Mamade est resté proche de Bafé

Responsable de la start-up Eautours et coordinateur sportif de l’AS Dakar Sacré-Cœur (club partenaire des vilains), l'ancien latéral stéphanois Mouhamadou Dabo (36 ans) s'est confié cette semaine au Progrès. Extraits.
"J’ai quitté mon pays à 14 ans quand j’ai été pris par Saint-Etienne. J’ai été lancé par Elie Baup à Saint-Etienne. Tous les entraîneurs m’ont apporté. Joueur, il faut de la résilience, avoir confiance, écouter ceux qui ont eu du vécu. J’ai toujours été à l’écoute. Après Saint-Etienne, j’ai failli aller à Aston Villa car Gérard Houllier, qui était là-bas, me voulait. Mais je suis parti à Séville, un club énorme, on l’a encore vu en Ligue Europa.
Quand l’OL a voulu m’enrôler, c’était une grande opportunité. J’ai été intégré tout de suite, à Lyon, en venant de Saint-Etienne. Les matches de Coupe d’Europe, le 7-1 à Zagreb, c’était grand. Je me souviens des discussions avec le président Jean-Michel Aulas. Il a fait des choses extraordinaires, il allait vers l’avant. C’est toujours un bonheur de retrouver ce club et de collaborer. Il y a des hommes de valeur à l’OL.
Je pense souvent à cette coupe de France 2012 [dernier trophée soulevé par les banlieusards, ndp2]. Je suis allé voir le musée de l’OL, tout y est, c’est émouvant. Lisandro était un compétiteur impressionnant. Et puis il y avait mon ami Bafétimbi Gomis qui est toujours resté debout malgré les obstacles. Quand le Sénégal a battu la France en Coupe du monde en Corée en 2002, j’étais avec Bafé au centre de formation de Saint-Etienne. On partageait la chambre, on avait regardé le match à la télé. Il était à 13 h en France avec le décalage. Du coup avec Bafé on n’était pas allé en cours, on nous avait compris…"