Le Crom ne chôme pas
08/07 05:33
A bientôt 37 ans, Ronan Le Crom ne chôme pas. S'il n'a pas joué la moindre minute en match officiel lors des six mois qu'il vient de passer à l'ASNL, l'ancien gardien stéphanois vient de trouver un boulot d'été : faire la pré-saison du PSG. Il s'en explique dans les colonnes du Parisien : "Le club m’a appelé vendredi dernier mais j’avais un rendez-vous… à Pôle emploi mardi. Je ne suis donc arrivé que mercredi. Ils avaient besoin d’un troisième gardien et ça me permet de me remettre en forme. C’est une belle pige !"
Nanard régale la Pravda (1)
07/07 22:53
Jeudi dernier, Bernard Caiazzo a animé un déjeuner sur la situation et l'évolution du foot français en compagnie de Loïc Ferry (Lorient), Jean-Fraçois Fortin (Caen) et Alexandre Lacombe (Sochaux). La Pravda publie aujourd'hui les propos de "l'intarissable dirigeant stéphanois" (sic). Extraits.
L'état du foot français
En matière de droits TV, la part fixe est de 12 M€. La part variable peut aller jusqu'à 40 M€ en fonction du classement et de la notoriété des clubs. On est dans un écart de trois et demi alors que les Anglais sont dans un écart de deux. En 2010, deux clubs ont concentré près de la moitié du déficit : Lyon (- 35,1 M€) et le PSG (- 21,9 M €) ont concentré près de la moitié du déficit. Cette saison, Saint-Etienne est pour la première fois profitable. On est sortis du rouge. Le foot français marche avec deux boulets au pied : la suppression du DIC (Droit à l'image collective), qui coûte 3 Me sur une année, et l'augmentation des frais de police dont les tarifs ont augmenté de 60%. Ce sont des charges qu'on ne subit pas dans d'autres pays. Nous étions deuxièmes à l'indice UEFA il y a vingt ans. Aujourd'hui, nous sommes cinquièmes. Inévitablement, c'est à cause des charges qui sont supérieures de 30 à 40% aux autres clubs européens.
Les conséquences de Knysna
Je veux bien qu'on incrimine les joueurs mais ce sont les dirigeants les plus fautifs. Si vous laissez une équipe avec son entraîneur et ses joueurs sans un dirigeant pour regarder ce qui se passe, où va-t-on ? C'est une faute de management. Pour le reste, nous, nos supporters du foot, ce sont d'abord des supporters des Verts.
Le Graët à la tête de la FFF
Pour une fois, on n'a pas pris un président qui sortait de la filière habituelle, de la dynastie des clubs amateurs. La FFF doit être dirigée par des gens qui ont l'habitude des clubs professionnels. L'équipe installée a une compétence. Ça ne veut pas dire que les amateurs ne sont pas protégés. On a voté pour une liste avec des gens en qui nous avons confiance. Sa liste a tiré Le Graët vers le haut, celle de Duchaussoy l'a tiré vers le bas. Il aurait été injuste, vu ce qu'il a réussi au niveau des ressources (contrat de sponsoring Nike négocié à 42,6 M€ chaque année de 2011 à 2018 contre 12 M€ avec Adidas les années précédentes) de ne pas lui donner la gestion des dépenses. Il faudra refaire les états généraux. Le livre blanc de L'Equipe, je le reprends régulièrement, c'est une source de réflexion faramineuse. On y arrivera avec une mobilisation de l'ensemble, dans un esprit d'ouverture.
L'arrivée du Qatar dans le foot français
Le premier contact qu'on a eu avec les Qatariens a été pour l'attribution des droits internationaux de la L1. Tout de suite, on a pris conscience qu'il y avait là une formidable opportunité pour le football français. On a été assez rassurés par le fait que les offres du Qatar n'étaient pas des offres de fous, qu'elles étaient bien pensées, structurées. Ce sont des gens très bien conseillés. J'ai eu l'occasion d'aller au Qatar, ils sont dans une démarche raisonnable : ils n'ont pas surpayé le PSG, les droits internationaux ni les droits nationaux. L'important, c'est que ce ne sont pas seulement des gens qui font un chèque. Il y a une stratégie derrière. Ce ne sont pas des petits players. Quand ils viennent, c'est pour être numéro un ou dans les trois premiers. Dans les dix ans qui viennent, par rapport à la coupe du monde 2022, on risque de voir ce type d'opération. Concernant les propos de la ministre relatifs à cette entrée, quel est le pourcentage des fonds qatariens dans les entreprises du CAC 40 ? Est-ce que j'accepterais une prise de participation d'un tel partenaire dans mon club ? Au PSG, il s'agit d'une prise de participation majoritaire, c'est autre chose.
Bem-vindo Paulão !
07/07 19:31
En fin de contrat avec Braga (récent finaliste de l'Europa League), Paulão s'est engagé ce soir pour trois ans avec Sainté. Avec Bayal, Sly, Marchal, Boca et Zouma, l'effectif pro de l'ASSE compte désormais six défenseurs centraux ! Rappelons par ailleurs que Cros évolue au même poste et fait partie du groupe en stage au Chambon...
Paski l'est gentil !
07/07 10:06
Nouvelle recrue du FC Sion de Laurent Roussey, Pascal Feindouno a été longuement interviewé par Le Matin. Extraits : "La Suisse est un pays que je ne connaissais pas et que j’ai souhaité découvrir. J’avais joué contre Xamax lorsque j’étais à Saint-Etienne, en Intertoto d’été. Ici, c’est joli, calme, personne n’a l’air pressé. Sion, c’est comme une famille et je suis moi-même très famille. Je ne connais pas encore la valeur du championnat de Suisse, mais je sais ce que je suis venu y chercher. On veut toujours se prouver des trucs. Je veux redevenir celui que j’ai déjà été, en offrant ce que je sais faire sur une pelouse. Et puis, ici aussi, comme partout, c’est le même ballon, et les mêmes dimensions de terrain. J’ai aussi envie de gagner des titres, des trophées. A côté de la Coupe, dont tout le monde me parle déjà, il y a le championnat, une première place à aller chercher."
Féfé évoque ses anciens entraîneurs et justifie sa venue par la présence de Laurent Roussey : "Ca a pesé, c’est sûr. J’apprécie tant le coach que l’homme. Je le connais et il me connaît. Laurent, il est constamment à côté de ses joueurs, étant resté lui-même très joueur dans l’âme. Il comprend le joueur que je suis et réussit à déchiffrer les hommes dans leur complexité. C’est vrai que sans lui, je ne serais sans doute pas venu ici."
Avant Roussey, il y a eu Baup :"Elie, c’est mon père spirituel. Alors que j’étais encore un gamin, très tôt, il a fait de moi un grand en me lançant dans le bain. En 1999, lors du dernier match de la saison avec Bordeaux au Parc des Princes contre le PSG, je me souviens encore très bien de ce qu’il m’avait dit avant que j’entre sur le terrain à dix minutes de la fin: «Petit, rentre et tu nous fais gagner.» Il avait vu juste. Sur mon deuxième ballon, j’avais inscrit le but décisif qui devait nous donner le titre de champion! J’avais 18 ans. Très vite après, je suis devenu grand, presque trop vite. Il m’a permis d’être ce que je suis. Il n’a pas cherché à me changer."
Sa première qualité ? "La gentillesse. Je souris tout le temps. (Il éclate de rire.) J’aime aller vers les gens, discuter avec eux. Ici, j’ai été accepté tout de suite, comme si je faisais partie de l’équipe depuis plusieurs années. C’est fort car ce n’est pas partout comme ça. Parfois, la greffe ne prend pas, on peut être repoussé."
Il évoque également son club le FC Feindouno : "C’est vrai. On a créé le club en l’an 2000, avec un ami d’enfance. J’en suis le président d’honneur. On vise la promotion en 2e division. S’il y a du monde au match? Oh, en Afrique, le foot, c’est la fête. Même dans les rues, c’est rempli. On n’a pas de budget. Les maillots, les équipements, les ballons, les salaires, c’est moi qui donne tout."
Sa réputation ? Il l'évoque franchement : "Mon mariage m’a permis de mettre de l’ordre dans ma vie. J’en avais besoin. Avant, quand j’étais seul, je n’avais pas ma vie, celle-ci ne m’appartenait pas, ou plutôt m’échappait. Quand vous n’avez pas de limites, vous les dépassez parfois sans même vous en apercevoir. Maintenant, avec la naissance de mes trois enfants aussi, ce n’est plus pareil. C’est toujours le même Pascal, mais Pascal a mûri, il s’est calmé. Regardez, mes trois enfants me suivent partout, leurs prénoms sont là, tatoués sur mes bras."
Concernant son aventure dans le Golfe, là aussi, Féfé est direct : "Il faut arrêter de raconter des salades, que l’on va jouer dans ces pays-là pour l’enjeu sportif. C’est l’argent facile qui dicte les comportements. Ce sont des raisons purement économiques qui m’ont conduit au Qatar. Si quelqu’un, alors que vous gagnez 1000 euros jusque-là, est prêt à vous en offrir un million ailleurs, vous lui répondez non merci? Non, comme moi, vous courrez, vous fuyez votre univers pour le suivre. C’est ce que j’ai fait. (…) Est-ce de ma faute si je suis un privilégié? Chacun son boulot. Untel est maçon et ne peut pas être footballeur. Moi, je sais jouer avec un ballon sans savoir ériger des murs."
In fine, pour Féfé, le bonheur c'est simple : "Etre heureux avec soi-même et son entourage, ressentir un sentiment de paix intérieur, de plénitude. Le bonheur, je le vois comme une accumulation de petites choses simples mais parfois compliquées à mettre en place dans la réalité du monde."
Un gars franc du collier, toujours sympa, et avec un tel talent, pas de doute, Féfé du bien !