La taxe le rend furax (11)
S'il n'a pas fait partie de la délégation reçue hier à l'Elysée par le Président de la République, Bernard Caïazzo poursuit son combat contre la taxe à 75% dans la dernière édition du Progrès. Extraits.
"La décision de maintenir cette taxe ne me surprend pas, je savais qu’on était dans une démarche politique, dogmatique et pas logique. On ne cherche pas à savoir si c’est juste ou non. Il n’y a aucun esprit d’ouverture. Mais on imaginait quand même une certaine compréhension. Cela va coûter à l’ASSE entre 1,5 et 2 millions par saison. On devait prendre un joueur au mercato d’hiver, on ne le fera pas et nos investissements prévus seront moindres. Ndinga qu’on voulait c’était 700 000 euros sur la saison. Les clubs sont des entreprises à but non lucratif. On cherche simplement à équilibrer nos comptes (...) Le transfert de Josuha doit servir à équilibrer les comptes de la saison. Le club perd 6 millions par an. Sept ou huit joueurs sont concernés par cette taxe à l'ASSE. Si on finit 10e, on ne donnera pas grand-chose, 5e, ce sera 1,7 million. Lyon est avantagé dans l’affaire. On est parmi les plus spoliés. Les plus petits ne paient rien et les plus riches sont avantagés (...) Nous, on est au milieu et comme souvent en matière fiscale, c’est la classe moyenne qui est la plus touchée."