7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Gomis, l'aura d'Arabie

Avant d'assister à la nette victoire des Bleus contre l'Australie, l'ancien international français Bafé Gomis (12 sélections, 1 titularisation, 3 buts dont un doublé contre l'Equateur et un pion contre l'Italie) a vu au milieu des supporters saoudiens ses anciens coéquipiers d'Al Hilal battre l'Argentine. L'ex-attaquant des Verts explique aujourd'hui dans la Pravda pourquoi cet exploit le ravit.

"Si l'Arabie saoudite est une terre sainte, c'est aussi une terre de foot, chaude, passionnée, émotionnelle. Cette passion est-elle comparable à celle qui existe en Turquie ou à l'OM ? Je dirais plus encore, car le foot a une place plus importante. Il y a moins de musiciens, de personnes connues. Si tu es de Al-Hilal, tu ne peux pas te promener dans la rue. On m'a chéri d'amour. Car j'étais un peu le joueur qui manquait quand je suis arrivé. On a gagné la Ligue des champions avec ces gars qu'on voit arriver à maturité au Qatar. Ils se connaissent depuis des années, ont progressé ensemble.

J'étais le voisin d'Hervé Renard. Je les ai accueillis avec sa famille, je leur ai expliqué le pays, j'ai grandi avec eux. Et Hervé est très fort dans sa relation humaine et il a su comment les prendre tout en faisant du Hervé avec sa franchise. Mais il leur a donné beaucoup d'amour. J'étais une sorte de relais, je donnais des infos à Hervé et, de temps en temps, quand il avait des messages à faire passer, il m'en parlait. Avec son staff, ils ont su comment prendre les joueurs, leur donner tactiquement, découvrir leur qualité aussi. J'ai eu les joueurs au téléphone, il y a vraiment une belle ambiance.

J'ai vu une énorme évolution dans leur progression. Aujourd'hui, ils répondent dans les duels, ils vont à la salle, dorment, mangent équilibrés. Et je suis content d'avoir contribué à la progression des buteurs contre l'Argentine. Je tentais de leur donner confiance à travers des jeux. À la fin des entraînements, on faisait des concours de reprise de volée, je les chambrais car je gagnais facilement. Après quatre saisons, ce sont eux qui gagnaient souvent. Je suis fier d'eux. Depuis le succès contre l'Argentine, ce sont devenus des héros. Ça me touche d'autant plus que j'ai vécu une magnifique aventure dans ce pays."