No remorse, no regret
Fautif sur le penalty sifflé contre les Verts cet après-midi, Josuha Guilavogui avait préalablement accordé une entrevue à Be In Sport. Il s'y réjouit d’avoir pu goûter une nouvelle fois à l’Equipe de France avant d’évoquer son transfert pour Madrid et son retour chez les verts.
"Le retour en Equipe de France ?
Pour moi cette sélection fut une surprise, mais je connais déjà le groupe et je suis très content. Surpris mais content d’avoir pu participer a ce mini stage.
T’a retrouvé facilement tes repères à Saint Etienne, tu connais la maison ?
C’était pas évident ! Quand vous êtes transféré et que vous revenez six mois après vous avez un peu la sensation d’un échec. J’ai eu la chance que le coach Galtier et le président Romeyer m’appellent. Je peux vous dire que si je suis à Saint Etienne c’est en grande partie grâce à eux. Quand vous ne jouez pas le joueur en prend un coup mais c’est l‘homme qui est blessé. Toute ma vie est axée autour du foot. Quand vous n’êtes pas heureux sur un terrain de foot, vous ne pouvez pas l’être dans la vie, en tout cas pour moi.
Comment t’expliques que tu aies aussi peu joué ?
Là bas, il y a de très bons joueurs à ma place, notamment Tiago que j’apprécie énormément et qui m’a beaucoup parlé.On a eu des résultats extraordinaires avec seulement une défaite et que des victoires au bout de quinze journées. Les joueurs au milieu faisaient le boulot, ils ont toujours été bons. Donc je me voyais mal, dans ce cas, aller parler au coach pour lui demander pourquoi je ne joue pas. J’ai dû me montrer patient j’ai eu quelques opportunités. Je pense que j’ai bien saisi mes chances. J’ai livré des prestations plutôt correctes. Faut se rendre compte que c’était mon premier transfert. Ca s’est fait à la « va-vite », ce qui est dommageable mais je ne regrette pas car je suis convaincu que j’ai progressé.
Une fin de saison qui s’annonce excitante ?
Cette victoire à Monaco nous a donné de la confiance. Quand vous arrivez à faire une telle prestation face à un cador du championnat. c’est toujours bon pour la suite. C’est un match de référence. Il faut nous appuyer sur nos forces : la combativité et la générosité. Après Lorient ne nous réussit pas trop, Paris nous réussit, donc je pense que nous y verrons plus clair à la fin du mois de mars."