Sinama et les montagnes russes
" La Ligue 1 me manque. Mon pays, c’est la France. J’étais très heureux d’y revenir l’an passé. Hélas, je n’avais rien de concret sur un projet sportif qui me convenait et qui convenait à un club. J’ai dû me résoudre à partir. Ça se passe très bien pour moi en Russie. C’est un championnat qui attire pas mal d’Européens avec une expérience de taille. Personnellement, j’essaye de transmettre aux plus jeunes mon vécu. J'ai un rôle de leader. Je joue au milieu de terrain, j’essaye d’apporter ma pierre à l’édifice. Le coach, un Serbe, prône le beau jeu. Il a connu pas mal de championnats européens et dans son système, plutôt physique, il fallait les joueurs pour. Au début, je n’étais pas trop pour et au final, je me suis intégré dans ce registre et ça me plaît. Rostov est un club en grande progression. La ville vient d’être désignée pour la Coupe du Monde 2018, du coup, les dirigeants essayent de monter une belle équipe pour le nouveau stade.
Je suis toujours attaché aux Verts, bien sûr ! Ça reste d’ailleurs une déception de ne pas avoir continué avec eux, surtout après l’année que l’on venait de faire. Du point de vue relationnel, on avait un des meilleurs groupes du championnat. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vécu une saison comme celle-là. Pour moi, Saint-Etienne, ce ne devait pas être un passage d’un an. Cette saison, l'ASSE fait un beau parcours même si les Verts sont rentrés un peu dans le rang sur la fin. ça prouve qu’il faut être costaud sur toute une saison et non pas faire les montagnes russes, or, c’est ce qui se passe aujourd’hui. L’euphorie et l’insouciance de la jeunesse actuelle font que l’équipe va bien, mais pour maintenir le cap, il faut que des joueurs matures prennent le relais. L’an dernier, malgré les cadres, nous n’avions pas su le faire sur la durée mais on on a vu que des joueurs d’expérience pouvaient gérer sur certains matches. Et cette année, le club a quand même perdu trois joueurs ayant un certain vécu : Laurent Batlles, Sylvain Marchal et moi."