Les choix déroutants de DJ Clément

Dans son livre Pour le plaisir paru jeudi dernier aux éditions Amphora, Jérémy Clément s'amuse de la musique qu'il mettait dans le vestiaire stéphanois.
"Avant les matches, j’allais puiser mon énergie dans des chansons mélancoliques : "À toutes les filles", de Didier Barbelivien, "Femme que j’aime" de Jean-Luc Lahaye, "Le coup de soleil" de Richard Cocciante, et tant d’autres encore ! À Saint-Etienne, lorsque c’était à mon tour de choisir de la musique, j’ai parfois eu droit à des remarques du genre : "Jérémy, t’es pas sérieux. On a envie d’aller se pendre avec ton truc !" Et tout le vestiaire partait dans un grand éclat de rire.
Je me souviens d’un moment particulier lors d’un match important. Les arbitres étaient venus dans le vestiaire à la fin de l’échauffement pour vérifier nos crampons. J’étais responsable de la musique d’ambiance. Lorsqu’ils étaient entrés dans le vestiaire, le son était à fond, et c’était l’hilarité générale, car tous les joueurs chantaient à tue-tête la chanson de Didier Barbelivien. "À toutes les filles". Mon regard a croisé celui des arbitres. J’imagine ce qu’ils ont dû penser de nous pendant le match."