Saga poursuit sa saga
Après Loin de quoi ? et La Métaphyique du hors-jeu, le romancier Laurent Sagalovitsch poursuit sa saga avec Un juif en cavale, paru le mois dernier chez Actes Sud. Fidèle lecteur de notre site, le potonaute sagender nous parle encore de ses vertes amours dans un entretien publié aujourd'hui par So Foot.
"Je crois fondamentalement qu'on reste fidèle aux équipes qui ont émerveillé notre enfance et notre adolescence. Parce qu'elles nous ont peut-être donné les plus beaux moments de notre vie et qu'à partir de là, on contracte envers elles une dette imprescriptible. C'est presque de l'amour maternel. On ne leur dira jamais assez merci. Alors oui, les Verts ont enchanté mon enfance. Et le Milan mon adolescence. C'est comme ça. Tu ne peux pas lutter contre ton enfance. Tu ne peux pas être contre ton enfance. C'est impossible. Ce serait la pire des trahisons. Après, tout découle de là. Si quelque part, j'ai survécu à l'ennui de mon enfance et au tourment de l'adolescence, c'est grâce à Rocheteau, Bathenay, Curkovic, van Basten, Baresi, Donadoni. Et c'est comme ça que tu te retrouves à 45 ans à être de méchante humeur quand tes Verts perdent et te sentir un peu plus léger quand ils gagnent. Et quand dans le même week-end le Milan et Sainté triomphent, alors là tu te mets à papoter avec les nuages !"
"Je crois fondamentalement qu'on reste fidèle aux équipes qui ont émerveillé notre enfance et notre adolescence. Parce qu'elles nous ont peut-être donné les plus beaux moments de notre vie et qu'à partir de là, on contracte envers elles une dette imprescriptible. C'est presque de l'amour maternel. On ne leur dira jamais assez merci. Alors oui, les Verts ont enchanté mon enfance. Et le Milan mon adolescence. C'est comme ça. Tu ne peux pas lutter contre ton enfance. Tu ne peux pas être contre ton enfance. C'est impossible. Ce serait la pire des trahisons. Après, tout découle de là. Si quelque part, j'ai survécu à l'ennui de mon enfance et au tourment de l'adolescence, c'est grâce à Rocheteau, Bathenay, Curkovic, van Basten, Baresi, Donadoni. Et c'est comme ça que tu te retrouves à 45 ans à être de méchante humeur quand tes Verts perdent et te sentir un peu plus léger quand ils gagnent. Et quand dans le même week-end le Milan et Sainté triomphent, alors là tu te mets à papoter avec les nuages !"