7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Néry renchérit

Dans la ligné de ses précédents entretiens publiés dans la Pravda du 9 octobre et sur le site sports.fr le 16 novembre, Loris Néry évoque ses retrouvailles avec Saint-Etienne dans une entretien accordé à l'AFP.

"On a toujours envie de jouer contre son ancien club. La motivation est encore un peu plus élevée que d'habitude. C'est normal de vouloir faire un bon match contre son ancienne équipe, pour montrer qu'on est toujours là. Ca fait plaisir mais cela va être un match un peu particulier, face à des anciens camarades. Je connais certains des joueurs depuis plusieurs années et le centre de formation. (...) Je suis originaire de là-bas, c'est mon club de coeur, celui qui m'a formé. J'ai toute ma famille là-bas et j'y ai de bons souvenirs".

Mon éviction de l'équipe première l'an dernier? Tout le monde aurait mal vécu cette situation. C'était d'autant plus difficile que je suis de là-bas, ma famille a aussi été affectée. Je n'avais pas connu d'autre club et ça a été un peu dur. C'est un peu décevant de ne pas s'imposer dans le club où on a été formé. Maintenant, la page est tournée, Saint-Etienne a été une étape de ma carrière, j'ai trouvé du temps de jeu à Valenciennes et je suis bien là.

Je n'ai pas eu d'explications et je n'en ai toujours pas. Il n'y a pas eu de fait marquant pour que je joue en CFA. Ca s'est fait comme ça, du jour au lendemain, et je n'ai plus été dans le groupe. C'est peut-être dû aux discussions de prolongation (qui n'ont pas abouti, ndlr). J'aurais voulu prolonger mais on ne s'est pas mis d'accord sur certaines choses. (...) Ça fait partie de la carrière d'un joueur d'avoir des différends avec un club. C'était un choix du coach, de la direction, ça fait partie d'une carrière, je l'ai accepté, j'ai tourné la page. Je vais serrer la main à tout le monde, même au coach et au président, il n'y a pas de soucis."