6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Nestor Subiat, des verres aux Verts

Reconverti dans la dégustation des vins argentins, l'ancien attaquant stéphanois Nestor Subiat parle des Verts dans la dernière édition du Progrès. Extraits.

"Je n'ai joué que deux saisons à l'ASSE, jétais trop vieux ! J’y suis arrivé à 32 ans malheureusement, j’aurais préféré y venir plus jeune. À 34 ans, j’étais sur le déclin. Robert Nouzaret, c’était un caractériel ! (rires) Il fallait y aller en douceur pour lui parler… Un jour, il nous avaient pourris pendant tout le match, à mon sens, cela n’avait pas lieu d’être. Dans le vestiaire, je lui ai dit "Si on a perdu, c’est de ta faute ! Fallait pas nous hurler dessus comme ça !". Il a bougonné un peu, mais n’a pas répliqué. Il n’avait pas l’habitude qu’on lui réponde. Le pire souvenir que je garde de mon passage au club, c'est sans aucun doute mes trois claquages, qui m’ont empêché de jouer trop longtemps.

Christophe Galtier bosse bien. Il fédère son équipe, c’est rare et important. On sent que les mecs sont bien ensemble. Un jour, récemment, j’étais en stage avec des enfants. D’un coup, je vois arriver tout le staff stéphanois. Christophe Galtier au milieu. Roland Romeyer nous présente et dit "Christophe, tu connais Nestor Subiat ?" Il répond : "Bien sûr que je le connais, il fallait jouer avec un dentier face à lui…" C’est vrai que je jouais beaucoup des coudes ! (rires) Je crois en la réussite de l’ASSE en Ligue Europa. Il suffit juste de jouer cette coupe à fond. Il faut la prendre au sérieux, ne pas la reléguer en second objectif. Je rêve de voir les Verts en finale.

J'aime le public stéphanois… Des incidents ? D’accord. Que les autorités françaises viennent voir en Argentine comment cela se passe. Là, on peut dire qu’il y a des supporters violents. Et encore, ce ne sont que quelques mecs, au milieu du groupe, qui viennent pour ça. En France, c’est pareil. Une poignée de gars réussissent à ternir l’image des supporters. Les Ultras c’est important. C’est la passion. En France, il n’y a pas la même culture du supportérisme qu’en Amérique du Sud. Attention ! Là-bas, tout ce qu’ils ont, c’est leur équipe ! C’est un peu comme ça qu’ils fonctionnent à Sainté. Les mecs défendent leurs couleurs. S’il y en a deux ou trois qui viennent pour foutre la merde, c’est foutu. Mais défendre ses couleurs et sa ville, qu’y a-t-il de plus normal ?"