Mollo le rigolo (3)
S'il ne sera pas sur la pelouse de Gerland ce soir, Yohan Mollo est omniprésent sur le terrain médiatique. Après avoir assumé son narcissisme sur beIN Sport et dans Le Parisien, il en remet une couche aujourd'hui dans Le Journal du Dimanche ! Extraits.
"Je me mets en scène sur les réseaux sociaux pour décoller l'étiquette d'introverti et hautain que l'on m'a collée plus jeune. Rien que cette semaine, j'ai eu 1 000 abonnés de plus sur Instagram. J'en aurai bientôt 18 000. Ces personnes s'identifient à moi. Ma détermination les inspire. Ainsi que mon humilité, qui est ma principale qualité. Je n'ai honte de rien. Dieu m'a façonné à sa manière. Je vais à l'église une ou deux fois par semaine et je fais une heure et demie de muscu par jour. Mes muscles, c'est comme une deuxième personne à l'intérieur de moi, je les traite bien.
Je pense que je en suis pas vilain, mes photos plaisent. J'ai des propositions de groupies sur les réseaux sociaux mais ça ne m'intéresse pas. J'ai dévoué ma vie et mon corps à mon travail. Dans mon métier, j'ai toujours eu peur de rater le bon wagon. Je me suis conditionné pour ne laisser entrer personne dans ma vie car j'ai du mal à faire deux choses à la fois. Ma plus longue relation a duré quatre mois. L'avantage, c'est que je suis libre, je n'ai pas une femme jalouse qui me réprimande. Tant que je suis footballeur, j'ai peur qu'une femme s'intéresse plus à mon argent qu'à moi. J'ai de la compassion pour ces filles qui ne me regardent que parce que je passe à la télé.
J'écris, ce n’est pas de la comédie. Je suis très sensible. J’écoute les gens, j’enregistre leur vocabulaire et ça ressort, parfois après un match. Mon inconscient est philosophe. La dernière fois, j’ai écrit que je regrettais d’avoir critiqué publiquement mes entraîneurs dans le passé. Je pensais ce que j’ai dit à l’époque mais j’aurais dû le garder pour moi car j’ai de la chance par rapport aux gens qui triment à l’usine. En fait, j’ai énormément de tristesse en moi. Je sais que la vie peut changer de direction à tout moment. J’aurais pu être serveur en discothèque.
Je suis égocentrique et je l’assume. Le plus important, c’est moi ! Parce que si je ne deviens pas meilleur, je ne pourrai pas aider mon équipe. A 14 ans, à l'OM, j'ai réclamé des garanties de temps de jeu à José Anigo. J'étais déjà surclassé mais je voulais une sécurité, donc je suis allé lui demander un contrat aspirant. A un moment, le foot devient un métier. Finalement, j'ai signé à Monaco peu après. Après mon départ, l'OM a commencé à accorder des contrats à ses jeunes talents. J'ai donc fait changer les choses.
Aujourd'hui, mon objectif, c'est d'être un titulaire indiscutable avec Saint-Etienne et d'améliorer mes statistiques. Je ne vis plus de rêves. Yohan Mollo est fan de Yohan Mollo mais il trouve qu'il n'en fait jamais assez. Parfois, ça me ronge. Mais de cette tristesse découle l'indispensable remise en question qui me permet de progresser. Je bosse en pensant au jour où je ferai lever le stade à chaque match, plus seulement une fois sur deux. J'ai reçu une préconvocation en équipe de Farnce l'année où j'ai fait 11 passes décisives en L1. Mais on reparlera des Bleus le jour où je serai dans les 23. La présélection de 50, c'est du vent !"