Gerd Müller était atrocement adroit

15/08/2021
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Après Hervé Revelli, c'est au tour de Jean-Michel Larqué de nous livrer sa réaction suite à la disparition de Gerd Müller, qu'il avait affronté lors de trois vertes campagnes de Coupe d'Europe des Clubs Champions.

"J’avais pu déjà apprécier les qualités de ce joueur en 1969, la première fois qu’on a affronté le Bayern. On s’était qualifié 3-0 au retour, j’avais joué le match aller à Munich. On avait perdu 2-0 mais on aurait pu en prendre 5. Quand je pense à Gerd Müller, je me souviens évidemment – j’ai encore la photo – ce coup franc qu’il provoque et qui n’est pas forcément évident lors de la finale de 1976. La soi-disant faute d’Osvaldo sur Gerd Müller…

Je me souviens surtout des années 1970 à 1974 quand je le regardais à la télé. Quand j’étais sur le terrain en Coupe d’Europe, je ne faisais pas trop attention à lui. Quand on regardait les exergues de matches, on voyait : « Le Bayern a gagné 1-0 but de Gerd Müller », « le Bayern a gagné 3-0 avec deux buts de Gerd Müller», etc. Que ce soit un match difficile ou facile, il y allait toujours de sa petite grappe de buts.

C’était un joueur un peu atypique, on ne peut pas considérer quand on apprend le jeu d’avant-centre qu’il faut s’inspirer du jeu de Gerd Müller. Il a inventé ce rôle-là en fonction de ses qualités athlétiques. Il était le seul à pouvoir jouer comme ça. On parlait toujours du fait qu’il marquait autant de buts, c’est parce qu’il avait un centre de gravité très bas. Mais ce n’est pas ça qui lui faisait marquer des buts !

Il avait d’abord deux qualités essentielles pour un attaquant, qui sont des qualités des grands buteurs comme Carlos Bianchi. La première qualité, c’est qu’il voyait plus vite que les autres, il anticipait. Et le deuxième point que l’on oublie souvent, c’est qu’il était d’une adresse phénoménale ! Avoir un centre de gravité bas, ça ne rend pas quelqu’un adroit, autrement les sumotoris seraient de très bons avant-centres.

Gerd Müller était atrocement adroit, notamment entre le point de penalty et les cages. Il n’allait pas te marquer un but de vingt mètres mais dans ce secteur-là, il avait toujours une épaule d’avance, un genou d’avance, une cheville d’avance. Il en profitait car comme disait Carlos Bianchi, « l’important c’est toujours de mettre le ballon là où il n’y a pas le gardien. »

Gerd Müller avait une telle adresse devant le but… Si je trouvais aujourd’hui un avant-centre talentueux et aussi clinique devant le but, je le signalerais immédiatement à mon ami Roland Romeyer. Mais je ne pense pas que ce signalement suffirait. Il faudrait aussi avoir le chéquier. Or je comprends qu’aujourd’hui les temps sont durs pour tout le monde, sauf pour certains."

 

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