

Le Stade Lavallois s'est imposé 2-1 ce soir sur le terrain de l'Entente Sannois-Saint-Gratien lors de la 24e journée de National 1. D'un plat du pied droit parfait ajusté aux 18 mètres, Mahdi Camara a ouvert le score à la 32e minute sur le premier tir cadré tango. Autre milieu de terrain prêté par l'ASSE, Rayan Souici a raté une balle d'égalisation à la 53e avant de céder sa place 20 minutes plus tard.
Vagner a été le principal artisan de l'écrasant succès (4-0) de Nancy à Sochaux ce vendredi lors de la 27e journée de L2. Après avoir provoqué l'expulsion du Lionceau Olivier Verdon, l'attaquant cap-verdien a ouvert le score de la tête à la 72e du haut de son mètre soixante-neuf avant de délivrer une passe décisive sur le 4e pion de la bande à Alain Perrin, qui laisse la place de barragiste à son adversaire du soir !
Ancien milieu de terrain stéphanois et actuel entraîneur des U17 nationaux du QSG, Laurent Huard revient dans Le Parisien sur les problèmes cardiaques qui l'ont contraint à mettre un terme à sa carrière de joueur à l'âge de 28 ans.
"En avril 2002, je me suis écroulé à deux reprises sur le terrain d'entrainement de l'Étrat. J'ai échappé à la mort subite. On m'a diagnostiqué une dysplasie arythmogène du ventricule droit. Jouer au foot, c'était ma passion. J'ai été obligé d'arrêter. Je ne voulais pas y croire. J’ai consulté d’autres médecins, demandé des contre-expertises, en vain, le diagnostic était le même. Alors que j’étais dans la force de l’âge, j’ai dû me rendre à l’évidence. Un cardiologue m'a posé un défibrillateur automatique implantable dans la poitrine. C'est ma roue de secours.
Un an jour pour jour après l’opération, j'ai regardé à la télé le match Cameroun-Colombie, à Lyon. J'ai vu Marc-Vivien Foé s’écrouler sur le gazon de Gerland, foudroyé par une crise cardiaque. Ça m’a marqué. J’ai eu la même chose que lui et j’ai eu la chance de revenir. J’ai alors compris que j’étais un privilégié. Je peux voir ma famille grandir. On est une population qui se croit à l’abri de ces maladies, on est sportifs, en forme avec une bonne hygiène de vie. Un jeune peut avoir un accident, à vélo, mais cela paraît inimaginable sur un terrain de football !
Depuis 2002, j'ai été victime d'épisodes de tachycardie. Mais à chaque fois, mon défibrillateur se déclenche et me sauve la vie, comme cette nuit de 2012. Il faut faire avancer la recherche pour trouver l’examen idéal qui permettra de détecter tous les sportifs à risque. N’attendons pas le premier malaise. Un seul peut être fatal."
Actuellement sous contrat avec l'ASSE jusqu'en juin 2020 mais prêté cette saison avec option d'achat au FC Metz, Habib Maïga (23 ans) a retrouvé la forme chez les Grenats. Ayant joué 16 matches cette saison dont 13 en tant que titulaire, le milieu de terrain ivoirien s'est confié sur la chaîne du club leader de L2. Extraits.
"Je commence à retrouver mon meilleur niveau, cela n'a pas été facile après une longue période d'absence. J'ai repris l'entraînement et la compétition après une quinzaine de matches joués par le groupe, ce n'était vraiment pas évident. C'était à moi de travailler, de bosser, de revenir à mon meilleur niveau.
La première partie de la saison dernière à Saint-Etienne s'est super bien passée, j'avais du temps de jeu et je faisais de bons matches. Après le changement d'entraîneur et de staff, ça a été un peu compliqué, raison pour laquelle je me suis retrouvé en Russie. Malheureusement, je me suis blessé dès mon premier match là-bas. Saison terminée. C'était dur ! Mais quand mentalement t'es costaud, tu traverses cette période plus vite.
J'ai vécu plein de choses, plein de trucs dans ma vie qui m'ont forgé le mental. J'ai eu une grave blessure à Saint-Etienne à l'époque où j'étais en fin de contrat. En août 2015, lors du dernier match de préparation avec la réserve, je me blesse. Fracture au C2 [ndp2 : deuxième vertèbre cervicale, nommée axis ou odontoïde]. J'apprends que c'est une saison blanche. Je tiens à remercier les dirigeants qui m'ont fait confiance, qui m'ont redonné une chance.
Alors que je m'étais blessé en Russie, Frédéric Antonetti est venu vers moi pour me faire venir à Metz. Ça fait beaucoup plaisir parce que Fred Antonetti est un personnage dans le championnat, dans le football français. Alors que tu es blessé, il s'approche de toi, il te parle, ça te motive ! Je n'ai pas hésité un seul instant. Le standing de l'entraîneur, les ambitions du FC Metz... les deux collaient !
Vous me dites que suis combattant, solide et pas maladroit dans les transitions ? Ce portrait me va. Même si je suis conscient qu'il y a des endroits où je dois m'améliorer, je suis aussi conscient de mes qualités. C'est à moi de toujours travailler pour les garder. Je ne sais même pas ce qui s'est passé dans ma tête quand j'ai marqué contre Nancy ! Je n'ai pas trop l'habitude de marquer, du coup c'est difficile de trouver une célébration. J'ai trouvé ça top de sauter dans la tribune et de célébrer ça avec les supporters.
Le dernier tiers de championnat n'a pas été facile. Tous les matches qui restent à venir vont être comme une finale. On va se concentrer toute la semaine, bien travailler pour avoir un bon résultat au Havre et ainsi de suite, on va aller crescendo, tout doucement pour arriver au sommet de la Ligue 2. J'espère bien mettre un but dans le jeu et pas de la tête, d'une frappe de trente mètres pourquoi pas, je vais essayer ! (rires)"
Activ' Radio a diffusé ce matin une interview du coach des Vertes, Jérôme Bonnet, où celui-ci parle de son équipe, bien sûr, mais aussi du développement du football féminin.
"Je suis arrivé à Saint-Étienne en 2012 dans le cadre d'une création de poste où l'on était sur de la coordination technique et j'avais en charge les U19 Nationales. Je collaborais avec Hervé Didier, l'entraîneur de l'époque de l'équipe une. Et depuis deux ans je suis avec l'équipe une en D2 après le remplacement d'Hervé Didier.
Pour l'instant, c'est bien parti, on est dans notre tableau de marche. On a fait ce qu'il fallait jusqu'à présent pour toujours espérer cette montée. Notre championnat est un marathon, on a 13 équipes alors que l'autre poule en a 12, on a donc des matchs en plus, on a eu la redescente de deux équipes de D1 qui sont tombés dans notre groupe avec la volonté de remonter très rapidement. Il reste 2 mois de compétition, le sprint final va être lancé incessamment sous peu et notamment dès dimanche avec le départ pour Albi.
La montée, c'est l'objectif du club, celui qu'on s'est fixé avec les filles. L'année dernière effectivement on est passé à deux doigts de monter après la descente de D1 et on a à cœur de le faire cette année et on s'en donne les moyens.
J'ai la chance d'avoir un effectif qui est très jeune. J'ai des filles qui sont à l'écoute. On a 21 ans d'âge moyen. Les jeunes sont également encadrées par des filles d'expérience comme Charlotte Gauvin qui est ma capitaine, Aude Moreau, Candice Gherbi ou Audrey Chaumette, des filles qui ont connu la D1 et qui apportent cette expérience là. J'ai des joueuses de qualité qui ne demandent qu'à progresser. On a un groupe composé à peu près de 24 joueuses où j'essaie d'intégrer aussi quelques U19 afin qu'elles puissent d'une part nous apporter et qu'elles puissent prendre également de l'expérience.
La semaine se compose de 5 entraînements. On aménage bien évidemment en fonction des déplacements. Quand on fait, comme on le fera au mois de mars, 14 heures de bus dans le week end, on va les laisser un petit peu souffler. Elles ont besoin aussi de se ressourcer et d'avoir une journée off pour pouvoir bien récupérer. En pleine saison, on est à 5 entraînements les soirs de 18h30 à 20h, après le boulot pour certaines et pour d'autres après l'école ou les études.
Les joueuses ne sont pas professionnelles. Au final, on a 5 filles sous contrat et le reste sont amatrices. Elles doivent concilier, bien évidemment, leurs études, leur travail avec le sport de haut niveau et l'exigence que l'on veut mettre pour atteindre nos objectifs. Donc il y a pas mal de filles qui après leur journée de travail ou d'études viennent à l'entraînement et on se doit, nous, le staff, de prendre en compte cela pour aménager et mettre en place les séances.
Les déplacements en bus, c'est une charge de fatigue supplémentaire qui au fil de la saison se crée. Sur ce mois de mars, on va aller beaucoup du côté de Toulouse et une fois à Metz, ce qui engendre beaucoup de fatigue. On va voir avec le staff et on a déjà anticipé pour aménager et réduire le nombre d’entraînements pour leur permettre de récupérer au mieux.
Albi, c'est une équipe qui descend de D1, qui a eu une intersaison un peu agité puisque comme toute descente, il y a des joueuses qui sont parties. C’est une équipe en reconstruction, on l'avait vu au match aller. Là, elle a trouvé son rythme. C'est une équipe composée de très bonnes joueuses avec un projet de jeu qui nous ressemble. Donc c'est un match intéressant et difficile à jouer.
Le club veut que l'on soit en D1 et c'est la place que doit avoir l'AS Saint-Étienne. Les filles l'ont connu. Et c'est vrai qu'il y a une pression supplémentaire avec la Coupe du Monde qui arrive, avec la médiatisation qui est en train de naître autour du foot féminin et c'est vrai que par rapport à l'image du club qui a une forte notoriété, on se doit d'être au plus au niveau, dans l'élite.
L'AS Saint-Étienne, depuis maintenant quelques années, tend à s'améliorer en vue de continuer à développer cette section féminine pour retrouver la D1 et suivre l'évolution du foot féminin. Ça passe par des moyens financiers, ça passe par des moyens humains et également structurels.
On le voit sur le district de la Loire où le nombre de licenciées a augmenté depuis maintenant pas mal d'années. Des équipes spécifiques féminines se créent dans les clubs voisins alors qu'avant, ne serait-ce que 6 ans auparavant, il y avait l'AS Saint-Étienne et peut-être une ou deux équipes dans le département. On voit qu'il y a une recrudescence de filles qui viennent au foot et qui jouent maintenant avec les garçons. Nous, à l'AS Saint-Étienne, on a développé cette école de foot féminine avec cette structuration et le développement de cette formation. On parle de relève, on se doit d'avoir une formation qui marche puisque nous n'avons pas les mêmes moyens que peuvent avoir, par exemple, l'Olympique lyonnais ou d'autres clubs français. On se doit de bien structurer notre formation afin d'avoir des filles qui puissent intégrer cette équipe une à moyen terme ou à long terme.
La Coupe du Monde en France, c'est une bonne chose pour le foot féminin, pour ce que met en place la FFF dans cette volonté d'évolution et de développement, ça va engendrer une médiatisation forte autour du foot féminin et certainement des retombées au niveau des clubs. Et on l'espère, plus de moyens pour les clubs pour se structurer en vu de se professionnaliser.
Je pense que cela va engendrer une certaine dynamique que j'espère positive. Cela va passer bien évidemment par de bons résultats de cette Équipe de France encadrée par Corinne Diacre. Si l'Équipe de France a des résultats, on va parler d'elle et, automatiquement, ça va se répercuter, peut-être, sur le nombre de licenciées avec des retombées économique aussi pour les clubs féminins à structure exclusivement féminine et peut-être aussi pour les clubs professionnels.
Le fait d'accueillir cette Coupe du Monde, on a le soutien de la population et de tous ces supporters qui suivent malgré tout le foot féminin. Et je pense que quand on se sent soutenu, c'est une force supplémentaire. On le voit à Geoffroy-Guichard, on parle souvent du douzième homme et c'est le cas. Le fait d'organiser la Coupe du Monde en France va permettre, j'espère, une dynamique très importante pour cette équipe pour faire en sorte qu'elle puisse la gagner. En tout cas, il y a fort à faire avec des équipes bien structurées et qui font partie des équipes top mondiales comme les États-Unis ou l'Allemagne."
Alors qu'il s'était fait mal à la cheville hier à l'entraînement, Mathieu Debuchy sera dans le groupe stéphanois qui tentera de mettre fin à 40 ans de disette au Vélodrome après-demain soir. C'est ce qu'a annoncé à la mi-journée son entraîneur Jean-Louis Gasset, qui bénificiera aussi des retours de Romain Hamouma et Valentin Vada mais devra se passer de Yannis Salibur pour ce match de clôture de la 27e journée de L1.
On souhaite au numéro 26 des Verts de donner la victoire à son équipe contre l'OM à la 95e minute, comme il l'avait fait il y a huit ans, mais si possible sans se blesser...
Dans la dernière édition du Progrès, Lubomir Moravcik revient sur les approches marseillaises.
"J’étais flatté que l’OM s’intéresse à moi. Tapie est passé par un intermédiaire, l’agent Alain Migliaccio, qui est entré en contact avec le mien, Anton Ondrus. Nous nous sommes retrouvés à Lyon pour discuter dans un hôtel et j’ai eu Bernard Tapie au téléphone. On a eu une petite conversation, j’ai dit que j’étais ouvert à la discussion et il m’a répondu : "Quand je vais mettre l’argent sur la table, ton président va être convaincu". J’ai pris la décision de rester. Même si l’OM était une grande équipe. Au Vélodrome, c’était mission impossible. Par contre à Geoffroy-Guichard, on les a souvent bousculés grâce à notre public."
Comme nous l'avions rappelé dans notre rubrique éphéméride, le peuple vert avait convaincu le meneur de jeu à rester à Sainté.
"Quand j'ai vu l'inscription "Lubo, on t’aime, on t’adore, ne pars pas, tu es magique"sur le mur du terrain d'entraînement, ça m'a beaucoup touché, m'a beaucoup influencé dans mon attitude envers le club et j'ai même envisagé y finir ma carrière. C'est la raison pour laquelle j'ai prolongé mon contrat. Je sentais que les supporters me soutenaient. Je ne voulais pas les décevoir. Le public a été très important dans ma décision. Ils ont montré que le club et les joueurs qui le composent étaient très importants à leurs yeux."
La Pravda du jour revient sur les retentissants départs de plusieurs joueurs de l'ASSE pour l'OM au début des années 70. Extraits.
"Tout va bien jusqu'au 6 mai 1971 et la publication dans La Tribune-Le Progrès de ce qui deviendra l'affaire Carnus-Bosquier : «Razzia spectaculaire sur l'AS Saint-Étienne. Carnus (certain), Bosquier (probable) à Marseille la saison prochaine.» En fin de contrat dans le Forez, les deux amis discutent depuis janvier avec Marcel Leclerc, mais aussi avec Roger Rocher selon Carnus : «Le problème dans cette affaire, c'est que, pour une fois, je me suis retrouvé libre et j'ai donc pu demander de l'argent. Je me suis dit que si je partais, Saint-Étienne allait être obligé de prendre un gardien de ma valeur, donc mettre de l'argent dessus. J'ai demandé cette somme au président Rocher, qui m'a répondu : "T'es pas un peu fou ? Tu peux te chercher un club." » Ce qu'il fit, embarquant avec lui son ami Bosquier qui s'était déjà heurté à l'intransigeance de son président, deux ans auparavant : «En pleine discussion pour prolonger et évoquer une reconversion, il m'avait lancé : "Tu ne veux pas venir pointer non plus ? On se revoit dans deux ans." Quand, en 1971, alors que je me retrouvais en fin de contrat, Rocher m'a proposé un chèque en blanc, je lui ai répondu qu'il savait où il pouvait se le mettre.»
Deux ans après, le défenseur n'a rien oublié donc, l'OM s'est positionné et comme le titre L'Équipe, «Leclerc-Rocher, c'est la guerre !». Surtout que, deux jours après les révélations de la presse locale, les Verts, après avoir mené 2-0, s'inclinent à domicile contre Bordeaux (3-2), sur, notamment, deux erreurs de... Carnus. Rocher est furieux, parle, en visant un peu tout le monde, de «faute grave», «de préjudice moral et financier», de «régler ça devant les tribunaux». «Cela ne m'a pas perturbé, ni l'équipe, assure l'ancien gardien de l'équipe de France (36 sélections). Le match de Bordeaux ? Pas mon meilleur, c'est vrai, mais c'est comme ça. Ce qui est sûr, c'est que si Rocher avait accepté de nous prolonger, on aurait terminé normalement le Championnat.» Non seulement, le président stéphanois ne leur offre rien, mais il les écarte du groupe après Bordeaux : «Derrière, il me fait même virer de l'école des beaux-arts où j'étudiais l'architecture, s'étrangle Bosquier. Quand on est allés vider notre vestiaire, il a demandé à Pierre Garonnaire de nous suivre. J'avais dit à Rocher : "Vous avez peur qu'on vole les armoires ? Vous êtes fatigué, vous !" Rocher planait après cinq ans de succès.»
Avec le recul, Bernard Bosquier ne pense pas que son départ et celui de Carnus aient pu influer sur la sortie de route forézienne : «Cela ne nous a pas déstabilisés, car on avait tous une mentalité irréprochable, le respect du club et des supporters.» Pour Carnus, Saint-Étienne perd le titre «car l'OM est meilleur, ils ne l'ont pas volé. Nous, nous avions tout gagné depuis quatre ans, on ne pouvait être que moins bien ». Leclerc et Rocher vont devenir totalement irréconciliables au cours de l'été 1972, encore plus meurtrier : le président marseillais, qui avait scruté le contrat de Salif Keita, remarque une clause qui lui permet de le recruter pour 10 000 francs. Une paille ! Les dirigeants du foot français dénoncent cette clause, interdite, condamnent les Verts à une amende et Keita à six mois de suspension. Qui prendra fin en novembre, le 19 exactement, jour d'un sulfureux OM-ASSE (3-1). Keita, sous ses nouvelles couleurs, est en feu, inscrit un doublé, passe devant le banc stéphanois et adresse un bras d'honneur à Rocher (nouvelle suspension pour l'international malien, au passage). Marcel Leclerc démis de ses fonctions le 30 juillet 1972 pour détournement de fonds, les dirigeants des deux clubs reprendront, par pragmatisme, des relations plus apaisées, intéressées. L'attaquant Georges Bereta en fera les frais, vendu 500 000 francs à l'ennemi marseillais en décembre 1974 pour renflouer les caisses stéphanoises. Il ne connaîtra pas l'épopée européenne en 1976."
La Provence évoque la suppléance du latéral gauche marseillais Jordan Amavi, suspendu face aux Verts pour avoir mangé trop de biscottes.
"Dans l’esprit de Rudi Garcia, le candidat naturel se nomme Hiroki Sakai. Et c’est vraisemblablement pour lui que le coach de l’OM optera dimanche face aux Verts. Latéral droit, le Japonais peut rendre service sur l’autre flanc, comme en début d’année dernière lors de l’absence d’Amavi. En 2018-19, il l’a aussi fait - avec des fortunes diverses - à Lille (3-0, le 30 septembre), contre Caen (2-0, le 7 octobre) et face à Reims (0-0, le 2 décembre). Cette solution oblige alors l’ex-technicien de la Roma à titulariser Bouna Sarr à la place traditionnelle de l’Asiatique. Aucun souci a priori, sauf qu’après avoir été aux portes des Bleus la saison passée, l’ex-Messin a faibli. Les réceptions de l’ASSE puis de l’OGCN peuvent-elles lui permettre de relever la tête ? S’il est inutile d’évoquer l’alternative "Bouba" Kamara, tant il serait aberrant de se priver de l’enfant de La Soude en charnière, restent deux autres solutions, plus extravagantes : faire reculer Lucas Ocampos d’un cran, mais celui-ci ne l’a fait que dans un 3-5-2 (à Rome et devant Dijon) ou tester Luiz Gustavo en latéral gauche. Une mission ponctuelle que le Brésilien, en manque de temps de jeu actuellement, a déjà rempli au Bayern Munich, durant plusieurs semaines, pendant l’hiver 2011, mais aussi à Hoffenheim, où il évoluait auparavant. L’idée lui plairait-elle ? On peut en douter."
Comme le rapporte la dernière édition du Progrès, le nuiméro 26 de l'ASSE a dû stopper prématurément la séance d'entraînement d'hier.
"Sur une passe un peu profonde, en voulant redresser la course du ballon pour centrer, Mathieu Debuchy a perdu son appui pied gauche. Celui-ci se déroba un peu en raison du terrain gras et tout de suite après, on le vit s’arrêter et se tenir l’articulation. Il quittait le terrain visiblement en colère, gestes à l’appui, avant d’y revenir quelques minutes plus tard, essayant de trottiner pour tester sa cheville. Mais après avoir été sollicité deux fois par un partenaire pour faire une passe, il se rendit compte que la douleur était toujours bien présente et il regagna les vestiaires tête basse. On devrait en savoir plus à son sujet ce vendredi. Il s’était blessé à cette cheville lors du match contre Bordeaux le 5 décembre 2018. Ce jeudi, manquaient à l’appel Loïc Perrin et Wahbi Khazri. On a aperçu ce dernier de l’autre côté du terrain, assis sur une glacière, ainsi que William Saliba, qui constitue le seul recours possible au poste d’arrière droit si d’aventure Debuchy venait à déclarer forfait."
Lynel Kitambala (30 ans) s'est engagé aujourd'hui jusqu'à la fin de saison (plus une année en option) avec le Sporting Clube Farense, actuellement 13e de Liga Vitalis (L2 portugaise). Pour rappel, l'ancien flop offensif de l'ASSE (0 but en 17 matches lors de la saison 201-2012) jouait la saison dernière au FC Senica (Slovaquie).
Auteur de 22 buts et de 7 passes décisives cette saison avec Brentford, Neal Maupay a été élu ce soir joueur de l'année de Championship aux London Football Awards, cérémonie récompensant les meilleurs joueurs londoniens. L'ancien joeuur des Aiglons et des Verts a été préféré à Luke Freeman (QPR), Lee Gregory (Millwall), Karlan Grant et Lyle Taylor (Charlton).
En Premier League, Son Heung-Min (Tottenham) a été élu au détriment de son coéquipier Harry Kane mais aussi de Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal), Eden Hazard (Chelsea) et Andros Townsend (Crystal Palace).
Titularisé avant-hier pour la 10e fois dans la défense de la lanterne rouge de National 1 (Drancy), Clément Cabaton (22 ans) a été défait avant-hier à domicile en match en retard de la 16e journée par le deuxième, le Rodez Aveyron Football de Nathanaël Dieng, Jérémy Mellot et David Douline. Avant de défier Marignane demain dans les Bouches-du-Rhône, l'ancien champion de France U17 s'est brièvement confié au Parisien.
"A Sainté, je pense que j’étais considéré comme un joueur prometteur quand je suis passé pro en 2016. J’ai d’ailleurs été le seul de ma génération à signer trois ans. C'était une fierté car l'ASSE est mon club de coeur, je l'avais rejoint dès l'âge de 12 ans. On m’a fait confiance mais au fil des blessures, des joueurs sont passés devant moi. Dans ce cas-là, on est un peu oublié. Je n’allais pas avoir ma chance cette saison. J’étais cantonné à jouer en réserve. Après la visite du président de Drancy à Sainté, Dominique Rocheteau est venu me parler. Il m’a dit que ce serait bien de partir jouer en National pour me montrer. Il fallait tourner la page, que je me relance ailleurs. Le maintien est un beau challenge à relever. D’autant que tout reste possible. On ne compte que trois victoires mais on n’est qu’à sept points du premier non-relégable."
Dans une interview accordée à RMC, le capitaine toulousain Max Gradel est revenu sur ses vertes années. Extraits.
"La passion à Saint-Etienne, c’est énorme. C’est fantastique. Les gens vivent pour le football là-bas. Le simple fait d’avoir appartenu à la famille des Verts, fait que, même aujourd’hui encore, quand je croise des supporters de Saint Etienne, ils me remercient. Ça fait forcément plaisir.
Christophe Galtier m’a fait connaître le haut niveau. Car jusque-là j’avais évolué en 3e et 2e division anglaise. Je n’avais jamais connu le très haut niveau. Bon, je l’avais connu avec la sélection ivoirienne lorsque j’étais à Leeds. Mais en club, non. La Ligue 1, c’est grâce à lui. C’est lui qui est venu me chercher là-bas. Je lui dois beaucoup.
Quand je ne jouais pas, j’étais énervé contre lui. Très énervé. Lui savait qu’il fallait aller doucement, qu’il fallait que j’apprenne le football français. Tactiquement, dans les placements. Seulement moi, je n’avais qu’une envie, c’était de jouer ! Mais franchement, ce qui m’a beaucoup plu chez lui, c’est que j’ai eu des moments difficiles, des moments où j’étais blessé, où sur le terrain je n’étais pas bon, où il ne pouvait pas me faire jouer, mais après, il a très bien réagi.
Pendant quatre mois, je n’ai pas joué, je n’étais pas dans l’équipe. Mais quand j’ai travaillé dur, que je suis revenu, j’ai marqué un but important à Lyon. Et là, il m’a refait confiance. Et il a pris la parole devant le groupe dans les vestiaires pour me rendre hommage. Il a dit: "voilà, Max, il était dans le trou, mais il a bataillé. Des fois, il méritait de jouer et il ne jouait pas. Mais il ne s’est pas découragé. Il a travaillé dur et aujourd’hui il est récompensé". Il m’a pris comme exemple et ça m’a fait plaisir. C’était très important pour moi qu’il reconnaisse ça. Et devant le groupe en plus. Ça montrait ses qualités d’homme. Et ça, je n’oublierai jamais.
Je ne regrette pas mon choix d'avoir quitté Sainté pour Bournemouth. C’est vrai qu’aujourd’hui les gens pensent que je me suis trompé. Mais je veux leur rappeler que quand je suis parti de Saint-Etienne, je voulais un nouveau contrat, vu notamment la saison que j’avais fait. J’avais franchi un nouveau cap. Mais à partir du moment où les deux parties ne sont pas d’accord, ça veut dire qu’on ne peut pas continuer ensemble.
Moi, j’ai fait le choix d’aller à Bournemouth car je voulais retourner en Angleterre pour pouvoir jouer en Premier League. Après, il faut savoir que le fait que je ne jouais plus à Bournemouth et que je sois revenu en France a été la conséquence d’une grave blessure au genou. Avant ça, je jouais et j’étais super bien, j’enchaînais les matchs. Tout est parti de ma blessure. Je suis revenu, je n’ai pas pu jouer. Et en Angleterre ça va très vite. Sans ma blessure, je ne pense pas que je serai revenu en France.
Franchement, pour vous dire ça sincèrement, je ne peux pas jouer à Lyon. Après mon passage à Saint-Etienne, ce serait compliqué. Pas parce que je ne suis pas ambitieux, mais c’est trop compliqué. Parce que je suis très attaché à Saint-Etienne. Ma fille est née là-bas, je me vois comme un Stéphanois. Ça, c’est à vie. Je vous dis la vérité, même si Lyon m’appelle, pour moi, c’est non.
J’ai vécu des choses incroyables dans ce derby. Mon moment le plus difficile à Saint-Etienne, c'est quand j’ai joué à domicile contre Lyon. Je suis rentré, il y avait un partout et vers la fin du match, j’ai perdu la balle qui a amené le but lyonnais. Et on a perdu ce derby-là. Les supporters n’étaient pas contents après moi. Le coach et le président aussi. Et je suis sorti de l’équipe. Je n’ai presque plus joué pendant quatre mois. Mais au match retour, à Gerland, j’ai marqué le but de la victoire. On a gagné deux à un et tout est reparti de là. C’était fort.
Je pourrais jouer dans un club plus huppé que Toulouse. Pourquoi Max Gradel n’a pas beaucoup d’offres? C’est à ces clubs-là qu’il faut poser la question. Moi, je fais ce que j’ai à faire. Après, je me dis que tout le monde ne peut pas jouer au PSG, à Marseille ou Saint-Etienne, les plus grands clubs du championnat français. Mais ça ne me préoccupe pas, je ne me dis pas: "je devrais jouer là ou là". Bien sûr, je sais que j’ai le niveau pour jouer que ce soit à Paris ou à Marseille. A Paris y a du talent, des joueurs à deux cents millions… c’est plus facile. Ils peuvent te mettre la balle où tu veux! Les yeux fermés."
Auteur de son 19e but de la saison (le 16e en Premier League), Pierre-Emerick Aubameyang a contribué hier soir à l'écrasant succès (5-1) d'Arsenal contre Bournemouth.
L'ancien attaquant stéphanois Didier Thimothée (48 ans) évoque ses vertes années et sa reconversion dans Le Progrès du jour. Extraits.
"J’ai adoré ce club, je serai marqué à vie par l'ASSE. Malheureusement, quand j’y étais, c’était une période instable. On a changé deux fois de président, connu trois entraîneurs. Je scrute toujours les résultats des Verts. J’ai regardé le derby. Je me dis vraiment que, quand j’y étais, j’aurais aimé jouer quand ça allait bien, pour connaître une telle ambiance. Jean-Louis Gasset a effectué un bon recrutement, a su dénicher les bons joueurs. Cest un pédagogue, un bon entraîneur. Au contact de Laurent Blanc, il s’est aguerri. À Saint-Etienne, c’est l’homme de la situation. Il sait bien mener sa barque.
Quand je jouais à Montpellier, un jour, j’ai acheté une moto de cross. Je roulais dans la vigne, à fond. J’ai pris un tremplin, je suis monté à six mètres de haut et j’ai perdu le contrôle. Je me suis écrasé. Fracture du poignet, pouce cassé, des bleus et des douleurs à n’en plus finir. C’était un dimanche, je suis allé voir le médecin. Le lendemain, j’étais à l’entraînement avec un bras dans le plâtre. J’ai affirmé que j’étais tombé en VTT. Jean-Louis Gasset, qui était mon entraîneur, m’a cru. Depuis 2008, je suis moto-taxi à Paris. La Goldwing, c’est hyperconfortable, on se sent en sécurité, comme dans une limousine. Il est clair que l’on ne va pas faire de wheeling avec."
Après le potonaute forezien73, c'est au tour du Progrès de revenir sur l'entraînement d'hier. Extraits.
"Mathieu Debuchy a pris part à la séance collective avec ballon avant d’enchaîner à nouveau les courses, tout comme Romain Hamouma, qui semblait lui aussi en pleine forme. Les nombreux supporters présents à l’Étrat ont pu assister à une séance rythmée à laquelle a notamment pris part Valentin Vada, qui ne semble plus souffrir de son genou, mais aussi Pierre-Yves Polomat, sorti sur blessure à Dijon. Yannis Salibur, qui avait ressenti une pointe au pubis la semaine dernière, n’est pas sorti sur les terrains mais s’est adonné à une séance en salle en compagnie de Wahbi Khazri et Loïc Perrin.
Jean-Louis Gasset avait décidé de faire appel à la jeunesse pour renforcer numériquement l’effectif. Outre les habitués William Saliba, Kenny Rocha Santos, Makhtar Gueye et Dylan Chambost, des visages moins familiers ont fait leur apparition. Comme le latéral droit Mickaël Panos, les milieux Cyril Martin-Pichon et Alexandre Valbon, tous pensionnaires de l’équipe réserve, ainsi que Wesley Fofana et Tyrone Tormin, héros de la qualification en quarts de finale de la Coupe Gambardella."
Discret recruteur à l'ASSE depuis presque deux ans, David Friio était avant-hier l'invité de l'émission Argyle Chat proposée chaque semaine par le média de Plymouth The Herald. Extraits.
"Recruteur, ce n'est pas un poste qui m'a toujours intéressé. A la base je voulais devenir agent. Quand Colin Calderwood a été nommé entraîneur à Nottingham, il me restait un an de contrat mais je ne voulais plus jouer. Je voulais rentrer en France. Il m'a demandé ce que j'allais faire en France. Je lui ai dit que j'allais peut-être devenir agent. Il m'a dit : "Pourquoi tu ne travaillerais pas pour moi en France ? Tu irais voir des matches". Je lui ai répondu : "pourquoi pas ?". Je me suis engagé pour deux ans comme scout de Nottingham Forest. C'est comme ça que ça a commencé. J'ai voyagé, j'ai vu des matches, j'ai rencontré Martin Ferguson et Jimmy Ryan, qui travaillaient pour Manchester United. Ils venaient de perdre leur scout en France. Il m'ont proposé le poste et j'ai travaillé neuf ans pour les Red Devils. J'ai notamment fait venir à Manchester Paul Pogba, qui avait à l'époque 15 ans et jouait au Havre.
Je suis ravi d'être encore dans le foot, d'être en mesure de faire ce que j'aime. Ma famille est bien installée en France. On a beaucoup bougé mais maintenant on est à Saint-Etienne. On joue en vert, ce n'est peut-être pas un hasard [ndp2 : c'est également la couleur de son ancien club Plymouth Argyle]. Un partenariat entre Plymouth Argyle et l'ASSE, pourquoi pas ? C'est quelque chose dont il faudrait discuter à plus haut niveau. Ça ne m'a jamais intéressé de devenir entraîneur. Je n'aimais pas les gens qui forment les entraîneurs. J'aurais peut-être dû passer mes diplômes en Angleterre mais pas en France, ce n'est pas ma tasse de thé. Vous apprenez plus le football en étant scout dans différents pays qu'en restant dans votre bunker avec votre staff à préparer le match suivant. Je regarde des matches de foot anglais, portugais, espagnols, allemands... En faisant ça vous apprenez beaucoup sur les joueurs et le football en général."
Le potonaute forezien73 nous propose un bref compte rendu de l'entraînement de ce matin.
"Il y avait beaucoup de monde, au plus gros je dirais 300 personnes. Pas de Perrin, ni de Khazri. Bennasser s est entraîné seul et je n'ai pas aimé la mine de Gasset et du préparateur. Hamouma a fait une demi-séance et a bien évité les supporters. Vada est opérationnel. Debuchy a fait toute la seance. Gasset n'a pas regardé l'entraînement d'une heure et demie ! Sans parler d'engagement et d'intensité, le minimum c'est de s'appliquer sur les gestes. Diony, on sent quand même que c'est pas ça..."
Pour avoir mis le feu il y a dix jours lors de la réception du QSG, le kop sud sera fermé pour deux matches dont un avec sursis. C'est donc sans le soutien des Green Angels que les Verts musèleront les Dogues le dimanche 10 mars à 15h00.
Vous avez raté l'intervention divine ce soir sur RMC ? Pas de panique, on vous l'a retrancrite !
"On est bien, on a connu des périodes un peu plus compliquées. On savoure. Si on est là, ce n'est pas par hasard non plus. Il va bien falloir gérer cette dernière ligne droite mais on profite de ces bons résultats. On va à Marseille puis on reçoit Lille, ça permettra de faire un bilan après ces deux gros matches. Marseille est un concurrent vraiment direct, Lille est un peu devant en ce moment. Ce week-end, les autres résultats nous ont permis de faire une bonne opération.
Pourquoi je ne suis pas parti de Saint-Etienne ? Si j'étais parti, c'était vraiment pour un projet plus intéressant que celui de l'ASSE. En France, je pense qu'on fait vite le tour. Soit c'est compliqué pour moi d'aller dans certains clubs qui sont mieux, soit ne me correspond pas, soit ce n'est pas leur projet. Enfin, "c'était" car maintenant c'est un peu tard. Après ça aurait été l'étranger mais il n'y pas eu vraiment de projet concret qui m'intéressait.
Je n'ai pas de regret d'être resté à Sainté. Il y aussi le fait que ces dernières années le club ait franchi un palier. J'ai vraiment pris du plaisir à jouer, on a retrouvé l'Europe. On a connu une période compliquée la saison dernière mais je prends du plaisir, encore plus aujourd'hui car c'est peut-être la meilleure équipe avec laquelle j'ai joué au niveau de l'expérience et de la qualité.
Il ne faut pas être trop confiant, il ne faut pas être craintif non plus. On a tout à gagner. En début de saison, ce n'était pas forcément prévu... Il faut toujours avoir de l'ambition, celle d'aller le plus haut possible. La Ligue des champions, forcément, c'est quelque chose qui fait rêver. Mais aujourd'hui, en France, c'est compliqué de se qualifier. Il y a beaucoup de concurrence et des clubs qui ont plus d'ambition que nous. Mais il faut profiter de nos bons moments pour essayer de créer un exploit. Si on n'y arrive pas, ce ne sera pas dramatique.
On perdu contre les trois premiers du championnat, deux fois contre Paris, deux fois contre Lyon, à Lille... C'est peut-être qu'on est à notre place. Ils sont meilleurs que nous, les résultats sont là. Après, vous parlez de Ligue des champions mais ça n'a jamais été l'objectif du club, il faut le savoir. Ce serait vraiment un plus, quelque chose d'extraordinaire, mais ça n'a jamais été un objectif défini.
Le discours, c'est de rester accroché à ce haut de tableau. Aujourd'hui on y est. Avant chaque match, c'est de se dire "faisons une bonne opération pour reste au coude à coude", sachant qu'il y a d'autres équipes qui vont revenir. On peut prendre l'exemple de Marseille, qui a eu un passage très compliqué mais qui revient à sa place et qui n'est pas loin. Il y a toujours des équipes surprises. Le parcours de Lille est quand même incroyable. Il y a d'autres équipes qui s'accrochent aux mêmes objectifs que nous. On n'est pas tout seul. Le but, c'est match après match de rester accroché."
L'ASSE (2e de la poule D, 39 points) recevra le LOSC (5e de la poule A, 32 points) en quart de finale de Coupe Gambardella le dimanche 17 mars.
S'ils éliminent les Dogues, les protégés de Razik Nedder recevront le dimanche 7 avril en demi-finale le vainqueur du match Bordeaux-Lens.
Les deux autres quarts de finale opposeront Montpellier aux vilains et Toulouse à Tours.
Pour rappel, la finale aura lieu samedi 27 avril au Stade de France.
Ayant joué 15 matches cette saison à Naples, l'ancien latéral stéphanois Kévin Malcuit parle de ses progrès et des ses ambitions internationales dans une interview accordée à France Football. Extraits.
"Dès mon arrivée en Italie, j'ai ressenti une énorme différence avec la Ligue 1 au niveau tactique. Les premiers jours, j'étais souvent en décalage par rapport à mes coéquipiers. Il a fallu assimiler le logiciel de jeu et progresser dans mon positionnement. Je crois avoir bien travaillé à ce niveau. Carlo Ancelotti m'a surtout fait travailler l'aspect tactique sur les phases défensives. Franchement, quand on a la chance d'avoir le "Mister", l'un des meilleurs coaches au monde, comme entraîneur, on est à l'écoute de chaque mot car on sait qu'on va progresser.
L'ambiance du Chaudron est incroyable, et sûrement l'une des plus belles en France. Mais Naples, c'est différent. Les gens vivent, mangent, respirent et dorment foot. Comme à Saint-Étienne, on ressent le poids de l'histoire quand on porte le maillot du Napoli. Diego Maradona a joué ici... Le football est une religion, peu importe qui vous êtes dans votre vie de tous les jours. Tout le monde est supporter de Naples, et cette ferveur, cette odeur, cette ambiance, on les ressent au quotidien.
Les Bleus, c'est un rêve et un objectif. C'est aussi cela qui a dicté mon dernier choix de carrière. Je suis au Napoli car je sais pertinemment que pour espérer accrocher le wagon des Bleus, cela passe par un grand club et des grands matches. Évidemment, le sélectionneur fait ses choix. Je me considère comme un latéral offensif qui cherche à respecter un équilibre défensif, car avant tout, j'évolue comme défenseur dans un schéma tactique. Depuis que je suis à Naples, je suis plus rigoureux défensivement grâce à l'expérience que je gagne match après match."
Ancien défenseur de l'ASSE et de l'OM, Bernard Bosquier évoque le "derby" de dimanche soir dans la dernière édition de La Provence. Extraits.
"L’OM a un avantage sur Saint-Étienne au vu des derniers matches et avec le public qui retrouve une équipe qui lui fait plaisir. Que les Verts soient devant au classement n’est pas important; ce qui l’est, c’est que l’OM doit être plus affûté au niveau moral après ses quatre derniers résultats. Ce match, qui va se jouer devant 50 000 ou 60 000 personnes, est un derby depuis des années. Normalement, un derby, c’est Alès-Nîmes ou Nîmes-Marseille. Cet OM-Saint-Étienne l’est devenu depuis que Roger Rocher et Marcel Leclerc se sont balancé des piques. Ça a fait monter la tension.
Si l’OM perd, c’est une demi-catastrophe. Autant ils n’ont pas été très bons avant les quatre derniers matches, autant ils me paraissent mieux désormais, aussi bien physiquement que moralement. J’étais pessimiste il y a quelques semaines, notamment car l’OM me faisait peur défensivement; aujourd’hui, je suis plus optimiste. Je ne sens pas Saint-Étienne venir faire un résultat à l’extérieur.
Les Verts, malgré leurs bons joueurs, tombent au mauvais moment. Ils arrivent alors que l’OM reprend du poil de la bête et va avoir l’avantage au niveau mental. Je crois au podium pour Marseille. En cas de succès contre Saint-Étienne, l’OM va faire des sauts vers les sommets. À condition, évidemment, qu’il continue à faire les mêmes prestations par la suite…"
Dans la dernière édition de La Provence, l'ancien milieu de l'ASSE et de l'OM Georges Bereta évoque le match de clôture de la 27e journée de L1.
"Vu le comportement des deux équipes, Saint-Étienne pourrait revenir avec le point du match nul. Ce serait un bon résultat pour les Verts, ça permettrait d’espérer quelque chose. D’autant qu’ils jouent bien en ce moment et sont bien positionnés. Ce sera serré, mais pour moi, Saint-Étienne est favori. Le résultat de l’aller peut compter, car il n’est pas très loin. Khazri se crée toujours des occasions, en crée pour les autres, c’est un élément intéressant pour les Verts. Ils devront se méfier de la nouvelle recrue de l’OM,Mario Balotelli. Sa stature impressionne, il joue bien de la tête. Les Verts ne devront pas se laisser dominer, devront jouer assez haut pour essayer de profiter de leurs occasions. J’aimerais bien que Saint-Étienne ET l’OM terminent sur le podium! (rires)"
Dans Le Progrès du jour, l'actuel coprésident de l'UNFP Sylvain Kastendeuch revient sur la défaite des Verts (1-0) au Vélodrome le 24 octobre 1992.
"Je me rappelle que nous nous étions fait secouer comme à chaque fois au Vélodrome à cette époque. Le mistral était permanent, la déferlante des attaques de l’OM incessante. Alen Boksic semblait insaisissable et d’ailleurs c’est lui qui inscrit l’unique but de la partie. On s’en sort bien tant nous avons été privés de ballons. C’était la grosse équipe de Marseille, celle qui quelques mois plus tard allait devenir championne d’Europe. Face à cette armada on ne pouvait pas lutter."
Comme le rapporte la dernière édition du Progrès, Mathieu Debuchy a recouru hier-après midi. "Son allure dynamique a dû rassurer le staff technique de l’ASSE." Le quotidien régional ajoute que Valentin Vada et Romain Hamouma lui ont emboité le pas.
DG de la Ligue qu'on adule, Didier Quillot étale ses connaissances géographiques dans la dernière édition de la Pravda.
"Certaines préfectures en font trop. Autant, pour le premier week-end des gilets jaunes, nous n'avons pas voulu mettre à risque l'ordre public. Mais maintenant, avec la prolongation du mouvement et les décisions prises qui sont difficiles à comprendre, nous refusons les demandes de report et nous négocions. Certains préfets font des efforts pour nous aider. Je pense en particulier à celui du Calvados, avec qui nous avons négocié pendant une semaine pour maintenir Caen-PSG samedi prochain. Aussi à celui de Haute-Loire pour Saint-Étienne - Dijon. Celui des Bouches-du Rhône pour OM-Amiens. Ou encore celui de la Côte-d'Or, qui a maintenu Dijon-Monaco et Dijon-Angers après nous avoir demandé de les décaler. Nous avons refusé et finalement, nous sommes parvenus à maintenir ces matches au jour et à l'heure prévus."
Dès la 74e seconde de jeu, Yohan Benalouane a marqué hier l'unique but de la victoire de Nottingham Forest contre Derby County lors de la 34e journée de Championship. L'ancien défenseur central stéphanois, qui portait un masque suite à sa blessure à la tête contractée le 26 janvier contre Wigan, n'avait plus marqué en équipe première depuis le 7 décembre 2014 !
Le site Sportune a publié hier un classement qui voit les Verts prendre la première place : c'est celui de la fidélité au club. En effet, les joueurs stéphanois sont les plus fidèles du championnat de France.
En moyenne, les Verts comptent 1.056 jours (2,8 ans) à défendre le maillot du club, c’est plus de deux fois et demi la moyenne au Stade Malherbe de Caen, la plus faible dans ce domaine.
Le collectif stéphanois devance le QSG (971 jours en moyenne) et le vilain voisin (808), au classement de la fidélité des joueurs.
L’AS Saint-Etienne a des joueurs fidèles, donc, et son capitaine qui – chose de plus en plus rare dans le monde du football – a fait toute une carrière au sein du même club, donne l'exemple. Depuis son passage chez les professionnels au lundi 25 février, Loïc Perrin a passé 5.717 jours en Vert, soit l’équivalent de 15 ans, 7 mois et 24 jours. Cela fait du défenseur de 33 ans, le joueur le plus fidèle du foot en France, cette saison 2018-19. Il devance un autre Stéphanois en la personne du gardien remplaçant Jessy Moulin. Lui a bien fait quelques piges, sous la forme de prêts, à Arles, Fréjus Saint-Raphaël et Clermont Foot, mais il a toujours été sous contrat à l’ASSE qu’il fréquente depuis plus de 13 ans.