Comptons les défaites
On a suffisamment fait le compte des bonnes séries pour s'attarder un peu sur les mauvaises.
Deux défaites de suite : on n'était plus habitués, faut dire. Il faut remonter à mars 2014 (défaites à Lorient puis au Parc), et encore, ces deux revers-là s'inséraient entre une bonne série (5V/3N/1D + élimination en coupe de France depuis janvier) et un final proprement excellent (3N et 6V, dont le derby). En championnat seulement, la dernière série de deux défaites est plus récente : Marseille et Toulouse, à cheval sur septembre et octobre 2014 ; mais un 0-0 européen s'intercale au milieu.
Mais voyons un peu plus loin, par exemple en cas de nouvelle désillusion vendredi. Trois défaites d'affilée : personne ne l'a oublié, la dernière édition de cette triste performance remonte à l'enchaînement Esbjerg/Lille/Esbjerg d'août 2013. Mais pour trouver traces de trois défaites de rang en championnat sur une même saison, il faut se remémorer le mois de mars 2012, avec deux ratés à la maison (Lyon et Nice), entrecoupés d'une chute dans les poubelles.
Enfin, trois matches de championnat sans marquer : ce n'est plus arrivé depuis le trou d'air de la fin d'année 2012, où les Verts enchaînent Ajaccio, Lyon, Bordeaux, Lorient et Marseille sans trouver le chemin des filets - série horrible à laquelle on peut ajouter la qualif aux pénos contre le PSG en coupe de la Ligue. Gageons que celle-ci, de série à l'envers, ne sera pas égalée de sitôt.