Juju réagit
Critiqué par les supporters niçois et relégué sur le banc en début d'année, Julien Sablé a retrouvé une place de titu depuis deux matches. Mine de rien, le retour de Juju coïncide avec l'envol des Aiglons, victorieux dans le Chaudron et qualifiés en demi-finale de la coupe de France. Après avoir réagi sur le terrain, l'ancien capitaine stéphanois se confie aujourd'hui dans Nice Matin. Extraits.
"Ça ne fait jamais plaisir mais je sais la chance que j’ai de faire ce métier. J’ai vraiment eu peur que ça s’arrête à Lens, puis quand Ollé-Nicolle est arrivé. L’expérience lensoise, que j’ai trouvée injuste par moments, m’a appris à mettre mon ego de côté. En plus, j’ai un rôle de leader. Certains attendent peut-être que je sois décisif mais la dernière fois que j’ai marqué c’était avec Saint-Etienne [ndp2 : le 13 mai 2006, à Ajaccio]. Je suis un joueur de l’ombre mais je le vis très bien. Quand ça va moins bien, on se demande qu’est-ce qu’il fait là. A contrario, quand je ne suis pas là et que ça ne va pas bien, on se dit qu’il manque peut-être un mec pour trouver le juste équilibre.
J’oublie parfois qu’à Nice on ne comptait pas vraiment sur moi en début de saison. Les choses étaient claires. Je pensais qu’après la première partie de saison, j’avais quelques acquis. Sauf qu’au football, cela n’existe pas. ça fait rire les joueurs quand je dis que je suis une courroie de transmission mais c’est ce que je ressens. Emerse (Faé), Didier (Digard) ou Kafu (Coulibaly) ont des qualités que je n’aurai jamais. Je suis là pour faire les efforts pour eux. J’ai la tête du coupable idéal mais je l’accepte.
Le problème, c’est que je suis quelqu’un à fleur de peau. J’ai fait une grosse préparation, un bon début de championnat. Et puis, j’ai eu un petit pépin physique. Je ne supporte pas l’arrêt donc je suis allé sur le terrain. En plus, le staff et les joueurs me donnent envie, même sur une jambe, d’aller me battre pour eux. Il faut parfois s’arrêter, ce que je ne sais pas faire."