6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Un Ange passe dans le Figaro

Avant le choc QSG-ASSE, Dominique Rocheteau s'est confié au Figaro. Extraits.


"On débarque à Paris sereins et sans pression particulière. Nous avons 15 points, on s’est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue. L’état d’esprit est très bon. La confiance est là. Maintenant, on sait qu’en face il y a une très grosse équipe. Notre début de saison est plutôt positif à plusieurs points de vue. On pratique un beau jeu en allant vers l’avant. On possède un potentiel offensif assez intéressant. Le travail de fond paye. On est la quatrième attaque et la deuxième défense de Ligue 1. Cela prouve une certaine constance et une certaine solidité. On a malheureusement laissé échapper quelques points à Geoffroy-Guichard. Je pense à cette défaite contre Sochaux à la dernière minute. Cela laisse d’autant plus de regrets quand on voit comment on a dominé cette équipe en Coupe de la Ligue (3-0).


L'objectif cette saison est d'atteindre le Top 5. Puis se stabiliser à ce niveau-là. On n’a pas les mêmes moyens que Marseille, Lyon ou Lille. Mais, avec notre politique qui mise sur la stabilité, on peut atteindre cet objectif. Christophe Galtier sait fédérer un groupe autour de lui, se faire respecter par celui-ci. C’est déjà un grand entraîneur. On travaille en confiance. C’est primordial pour moi. On développe avec Laurent Batlles et Thierry Oleksiak notre cellule de recrutement. On se doit de recruter malin. François Clerc et Renaud Cohade, par exemple, sont arrivés libres. On a su­ ­aussi attitrer Romain Hamouma, de Caen qui était sollicité par des grands clubs.


Le fait que le PSG attire des joueurs de classe mondiale est quelque chose de positif. J’aime cette équipe. C’est mon club de cœur avec Saint-Étienne. Mon club préféré est celui avec lequel je suis actuellement ! Je ne me voyais pas ailleurs qu’à Paris ou à Saint-Étienne. J’ai fait sept ans avec les Verts, huit ans avec Paris. L’image qui reste, pour les gens, c’est plus le Rocheteau de Saint-Étienne. Pourtant, j’ai aussi gagné des titres avec le PSG. J’ai vécu de grands moments pendant la présidence de Francis Borelli. J’ai côtoyé des très grands, comme Susic. J’ai failli ensuite aller à Paris à l’époque de Denisot. Cela ne s’est pas fait, puis j’ai eu l’opportunité il y a deux ans et demi de rejoindre les dirigeants de Saint-Étienne."