7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Sandjak tacle les Verts

Ancien attaquant du PSG et de l'ASSE, Liazid Sandjak donne son avis sur les Verts dans Le Progrès du jour. Extraits.

"Depuis deux saisons, le club a perdu son identité. Des pépites ? Oui je veux bien, mais il faut qu’elles soient encadrées. S’il faut incriminer Claude Puel, c’est là-dessus. Ils ont besoin d’expérience à leurs côtés. Adil Aouchiche, c’est le joueur demain, pas le meneur de jeu actuel. Ryad Boudebouz possède la technique, c'est indéniable mais ne travaillait pas très dur. Tout le monde a besoin de taffer. Ça court beaucoup plus qu’avant. Il faut s’atteler au pressing et l’effectuer durant 95 minutes.

Denis Bouanga a perdu confiance en lui. Il a disparu. Il lui faut peut-être un préparateur mental ? On a l’impression en le regardant évoluer qu’il a d’autres centres d’intérêt. Nous, on avait que le football. Il ne devrait penser qu’à ça. Un syndrome du buteur à l'ASSE ? Il peut exister. Cependant, est-ce que l’attaquant est bien servi ? Regardez Brandao. Avant Saint-Etienne il ne mettait plus un pied devant l’autre. Il joue chez les Verts et marque à nouveau. Est-ce que tout est fait pour aider l’avant-centre ? 

L'expérience de Wahbi Khazri est précieuse pour les jeunes. Cela a toujours été un bon mec, qui a l’instinct du buteur. Heureusement qu’ils sont allés le rechercher. Il manque quelqu’un de sa valeur à ses côtés.  La chance de l’ASSE, c’est qu’au PSG, il y en a trois ou quatre qui ne courent pas et ne défendent pas. Il y a du talent, mais si tu ne travailles pas pour le collectif… Ce match référence dont a besoin Saint-Etienne, ce pourrait être contre Paris."