, bien évidemment, on va peut-être devenir plus ambitieux."