La défense contre-attaque
Les avocats des supporters stéphanois arrêtés suite à la baston de l'Allianz Arena ont donné hier une conférence de presse dont Le Progrès du jour donne les principaux extraits.
"On nous a prévenus jeudi matin que nos clients seraient jugés dans l’après-midi à Nice. C’était matériellement impossible pour nous d’y être. Nous ne pouvions pas les assister au procès, c’est un manquement grave aux droits de la défense. Depuis le début, tout a été organisé pour aller très vite. Nos clients n’ont été entendus qu’une fois (il y a souvent deux auditions minimum), l’avion avait été réservé… On sent bien qu’il y a une forte pression médiatique et politique. La dernière fois qu’un détenu a pris l’avion après son arrestation, c’était Yvan Colonna. On voit habituellement ce déploiement de forces dans des dossiers d’anti-terrorisme. On estime le coût de l’avion à 8 000 euros. Alors que, dans des dossiers criminels, on limite les prélèvements ADN parce que ça coûte trop cher…
On nous annonçait des dizaines d’interpellations, il y en a eu huit parmi les supporters stéphanois. Dont deux n’ont pas abouti parce que l’un n’a pas été reconnu sur les photos, et l’autre n’était même pas à Nice le jour des incidents…Nous ne savons pas ce qu’il leur est reproché exactement puisque nous n’avons pas eu accès au dossier. Le procès aura lieu le 26 décembre, la pression sera retombée. On peut se féliciter de l’indépendance de la justice. Les juges ont su prendre le recul nécessaire pour examiner cette affaire en toute sérénité. Un supporter avait été condamné à un an de prison ferme en comparution immédiate, suite aux incidents de Reims-ASSE en février dernier. Nous sommes passés le mois dernier devant la Cour d’appel de Reims. Les juges, en examinant calmement les faits, ont ramené la peine à six mois avec sursis."