7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Le massacre du Printant (15)

"Dans ce club j'ai pris des gifles. Oscar Garcia, ce n'est pas moi qui l'avais choisi. Jean-Louis Gasset avait vendu à tout le monde, aux présidents, aux joueurs, aux supporters, qu'il fallait conserver Printant pour la continuité. C'était une erreur de casting" avait déclaré Roland Romeyer en conférence de presse le 4 octobre 2019. "Dans la vie, il y a des numéros 1 et des numéros 2. Ghislain Printant, on l'avait surclassé. On s'est séparés. Maintenant, on voit le soleil. Aujourd’hui, je suis rassuré. Merci à Claude Puel d’être venu !" avait poursuivi Roro.

Une fois n'est pas coutume, Bernard Caïazzo était en phase avec son associé, comme il l'explique dans son bouquin Temps additionnel paru jeudi dernier aux éditions Solar.

"Le numéro 2 qui devient numéro 1, cela ne coule pas de source. Pour Christophe, la réussite a été totale mais ce fut un échec avec Roussey et avec Printant. Tout dépend du caractère des hommes. Christophe, lui, avait ce charisme qui fait toute la différence. Jean-Louis Gasset nous avait chaudement recommandé son adjoint pour prendre sa suite. Il avait déjà été numéro 1 à Bastia, mais Bastia n'est pas Saint-Etienne !

Longtemps, nous avions hésité pour finir par se dire qu'il fallait le tester, un peu sous la pression des joueurs qui souhaitaient qu'il reste en poste. Mais on s'est vite rendu compte de notre erreur : Ghislain n'avait pas ce caractère affirmé indispensable pour conduire l'équipe professionnelle. Il voulait absolument Boudebouz et Kolodziejczak, qui coûtaient cher en transfert et dont les émoluments était de l'ordre de 200 000 à 220 000 €. 

Par ailleurs, il voulait qu'on se sépare de Cabella. Je n'y étais pas favorable car, pour moi, il était un joueur clé capable de déséquilibrer une défense, ils étaient peu nombreux dans ce cas. Et puis, une offre de 12 M€ est arrivée en provenance de Krasnodar, un club russe, et Roland décida de le vendre... Cabella, lui, était tout heureux : il multipliait son salaire par deux ou trois. Mais à l'arrivée, l'équipe s'estt affaiblie, vu la qualité de recrutement extrêmement médiocre du club."