Roby revient sur le derby

25/11 08:54
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Robert Herbin revient sur le derby dans la dernière édition du Progrès. Extraits.

"Je suis déçu du résultat, d’autant plus que nos Verts avaient pris le match par le bon bout en se montrant entreprenants d’entrée. J'ai trouvé cette équipe lyonnaise quelconque. Elle ne déploie pas un jeu collectif digne de ce nom. Des deux équipes, ce sont les Verts qui ont montré le meilleur collectif et c’est plutôt rassurant pour l’avenir. Mais sur ce match-là, ça n’a pas suffi. J’ai le sentiment qu’ils avaient surtout en tête de ramener un match nul. Ce fut un match assez fermé, pas emballant du tout. Ce derby ne restera pas dans les annales. J’ai l’impression après coup qu’il ne s’est rien passé d’extraordinaire et c’est décevant."

La panthère noire était sa bête noire

25/11 08:42
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L'ancien gardien des Bleus et du PSG Dominique Baratelli fait référence à plusieurs anciens Verts dans la dernière édition de la Pravda. Extraits.

"Ma bête noire ? Salif Keita est celui qui m'a marqué le plus de buts. Quand tu joues le maintien avec Ajaccio et que tu vois arriver Keita ou Skoblar, tu trembles. J'ai dû gagner des duels contre eux, mais ils m'ont fait très mal. Keita était le plus technique des deux. Le joueur que j'ai perdu de vue et que j'aimerais revoir ? Dominique Bathenay. On était arrivés ensemble au PSG, en 1978, et on est repartis ensemble, en 1985. Sept ans et on ne s'est plus revus. On était les trois Dominique de Paris avec Rocheteau. Avec Rocheteau, on partageait la chambre au vert, je l'ai revu, mais Bathenay jamais. On était très copains tous les trois. L'entraîneur qui m'a le plus marqué ? Jean Snella, à Nice. C'était le plus humain, le plus offensif, avec de belles images. Je le revois nous dire avec le geste : "Quand on défend, c'est la main qui se ferme, quand on attaque, c'est la main qui s'ouvre."

Les U17R renouent avec la victoire

24/11 23:46

Après trois matchs sans victoire contre l'Olympique de Saint-Etienne, Rhône Crussol et la Côte Saint-André, les U17 Régionaux se déplaçaient officiellement pour affronter le club voisin de l'Etrat La Tour. Ils étaient pour la première fois coachés par Sylvain Gibert qui prend la succession de Kevin De Jesus de retour auprès des U19, comme adjoint de Razik Nedder. Les Verts ont su trouver les ressources pour l'emporter sur le score de 3 à 2, après avoir été menés en début de seconde période.

Les Stéphanois ont ouvert le score à la 33ème minute par Ermias Hilaire à la réception d'un centre au second poteau de Yassimi Moyo (photo) qui s'était échappé sur son aile gauche. C'est sur ce score de 1 à 0 que la mi-temps était sifflée. Dès la reprise l'Etrat égalisait à la 50ème avant de prendre l'avantage trois minutes plus tard. Les Verts ne se décourageaient pas et revenaient dans le match à la 65ème minute : une belle sortie de balle permettait à Marwan Ouroui d'alerter dans la profondeur Yassimi Moyo qui remportait son duel face au gardien adverse. Le but de la victoire était signé à la 75ème, par Marwan Ouroui, bien trouvé sur un appel dans l'axe et qui battait le gardien venu à sa rencontre. 

La composition : Lolic - E.Mouton, Boli, Bendriss (cap), Diallo (Yahiaoui 54ème) - Fethiddine, Grillet (Monteiro 35ème), Morel - Hilaire, Mongelli (Marwan Ouroui 25ème), Moyo.

La réaction de Sylvain Gibert : "C'était important de renouer avec la victoire, puisque le groupe restait sur trois matchs sans succès. Nous sommes tombés sur une bonne équipe de l'Etrat qui nous a posé des difficultés sur le plan offensif. Nous avons eu le mérite de réagir après avoir été menés dès le début de la deuxième mi-temps. Nous n'avons pas baissé les bras et repris la maîtrise du milieu de terrain. Nous avons concrétisé nos occasions dans un match très ouvert."

Kinuga Mbala, c'est balaise !

24/11 10:50
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Repéré par Hamdane Karouni (à droite sur la photo) et validé par Gérard Fernandez, le jeune et balaise défenseur central du Red Star Israël Kinuga Mbala (14 ans) s'est engagé hier avec l'ASSE.

 

Rafael ? Nada !

24/11 04:54
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Expulsé pour son vilain tacle les deux pieds décollés sur Yann M'Vila, le latéral brésilien Rafael a estimé en zone mixte qu'il n'y avait rien de répréhensible sur cette action.

"Au foot, on tacle, hein ! J'ai touché le ballon, je n'ai même pas touché le mec. Si je me fait expulser tous les matches pour ça, c'est fini, hein ! J'ai pris le ballon, le mec n'était même pas avec le ballon. Pour moi non seulement il n'y a pas expulsion mais il n'y a même pas faute. C'est tout. J'ai regardé dix fois les images."

Sainté a loupé le coche, c'est Clerc !

24/11 04:30
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François Clerc revient sur le derby d'hier dans la Pravda du jour. Extraits.

"Chaque équipe a eu sa mi-temps et l'ASSE a loupé le coche lors de la première. Elle a eu des temps forts et des occasions, en profitant alors du manque de rythme flagrant des Lyonnais. Mais juste après la pause, ces derniers, sans doute secoués par leur entraîneur, ont nettement haussé leur niveau, en mettant davantage d'intensité dans leurs courses et leurs passes. Et ils ont pris l'avantage logiquement. Après, l'expulsion de Rafael a un peu redistribié les cartes, mais les Verts ne se sont vraiment montrés dangereux que dans les dix dernières minutes. Le contact entre Tousart et Salibur ? J'ai vu le match avec des amis et personne n'était d'accord ! A vitesse réelle, je pensais qu'il n'y avait rien. Au vu du ralenti, c'est moins net, cela pouvait éventuellement se siffler. Mais selon moi, le VAR a bien fait de ne pas intervenir car il se s'agit pas d'une erreur manifeste."

Yavépéno !

24/11 04:13
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Défaits hier en banlieue, les Verts ont déploré à l'issue de ce 117e derby qu'Antony Gautier ait oublié de siffler un penalty à la 83e minute.

Yannis Salibur : "Lucas Tousart attrape mon pied avant le ballon. Je crois qu'il ne touche même pas le ballon. Pour moi, il y a penalty. Normalement, il aurait dû être sifflé ou, au moins, l'arbitre aurait dû demander la vidéo. Il ne l'a pas fait, ça arrive. C'est comme ça mais cette décision nous est parfaitement défavorable. Je connais bien l'arbitre et c'est un très bon arbitre. La réussite était du côté des Lyonnais."

Wahbi Khazri : "Nous n'allons pas nous trouver d'excuse mais il y a une décision d'arbitrage qui nous est défavorable et une vidéo qui ne sert à rien car l'arbitre est à dix mètres de l'action, il le voit. On peut l'alerter et on ne le fait pas. Cela joue encore contre nous car ce penalty aurait fait du bien et aurait récompensé nos efforts. Malgré un gros trou d'air après la reprise, le nul aurait été mérité."

Jean-Louis Gasset : "Lyon a cadré un tir et a gagné 1-0. Dans un match de football, il faut un minimum de réussite. On ne l'a pas eue. On a encore une action très litgieuse car je vois Tousart qui déséquilibre Salibur au moment où il va frapper. J'ai alors la sensation qu'il peut marquer."

Coup de massue à Massot

24/11 00:44
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Nos Verts ont décidément connu un black friday : trois heures avant les pros, les réservistes ont eux aussi perdu leur derby en match avancée de la 12e journée de National 2. Une défaite rageante concédée en fin de match face aux Ponots au stade Massot.

Sous la pluie, les locaux ont ouvert le score à la 10e minute. Il n'a pas évolué avant la pause même si chaque équipe a eu des occasions franches. Sur un centre côté gauche de Charles Abi suivi d'un décalage de Dylan Chambost, Kenny Rocha Santos a égalisé d'un lob somptueux à la 49e. Après avoir intercepté une mauvaise relance ponote, Vagner a donné l'avantage aux Verts d'une frappe croisée du gauche à la 64e. Les Altiligériens ont égalisé trois minutes plus tard sur un pénalty discutable concédé par Mahdi Camara avant d'arracher la victoire à la 89e de la tête sur un coup franc excentré.

La compo : Bajic – Panos (Camara, 55’), Tshibuabua, Pétrot, Sagun – Martin-Pichon, Rocha Santos, Chambost (Valbon, 71’) – Vagner, Gueye, Abi (Sidibé, 80’).

La réaction de Laurent Batlles : "C’est désolant de ne pas prendre de point vu la physionomie du match. Bien sûr, le contenu a été intéressant et largement à notre avantage notamment en deuxième mi-temps. Mais malheureusement on prend trop de buts, ce n’est pas la première fois n’arrive pas à tenir un résultat. Il va falloir travailler là-dessus et rebondir dès la semaine prochaine contre la réserve de Bordeaux."

La faute à pas de chance

23/11 23:28

 

Malgré un bon match, les Verts se sont inclinés 1-0 ce soir en banlieue. Il n'a suffi que d'une frappe cadrée de la tête par Denayer à la 61ème et d'une pause pipi du VAR alors que Salibur était victime d'une faute de Tousart à la 81ème aux vilains pour s'imposer. La domination de la première mi-temps ponctuée notamment par une belle tête de Diony sous la barre à la 22ème et la pression mise à partir de l'exclusion de Rafael à la 69ème pour un vilain tacle sur M'Vila n'ont pas suffi pour ramener quelque chose de ce déplacement. C'est donc toujours 5èmes mais sous la menace de Marseille que nous suivrons cette 14ème journée de Ligue 1.

 

Mayi veut être utile, pas fragile !

23/11 11:38

 

Depuis son départ il y a 5 ans de Sainté, Kevin Mayi a beaucoup bourlingué de Niort à Brest en passant par Ajaccio (Gazelec) ou les Pays Bas (Nimègue).
A 25 ans, il peine à accomplir des saisons pleines, la faute à des blessures répétées. A Brest, il a ainsi joué 14 matchs la saison dernière mais n’a pas claqué en championnat. Cette saison s’annonce mieux avec 7 matchs joués, 1 but en Ligue 2 dans une équipe qui tourne bien (Brest est second du championnat), mais égalemement un doublé en Coupe de France la semaine dernière. Dans son édition du jour le Télégramme lui donne longuement la parole :


« Le but, le doublé, c’est bien. Mais c’est surtout le fait de faire 80 minutes, de me dire ça y est, je suis revenu ! J’avais besoin de pouvoir répéter les efforts, j’avais besoin de ça. La saison passée a été la saison noire. J’ai joué avec la pubalgie pendant deux ans, en essayant de forcer. Ce sont des douleurs chroniques, elles ne sont pas graves, mais elles sont toujours là, empêchent de jouer à son maximum. Des fois, je ne pouvais pas me lever du lit, je boitais, j’arrivais à l’entraînement et je pouvais m’entraîner, à chaud. Quand on veut garder sa place, on ne veut pas couper. Franchement, je me posais des questions. Par sur mon niveau, mais sur mon niveau physique. Après la cheville, je me suis dit : peut-être que je suis fragile. Mais pourquoi, à 25 ans, je deviendrais fragile ? Je n’avais jamais eu de grosse grosse blessure… En jeunes, j’ai eu quelques blessures, parce que je ne faisais pas tout ce qu’il fallait, je mangeais, je venais de signer professionnel, j’avais la flemme, j’avais un peu de sous, pas de copine… Mais depuis que j’ai 22-23 ans, j’ai fait les efforts, je mange correct et puis pfff… Je me fais une douleur chronique (la pubalgie), j’essaie de jouer, je reviens après l’opération et je me fais mal sur un mauvais terrain qui me tord la cheville. Mais qu’est-ce qui se passe ? Je ne veux pas avoir l’étiquette du joueur blessé, qui n’est jamais là ! C’est ce qui m’a pris le plus la tête pendant cette période ! Je veux laisser l’image d’un bon joueur qui a apporté quelque chose au Stade Brestois. Quelquefois, les supporters m’envoyaient des messages : « T’es un très bon joueur… » Mais non, un très bon joueur ce n’est pas un joueur qui joue quatre matchs en un an ! Moi, ça ne me suffit pas, je veux être un joueur régulier.
Là, c’est bon, je suis de retour dans le circuit ! Mon doublé, c’était comme le but contre Le Havre. Cela débloque. J’ai toujours aimé ça, fixer mon défenseur, prendre la profondeur. En jouant sur le côté, je touche un peu plus de ballons. Dans l’axe, j’essaie d’aller dans la profondeur, chercher la verticalité. Sur le côté, c’est plus dur de se retrouver devant le but. Même si, dans le système qu’on applique, on se retrouve avec deux ou trois occasions par match. Dans cette équipe-là, la notion de poste est secondaire.Aujourd’hui, tout va bien ! Je veux marquer des buts, j’ai besoin de confiance, je veux devenir un joueur régulier. Si je suis régulier, je sais que je ferai une bonne saison. Je ne veux plus être un joueur fragile. »

 

Non grata en banlieue (3)

23/11 11:38

interdit

L'ASSE vient d'appeler officiellement ses supporters à ne pas se rendre au Cochonou Stadium, afin de respecter les dispositions prévues dans les deux arrêtés pris dans le cadre du derby.

Le communiqué rappelle que les recours engagés n'ont pas aboutis , et que les personnes ne respectant pas les arrêtés risquent des sanctions pénales.

Par ailleurs, un communiqué des Vilains nous informe que le club banlieusard a annulé "plusieurs dizaines de billets [...] et les acheteurs avertis par mail afin qu'ils ne se présentent pas au stade pour le match de ce soir", "pour des raisons de sécurité et en lien avec les arrêtés".

Ces annulations de billets considérés comme "suspects" posent question sur les méthodes utilisées par les lyonnais : l'annulation de places déjà vendues est-elle légale et surtout quels ont été les critères pour choisir les clients qui n'auront pas le droit de venir au stade ?

Ruffier, la force tranquille

23/11 10:51
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Dans la dernière édition du Parisien, Jérôme Alonzo compare les gardiens des deux clubs qui s'affronteront ce soir en match d'ouverture de la 14e journée.

"Ils se ressemblent tout en étant très différents. L’un est plus extraverti, l’autre plus introverti. Anthony a un jeu assez à risque, plus à la limite. Anthony, c’est la folie, Stéphane plutôt la force tranquille. Il enchaîne les saisons de haut vol et aurait pu évoluer dans un plus grand club. Par rapport à ses qualités, que je trouve immenses, on peut se poser la question, évidemment. Mais Stéphane, il est comme ça. J’étais expansif, on ne pouvait pas me demander de me taire. Stéphane, c’est un mec qui peut paraître froid et fermé. Alors ça lui joue peut-être des tours. Mais il est comme ça. C’est un type charmant qui ne s’ouvre pas à tout le monde. Il sera comme ça toute sa vie.  Anthony Lopes et lui dégagent quelque chose. Ce sont deux gardiens spectaculaires. Avec eux, au moins, on se régale. Il se passe toujours quelque chose."

Le petit billet vert de Thierry Courault

23/11 05:40
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L'ancien défenseur stéphanois Thierry Courault (53 ans) évoque le derby dans la dernière édition du Progrès.

"Je n'ai pas joué beaucoup de derbys en pro. En jeunes, un peu plus. C’était parfois musclé. Ça s’est bien calmé, avec toutes les caméras, les gars ne peuvent pas se permettre de mauvais geste. Je me souviens d'un derby remporté 1-0 à Geoffroy-Guichard grâce à un but de Thierry Gros. J'avais été expulsé pour avoir ceinturé l'attaquant argentin de l'OL Claudio Garcia. Le gars partait au but, je l’avais plaqué comme un rugbyman. 

Lyon a une belle équipe mais avec des passages à vide. Saint-Etienne a de bons joueurs de ballon, avec pas mal d’expérience des grands matches. Il n’y aura pas d’appréhension de leur part. Je vois plutôt un match débridé que musclé. Perrin va manquer. Notre défense centrale ne va pas très vite, c’est vrai mais j’imagine que les Lyonnais vont inconsciemment se projeter sur le match du mardi suivant contre Manchester City. Celui-là, il vaudra des sous et ça va trotter dans la tête des Lyonnais. Je mettrais bien un petit billet sur une victoire des Verts 3-2."

23

23/11 05:20
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Avant de disputer le derby en banlieue en ce 23 novembre, l'ASSE compte 23 points. Comme le rappelle l'agence de statistiques sportives Opta, c'est son total de points le plus élevé à ce stade de la saison (13 journées) depuis la saison 2005-2006... où les protégés d'Elie Baup avaient fini à une décevante 13e place.

Il ne se tourne plus les Puche

23/11 05:04
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Ancien adjoint d'Oscar Garcia à l'ASSE puis à l'Olympiakos, Antonio Puche (46 ans) a été nommé cette semaine sélectionneur de l'équipe de Chine U15 selon le jouranl espagnol Información.

Khazri leur pose des soucis

23/11 04:46
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Comme le relève l'agences de statistiques sportives Opta, le numéro 10 des Verts fait souvent mal aux vilains. Il a en effet claqué 4 pions et délivré 4 passes décisives en 7 matches disputés contre les banlieusards.

La saison 2012-2013, Wahbi Khazri avait marqué avec Bastia à Gerland (défaite 5-2) avant de de récidiver au match retour en Corse. Lors de ce match remporté 4-1 à Furiani, il avait aussi délivré deux passes décisives (à Florian Thauvin et Anthony Modeste).

La saison 2015-2016, le capitaine des Aigles de Carthage avait été le grand artisan de la victoire (3-1) des Girondins à Bordeaux : après avoir ouvert le score, il avait permis à Jaroslav Plasil et à Pablo de tromper à leur tour Rémy Vercoutre.

La saison dernière, le natif d'Ajaccio a marqué le premier but de la victoire (2-0) de Rennes au Cochonou Stadium. Allez Wahbi, on r'met ça ce soir !

On ne pouvait pas y Coupet

23/11 04:09
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Seul membre actuel des vilains passé par Sainté, l'entraîneur des gardiens banlieusards Grégory Coupet replonge dans ses souvenirs de derby dans la Pravda du jour. Extraits.

"Jérémie Janot, c'est un copain. Plus motivé que lui, tu ne peux pas. Il était fantasque, c'était un pan de sa personnalité, mais c'était un bon gardien aussi, et un vrai joueur de derby. Après, ses maillots pouvaient être une manière de chambrer, parfois, mais c'était fait sans méchanceté, sans arrogance. Et il l'assumait. Quand il a mis le maillot de l'AC Milan après notre élimination face aux Milanais en Ligue des champions (1-0, 1-3, en quarts de finale 2005-2006), ça faisait partie du truc. Il faut savoir le faire, et c'était bien fait : il piquait les Lyonnais et se mettait les supporters stéphanois dans la poche en même temps. Il avait raison : c'est ça, le derby. Malheureusement, je crois qu'on ne peut plus le faire. Aujourd'hui, ça part trop vite en cacahuète.

Le derby où je me suis senti le plus seul, c'est quand j'ai manqué ma relance devant Bafé Gomis, en 2008. On est toujours seul quand on fait une erreur dans un match normal, mais dans un derby, voilà, on n'a pas le droit... C'est pour ça que je continue de remercier Karim Benzema d'avoir égalisé sur coup franc en fin de match. Je revois son regard de tueur, après avoir posé son ballon. Grâce à lui, ce derby reste celui où Benzema a égalisé, et pas celui où Coupet a fait une erreur. Vu mon passé stéphanois, j'avais encore moins le droit que l'on perde un derby à cause de moi. Je revois très bien l'action, le ballon m'arrive, je vois Fabio Grosso sur ma gauche, je sais que c'est le geste à faire, mais je le rate, ce geste, et le ballon arrive sur la tête de Bafé. Une semaine après, j'ai fait la même chose, mais je l'ai réussie, et ma mère m'avait téléphoné immédiatement : "Mais pourquoi tu as recommencé ?" Parce que le jeu demandait ça...

Quand je suis passé de Saint-Étienne à l'OL, en décembre 1997. J'étais convaincu que c'était le bon choix, mais c'était un nouveau départ pour moi, tout était à refaire. C'est le club qui avait tout fait pour me vendre parce qu'il avait besoin d'argent, mais c'est moi qui ai tout pris dans la gueule. Je n'étais plus chez moi nulle part : j'étais un traître pour les Stéphanois, et un Stéphanois pour les Lyonnais. Pour les supporters de l'OL, j'étais le Stéphanois qui venait de Ligue 2 et qui remplaçait le gardien qu'ils adoraient, Pascal Olmeta. Je me dis qu'il a quand même fallu que je sois costaud. Mais je remercie encore Bernard Lacombe d'avoir cru en moi. Bon, lui aussi avait vécu ça en passant de l'OL à l'ASSE, mais je crois qu'il a oublié. Il a la mémoire sélective, Bernard."

Les vingt pour vaincre les vilains

22/11 21:28

Jean-Louis Gasset a convoqué un groupe de 20 joueurs pour le premier derby de la saison. Comme prévu, Loic Perrin est absent tandis que Pierre-Yves Polomat fait une nouvelle apparition.

Le groupe : Stéphane Ruffier, Jessy Moulin, Théo Vermot - Pierre-Yves Polomat, William Saliba, Timothée Kolodziejczak, Gabriel Silva, Mathieu Debuchy, Neven Subotic - Yann M'vila, Rémy Cabella, Ole Selnaes, Assane Diousse - Wahbi Khazri, Loïs Diony, Arnaud Nordin, Yannis Salibur, Romain Hamouma, Kévin Monnet-Paquet, Robert Beric.

Gasset tire son chapeau à Genesio

22/11 11:34
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En conférence de presse, Jean-Louis Gasset a rendu hommage hier à son vilain homologue.

"Je trouve qu’il fait un travail extraordinaire. On était deux milieux de terrain travailleurs. On a fait toutes les étapes dans le club de notre cœur et à un moment donné, on s’est retrouvé numéro un. On se ressemble, on a le même cursus. Mais lui, il est là, il dure et il fait bien. Je sais par expérience qu’être entraîneur dans le club où vous avez débuté, où vous avez joué, où vous avez été adjoint ou formateur, c’est très difficile. J’ai connu ça à Montpellier quand Louis Nicollin m’a demandé de reprendre l’équipe en janvier 2017 pour la sauver. J’ai signé un contrat de 3 ans. Au bout de 6 mois, j’ai réussi ma mission et je suis allé le voir pour lui dire “je m’arrête”. Cela devenait trop difficile.

Quand vous êtes chez vous, tout le monde vous tutoie, veut vous donner des conseils. Mais pour les gens, vous n’avez pas le charisme, vous portez mal le costume. C’est comme ça. On vous voit comme un travailleur, pas comme le n°1. Lorsque ça gagne, c’est grâce aux joueurs. Par contre, dès qu’il y a un match perdu, c’est vous le responsable. À l’inverse, quand ce sont des entraîneurs cotés, ce n’est jamais eux le problème. Ça, c’est fatigant. Bruno, il sait que ce métier est comme cela. Les gens sont très méchants…Franchement, je lui tire mon chapeau. Personne n’a relevé qu’il avait gagné à Manchester City. Il a battu Pep Guardiola. L’écart qu’il y a entre Lyon et Manchester City, c’est celui qui existe entre Saint-Etienne et Lyon. Il a réussi l’exploit d’aller gagner là-bas avec que des petits qu’ils connaissaient."

Benalouane, what an amaizing goal !

22/11 11:14
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S'il n'a pas joué la moindre minute en match officiel avec l'équipe première de Leicester cette saison, l'ancien défenseur stéphanois Yohan Benalouane (31 ans) s'est illustré hier à l'entraînement en marquant un but incroyable.

Les U19 fortes têtes ?

22/11 11:07

 

Comme vous l'avez peut être suivi grâce au potonaute franck42 le week end dernier (et qui nous a encore bien aidé pour la rédaction de ce potin), si l'équipe 1 des féminines écrase tout sur son passage actuellement, leurs homologues U19 ne sont pas en reste, lumière sur des jeunes pousses, fortes têtes !

Le championnat des féminines U19 fonctionne en une ligue fermée, où les clubs professionnels de D1 et D2 doivent engager une équipe. Si elles ne sont pas en mesure de le faire, cela se traduit par des sanctions de leur équipe Sénior (ex : Metz, qui n'a pas engagé d'équipe, est interdit de montée en D1 et se retrouve avec une pénalité de 3 points en championnat).
Ces équipes U19, sont réparties en 6 poules (de A à F) de 6 équipes (5 dans la poule de l'ASSE suite au désistement de Metz).
Une fois que toutes les équipes se sont rencontrées, les 2 premières équipes de chaque poule s'affrontent dans un nouveau championnat séparé en 2 poules Elite. En fin de saison les 2 premières de chaque poule Elite s'affrontent en finale.

Cette saison les jeunes pousses de l'ASSE se sont retrouvées avec 2 gros morceaux dans la poule : Montpellier vainqueur de l'édition précédente face au PSG (!) et Marseille, Rodez et Grenoble faisant figure d'outsiders.
Et c'est de la meilleure des manières que les jeunes Amazones ont démarré la saison avec 4 victoires d'affilée, dont 2 éclatants 4-0 et 4-1 face à Marseille et Montpellier.
Leur unique défaite, à l'heure actuelle, a eu lieu lors de la 6e journée, à domicile, lors du match retour face à Marseille (1-2), une défaite qui ne freinera pas nos jeunes U19 qui sont reparties de plus belle grâce à deux nouveaux succès, le dernier en date, 2-1 à Rodez le week end dernier.

De bons résultats qui se traduisent au classement par un solide 1ère place au classement (dif +10), avec 3 points d'avance sur Montpellier (diff +2), deuxième, et 8 points sur Marseille (diff -1), troisième.
Avec une telle avance, les vertes se sont assurées d'être qualifiées pour la phase Elite de 2e partie de saison, il reste 3 matches à Montpellier et 2 pour l'ASSE, pour se disputer la première place.
A ce titre, le match retour face à Montpellier (le dimanche 9 décembre) s'avère déterminant, sauf cataclysme, nous saurons à ce moment là, si nos jeunes Amazones, sont belles et bien, de fortes têtes.

Si Kelly Gago, étoile montante de l'équipe sénior, ne fait plus partie du groupe U19 cette saison, 4 autres jeunes joueuses ont pointé le bout de leur nez en championnat de D2 cette saison (de gauche à droite et de haut en bas)
- Charline Favier a pu garder les cages des Amazones lors de la 1ère journée en l'absence de Mallory Geurts (2-2 face à Montauban)
- Melody Lapierre (3 buts en U19) a également pu participer à la première journée en l'absence de Kelly Gago
- Malaury Craff, alterne entre les deux groupes, c'est elle qui a clos la marque face à Nancy, le week end dernier au terme d'un bel exploit individuel.
- Enfin si Maeva Bernard n'a pas joué en U19 cette saison, la jeune défenseure de 17 ans s'est retrouvée propulsée titulaire en ce début de saison pour compenser diverses blessures, elle est depuis la remplaçante de Julie Marichaud, et n'a pas encore regagné le groupe U19.




Mignot n'oublie pas Aubame

22/11 03:39
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Deux ans et demi après avoir raccroché les crampons, l'ancien défenseur stéphanois Jean-Pascal Mignot est revenu sur sa carrière hier dans L'Yonne Républicaine. Extraits.

"Je suis fier de ce que j'ai fait. J'en garde que des bons souvenirs. J'ai fait quasiment 350 matches de haut niveau entre L1, L2, coupes nationales et coupes d'Europe. Pour un petit gars qui était entré au centre de formation sans prétention, c'est extraordinaire. Je suis donc heureux de ce que j'ai fait. J'ai gagné deux coupes de France et une coupe de la Ligue, alors que des bons joueurs n'arrivent même pas en finale. J'ai eu une chance incroyable. J’ai eu une vie sportive incroyable.

J'ai failli arrêter le football alors que ma carrière n'avait même pas encore débuté. J'ai eu une infection au pied à la suite d'un tacle à l'entraînement. La blessure s'est infectée et du coup j'ai fait trois semaines d’hôpital avec des fortes doses d'antibiotiques. C'était en septembre 2002, quatre mois avant mes débuts à Monaco. Quand Guy Roux avait vu mon pied, il m'avait fait emmené directement à Dijon. Quand j'ai vu le lendemain le professeur, il ne parlait même pas de sport, mais d'une possible amputation du pied. C'était terrible. J'ai pris une énorme claque, mais cela m'a servi lors de mon retour car j'avais une envie décuplée.

C'est dur de dire quel est le meilleur joueur avec lequel j'ai joué. J'ai eu la chance de côtoyer tellement de bons joueurs. C'est dur de choisir. Benoît Pedretti était incroyable. Quelle classe ce joueur. C'était un joueur à part, il éclairait le jeu, c'était un leader. Je ne peux pas non plus ne pas évoquer Pierre-Emerick Aubameyang qui était très fort. Et évidemment il y a Djibril Cissé, mon pote."

Amende à lire

22/11 03:16
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La commission de discipline de la Ligue qu'on adule a décidé hier d'infliger 5 000 euros d'amendes à l'ASSE suite au déploiement de banderoles injurieuses lors du dernier match contre Reims.

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Sainté a fait Kurt mais pas Fékir

22/11 02:18
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La Pravda de ce jeudi nous rappelle que l'ASSE avait essayé d'enrôler l'actuel capitaine des vilains. Extraits.

Dans l'histoire de la rivalité entre l'Olympique Lyonnais et l'AS Saint-Étienne, Kurt Zouma occupe une place particulière. Originaire de l'agglomération lyonnaise mais formé à l'ASSE, le défenseur central d'Everton est le seul joueur professionnel confirmé à avoir été façonné chez le voisin honni. Dans un sens comme dans l'autre. « Il était au pôle Espoirs de Dijon et l'OL ne semblait pas vraiment croire en lui alors qu'il est originaire de Vaulx-en-Velin, se souvient Abdelaziz Bouhazama, ancien directeur du centre de formation de l'ASSE, désormais à la tête de celui d'Angers. Quand Lyon a su qu'on voulait le signer, ils ont proposé un meilleur contrat à la famille. Mais on avait été très réactifs et le joueur avait notamment souhaité privilégier le premier club qui s'était concrètement positionné. »

Les Verts ont été proches de réaliser un coup similaire avec Nabil Fekir. Repéré par Bouhazama, il s'était vu proposer un contrat stagiaire par l'ASSE après une saison à Saint-Priest, mais l'OL l'a rattrapé in extremis. Malgré ça, la rivalité entre les deux clubs produit des conséquences assez relatives au niveau du recrutement des jeunes. Sans écarter l'idée d'une forme de concurrence, même saine, dans le processus de scouting et de séduction des meilleurs jeunes de la région. « La concurrence existe car l'objectif est de recruter les meilleurs de l'agglomération puis de la région en préformation, souligne Jean-François Vulliez, le directeur du centre de formation de Lyon. Après, à partir des moins de 16 ans, la concurrence devient nationale. Elle ne se limite plus à Lyon et Saint-Étienne. »

Saliba, ils en sont babas

22/11 01:15
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William Saliba a droit aux éloges de son recruteur et de son entraîneur dans la dernière édition de la Pravda.

Ludovic Paradinas : "Jouer attaquant jusqu'en moins de 13 ans lui a donné une technique supérieure à la moyenne pour un défenseur central. Car c'est à partir du moment où il a reculé à ce poste, à son arrivée à Montfermeil, qu'il a explosé. Il est fort physiquement et mentalement. Il dégage une puissance naturelle et il ne connaît pas la pression. William, c'est la force tranquille. Respectueux mais pas impressionné, il est capable de s'adapter à tout. C'est aussi un vrai passionné. Pour lui, le foot, ce n'est pas juste un métier."

Jean-Louis Gasset : "S'il a été surclassé dans la catégorie des moins de19 ans, pour disputer les qualifications à l'Euro, c'est que même les sélectionneurs nationaux ont senti qu'il possédait un potentiel et une grande marge de progression. Pour moi, ce petit a un avenir extraordinaire. À son âge, il possède la maturité, l'intelligence dans le jeu, la technique, le gabarit et surtout, il sait où il veut aller. Si tout a été rapide pour lui, il progresse tous les jours. Ce petit doit être le porte-drapeau de Saint-Étienne dans quelques années."

Un Paquet de propos pertinents

21/11 16:48

 

En conférence de presse ce midi, Frédéric Paquet est revenu avec des propos pleins de bon sens sur la scandaleuse et crétine interdiction de déplacement des sups verts dans le cimetière voisin :

« Notre référé a été rejeté pour la raison que l’on peut jouer au foot sans nos supporters. On a lancé ces procédures car nous avons estimé que les décisions n’étaient pas justes. Les arguments ne sont pas appropriés. On a milité pour un déplacement encadré. On est conscient que ça demande des moyens. mais, le fait d'appliquer un arrêté préfectoral en demande tout autant. Voilà pourquoi l'argumentaire de la préfecture ne nous semble pas approprié. Tous les jours on discute avec nos supporteurs, on fait des efforts quotidiens et vu les raisons qu'on nous donne, on sent que quelque chose ne va pas. Qu'on ne se mente pas. Quand je vois les arguments avancés pour interdire les déplacements, je me dis qu'on est en train de se mentir. Si c'est juste une questions de moyens, il faut le dire. Et ne pas utiliser des raisons vieilles de dix ans. Si on cherche des solutions pour des faux problèmes, on ne réglera jamais rien. On nous demande d'appliquer une loi sur les fumigènes. Aujourd'hui c'est clair : on n'a pas assez de moyens, de forces de police autour du stade pour faire appliquer cette loi. On conteste le fait de prendre des coups sur la tête pour ce sujet-là. On ne peut pas empêcher l'entrée des fumigènes dans le stade car ils sont trop petits. Il faudrait des fouilles au corps et on ne peut pas par manque de moyen. L’interdiction a tout va sans les moyens pour les appliquer est-ce la solution ? Les clubs font ce qu’ils peuvent et ne sont pas coupables. On est dans une escalade de la tension et le problème c'est qu'on tape sur les clubs, qui ne sont pas les premiers responsables et pourtant les premiers pénalisés. Ce n'est pas la bonne solution.
Le Derby est une fête et il doit le rester. C'est un beau spectacle sportif. Et, on veut que les supporters se sentent concernés par cela. Je trouve dangereux que le foot s'éloigne de ses supporters, qui en font pourtant partie intégrante. Il faut faire attention car nous finirons par être tous perdants. Depuis le début de la saison, nous n'avons eu aucun problème avec nos supporters en déplacement. Pour nous, le déplacement encadré pour assister au Derby était la meilleure solution. Je tiens à rappeler que nous sommes contre toutes les forme de violence. Un match de foot ne doit pas à donner lieu à des actes violents. Là-dessus, on est intransigeants et on continuera à l'être vis à vis des fauteurs de troubles. »

Saint-Etienne : respect !

21/11 11:13
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Bernard Lacombe parle du derby aujourd'hui dans Le Dauphiné Libéré. Extraits :

"Je suis allé à Saint-Étienne car Lyon était en difficulté financière. À la Coupe du monde en Argentine, Roger Rocher était venu me voir et il m’avait dit : “Tu es stéphanois”. C’était moi ou Serge Chiesa. J’avais beaucoup fait marquer Roro [ndp2 : Dominique Rocheteau, pas Roland Romeyer !]. On s’entendait bien. C’était bizarre pour moi, mais j’avais été bien accueilli. C’était une autre époque. Une fois, certains défenseurs de Lyon avaient été, disons un peu agressifs, envers les attaquants stéphanois. À l’époque, il y avait moins de caméra. Et on ne parlait pas avec la main devant la bouche ! Mais les mecs ne touchaient pas Dominique. Il était tellement gentil…

Il faut éviter de trop remonter les gens avec des déclarations maladroites. C’est dommage de priver les supporters de déplacement. C’est arrivé à cause de nombreux excès, et c’est regrettable. Avant, il y avait plus de Lyonnais à l’OL et de Stéphanois à Saint-­Étienne. C’était chaud sur le terrain, bien sûr. Une fois, on était avec l’équipe de France Espoirs avant un derby. On rentrait de Bologne et Raymond avait dit à Sarra : “Samedi, je vais te choper.” Ça tapait fort parfois, mais après, ça rigolait. C’était du folklore. Aujourd’hui, ça dépasse parfois les limites. Et dans les deux camps. Il faut éviter les débordements. Mais la rivalité, elle, restera à vie.

On a pris quelques roustes dans les années 70. Alors, on a été content de leur en mettre quelques ­unes ces dernières années. Saint­-Étienne, ce n’est pas le même système que chez nous. On a d’autres moyens. Avant, ils avaient un énorme centre de formation. Ils ont sorti un paquet de grands joueurs. C’est un peu moins vrai aujourd’hui. L’image de ce club restera gravée à jamais dans l’histoire du foot français. Moi, je dis Saint­-Étienne : respect. C’est la vérité, même si elle n’est pas toujours bonne à dire auprès de certains supporters. Mon prono ? 2­-1 pour nous. Mais un derby, c’est très dur à pronostiquer. L’ASSE, ça reste une belle équipe. Et ils ont un super­ état d’esprit. Il faudra qu’on ait le même. Un derby, ça se gagne plus au mental que dans le jeu."

 

 

Le match le plus important de l'année

21/11 11:01
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L'Ange Vert se confie sur le derby dans la dernière édition du Dauphiné Libéré. Extraits.

"C’est l’histoire qui fait que ces matches ont pris une telle dimension. La proximité aussi comme l’Inter contre l’AC Milan en Italie. C’est ce qui fait que ce derby est devenu LE derby français. Après, les débordements, je suis contre, contre, contre… Ce n’est pas normal que depuis plusieurs années, les derbys se déroulent sans supporters adverses. Ils font intégralement partie du derby. Il faut trouver des solutions.

Au fil des années, c’est devenu de plus en plus important. Médiatiquement je parle. Surtout, l’esprit a changé. Aujourd’hui, le derby est devenu le match le plus important de l’année, pour les supporters je veux dire ; mais pour les joueurs aussi quand même parce que nous, dirigeants, nous avons le devoir d’expliquer aux joueurs qui n’ont pas forcément la culture de ce que c’est vraiment.

Mes meilleurs souvenirs de derby, ce sont ceux que j’ai gagnés. Mais il y en a un qui me reste plus en mémoire. C’était après un match face à Liverpool que l’on avait joué le mercredi et le samedi on se déplaçait à Gerland. Le stade était comble et le terrain complètement inondé, quasiment impraticable, mais à l’époque on jouait quand même. Ce soir­là, on avait gagné 2­0 avec des buts de Jean­Michel Larqué et moi. C’était la période où Saint­Etienne était dominateur. Le pire derby, c’est quand j’ai été blessé. En particulier lors d’un de mes premiers derbys, le premier peut­être. Sur un tacle, j’avais été gravement blessé assez longtemps. Je ne veux pas citer le joueur qui m’avait taclé, mais c’était assez méchant.

L’OL fait partie des grands clubs français. À mon époque, j’aimais beaucoup l’équipe avec Lacombe, Di Nallo et Chiesa, un joueur que j’adorais. Aujourd’hui, l’OL a un palmarès qu’il a construit récemment, alors que dans les années 70, il n’avait gagné que quelques Coupes de France. On ne joue pas vraiment dans la même cour. Il faut regarder les budgets. Lyon fait partie des trois plus gros clubs français et nous, nous sommes dans une deuxième classe. Aujourd’hui, il n’y a qu’un point qui nous sépare au classement, mais on sait bien qu’en fin de saison, normalement, ils devraient être devant nous. Mais un derby reste un derby et on y croit toujours !"

 

Dieu, intermittent indispensable !

21/11 10:50

 

Les Verts se présenteront après-demain au Cochonou Stadium presque au complet. Presque, car, hélas, Dieu fera défaut suite à sa blessure contre Reims (2-0) il y a 15 jours.
L'absence de Dieu pour le derby est devenue une triste habitude.
Celui qui a joué son premier derby en Ligue 1 le 11 décembre 2005, il y a donc 13 ans, a joué au total 15 derbies en championnat. Il entame sa 14ème saison depuis son premier derby (0-0 à GG) et il en a presque autant raté (12) que joué.

Il a notamment connu deux années sans en disputer un seul : pour les saisons 2006/2007 et 2011/2012. Et seulement 4 saisons où il a pu disputer l'aller comme le retour (2007/2008, 2010/2011, 2013/2014 et 2014/2015).
Avec le match de vendredi, ce sera donc la 4ème saison consécutive que Dieu rate un derby.

Sur 15 derbies disputés, Dieu présente un bilan relativement équilibré de 4 victoires, 5 nuls et 6 défaites. Dieu était présent lors de nos deux seules victoires en terre ennemie (1-0 en 2010 et 2-1 en 2013), et les Verts, grâce à Soderlund, ne l'ont emporté qu'une fois sans lui (1-0 en 2016 à GG). Des dernières stats qu'il serait de bon goût de faire mentir vendredi soir...

 

Debuchy, deuxième derby

21/11 06:00
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Dans la dernière édition du Progrès, Mathieu Debuchy revient sur son premier derby en vert avant d'évoquer le deuxième.

"Avant de rejoindre Saint-Etienne, c’était déjà un match que je voulais regarder à la télé. Je savais ce que ça représentait, que l’intensité allait être élevée. Après plus tu restes dans un club, plus tu t’imprègnes du derby.J’ai eu la chance de marquer la saison dernière à Lyon. J’ai ressenti une sensation énorme. On égalise, donc c’est une certaine délivrance. Sur le coup, tu ne penses pas forcément au derby, tu penses juste au but que tu viens d’inscrire. C’est ensuite que tu réalises que tu as marqué dans ton 1er derby. Ce qui est regrettable c’est que nos supporters n’étaient pas là. Ce sera malheureusement encore le cas cette fois. Il manque quelque chose. On aimerait partager ce moment avec eux. On aimerait les avoir avec nous pour qu’ils puissent nous aider.

Celui de vendredi va encore être un vrai derby. On s’attend à un match difficile. Lyon possède une très bonne équipe, avec un potentiel offensif énorme. Il y a Depay, Fekir, Aouar mais ils ont aussi d’autres joueurs au milieu, d’autres qualités. C’est une équipe complète, difficile à jouer. On va y aller avec nos forces, notre envie. Nous aussi, on se sent bien. On veut aller faire un résultat à Lyon. Il sera important de bien démarrer le match, de vite prendre le dessus. On sait que ce sera un combat. Dans ces matchs particuliers, tout est important : le mental, la technique, l’engagement et surtout l’envie. On doit se surpasser. Cela vaut pour tous les matchs mais encore plus pour celui-ci.

Après le derby, il y aura encore beaucoup de rencontres. Ce n’est pas un match qui va influencer notre saison sur le plan comptable mais, par contre, dans les têtes, c’est un match important. La saison dernière, on aurait pu faire un meilleur résultat que le 1-1, surtout au vu des 30 dernières minutes, mais on était satisfait du point pris. Ça nous avait libérés pour la suit."

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