7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Fulgini, faut le gêner ! (3)

Convoité par l'ASSE l'an dernier, le milieu offensif angevin Angelo Fulgini explique dans Ouest-France qu'il a retrouvé de la confiance avant de défier les Verts demain soir à Geoffroy-Guichard. Extraits.

"Mon but à Paris m'a fait énormément de bien. J’avais eu des occasions lors des matchs précédents, mais je n’avais pas su être efficace. Je sors d’une période où je n’étais pas très bien, durant laquelle mon football n’a pas été très bon. Ça va me redonner confiance. C’est difficile à expliquer, mais on n’imagine pas tout ce qu’un simple but peut apporter.

Manque-t-il des choses à mon jeu par rapport à la saison passée, ou est-ce lié au changement de système cette saison en 3-4-1-2 ?  Le nouveau système joue sans doute. L’an dernier, en 4-2-3-1, il y avait moins de monde à l’intérieur du jeu. Aujourd’hui, il y a les milieux, Sofiane Boufal aussi dans un registre proche. On est plus nombreux, et plus vite sous pression.

Mais c’est à moi de m’adapter. Le problème n’est pas là, en fait. Sur les 3-4 derniers matchs, je n’ai pas été bon et je pense que c’est dans la tête. Quand tu entends tout l’été que tu es sûr de partir, que des noms de clubs sortent et qu’au final tu ne pars pas, il faut le digérer. En août, mes matchs étaient corrects, sans être exceptionnels, mais depuis c’est plus dur.

Même si j’ai confiance en mes qualités, il suffit de perdre un ballon, de rater un contrôle, d’entendre le public commencer à gronder… Ça va vite. La tête, c’est le moteur. Quand elle va, ton foot est bien meilleur. Et quand tu rates un peu tes matchs, tu rentres chez toi en te posant plein de questions, comme une petite psychose. 

Gérald Baticle m’a maintenu sa confiance, a continué de me faire jouer malgré mes mauvais matchs. Il m’a aussi dit qu’il était confiant pour la suite. Ça compte, comme ce que me disent mes coéquipiers. Après mon but à Paris, Romain Thomas m’a dit » c’est bien, c’est mérité ». Ce sont des petits mots très importants, parce que même si on ne se le dit pas, mes coéquipiers perçoivent que je suis moins bien.

Ils ont senti que ce but à Paris me faisait du bien, j'en ressens les bienfaits. À l’entraînement cette semaine, je me sens l’esprit plus léger. Libéré et pressé d’être au prochain match à Saint-Etienne, pour confirmer. Ce serait trop facile si tout était tout le temps rose. Le foot, une carrière, ce n’est pas ça. Il faut savoir vite passer à autre chose. Et après ce but, je l’ai pensé immédiatement : ma saison est enfin lancée."