Labrune met un petit tacle à Nanard

Nouveau président de la LFP, Vincent Labrune s'est longuement confié à la Pravda. Extraits.
"Didier Quillot et Nathalie Boy de la Tour ne faisaient pas partie du sérail des présidents de club, qui considèrent que la LFP est leur maison. Résultat : on a vu très vite s'organiser des poches de résistance en marge de la LFP. Première Ligue (syndicat présidé par Bernard Caïazzo) est devenue une véritable machine de guerre. Idem pour le collège de L1. Petit à petit, les deux ont pris la main sur la quasi-totalité des processus de décision. On s'est retrouvés avec une LFP ayant perdu tout son poids. À ce moment-là, on a eu la chance d'avoir un président de la Fédération qui s'est imposé définitivement comme le garant et le leader du football français. Mais à la base, ce n'est pas son rôle. Les clubs ont avancé en dehors de la LFP, pas avec elle.
Depuis plusieurs mois, le football français s'est éparpillé, façon puzzle. Si le football a donné une image déplorable ces derniers mois, une des raisons majeures est que l'on a eu trop d'interlocuteurs défendant leur intérêt personnel versus l'intérêt général. La LFP n'a pas rempli son rôle. Mais ses deux dirigeants ne pouvaient pas, ils n'étaient pas audibles. Quand vous avez des personnalités aussi fortes, aussi médiatiques que Jean-Michel Aulas, Bernard Caïazzo, Gérard Lopez ou Nasser al-Khelaïfi qui prennent quotidiennement la parole sur fond d'embrouillaminis, d'arrêt de la compétition et de craintes sur les ressources à venir, le message s'est dispersé et perdu. Aujourd'hui, on doit parler d'une seule et même voix après avoir défini, de façon collégiale, une stratégie commune."