7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Sarra veut bâtir, pas subir !

Directeur sportif de Cholet (CFA2) depuis juillet 2014, le mythique ailier gauche de l'épopée des Verts Christian Sarramagna (63 ans) a accordé un long et intéressant entretien au site Footengo. Extraits.

"Après ma dernière expérience tunisienne, j'en ai eu vraiment marre d'endosser ce rôle si ingrat de coach qui est le meilleur quand il gagne et le pire quand il perd. J'entraîne depuis 1982, dans des clubs pros, des clubs amateurs, en sélection nationale, j'ai débuté entraîneur-joueur au Grau du Roi... je connais tout ça par coeur. Le milieu du football a beaucoup évolué, pas dans le bon sens, et je n'ai plus envie de subir. Je préfère aujourd'hui prendre du recul pour mettre en place une vraie politique sportive, intervenir dans un domaine que je maîtrise et où je vais pouvoir choisir les compétences. J'entends utiliser mon carnet d'adresses, mon expérience du foot pro et du foot amateur pour aider Cholet à avancer dans de bonnes conditions. 

Quand j'étais à Bayonne, nous sommes passés de DHR au National en six saisons avec un parcours fantastique en coupe de France jusqu'en 8ème de finale ! J'avais vécu comme joueur pas mal d'épopées mais les vivre de l'autre côté de la barrière, avec les amateurs, je pense qu'il n'y a rien de plus beau. Malheureusement, dans une région profondément marquée par la culture rugby, cette émergence du football a fait peur à beaucoup de monde. Et clairement, le foot a été mis de côté car on commençait à déranger l'ordre établi. Et comme il n'était pas question, ni viable, de végéter en National, j'ai préféré arrêter. C'est dommage car entre Toulouse et Bordeaux, il y avait la place pour un autre club pro. Nous nous préparions à signer une convention avec l'AS Saint-Etienne.

Lorsque j'étais encore en activité, à Saint-Etienne, nous étions tellement sollicités, que le président Rocher nous avait permis de nous investir dans des clubs de la région stéphanoises. Nous étions ainsi quelques-uns à entraîner des équipes amateur. J'étais avec Saint Bonnet le Château, Jean-Michel Larqué était à l'Etrat, Hervé Revelli à Feurs... C'est là que j'ai pris conscience que j'aimais transmettre, que j'ai découvert en moi cette envie, cette vocation peut-être. Par la suite, même si j'ai souvent été dans des clubs pros, j'ai toujours su que j'allais revenir un jour ou l'autre dans le foot amateur car ça me manquait trop. L'approche est complètement différente et même si ça engendre des relations parfois compliquées, parce qu'il faut gérer des situations individuelles très diverses, je trouve les joueurs plus à l'écoute. Je me retrouve davantage dans les contacts qu'on peut avoir, plus directs, plus authentiques. Et puis j'ai une dimension de bâtisseur qui parvient à mieux s'exprimer dans ce contexte."