Ribar, homme de ménage
Ancien milieu de terrain de l'ASSE (de 1981 à 1987), Jean-Luc Ribar (49 ans) parle de sa reconversion dans le dernier numéro de France Football. Extraits.
"Je ne pouvais pas être coach, je suis donc devenu coach d'entreprise à Roanne, ma ville natale. le métier d'entraîneur ne m'aurait pas déplu mais, physiquement, aevc mon arthrose, je ne pouvais pas. Je ne retourne que très rarement à Geoffroy-Guichard. J'y vais pour faire plaisir à des amis et je regarde les matches à enjeu à la télévision. Maintenant, je suis abonné au basket, à la Chorale, qui descend en Pro B. Il y a du suspense, une bonne ambiance, ça m'attire plus.
Quand j'ai fini ma carrière de joueur pro en 1995 à Rennes, je suis revenu à Roanne. J'ai alors intégré une franchise de distribution d'articles de sport, un choix absolument pas programmé. J'étais directeur d'un magasin, ça a duré dix ans. Lorsque mon entreprise a été rachetée, j'ai saisi l'occasion de passer à autre chose. J'ai pensé que c'était le bon moment, J'avais envie de devenir mon propre patron.
En 2009, j'ai déniché une petite annonce mettant en vente une société de nettoyage. L'entreprise marchait très bien, elle avait déjà huit ans d'existence et comptait quatre salariés. Tous ces échos favorables ont fini par emporter ma décision. Peu importait le secteur d'activité, je souhaitais juste que la structure soit saine et offre des possibilités de développement.
Le sport et les affaires se ressemblent, il faut toujours avoir le souci du détail pour faire la différence. Je n'entraîne pas une équipe de foot mais numériquement je m'en rapproche ! En cinq ans, j'aurais plus que doublé le chiffre d'affaires. Mon challenge personnel était de créer des emplois. Et je suis très fier d'y être parvenu. Ma société entretient les parties communes de 120 immeubles.
Je n'ai pas voulu me disperser dans d'autres branches du nettoyage. Je préfère faire très bien une chose plutôt que d'être moyen partout. Mes tarifs sont un peu plus élevés que la moyenne, car j'estime que pour fournir une prestation de qualité il faut parfois y passer plus de temps. J'ai la chance d'avoir un personnel professionnel et consciencieux. Quand vous n'avez jamais de problème, les régies d'immeubles savent qu'elles peuvent compter sur nous. C'est la meilleure des publicités.
Localement, nous sommes une dizaine à être sur ce créneau. A cela, il faut rajouter les entreprises régionales et nationales. Mais, honnêtement, il y a de la place pour tout le monde. Au moins quand je travaille, je sais que c'est pour moi. Je ne dois rien à personne. Depuis cinq ans, ma plus grande réussite a été de créer des emplois. C'est valorisant de se dire qu'on est utile pour les autres, que l'on sert à quelque chose."