7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Sainté, c'est un trésor caché

Nommé vendredi dernier par le maire Régis Juanico "ambassadeur de la ville de Saint-Etienne ayant la mission de porter la parole collective des Anciens Verts", Patrick Revelli souligne à quel point il est attaché à Sainté dans la dernière édition de la Pravda. Extraits.

"Je devais rester un an. J'ai finalement joué 10 ans pour Saint-Etienne, où j'habite toujours, près de 60 ans après. Le club est comme la ville, et c'est ce qui forge son identité. Quel est le lien entre le Malien Salif Keita, le Néerlandais Kees Rijvers et le Franco-Algérien Rachid Mekhloufi ? Le club. Au regard de son histoire ouvrière, Saint-Etienne a toujours été une terre d'intégration.

A part Osvaldo Piazza et Ivan Curkovic, on sortait tous du centre de formation. Qui dit formation dit formatés. Les Verts de 76 sont venus de la France entière, mais nous sommes tous d'ici. Je suis devenu l'un des leurs et je fais désormais partie du décor. Je ne suis pas le seul, beaucoup d'entre nous sommes restés à Saint-Etienne ou dans sa région. Nous avions tellement cette culture et cette mentalité stéphanoises qu'elles nous ont imprégnés.

Quand les Verts toussent, la ville est malade. Quand ils vont bien, Saint-Etienne a le sourire. J'aimerais qu'elle sorte de son carcan "c'est noir, c'est la mine" parce qu'en réalité, Saint-Etienne, c'est un trésor caché, une ville méconnue, avec son âme accueillante, des habitants formidables et sincères, en perpétuel renouvellement. Mais l'affaire Perdriau a sali son image. La double lame, ça a été la nouvelle descente du club la saison passée. Après avoir morflé des deux côtés, j'espère que le club va remonter poir aider la ville à reverdir."