Robert Herbin, c'était le football

Ancien milieu de terrain des Verts et actuel entraîneur adjoint à Nice, Thierry Oleksiak rend hommage au Sphinx dans la dernière édition de Nice-Matin.
"Petit, j'étais dans les tribunes de Geoffroy-Guichard pour le mythique Saint-Etienne-Split en 1974. Cinq ans après, Robert Herbin me lance en pro dans le Chaudron contre Eindhoven (6-0). J'ai 18 ans. Je joue avec Michel Platini, le plus fort de tous.
Robert Herbin, c'était le football. Il avait une connaissance du football. C'était aussi le silence. Son surnom, Le Sphinx, lui allait très bien. Il était très économe de parole à l'entraînement, en match ou dans le vestiaire. Mais quand il parlait, c'était synthétique, magnifique. J'ai un grand souvenir de ce Monsieur.
En avance sur tout, il a donné dix ans d'avance à l'ASSE. Roby, c'était un grand coach. Avec un management très particulier. Un jour, il me titularise au poste de stoppeur contre Nice. Je prends Bjekovic. C'était gratiné. Ça se passe bien. Le lendemain, il me félicite. Ouah ! C'était rare. Ça m'a marqué."